Custo diariste http://0libellule0.journalintime.com/ fr 2017-03-16T09:05:00+01:00 http://0libellule0.journalintime.com/Et-de-deux Et de deux! Ces derniers temps je peine à écrire. L'envie est toujours là mais la motivation est stratégiquement placée ailleurs. J'écris à satiété pour la formation, des pages et des pages de rapport, d'analyse, d'exposé, de projets... le reste du temps est précieux et s'accorde à mes Amours en priorité, puis aux tâches quotidiennes incontournables comme la paperasse...et quand je peux glaner quelques minutes c'est pour lire les dizaines de bouquins qu'il me faut ingurgiter pour mes apprentissages. Cependant j'ai maintenant un autre impératif qu'il me faut mettre en mot pour garder Ces derniers temps je peine à écrire. L’envie est toujours là mais la motivation est stratégiquement placée ailleurs. J’écris à satiété pour la formation, des pages et des pages de rapport, d’analyse, d’exposé, de projets… le reste du temps est précieux et s’accorde à mes Amours en priorité, puis aux tâches quotidiennes incontournables comme la paperasse...et quand je peux glaner quelques minutes c’est pour lire les dizaines de bouquins qu’il me faut ingurgiter pour mes apprentissages.

Cependant j’ai maintenant un autre impératif qu’il me faut mettre en mot pour garder trace.
Le 14 Février, un peu dépourvue de préparation pour ponctuer une longue journée de travail, je me suis demandée ce qui pourrait accompagner joyeusement le repas festif du soir.
J’avais un doute depuis quelques jours que je laissais en suspend de peur d’être déçue.
A la fin du repas j’ai tendu une petite boite à MPL. A son ouverture il y découvrit un test de grossesse positif !

C’est fou ce qu’on peut exprimer en diversité d’émotions en seulement quelques secondes ! J’ai pu lire une grande joie, des interrogations, un peu d’inquiétude, de la surprise… il rayonnait d’une grande palette de couleur et d’amour. C’était un beau moment, un de ces moments qui reste gravé. J’en suis encore tout émue en y repensant.

J’ai toujours rêvé d’avoir des enfants aux âges rapprochés. Peu de différences offrent beaucoup d’avantages : une grande complicité, une solidarité plus importante dans la fratrie, des options d’activités facilitées en famille, des grands moments de vie concomitants quand ils seront grands comme relever des défis ensemble, avoir des enfants presque en même temps…

Tout comme pour Bibi, on à peine parlé d’essayer que c’était fait ! Pas d’attente. J’ai arrêté d’allaiter, mon corps s’est remis et hop c’est reparti ! J’en reste stupéfaite car le taux de fertilité à 37 ans est sensé être amoindrit ... Quelle chance !

"Chaque grossesse est différente" nous a t on dit. Il est vrai que ca se vit et se ressent différemment. La joie est incontestablement tout aussi grande mais la découverte est en moins. De ce fait l’euphorie est substituée par une grande confiance, une maitrise du sujet, de son déroulement… en tous cas en ce qui concerne la grossesse et son accompagnement médical et je dois dire que c’est appréciable de se vivre plus sereinement.

Pour ce qui est du reste c’est plus compliqué. Idéalement il aurait fallu qu’il arrive deux mois plus tot ou plus tard ! (pendant l’été ou après Noel) Là ce sera en plein milieu de mon premier trimestre de ma seconde année !
Ca pouvait pas plus mal tomber car il me faut impérativement ponctuer un programme pratique callé sur l’année civile, faire un stage pratique et bouclé un programme de science sans lequel je ne pourrais poursuivre en Janvier ! ...
Bref comme ca s’annonce compliqué j’ai consulté hier mes enseignants en affirmant ma volonté de concilier les deux pour faire la formation en trois 1/2 comme prévu ! Il va donc falloir qu’on trouve des solutions ensemble. J’ai déjà anticipé en demandant les cours de seconde année que je bosserai par avance cet été… A l’origine il ne faut pas oublier que notre volonté était d’être disponible pour les enfants (éviter qu’il soit élevé par d’autres les premières années) tout en optimisant mon temps dans un projet professionnel qui me permettra de bosser ici quand les petits iront à l’école.

En dehors de ses préoccupations fonctionnelles, je me plais de plus en plus à me projeter avec mon bébé, à ressentir, à vivre cette grossesse. Je l’imagine déjà dans mes bras, à la tété… Hier je suis allée chercher de nouveaux vêtements, je me voyais déjà en robe cet été avec mon gros ventre… tout va aller si vite!
Je me disais à l’instant "c’est fou un bébé en 2016, un autre en 2017!"
Puisse qu’il semble s’accrocher on commence à se poser quelques questions : son prénom, est ce qu’on voudra savoir le sexe cette fois ci ou on fait pareil pour les deux ? Est ce qu’on déménage plus tôt ? Si oui où et quand ? Est ce qu’on part cette été pour voir nos proches ou on le fait en Décembre pour le présenter?...et comment va t on vivre ce changement avec Bibi ? Que va t elle en comprendre ? Ou en sera t elle dans son développement quand il arrivera?
On ne devrait pas tarder à l’officialiser à la famille, je ne doute pas que tout prendra une autre dimension après ca…

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2017-03-16T09:05:00+01:00
http://0libellule0.journalintime.com/Mon-petit-poupon Mon petit poupon Quelle émotion ce fut quand elle a pris mon doigt pour le porter à sa bouche et que j'ai sentis sa première dent! Elle avait à peine six mois. j'étais si émue en réalisant qu'elle n'était déjà plus si petite que ca. Depuis Noël où elle a fait ses premiers mouvements à quatre pattes sur le canapé (motivée pour se saisir de l'objet interdit: la télécommande), elle ne cesse plus de progresser en motricité. En quatre semaines elle est passée de la posture assise à la verticale! Désormais elle s'érige le long des meubles, dans son lit ou dans le parc ou elle pleurniche Quelle émotion ce fut quand elle a pris mon doigt pour le porter à sa bouche et que j’ai sentis sa première dent ! Elle avait à peine six mois. j’étais si émue en réalisant qu’elle n’était déjà plus si petite que ca.
Depuis Noël où elle a fait ses premiers mouvements à quatre pattes sur le canapé (motivée pour se saisir de l’objet interdit : la télécommande), elle ne cesse plus de progresser en motricité. En quatre semaines elle est passée de la posture assise à la verticale ! Désormais elle s’érige le long des meubles, dans son lit ou dans le parc ou elle pleurniche parfois en jouant les misérables, la tête collée au barreau telle une détenue ! Ou encore sur le canapé pour regarder les envolés d’oiseaux par la fenêtre ou attraper Nounours à qui elle destine ses plus gros câlins !

Quand je la déshabille pour le bain et que j’ai envie de la croquer, j’ai parfois un pincement au cœur en la voyant d’une fois à l’autre s’affiner. Un petit bourlet de cuisse en moins, un ventre moins dodu, des jambes plus fermes, des plis de cou plus accessibles. Ses petits poignets encore dodus, ses pieds tous ronds et son visage de profil qui dessine toujours de bonne joues me font voir qu’elle est encore un bébé. Mais ses cheveux poussent et transforment les contours de son visage. J’ai même du lui faire une petite coupe. Je sais que d’ici peu elle passera du grand poupon à la petite fille...Ha mon bébé...mon bébé choux…

Le fait d’être très souvent ensemble n’a pas permis une franche coupure entre nous. MPL joue pourtant très bien son rôle de séparateur sain et ils ont une très belle relation teintée d’une dynamique qui leur est propre. Elle le réclame bien souvent et le cherche quand il n’est pas là. Mais elle se joue parfois aussi de lui en mon absence ! Nous montrant ainsi qu’elle discrimine très bien les temps de présences de chacun. On cherche encore l’une comme l’autre à mieux gérer notre autonomie quand on est séparé. Les longues journées de cours se vivent mieux maintenant et sont d’avantage empreint de concentration pour moi. Ce n’est qu’en passant la porte le soir qu’elle me harponne de son sourire et me fait réaliser la mesure avec laquelle elle m’a manqué.

Depuis quelques jours je lui mets les chaussures de Tatie H pour qu’elle puisse se lever avec adhérence et stabilité. Ce matin elle a fait quelques pas sur le canapé en se tenant au chauffage ! Elle vient d’avoir neuf mois et je crains qu’elle ne marche d’ici la fin du mois ou du moins avant ses un an ! Moi qui disait quand elle avait trois mois "elle marchera surement tard parce que nous sommes dans l’optique de ne rien faire pour motiver la marche. Elle trouvera ses repères verticaux quand elle aura une motivation intrinsèque de le faire (pas pour répondre à notre demande à travers nos incitations)".

Depuis quelques jours elle commence a signer ! Je pensais qu’elle dirait maman (j’avoue que je l’entraine un peu :p) mais son premier fut "encore". Notre grande surprise à été le fait qu’elle le verbalise en même temps "'core" ! :D Pour l’instant sa verbalisation est pneumatique car son organe de phonation n’est pas mature. Ce qui fait de jolis mots propulsés et dynamiques.

Si je retiens une chose de ces premiers mois en tant que parents c’est que l’enfant a son propre développement, sa dynamique et ses motivations qui l’emmènent parfois bien loin de ce qu’on avait prévu pour lui.

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2017-01-28T11:03:00+01:00
http://0libellule0.journalintime.com/poser-ses-valises poser ses valises... Cette après midi je remets ma démission avec un sentiment de tiraillement; ce job était si privilégié. On m'avait même appelé pendant mon congé mat' pour me consulter sur mes volontés de planification, mon horaire était surmesure pour faire un bon retour. En étant fraichement diplômée j'avais postulé pour cette association pour la énième fois car j'avais déjà essayé à plusieurs reprises en faisant des demandes de stages au préalable. Je m'étais dit qu'un jour j'y serai embauchée d'une manière ou d'une autre et ca a fini par arriver. Le travail auprès des enfants Cette après midi je remets ma démission avec un sentiment de tiraillement; ce job était si privilégié. On m’avait même appelé pendant mon congé mat' pour me consulter sur mes volontés de planification, mon horaire était surmesure pour faire un bon retour. En étant fraichement diplômée j’avais postulé pour cette association pour la énième fois car j’avais déjà essayé à plusieurs reprises en faisant des demandes de stages au préalable. Je m’étais dit qu’un jour j’y serai embauchée d’une manière ou d’une autre et ca a fini par arriver. Le travail auprès des enfants était un véritable plaisir, j’en garderai de très beaux souvenirs et pléthore d’anecdotes. C’est donc avec un pincement au cœur que je renonce à travail.

D’un autre côté je suis ravie d’avoir le privilège d’être ici, dans ce pays accueillant et plein de belles opportunités, avec ma petite quasi quotidiennement. J’avais ce rêve de pouvoir offrir à mon enfant une longue phase d’imprégnation après sa naissance, et c’est chose faite. J’avais ce rêve d’avoir accès à cette formation que je suis entrain de faire, et c’est chose faite ! J’avais ce rêve de trouver un équilibre entre vie familiale et activité professionnelle et la encore je m’y retrouve. De plus les aboutissements de ce projet me permettrons de changer de métier tout en restant avec les enfants. De ce fait ce que j’abandonne avec ce travail se fait sans peine.

Symboliquement c’est le dernier lien à couper qui m’installe et m’ancre définitivement ici.
J’ai à l’esprit cette forte rupture sociale avec mes proches et tous ces nouveaux liens créés ici. Et je ne peux m’empêcher de penser à cette prise de risque qui a lieu quand on a pour seules relations celles de notre conjoint. Bien sûr j’ai confiance en notre investissement sentimental et notre engagement réciproque mais si un jour on vivait une rupture?...

Récemment Nico qui s’était installé avec Alex depuis 15 ans à Paris, avait pour seules relations affectives la famille de sa compagne. Il a du meurer les conséquences bien au delà de sa rupture avec elle.
Ce fut aussi le cas de Ju qui était avec sa copine depuis le lycée et ne se voyait pas renoncer à toute sa famille à qui il était attaché, bien qu’il souhaitait la quitter depuis plus de cinq ans et que des motivations bien moins honorables l’incitaient à s’y accrocher…

Tout ca pour dire que cette situation d’attachement au delà de mon couple est nouvelle pour moi. Elle prend une dimension accrue de part le fait que nous sommes une famille et d’autant plus à cause de mon isolement social pour le moment. Ce dernier pas, fait avec ma démission, reflète ce questionnement et demande quelques rassurances qui trouvent place dans le discours d’MPL et dans la confiance que j’ai en nous.
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Quelques fait isolés:
- les stages ont commencé. Ce retrouver sur le terrain me réjouis (malgré l’organisation chaotique de l’école). Ca me permet de me projeter en tant que future professionnelle. Une rencontre interpromo a eu lieu cette semaine et a encore accentué mes projections. Pourtant il m’arrive de me dire que la quatrième année est bien loin ! L’avantage est que je pourrais être embauchée bien avant la remise des diplômes car la profession n’est pas encore protégée ici ! Je pourrais aussi préparer mon statut d’indépendante et la mise en place des consultations dès la dernière année, soit dans deux ans. Ca serait un revenu complémentaire et peut être un tremplin…

Ce matin j’ai pris rdv avec la halte garderie. Comme les crèches demandent un minimum de trois jours de présence et des disponibilités que je ne connais pas pour le moment, il a fallut trouver un autre mode de garde. On a aussi le soucis de la sociabiliser car elle voit très peu d’enfants. Elle passera donc une demie journée par semaine avec eux pendant que je serai en stage.

Depuis trois semaines elle fait du 4 pattes ! Elle n’a que huit mois et pourtant elle cherche toujours à s’ériger. Depuis quelques jours elle s’élève contre la table basse et les meubles ! A ce rythme la il n’est pas exclus qu’elle marche avant la fin de ses neufs mois !
Son mot objet est Go ! C’est assez drôle, tout est Go ! :D C’est son mot "Stromphe" qu’elle met à toutes les sauces avec toutes les intonations possible.

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2017-01-23T13:20:00+01:00
http://0libellule0.journalintime.com/un-tremplin un tremplin Il neige depuis trois jours. Les fumées denses dansent et contredisent le rythme du lourd soupoudrage neigeux. On dirait le temps des sucres! Nous ne sommes pourtant pas au printemps... Ha ca me rappelle le grand Nord... J'aimerai qu'il y ait assez de matière pour faire des bonhommes, se rouler dans les bancs ou aller faire une piste de fond... C'est quand même féérique, la neige embellie tout et surtout me réconscilli avec le choix de vie en ces lieux. La nuit dernière alors qu'on venait machinalement faire réchauffer le bib au milieu de la nuit, on a cassé notre rituel. Je l'ai Il neige depuis trois jours. Les fumées denses dansent et contredisent le rythme du lourd soupoudrage neigeux. On dirait le temps des sucres ! Nous ne sommes pourtant pas au printemps… Ha ca me rappelle le grand Nord… J’aimerai qu’il y ait assez de matière pour faire des bonhommes, se rouler dans les bancs ou aller faire une piste de fond… C’est quand même féérique, la neige embellie tout et surtout me réconscilli avec le choix de vie en ces lieux.
La nuit dernière alors qu’on venait machinalement faire réchauffer le bib au milieu de la nuit, on a cassé notre rituel. Je l’ai assise sur le bord de la fenêtre. Toute pelottonnée contre moi, le visage éclairé par le lampadère de la rue, elle regardait la lourde neige s’imposer sur ce champ blanchâtre de toits. C’était la seconde fois qu’elle voyait la neige. La toute première était à son second jour de vie lors de la sortie de la maternité. J’ai réalisé à ce moment la qu’elle aura bientôt ses an !

Tout va si vite cette année. C’est lors d’un trajet d’une journée vers mon pays natal qu’on a fait le bilan de cette riche année. Ou en étions nous il y a un an ? Nous prenions la décision impromptue de quitter la France. De nous installer dans le mois suivant ici. J’étais enceinte de sept mois, il fallait nous poser pour accueillir Bibi, retrouver du travail… 2016 aura été une succession de premières fois dans bien des domaines : nos un an, la naissance de notre fille, mon insertion dans ce pays, nos premières grandes vacances et retour en France puis ma rentrée scolaire qui a ponctuée l’année par une réussite mais aussi le premier Noel de Bibi.
Quel beau moment ! Un Noel bref et chaleureux avant de faire la route vers mes proches et de revoir tout le monde entre les deux fêtes de fin d’année. On était bien au chaud chez Céline et on a presque vu tout le monde. Repos, évitement de la grippe, grillade et châtaignes au feu de bois, repas entre amis…

Et voilà l’année qui recommence, avec ses empressements comme les tonnes d’examens à corriger pour MPL et ses obligations et défis pour moi avec le début des nouvelles cessions et des stages.
On espère que 2017 gratifiera notre famille d’une nouvelle petite vie ! Pour le reste nous laissons place aux surprises et improvisations.

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2017-01-14T16:39:00+01:00
http://0libellule0.journalintime.com/Mon-poussin Mon poussin...❤ Elle est là, dans son parc, au milieu d'une joyeuse cacophonie de jeux qui semblent bien l'amuser. Puis tout d'un coup le silence, précieux silence de quelques secondes qui se fait si rare... Quelques "maman" émergent accompagné de petites plaintes qui me laissent penser que je ne terminerait probablement pas cet écrit! Depuis maintenant trois mois et pour mon plus grand bonheur, je partage mon temps entre Bibi et la formation. Des journées où je dois voler à mon rôle de mère celui de femme et de future professionnelle. Je papillonne en tout ce qui me donne bien souvent un sentiment Elle est là, dans son parc, au milieu d’une joyeuse cacophonie de jeux qui semblent bien l’amuser. Puis tout d’un coup le silence, précieux silence de quelques secondes qui se fait si rare… Quelques "maman" émergent accompagné de petites plaintes qui me laissent penser que je ne terminerait probablement pas cet écrit!
Depuis maintenant trois mois et pour mon plus grand bonheur, je partage mon temps entre Bibi et la formation. Des journées où je dois voler à mon rôle de mère celui de femme et de future professionnelle. Je papillonne en tout ce qui me donne bien souvent un sentiment de trop grande légèreté dans tout ce que j’entreprends. Heureusement que la fatigue n’altère pas encore mon bon jugement en fin de journée sur les résultats obtenus.

Cette fin de premier trimestre est particulièrement éprouvante. Les travaux sont rendus, mon exposé oral est fait et mon bilan personnel est vraiment très bon. J’ai l’impression que ce projet est une évidence, qu’il est sur mesure. Les délibérations de mes professeurs sur mon travail viendront le confirmer ou non ce mercredi.
En Janvier c’est une tout autre dynamique qui s’inscrira pour nous car je commencerai les stages. Un est imposé et reste à déterminer pour moi car la problématique de la garde de Bibi me restreint dans mes dispositions, et l’autre est à trouver. MPL aura un nouveau planning, d’autres classes… Puis il faudra penser à Mars qui sera un grand tournant professionnellement…

Mais pour l’instant je veux pleinement vivre cette fin d’année. On a besoin de s’évader, de nous retrouver, de vivre de bon moments, de nous faire de beaux souvenirs à trois, mais aussi à cinq, huit, dix... !
Noel se fera ici avec cette belle et grande famille pleine d’amour. Ce sera simple et authentique je pense.
Cette année on est vrai; pas question d’entrer dans ce jeu grotesque du consumérisme qui est à dix mille lieux de ce qu’on est. Les cadeaux seront maison pour la plupart, les emballages écolo (furoshiki) et le menu végét' pour nous. La mère d’MPL à fait un superbe sapin qui mettra de la lumière dans les yeux des petites et bien sûr elles seront gâtées car ce moment de magie est avant tout pour elle. Mais rien d’extravagant.
Le lendemain nous partirons en France, un retour aux sources qu’il me tarde de vivre. Bibi à tellement grandi depuis cet été… et j’ai l’impression d’être parti il y a si longtemps… pour l’instant je me sens en équilibre entre ici et labas et je sais qu’à un moment j’y retournerai en ayant conscience que ce n’est plus chez moi. Quand à la fin des premiers mois de 2017 ma situation sera officielle ce sentiment devrait être plus claire. En attendant ma Bibi va vivre son premier Noel et j’ai bien hate de vivre ca…

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2016-12-19T07:56:00+01:00
http://0libellule0.journalintime.com/Trois-ans-La-malonhetete-paie *Trois ans* La malonheteté paie!* Ce matin les cheminées crachaient dans la brume leurs vapeurs blanchâtres. Un triste paysage d'hiver déclinait des gris qui se substituaient aux tendres couleurs de l'automne fraichement disparu. En contemplant cette imposante tristesse je me suis souvenu; Novembre est là et annonce un triste anniversaire. Il y a trois ans déjà, bien que l'ambiance était devenue tendue entre nous, j'écrivais encore en toute confiance dans mon journal, je participais à l'administration du site et je lui parlais quotidiennement... J'étais loin d'imaginer que d'un moment à l'autre j'allais être Ce matin les cheminées crachaient dans la brume leurs vapeurs blanchâtres. Un triste paysage d’hiver déclinait des gris qui se substituaient aux tendres couleurs de l’automne fraichement disparu. En contemplant cette imposante tristesse je me suis souvenu; Novembre est là et annonce un triste anniversaire.

Il y a trois ans déjà, bien que l’ambiance était devenue tendue entre nous, j’écrivais encore en toute confiance dans mon journal, je participais à l’administration du site et je lui parlais quotidiennement…
J’étais loin d’imaginer que d’un moment à l’autre j’allais être privée de tous mes écrits ! Jetée comme une mal propre qui après s’être absentée un instant de chez elle, revient et trouve porte close car on a changé les serrures ! Le but ? Me censurer, taire une parole dérangeante pour que les membres ne connaissent pas ses mauvaises actions. Mais pas que… Il devait surement avoir quelqu’un d’autre à satisfaire.

Quelques semaines avant il m’avait annoncé son mariage à venir. Une aberration pour moi qui connaissait parfaitement et intimement toutes ses années de frasques extra conjugales ! Depuis lors il m' apparaissait comme la personne la plus malhonnête qu’il m’ait été donné de rencontrer. Prêt à tout pour préserver son couple, son statut et la facette sociale qui va avec… Prêt à tout pour faire taire ses méfaits… et qui est plus menaçant si ce n’est celui qui connaît tout de son intimité ?

Il a simplement décidé de faire table rase pour se donner, ou lui donner l’illusion de faire un coup de propre dans sa vie… et pour cela je devais partir avec l’eau du bain ! Me voici donc censurée avec un journal volé depuis maintenant trois ans. Des écrits qu’il doit jugé bien trop compromettant pour pouvoir mes les restituer.

En trois ans bien des choses ont changé. Bien sûr il s’est marié… probablement sous le porche de la maison familiale comme elle en rêvait. Il lui a aussi fait l’enfant pansement qu’il leur fallait après qu’elle ait apprit toutes ses tromperies… il fallait bien ca pour compenser!...

Moi j’ai refais ma vie et jamais je n’ai été aussi heureuse malgré ce grain de sable que je décris ici. Et pourtant je devine aisément que pour lui rien n’a changé!
Il occupe surement encore plusieurs terrains de chasse où il traque patiemment quelques futures victimes qu’il doit mettre en confiance… il faut dire que les journées sont longues dernière son ordi… et que s’occuper d’un lieu où des petites gazelles viennent s’abreuver naïvement d’intimité est idéal pour ses divertissements ...

Ce journal est une part de moi qu’il m’a volé, qu’il a sali et trahi, et malheureusement je ne suis pas prête à l’oublier.

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2016-11-24T13:07:00+01:00
http://0libellule0.journalintime.com/Vivre Vivre... Vivre. Vivre pleinement et se laisser vivre. J'ai l'impression que pour la première fois de ma vie je le fais pleinement, en goutant tout les bonheurs de la vie. Pas un jour ne passe depuis des mois sans que je ne me rappelle la chance que j'ai. Bibi est au près de moi, endormi dans son transat. Après s'être frotté les yeux et avoir longuement baillé je l'ai invité par un langage des signes et quelques mots simples, tout juste conditionnés, à s'endormir. Elle a la chance de pouvoir manger quand elle a faim (bien qu'un rythme lui soit proposé aux heures régulières), de dormir quand Vivre. Vivre pleinement et se laisser vivre. J’ai l’impression que pour la première fois de ma vie je le fais pleinement, en goutant tout les bonheurs de la vie. Pas un jour ne passe depuis des mois sans que je ne me rappelle la chance que j’ai.
Bibi est au près de moi, endormi dans son transat. Après s’être frotté les yeux et avoir longuement baillé je l’ai invité par un langage des signes et quelques mots simples, tout juste conditionnés, à s’endormir. Elle a la chance de pouvoir manger quand elle a faim (bien qu’un rythme lui soit proposé aux heures régulières), de dormir quand elle a sommeil et pas quand on lui impose la sieste, de jouer dans son parc et de pouvoir manifester son impatience à en sortir… Je suis là pour elle, (dans le respect de ma personne et de mes envies aussi, il n’est pas question de trop m’oublier à son profit), et ca me rend incroyablement heureuse. Quelle chance, pour elle comme pour moi de nous vivre en respectant notre intégrité, ses désirs de vie...et surtout de les partager. Je détesterai ramasser les miettes de notre relation en fin de journée en me donnant l’illusion d’un rôle parental accompli...laissant à d’autres son éducation…

Hier alors que je mangeais avec Amia à la pause formation, je lui ai posé quelques questions sur son ancien métier de directrice de crèche. J’étais bien curieuse de la connaître d’avantage et de mieux comprendre son cheminement, son choix pour cette formation. Rapidement ses motifs de réorientation ont révélé de nombreuses observations de maltraitance qu’elle n’a pas pu cautionner et supporter. J’écoutais avec compassion et constatais tristement que c’est le cas avec tous publics vulnérables, que ce soient les enfants, les personnes âgées, en situation de handicaps… quelle tristesse.

Après un moment je lui dis avec sympathie "tu sais que je suis justement en train de m’inscrire dans des crèches pour ma petite de six mois?!" Estomaquée elle me dit "ho je ne peux que te conseiller les crèches publiques alors ! Les privées font des économies sur tout, vraiment tout ! Dans certaines d’entre elles où j’ai été formé, on mixait parfois trois féculents pour les purées histoire de pas perdre les restes ! Les régimes alimentaires n’étaient pas respectés. On mettait des changes de marques juste avant que les parents arrivent pour cacher le fait qu’on leur mettait des sous marques économiques dans la journée. Pire encore, parfois on prétextait que l’enfant était malade pour alléger les effectifs, ou on laissait un enfant éveillé à pleurer dans son lit parce que c’était la pause ou une réunion pour organiser les précieux congés ! Et je ne te parle pas des messages standards écrit pour les parents par des personnes qui n’ont même pas pris en charge l’enfant!..."

Ha j’ai déjà si peu envie de la laisser...mais d’un autre côté je dois penser à son besoin de socialisation qui se fait plus intense maintenant.
Depuis peu on a commencé une formation "massage bébé" dispensée par une amie kiné. C’est l’occasion pour elle de voir d’autres bébés, d’autres personnes… et heureusement la famille est très grandes...
Depuis peu on commence à penser à sa scolarité ! Hé oui ca parait tôt mais nous avons un projet de bilinguisme scolaire (déjà amorcé puisque depuis sa naissance elle entend parler deux langues) qu’il va nous falloir anticiper en choisissant sous peu un nouveau lieu de vie qui soit compatible avec ces trois facteurs : son école, le lieu de travail d’MPL et mon lieu de formation pour les prochaines années.

Ca laisse peu de place pour choisir le cadre de vie le plus "beau". On sait déjà que dans cette optique on s’éloignera des parents d’MPL dont on est très proche. Reste à savoir de combien de temps sera l’éloignement?... La contrainte majeure à considérer est que le bail ici est de trois ans ! Et qu’il n’est pas possible de quitter par anticipation sans trouver un remplaçant ! Sans quoi on est redevable des loyers perdus ou de toute la caution!
Je dois dire que j’ai hâte de bouger ! La ville ici est superbe comparativement au reste du pays mais on y a que nos habitudes de consommation, rien de particulièrement apprécié dans les alentours… donc rien qui nous retient. On a décidé cependant d’y passer un an de plus, le temps de stabiliser la situation d’MPL. Partir plus tôt serait risqué. On est ici au cœur de tout et donc de tous les possibles professionnellement… ca nous laisse un peu de temps pour penser à tout ca… et prospecter…

En attendant Noêl se profile… les premiers examens précéderont cet période où on retournera chez moi, dans cette ville que j’aime tant. Il faudra choisir et faire des regroupement pour voir tout le monde… Ca me fait bien plaisir d’aller nous ressourcer là-bas…

Ha parfois avec un peu de recule je me dis que quand je serai vieille je me souviendrais surement de cette période comme une des plus belle tant je me sens comblée…

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2016-11-18T12:26:00+01:00
http://0libellule0.journalintime.com/Une-rentree-sport Une rentrée sport... Notre retour de vacances a eu lieu il y a seulement trois semaines et pourtant tant de changements ont eu lieu. Tout d'abord la voiture. Bien qu'inconfortable pour la vie de famille on avait décidé de la garder pour l'été, de lui faire faire tout ces kilomètres avant de négocier sa reprise lors d'un nouvel achat. Il était plus que temps de nous y coller en rentrant car sur la route elle est tombée en décrépitude! Nous obligeant à nous arrêter parce qu'un morceau de plastique raclait le sol! Pas facile de trouver un compromis entre confort et esthétisme. Finalement on a opté Notre retour de vacances a eu lieu il y a seulement trois semaines et pourtant tant de changements ont eu lieu.
Tout d’abord la voiture. Bien qu’inconfortable pour la vie de famille on avait décidé de la garder pour l’été, de lui faire faire tout ces kilomètres avant de négocier sa reprise lors d’un nouvel achat. Il était plus que temps de nous y coller en rentrant car sur la route elle est tombée en décrépitude ! Nous obligeant à nous arrêter parce qu’un morceau de plastique raclait le sol ! Pas facile de trouver un compromis entre confort et esthétisme. Finalement on a opté pour une Volkswagen plus, compact et très sympa à conduire.

Dès notre retour Bibi a trouvé un semblant de rythme. Pour l’y aider on a amorcé son sevrage. Le but était d’augmenter ses doses de lait (initialement à 60!!) et diminuer ses fréquences de prises alimentaires (toutes les 1h30!!). D’abord un Bib au gouté pendant deux jours, puis un de plus le matin avant la sieste puis un au levé ne me laissant que la tété du soir. Désormais et afin qu’elle commence mieux ses nuits on a ajouté celui du coucher. La tété restante est donc purement un trait d’union vespéral de confort qui nous inscrit toutes les deux dans un rituel plaisant d’exclusivité. Autrement dit, un petit moment câlin rien qu’à nous.

En ce début d’année la question des vaccins s’est aussi concrétisée. Il me semblait bien trop violent de lui injecter dès ses deux mois un cocktail de huit vaccins alors que son système immunitaire était immature. Le médecin nous a informé du fractionnement possible (payant et quand même moins pratique) et fut bien étonnée de ne pas l’avoir vu avant ses cinq mois. N’étant pas malade et n’ayant pas d’urgence à se faire vacciner ca pouvait attendre. Bref cette démarche nous fait entrer dans un système mensuel médicalisé qui n’a rien pour me plaire et qui est simplement corrélé à une nécessité d’adaptation sociétale…

En ce qui me concerne j’ai pu faire ma rentrée scolaire en étant assez apaisée de voir ma Bibi en bonne voie d’autonomie. Confiante sur les moments d’étude que son nouveau comportement allait m’offrir et malgré les deux levés par nuit encore très épuisants, je sais que je peux trouver du temps pour mes travaux. Le groupe est réduit (abandon dès le début de l’année de certain) et bienveillant. La partie théorique ne m’inquiète pas vraiment. Les sciences biomédicales, la neuro, la psycho… c’est du déjà vu. Il me suffira de ne pas tomber dans le piège de limiter mes révisions pour les examens en étant en sur confiance.
La pratique c’est tout autre chose ! Mon corps étant un outil de travail il me faut l’aiguiser en formation. Le premier cours d’expression corporel fut assez déroutant. L’analyse de mouvement, des ressentis, du contact à l’autre… Le travail sur la spontanéité et l’extériorisation sera surement le plus engageant pour moi. En tous cas cette formation est un rêve éveillé ! Son inaccessibilité dans mon pays et sa facilité d’accès ici ont redimensionné mes ambitions. Je pense déjà au statut d’indépendante en fin de parcours, à mon cabinet… j’ai hâte…

Et pour mon chéri tout s’est bien boutiqué. En une journée toute une palette de propositions sont tombées. Il a choisi l’école la plus loin (une heure de train) mais on lui propose un regroupement horaire sur trois jours qui lui permet de faire toutes ses préparations à la maison et la perspective annuelle est belle… de plus il sera disponible pour garder la petite et c’est bien la le plus rassurant pour moi qui ne souhaite pas qu’elle soit en garde avec des inconnus. Le seul hic est qu’on risque de s’éloigner du cœur du pays et de cette ville que j’affectionne particulièrement...la question se reposera sous peu avec le renouvellement ou non du bail qui ne serait tarder...
Ce premier trimestre s’annonce donc super bien… espérons que d’autres bonnes nouvelles suivent…

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2016-09-18T12:05:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Retour-aux-sources Retour aux sources...❤ Quand nous sommes arrivé ici elle venait tout juste de fêter ses trois mois. Mon petit bout de choux, si peu autonome qui par rassurance vivait constamment sur nous! Elle a bien progressé depuis. Les semaines passé en France à rencontrer tous les amis, le fait de se trouver très régulièrement dans des lieux différents ont du l'aider, voire la forcer à s'adapter. Le moment pivot s'est vécu chez mes parents. Dans le médical tous les deux ils sont persuadé d'avoir les bons conseils malgré l'obsolescence de leurs formations et l'évolutions des pratiques. Comment faire comprendre à Quand nous sommes arrivé ici elle venait tout juste de fêter ses trois mois. Mon petit bout de choux, si peu autonome qui par rassurance vivait constamment sur nous ! Elle a bien progressé depuis. Les semaines passé en France à rencontrer tous les amis, le fait de se trouver très régulièrement dans des lieux différents ont du l’aider, voire la forcer à s’adapter.
Le moment pivot s’est vécu chez mes parents. Dans le médical tous les deux ils sont persuadé d’avoir les bons conseils malgré l’obsolescence de leurs formations et l’évolutions des pratiques. Comment faire comprendre à ma mère qui a travaillé tant d’années en pouponnière que désormais on ne laisse plus un enfant réclamer sa tété jusqu’à l’heure requise en le berçante énergiquement pendant que la faim le dévore et alors même que notre choix s’est porté sur la tété à la demande? !

Le temps d’un repas j’ai vécu le cliché du conflit de génération avec ma mère qui entreprit de me montrer les bonnes pratiques afin que Bibi ne vive plus sur nous. Le transat au plus près d’elle, elle faisait obstacle entre ma fille et moi avec la plus grande bienveillance. Au moindre prétexte je bondissais de ma chaise pour aller chercher ceci ou cela et mon père -en renfort de ma mère- m’incitait gentiment à reter assise, à me détendre et surtout à passer le relais pour qu’on puisse profiter pleinement les uns des autres au moins le temps d’un repas. Sur le moment, et bien que je lui accordais toute ma confiance, je déniais intérieurement l’intérêt d’une telle démonstration de savoir faire inadaptée à mon enfant. Mais je dois avouer qu’après coup j’ai du reconnaître que Bibi était apte à se détacher un peu et que c’était bon tant pour elle que pour moi…

Je suis rentrée de chez eux le cœur bien plus léger qu’à mon arrivée. Ayant annulé leur venue chez nous au printemps (et donc reculé leur rencontre avec la petite), ils ont pris leurs distance. Cette action m’a beaucoup affectée et j’ai fait de même ! Lorsque nous nous sommes contacté pour définir notre temps de séjour ma mère fut bien surprise de mon intention d’y passer que pour la journée alors que la maison secondaire offre de nombreux couchages. Je la soupçonnais de n’avoir pas lancé l’invitation et maintenu cette incertitude pour faire la leçon sur une meilleur organisation. Prise à son propre jeux elle s’est ravisée et nous a convié de rester quelques jours. Une fois sur place j’avais l’intention de mettre en mot ce flou de malaise mais ce fut bien difficile avec Bibi et son omniprésence dans nos échanges.

C’est donc MPL qui à joué les médiateurs en passant du temps avec mon père. Lui confiant mes inquiétudes sur un possible éloignement, mes intentions de les voir s’impliquer autant qu’ils le souhaiteront dans la vie de Bibi...Je lui suis très reconnaissance d’avoir favorisé le dialogue et dénoué la situation. Il a encore fait preuve de beaucoup de générosité, de maturité et d’amour !

Depuis notre retour de chez eux Bibi gagne chaque jour en autonomie et se régule enfin dans ses temps de sieste. Nous accueillons ce changement avec joie car on commençait à désespérer en cumulant toute cette fatigue qui à débuté à sa naissance.

La chance nous a sourit en ce début de vacances : alors que nous n’avions pas eu le temps de planifier nos vacances, des amis qui partaient à l’étranger un mois nous ont prêté leur appart en plein centre ! Grace à eux nous avons pu voir tous les amis si chers à mon cœur et leur présenter notre petit bout.
Le mois est passé super vite. Les visites et activités avec eux se sont enchainées et le temps que nous avions pour nous à été consacré au repos plutôt qu’à des visites sur site. Ce sera notre prochain objectif pour l’été à venir. J’ai eu la chance de voir Al à deux reprises ainsi que Meg qui donnait si peu de nouvelles, ma sœur avec qui il y avait eu un froid… je repartirais demain le cœur plein d’amitié, de témoignages très touchants et de souvenirs.

Ce mois de vacances fut aussi l’occasion de nous sortir de notre quotidien, de profiter pleinement de notre fille en la voyant évoluer chaque jour, mais aussi de prendre le temps de dialoguer. Nous étions tant dans les pleures, dans l’occupationnel avec elle que nous avions du mal à trouver du temps pour nous. Ce n’est désormais plus cas et cette nouvelle situation nous à permis de parler hier de nouvelles perspectives d’avenir!... en laissant faire la nature sur ce qu’elle voudra bien nous offrir de plus!...

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2016-08-19T14:06:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Le-temps-la-peurle-bonheur Le temps, la peur...le bonheur...❤ Le conseil le plus récurent depuis sa venue est "profite de chaque instant... tout va si vite", pour profiter on profite. On a tous deux aménagé et choisi un temps de travail réduit pour être là et vivre pleinement chaque instant qu'elle offre, pour savourer chaque petit moment de bonheur, pour nous réjouir ensemble de toutes ces premières fois en tant que parent. C'est un luxe, des petits sacrifices mais c'est notre priorité de vie. Elle vient de passer ses deux mois et le temps de dire ouf, de prendre nos marques, elle aura déjà trois mois! Ce n'est déjà plus le tout petit Le conseil le plus récurent depuis sa venue est "profite de chaque instant… tout va si vite", pour profiter on profite. On a tous deux aménagé et choisi un temps de travail réduit pour être là et vivre pleinement chaque instant qu’elle offre, pour savourer chaque petit moment de bonheur, pour nous réjouir ensemble de toutes ces premières fois en tant que parent. C’est un luxe, des petits sacrifices mais c’est notre priorité de vie.

Elle vient de passer ses deux mois et le temps de dire ouf, de prendre nos marques, elle aura déjà trois mois ! Ce n’est déjà plus le tout petit poupon hyper fragile, atone, et peu réactif d’après la naissance bien qu’elle garde encore des comportements tout aussi attendrissants. Son père aura pleinement profité d’elle et reprendra son activité pleine qu’à la rentrée des classes, quant à moi, et malgré ma reprise d’études, je serai là pour elle jusqu’à ses huit mois.

Quand je la regarde maintenant, au moment où mon congé maternité s’achève, je me dis que ce serait très violent de la laisser maintenant, même à quelqu’un de confiance ou de la famille. On s’offre une incroyable chance pour elle comme pour nous d’être ensemble et au plus près les uns des autres tout ce temps, ce qui est essentiel pour moi. Je ne conçois pas, pour quelques raisons que ce soient, que mon enfant puisse se construire affectivement dans la journée avec quelqu’un d’autre que nous !

Et je ne peux m’empêcher de penser à tous ces parents qui récupèrent leurs enfants seulement le soir, souvent après 9/10 heures d’absence (8h de travail+le transport) pour à peine profiter d’eux et ce 5 jours sur 7 ! Que leur reste t ils ? Comment arrivent t ils à se convaincre qu’ils participent "raisonnablement" à l’épanouissement, à l’éducation, et à la construction émotionnelle de leur enfant ? Comment se rassurer sur ce qu’on leur transmet de nous en si peu de temps investi auprès d’eux ? Quelle place pour la culpabilité?Quel sens pour le projet de parent?...Le mieux qu’on puisse faire dans ce cas est de choisir au mieux qui leur offrira tout ca pour nous ! La collectivité qui les dépersonnalisera ? Une nounou qu’on n’a parfois choisi par défaut géographique et dont on ne connait rien ? Avec de la chance (mais pas pour tous) les grands parents?... Je dis "nous" car un jour je retravaillerai à plein temps et forcement je devrai faire cette exercice de contorsion d’esprit pour me rassurer et donner du sens au fait de les avoir mis au monde pour qu’ils soient élevé par d’autres !

Bref pour l’instant je fais les sacrifices qu’il faut pour être là pour elle à chaque instant et savoir que son père à choisi une profession favorable à son épanouissement et en liberté de temps, contribue grandement à mon bonheur familial. Avoir les grandes vacances pour nous est très appréciable…

C’est d’ailleurs dans le pays voisin que nous sommes parti en weekend la semaine dernière. L’Allemagne est un bien joli pays ! Si vert… ces forêts denses et légendaires, ses reliefs, sa charcuterie… nul doute qu’on y retournera pour s’évader ainsi. Depuis l’arrivée de Bibi on avait pas eu une minute, ni de rythme pour avoir l’aisance de la soumettre à un autre cadre sans la perturber. Forts de cette mini expérience nous avons enchaîné sur quelques jours au coeur de l’Europe… changer de cadre et nous retrouver autrement que dans le quotidien m’a fait beaucoup de bien.

Haaa trois mois déjà et nous ne l’avons pas encore présenté tout le monde ! Pour ce faire nous rentrons presque quatre semaines en France… c’est auprès des gens que j’aime que j’ai l’intention de me ressourcer…

Le temps file aussi vite que ce qu’on nous avait dit et j’ai bien l’intention d’en profiter !
La seule pensée cruelle à laquelle il me fait penser est qu’en le voyant défiler je vivrai avec ce paradoxe : avoir un bonheur infini avec mon enfant tout en le voyant constamment s’éloigner ! N’est ce pas cruel de mettre un enfant au monde, vivre son plus grand bonheur et avoir pour mission de s’en défaire toujours un peu plus, toute sa vie?...
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pensées isolées :

- J’ai eu des nouvelles de Al il y a quelques jours ! Il avait besoin de parler je suppose. L était absente et il m’a confié qu’ils avaient perdu un enfant à 15 semaines...le choix fut dur à vivre...la maladie, le peu de chance de mener la grossesse à terme...
Au file de la conversation et alors qu’il me parlait du stade des trois mois qu’il vivra surement plus sereinement la prochaine fois, j’ai réalisé qu’après ca il aura surement peur qu’elle accouche avant les six mois qui sont un cap de viabilité, puis que le bébé ou sa femme aient des complications à la naissance, puis il pensera à la mort subite du nourrisson ... dès la conception, dès qu’on devient parents, la peur ne nous quitte plus ! J’étais si insouciante avant cela...avant nous trois… quand je n’avais que moi ou presque… Le bonheur d’être parents à toujours le gout amer de la peur de perdre ses enfants…

- Autre surprise du temps qui passe : S m’a recontacté après que je lui aie envoyé un faire part… en rediscutant on s’est rendu compte que ca faisait pile dix ans que ca n’avait pas été le cas ! A travers plus d’une heure trente de conversation et espérant créer la surprise elle me dit : "moi aussi j’ai un nouvel homme dans ma vie". Interloquée par son prénom générationnel je lui demande son age et elle me révèle qu’il a neuf ans ! J’avais un neveux dont j’ignorai l’existence ! J’étais bien heureuse d’avoir de leur nouvelle et de me voir inviter à les revoir l’été prochain...peut être…

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2016-07-13T21:43:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Devenir-parents Devenir parents ❤ Quand elle est là, toute serrée contre moi, ses petits poings fermés qui enveloppent mon sein et que toute émerveillée, pour la énième fois de la journée et sans me lasser, je me dis intérieurement "c'est fou de me dire qu'elle se nourrit de moi", dans ces moments là intérieurement je me sens fondre. Le reste du monde pourrait s'arrêter sans que je ne me rende compte. Je suis alors comblée d'amour face à ce petit être si pure qu'aucune autre beauté n'égale. Quelle force d'amour! Il n'y a vraiment rien de comparable. Quand MPL me dit "te rends tu compte que tu seras tout sera Quand elle est là, toute serrée contre moi, ses petits poings fermés qui enveloppent mon sein et que toute émerveillée, pour la énième fois de la journée et sans me lasser, je me dis intérieurement "c’est fou de me dire qu’elle se nourrit de moi", dans ces moments là intérieurement je me sens fondre. Le reste du monde pourrait s’arrêter sans que je ne me rende compte. Je suis alors comblée d’amour face à ce petit être si pure qu’aucune autre beauté n’égale.

Quelle force d’amour ! Il n’y a vraiment rien de comparable. Quand MPL me dit "te rends tu compte que tu seras tout sera tout pour elle ? Réalises tu la place qu’occupe une mère dans la vie de quelqu’un et que tu es cette personne?" A vrai dire non, je ne le réalise pas encore. C’est à peine si j’ai pleinement conscience qu’on est à l’origine de cette petite personne, qu’elle est "à nous", qu’elle est là grace à nous et au désir profond qu’on à eu d’unir nos vies à jamais en procréant. Elle est là, j’ai préparé son arrivée pendant neuf mois et il me faut encore du temps ! Un ami m’a dit il y a peu de temps en rigolant" moi j’ai eu la sensation pendant des mois qu’on allait devoir le rendre ! Qu’on nous l’avait prêté ! :D"

Elle me renvoie à tant de réflexions profondes...notamment sur ma famille...ce n’est surement pas anodin d’avoir choisi la dernière prise de bec pour couper les ponts. Je veux l’épargner de tout ca et rester non influencée par mon vécu à venir avec eux de tout ce que j’ai à lui transmettre. Je veux nous épargner de toute pollution relationnelle venant d’eux…

Depuis quelques jours je me réjouis d’être ambidextre et d’avoir l’agilité d’un manchot ! Pour l’instant elle ne pèse pas lourd et je suis capable d’écrire d’une main pendant qu’elle tète, d’aller au toilette la nuit sans la réveiller avant de nous recoucher...:-) mais je regrette un peu se manque d’autonomie quand des heures se sont écoulées sans que je ne l’ai réalisé. Lorce qu’MPL rentre après avoir fait un millions de choses dans sa journée et que je sens encore la nuit, le lait caillé et que je n’ai même pas pu me doucher par exemple! ! Ce que j’aimerai avoir du temps pour conter toutes les anecdotes qui l’illustrent, mettre des mots sur toute cette force émotionnelle qu’elle nous fait vivre au dela de toutes difficultés ou encore avoir le temps de mettre par écrit mes premiers doutes et mes peurs nouvelles de parent pour prendre du recule…

A ce rythme la je crains de me réveiller le jour où elle sera prête à partir...elle a maintenant presque un mois de vie et nous à déjà tellement enrichi ^^ Depuis son arrivée le temps se vit en distorsion; tout se vit à un rythme lent tant elle m’accapare et me ralenti ou bride mon autonomie, et d’un autre côté je la vois changer en si peu de temps tout en me disant que dans quelques semaines seulement elle ne sera plus ce poupon si fragile qui repose sur nous avec toute sa vulnérabilité apparente et ses petits bras ouverts, serrés sur notre poitrine. Je suis aussi dans cette contradiction temporelle de vouloir que le temps soit freiné pour profité de tout cela et le voir s’accélère pour une fois juste pour voir ce qu’elle sera demain, dans une semaine, dans quelques mois quand elle marchera…

Anecdote :
Bien que je connaisse bien les enfants, j’étais quand même étonnée de voir tout ce qu’est capable de produire un petit corps ! Tant en sonorité gastrique qu’en matière ! Cette nuit alors que je venais de passer un moment de tété à l’admiré j’entrepris de la changer à nouveau. Pour se faire je l’a mis sur la table de lange que j’avais déplacé au préalable afin de réparer son support. Instinctivement je la mis à l’envers pour privilégier mon confort et je du intervenir de biais. En si peu de temps et depuis sa naissance elle m’a déjà tout fait en terme de surprise lors de la prise en charge : le pipi spontané hors change à cause de la lingette froide, le caca sur les mains lorce que je remettais un change propre… mais je fus encore surprise au moment où je lui tenais les jambes recroquevillées sur le ventre et qu’elle entrepris de renouveler l’expérience ! Je fus stupéfaite de voir ses projectiles recouvrir le mur en une seconde! !
Et c’est seule face à elle que j’éclata de rire en réalisant que j’avais eu bien de la chance que le mur soit carrelé et d’avoir oeuvré de biais ! Sans quoi j’aurai du entièrement me changer et me laver à 4h du mat ! :-)
Haa quand je pense à ce contraste entre les moments où je me suis émerveillée face à cette petite poupée et ces autres moments où elle me fait de telles horreurs, je ne peux qu’en rire !

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2016-05-23T12:12:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Chez-nous Chez nous ❤ Se retrouver tous les trois fut un vrai bonheur. Bien que les soignants en pédiatrie furent agréables j'étais heureuse de retrouver la sérénité de mon foyer, de ne plus entendre les pleures incessants et déchirant de douleur des bébés d'a coté, ou encore les négociations désespérées des petits bouts qui s’apprêtaient à recevoir leurs soins quotidiens. Haa le personnel la bas est bien méritant d'osciller entre les pleures et les rires des enfants, les joies et le désespoir des parents... de vivre à la bonne distance ce qui vous percute si fort au coeur... J'ai eu le temps Se retrouver tous les trois fut un vrai bonheur. Bien que les soignants en pédiatrie furent agréables j’étais heureuse de retrouver la sérénité de mon foyer, de ne plus entendre les pleures incessants et déchirant de douleur des bébés d’a coté, ou encore les négociations désespérées des petits bouts qui s’apprêtaient à recevoir leurs soins quotidiens. Haa le personnel la bas est bien méritant d’osciller entre les pleures et les rires des enfants, les joies et le désespoir des parents… de vivre à la bonne distance ce qui vous percute si fort au coeur…

J’ai eu le temps pendant cette hospitalisation d’observer ma fille, de l 'admirer pendant des heures sans me lasser. Et pourtant une part de moi se dit encore avec étonnement "mon Dieu c’est ben ma fille!". Dans les moments les plus pénibles je me questionnais" est ce ca être parent ? Ne plus avoir de répis et de quiétude, toujours avoir peur pour sa chaire ? Voir notre extrémité la plus fragile en notre progéniture ? Soublier et vivre une servitude sans fin à son profit ?

Cette dernière question est survenue lors des jours suivant. Comme depuis sa naissance elle ne cessait de pleurer que dans nos bras, ne s’endormait que sur nous… Lors ce qu’on la posait elle pleurait et si on la laissait faire en restant près d’elle pour la rassurer elle tenait des heures et finissait par hurler de rage à se faire surchauffer ! Plus les jours passaient et plus sa empirait. Nous cherchions à comprendre car elle buvait bien et passait même ses journées au sein...elle était calme en écharpe toute les balades et lors des siestes sur nous, elle passait de bonnes nuits ou elle se rendormait dans son lit...Je me dis alors que c’était peut être du a son hospitalisation ? Qu’elle devait être insécurisée, peut être même que les 4 tentatives de ponctions lombaires où l’heure d’exclusion lors de l’accouchement lui avait meurtrie une partie du corps?...
On est donc allé voir un osthéo (bien que je sois septique sur les biens fondés de la pratique) mais tout était "en place".

L’entourage proche s’inquiétait de notre dévouement car on se relayait et pendant qu’un de nous s’occupait d’elle, l’autre répondait à des obligations ménagères ou d’hygiène ! Il était évident qu’avec les antécédents de fatigue depuis la naissance et se rythme imposé par notre petite tyran, nous allions nous épuiser. Nous vivions l’un à côté de l’autre malgré notre grande solidarité et notre attention mutuelle mais nous étions parfois victime d’énervement, d’impatience et malgré son extrême bienveillance et tout son amour MPL me manquait terriblement tout en étant constamment à mes petits soins et à mes côtés.

Ma mère me conseilla de passer à l’allaitement artificiel pour nous soulager "Au moins elle dormira pour 4 heures et vous serez libéré". Mais je tenais à cette proximité avec ma fille, c’est tellement magique ! Et puis je me suis libérée de toutes obligations justement pour m’occuper d’elle au mieux.
C’est donc vers la SF que nous nous sommes tourné. Quand elle prit un moment pour l’observer téter et réalisa qu’elle prenait pas assez longtemps et pas efficacement. La pesée le confirma tristement avec une perte de poids ! Pourtant rien ne le laissait voir : elle urinait bien, n’avait pas de signe de déshydratation, avait des selles normales...j’avais de plus eu une montée de lait avec un congestionnement initial normal...
Seul mon manque d’expérience pouvait m’empêcher de voir l’absence de générosité et d’abondance du lait en voyant ma petite prendre le sein avec gouleyance, voir le lait déborder de sa bouche quand elle abandonnait le sein, avoir des changes débordants occasionnellement, des coussinets bien plein parfois…

C’est tout inquiet et pourtant mieux armés qu’on rentra à la maison avec un défit de plus de trois jours : stimuler la lactation par des petits moyens et des tirages de lait tout en continuant à la nourrir au mieux pour qu’elle reprenne du poids. Sans quoi nous avions décidé d’arrêter de nous acharner pour favoriser l’allaitement naturel. Cette option était dure à envisager pour moi qui l’aurait vécu comme un échec de plus dans ce que nous avions projeter de vivre avec elle, et qui encore une fois ne se serait pas réalisé. Cette spirale infernale m’exaspérait ! et je ne voulais pas non plus aller dans le sens de ma mère qui avec tact m’avait quand même décue en ne comprenant pas ma volonté de favoriser cette alimentation.

Les deux premières jours furent exclusifs, voire aliénants! ! J’étais au bout du bout et le stéréotype du bébé standard qui mange, dors et se réveille toutes les 4 heures me paraissait un rêve inaccessible pour nous. A ce stade nous n’avions même pas pu prévenir tous nos amis de la naissance tant nous avions été accaparés à tous moments…

Je commençais à me demander à quel moment cette succession de galères allait s’arrêter, quand Bibi refusa les compléments alimentaires avec le biberon et s’acharna à demander le sein ! Là je me suis sentie au fond du trou ! Epuisée par deux semaines et demie de difficultés incessantes depuis la naissance. Qu’allions nous faire si elle continuait à perdre du poids et qu’elle refusait le biberon ? Comment l’alimenter? ! J’entais déjà le médecin nous prévenir des gavages nasogastriques et ca me tarifiait ! Lors de ses petites phases de sommeil je lui parlais de mon inquiétude en espérant que ca touche son inconscient plus facilement.

Heureusement le soir même elle prit le biberon spontanément et trouva enfin un peu de calme en étant repue. Nos difficultés ne se sont pas pour autant arrêtées là puisse qu’elle continu de peu se reposer et de refuser d’être poser pour cela mais lors du bilan la SF nous annonça une reprise de poids de 200 gr en moins de 4 jours ! Notre acharnement avait payé et nous espérons être maintenant dans une dynamique plus virtueuse qui permettra un sevrage des bras et des siestes en corps à corps ^^ ...

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2016-05-21T12:19:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/En-cage En cage ❤ Une fois dans la chambre Bibi fut "branchée" à son pied à perf et monitorée avec trois files pour les électrodes cardio, un pour la sat et le pouls... on a vite réalisé qu'elle, et donc nous aussi, serions enchainés trois jours à cette installation et donc limité à une circonférence de deux mètres maximum! On a vite installé un gros fautueil au plus près et on s'est relayé. La lactation avait à peine commencé et j'espérais juste qu'elle ait assez pour se rassurer lors des tétés. La première nuit fut blanche! Une de plus. Dès que je la posais dans cette petite cage de Une fois dans la chambre Bibi fut "branchée" à son pied à perf et monitorée avec trois files pour les électrodes cardio, un pour la sat et le pouls… on a vite réalisé qu’elle, et donc nous aussi, serions enchainés trois jours à cette installation et donc limité à une circonférence de deux mètres maximum ! On a vite installé un gros fautueil au plus près et on s’est relayé. La lactation avait à peine commencé et j’espérais juste qu’elle ait assez pour se rassurer lors des tétés.

La première nuit fut blanche ! Une de plus. Dès que je la posais dans cette petite cage de verre qui lui servait de lit, elle pleurait. Pour qu’elle ne soit pas perdue et affolée par les bruits et les lumières du monito je lui ai fait un petit nid d’ange mais elle pleurait tout le temps. Alors c’est dans un coussin de grossesse qui nous maintenait près et suffisamment à distance pour sa sécurité que je l’ai installée sur le lit de camp avec moi. PML tenait plus debout et squatait péniblement le fauteuil alors on a décidé qu’il rentrerait pour qu’un des deux puisse être en forme. Le lendemain matin il pourrait rapporter des affaire, le petit déjeuner et prendre le relais pendant que je prendrais ma douche...C’est ainsi que la logistique des trois jours s’est faite, dans des allers retours. Heureusement nous habitons qu’à cinq minutes.

A huit heure, alors que nous fermions à peine les yeux, l’infirmière est arrivée, puis ce fut l’heure du bain. Pour tout éloignement ce fut bien compliqué car il fallait la débrancher. En fin de matinée Tomboy est revenu e, elle portait un pantalon baggy, des chaussures compensées, une blouse pour le haut surmontée d’un vieux polaire qui portait en son dos la mention de DOC ! Moi qui la trouvait si jeune, exentrique et surtout un peu trop zelée… elle le pouvait en tant que médecin du service :p

Dans la journée nous n’avions pas d’autres choix que d’attendre les résultats et de vivre au rythme des allers et venu des équipes. Celles ci furent assez discrètes et surtout très respectueuse de nos besoins. Leur attention sur le moindre détail m’a surprise. Dans la nuit, assommée de fatigue, j’enchaînais les tétés encore un peu pauvres faute de montées de lait suffisantes et Bibi encore trop peu habituée et aussi fatiguée que moi, à prit que l’extrémité du mamelon. Nous chuchotions dans la pénombre quand quand elle se retira violemment ! Surprit c’est l’embrasure de la salle de bain qui libéra assez de lumière pour nous montrer Bibi avec un air dégoutté et tout le vontour de la bouche souillé de sang! ! Effarée je crus d’abord que c’était elle avant qu mpl me fit réalisé qur c’était moi et mon sein qui saignait !

bien que je pensais que cet incident de la crevasse passerait inaperçu ce ne fut pas le cas. Le lendemain on se soucia de l’alimentation de la petite, de la suffisance de mon lait, on me proposa de faire venir une conseillère ne laction, on me donna des produit naturels aidants... ! Quel fossé entre l’attention produit ce service et celui de la maternité !
Le lendemain nous répondions péniblement aux soucis des proches tout en organisant les allez retours pour nous donner plus d’aisance et pour nous alimenter quand on vain nous annoncer que les cultures et les résultats bactériens étaient tous négatifs ! C’était donc viral mais nous n’en savions pas plus. Le cocktails d’antibio n’expliquait donc pas le chute de fièvre qu’elle a du gérer elle même. Cette infection était donc un mystère.

Le dernier jour arriva avec l’espoir de la fin de nos inquiétudes et l’envie pressante de nous retrouver enfin chez nous tous les trois. Avant cela une IDE vint lui faire une dernière prise de sang qu’elle manqua deux fois ! Voir ma fille pleine de rustine, les mais et les bras en passoire et plein d’hématome me mis en colère et j 'eu besoin que le médecin de la pertinence de l’acte pour le retenter avec une IDE de néonat'

Quitter le service fut un vrai soulagement avant pour Bibi que j’eu l’impression de ramener à l’abrit. Enfin nous allions pouvoir nous vivre....

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2016-05-18T11:10:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Un-mystere-suite Un mystère suite ❤ Arrivée en pédiatrie tout est allé vite. De nombreuses personnes ont afflué et bien qu'elles se soient surement présenté, j'étais incapable de pouvoir dire qui avait quelle fonction tant j'étais focalisée sur ma fille. J'avais l'impression qu'on m'avait étiré un membre, que j'étais écartelée et qu'on examinait une de mes extrémités! La température avait légèrement chuté en dessous de 39°mais la situation était toujours critique. L'équipe entreprit de poser une voie pendant qu'on m'expliquait qu'à partir de maintenant ils devraient la garder 72h en observation, lui Arrivée en pédiatrie tout est allé vite. De nombreuses personnes ont afflué et bien qu’elles se soient surement présenté, j’étais incapable de pouvoir dire qui avait quelle fonction tant j’étais focalisée sur ma fille. J’avais l’impression qu’on m’avait étiré un membre, que j’étais écartelée et qu’on examinait une de mes extrémités ! La température avait légèrement chuté en dessous de 39°mais la situation était toujours critique.

L’équipe entreprit de poser une voie pendant qu’on m’expliquait qu’à partir de maintenant ils devraient la garder 72h en observation, lui prélever du sang pour savoir ce qu’elle a, probablement faire des analyses immédiates et aussi des cultures… Des mains palpaient frénétiquement mon bébé pour lui trouver une veine, lui contorsionnant les membres pour en trouver une. Elle criait et se débattait alors j’approchais mon visage contre le sien en lui murmurant d’une voix douce que tout irait bien, qu’il fallait la soigner, qu’on serait toujours près d’elle…

La première piqûre fut infructueuse tout comme la seconde, j’entendis "elle est vasocontratée à cause de la fièvre et elle est si petite...les veine sautent… "on la piqua encore et encore, huit fois, toujours sans succès ! Les larmes me montaient aux yeux et tout mon être intérieurement se resserra en priant de rester rassurante pour elle. MPL nous rejoignit et multiplia les allers retours pour la voiture puis pour les papiers d’entrée puis...comme il devait être insécurisé aussi… il était sur tous les fronts et heureusement, sans ca je n’aurai pu être greffé à notre Bibi pour la soutenir.

Un membre du personnel lui ébouriffa la chevelure en m’expliquant qu’on pouvait au pire poser une épicranienne ! En imaginant ma petite avec un caté sur le crane à défaut d’avoir pu le poser ailleurs, je sentis les larmes chaudes m’inonder les joues puis imbiber l’alèse de la table d’auscultation. Pendant une seconde j’ai été sur la défensive en me disant que j’avais peut être affaire à un interne qui faisant du zèle où qui était en démonstration. Faut dire que le look de cette intervenante était peu conventionnel. Une Tomeboy customisée pour les enfants ! Une jeunette qui me semblait un peu trop sûre d’elle.

Après huit tentatives et devant mon désespoir, ils firent venir une super infirmière de néonat', une "bonne piqueuse". Super Christine arriva quelques minutes plus tard et posa le caté en un temps record ! Enfin on allait pouvoir lui administrer un traitement. Alors que nous attendions qu’on nous dirige vers une chambre et que je pensais avoir passé le pire, Tomboy revint me dire que le pédiatre et un autre médecin préconisaient une ponction lombaire pour écarter tous risques de méningite. Mon sang se glaca en entendant ce mot ! Certains enfants dont je m’occupe au centre sont parfois les victimes de cette infection alors je fus apte en une seconde à imaginer les conséquences que cela pouvait avoir pour ma fille !

On l’installa en petite boule sur le bord de la table après qu’on se soit tous équipé de protection. Deux médecins et une infirmère qui tenaient Bibi étaient présent. L’un deux fit la première piqûre sans succès ! Elle repiqua mais n’eu pas plus de résultat liquidien ! Alors vraiment désolée elle passa le relais à sa collègue. J’étais effarée et intérieurement effondrée. Mais je tenais sa tétine en calant mon doigt sous son nez pour qu’elle ait bien conscience de ma présence. Je lui disant en me forçant à maîtriser ma voix que j’étais là, que tout irait bien. Le second médecin essaya aussi deux fois avant que je ne lui demande d’arrêter ! "C’est assez. Il faudra trouver une autre solution". Elle prit une seconde de réflexion et rassura en me disant qu’elle consultera un collègue pour trouver une autre approche et qu’elle reviendrait ensuite vers nous.

Nous nous apprêtions à quitter la salle d’examen quand Tomboy, toujours étrange mais très agréable, vint nous informer de l’admission en chambre. Quand on réalisa qu’on serait bloqué là trois jours et que MPL ne pouvait resté, il dit sur un ton à crever le coeur que sa fille venait de naitre et qu’il ne pouvait concevoir de nous laisser seules ici alors qu’il avait déjà été privé de nous à la maternité… Avant qu’il ait fini d’argumenter on le rassura en disant qu’on nous donnerait la chambre du fond pour qu’on puisse dormir là tous les deux mais qu’il faudrait être discret pour préserver ce privilège. Ce fut un immense soulagement et on se senti déjà bien plus fort ensemble pour affronter ces jours à venir…

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2016-05-13T17:00:02+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Un-mystere Un mystère ❤ A notre retour de l'hôpital et bien qu'on y ait passé moins de 48h, j'ai éprouvé un vrai soulagement de pouvoir rentrer chez moi, ne plus avoir à lutter contre un personnel trop ritualisé et irréfléchi pour pouvoir s 'adapter à la moindre demande de sa clientèle... c'était un vrai soulagement d'en avoir extirpé ma fille, de mettre échappé d' une expérience traumatisante pour moi, et un vrai plaisir de retrouver mon homme, de le voir prendre pleinement et légitimement sa place auprès de sa fille sans avoir à attendre trois jour de mise à distance... Bibi à passé sa A notre retour de l’hôpital et bien qu’on y ait passé moins de 48h, j’ai éprouvé un vrai soulagement de pouvoir rentrer chez moi, ne plus avoir à lutter contre un personnel trop ritualisé et irréfléchi pour pouvoir s 'adapter à la moindre demande de sa clientèle… c’était un vrai soulagement d’en avoir extirpé ma fille, de mettre échappé d' une expérience traumatisante pour moi, et un vrai plaisir de retrouver mon homme, de le voir prendre pleinement et légitimement sa place auprès de sa fille sans avoir à attendre trois jour de mise à distance…

Bibi à passé sa première nuit à pleurer alors je l’ai gardé près de moi, alternant sommeil de courte durée et tétés. Le lendemain les parents de mpl sont venu rencontrer leur seconde petite fille. La convivialité des lieux étaient très appréciable. J’avais du mal à imaginer où ils se seraient installé dans cette toute petite chambre à la clinique...La nuit qui a suivi Bibi fut un peu agitée, je mis sa sur le compte de son arrivée en pensant qu il fallait qu 'elle prenne ses marques.

L’après midi la sage femme est venue nous voir toutes les deux. Je pus lui confier mon étonnement sur l’état de mon corps . Personne ne nous parle vraiment des suites de couche et des désagréments qui suivent immédiatement l 'accouchement : le réveil du corps, les zones intimes toutes congestionnées et complètement méconnaissables, les pertes massives déconcertantes, le ventre vide, flasque au point d avoir peur que nos viscères sortent de ce qui semble être un ballon de baudruche ! Elle a pesé et ausculté Bibi puis donna quelques conseils d 'allaitement pour bien démarrer son alimentation. Je m’estimais privilégiée d 'avoir ce service à domicile et je regrettais bien des femmes ignorent cette option…

Une fois partie mpl me proposa de prendre la petite et je fis une sieste d’un peu plus d 'une heure car je n avais dormi que six heures en deux jours. A mon réveil il me dit qu’elle était agitée et inconsolable. Dès
que je l’ai prise j 'ai senti qu’elle était chaude. le thermomètre frontal à prix d’or nous indiquait un 36.6 mais ca ne pouvait être le cas. Face au doute je la pris en rectal et on obtint un 39.1! ! Paniquée je la repris pour être sûre et MPL ma dit de suite "met lui son manteau on file aux urgences, je vais approcher la voiture". Moi qui aies toujours beaucoup de sang froid et qui a géré seule bon nombre d’urgence vitale, je fus déconcertée quelques secondes par la peur qui m’envahit !

moins de cinq minutes plus tard on était à l’accueil et lorsque la réceptionniste me demanda la cause de notre venue j’ai juste pu dire "je viens pour mon bébé qui a deux jours de vie et qui a de la fièvre..." puis ma voix se tarie sous le coup de l’émotion et je du reprendre mon souffle pour lutter contre cette aphonie impromptue et invalidante. On nous amena en pédiatrie immédiatement…

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2016-05-13T16:09:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/3brs-La-rencontre La rencontre ❤ Nous remontions en direction de la maternité au son de ses premiers pleures. La nuit était déjà bien avancée et l'épuisement du a cette journée intense de travail, aux émotions fortes et à cette attente interminable pour ta venue au monde, nous implorait de nous reposer. Mpl installa toute nos affaires dans une toute petite chambre double. Une loggia destinée aux changes et une petite salle de bain partagée renforçaient l'impression de confinement. Mpl s'installa sur le fauteuil pour qu'on puisse enfin avoir un moment d'intimité et de communion à trois, quand la sage femme entra Nous remontions en direction de la maternité au son de ses premiers pleures. La nuit était déjà bien avancée et l’épuisement du a cette journée intense de travail, aux émotions fortes et à cette attente interminable pour ta venue au monde, nous implorait de nous reposer. Mpl installa toute nos affaires dans une toute petite chambre double. Une loggia destinée aux changes et une petite salle de bain partagée renforçaient l’impression de confinement. Mpl s’installa sur le fauteuil pour qu’on puisse enfin avoir un moment d’intimité et de communion à trois, quand la sage femme entra pour s’assurer de notre installation.

Après quelques minutes et avant de s’éclipser elle précisa "par contre monsieur ne peut pas rester". Face à la déception sur s on visage j’eu le coeur serré. Je pris le temps de le rassurer et de lui dire qu’il serait mieux dans notre lit pour la nuit, que tout ira bien pour nous, qu’on profitera au maximum demain toute la journée… "A partir de quelle heure pourra t il revenir?" Elle me dit "Les visites sont autorisées à partir de 14h" !
"Pour le père aussi?!" Ce qu’elle confirma. Alors je dis : " Dans ce cas nous partirons demain matin".
Surprise elle me dit que ce n’était pas possible. "Il le faudra bien, je ne vous demande pas si c’est possible, je vous demande de prévenir l’équipe du matin que nous quitterons le service en fin de matinée, de ce fait mon conjoint viendra nous chercher dès demain matin".

Il était inconcevable pour moi qu’il ne puisse pas rester au même titre que moi, ou qu’il ne puisse faire exception à toutes les autres visites, c’est le père quand même ! Le voir relégué au même rang que n’importe qui m’avait mise en colère. De plus je savais que je ne tiendrais pas dans un tel réduit.
Je l’ai regarder partir le coeur gros.
Afin de dormir un peu je mis Bibi dans son berceau transparent. Deux minutes après l’avoir posé et alors que je me sentis sombrer, je l’entendis suffoquer! ! En une seconde je l’ai extirpé, renversé sur mon bras et appuyé sur la sonnette. l’infirmière est entrée. "Faites vite elle sature!". Elle me l’a prise et est partie en courant et me disant "je file l’aspirer".
Les secondes qui ont suivi m’ont paru une éternité.

Quand elle me la ramena je l’a pris dans mes bras pour ne plus la quitter de la nuit. Les expectorations de liquide amniotique ne me permis pas de la laisser sereinement… Dans la semie pénombre produite par les lumières de la ville, je découvris seule toutes les subtilités de son visage. Ébahie par la douceur de ses traits, la finesse de sa peau, le calme qu’elle dégageait, je ne pu dormir. Je regardais ma fille sans y croire ! C’était mon enfant, fraîchement sortie de mon ventre et si irréelle encore ! "on a bien travaillé ma fille, on a fait ca toute les deux, t’as éré bien courageuse, repose toi maintenant, je veille sur toi et demain papa sera là"

Au matin elle ouvrir les yeux bien grand et je vis pour la première fois un bleu marine qui me stupéfia ! Un regard vif et bien profond.
Juste dégrossie par une brève toilette à sa sortie, ses cheveux portaient encore quelques stigmates des mois passés au chaud; de petits nœuds trônaient sur son épaisse et longue chevelure ! Je souris en me disant que ce serait une belle anecdote pour l’avenir...Tout autant que son petit nez de boxer tout bleu entre les yeux ! Elle semblait malgré tout sortir d’un conte de fée. Pendant des heures, qui me parurent bien courtes, je la contempla.

Et ce n’est qu’au matin que cette bulle de bien être qui nous unissait s’est vue briser par les allers venues incessantes du personnel ! On vint m’informer des soins qu’on recevrait ! Je du décliner la stagiaire et sont professeur qui m’étaient imposées pour un soin d’intimité. Ce fut un vrai bras de fer ! Dans la foulée et alors que je négociais encore, une auxiliaire vint pour donner le bain à Bibi ! Ce que je refusa. Alors interloquée l’enseignante me pris de haut et me dis "vous ne voulez pas qu’on lave votre bébé?!"
" Elle sera laver rassurez vous mais c’est moi qui le ferai".
Je pensais qu’elle s’en tiendrait à ca mais elle pris son air pédante et ajouta : " parce que vous savez comment donner un bain en technique. On va avoir besoin de l’ausculter de toute façon...?!"
"J’ai été soignante pendant dix ans alors oui je le sais. Vous vous contenterez de regarder!"
J’étais stupéfaite de devoir me justifier pour pouvoir m’occuper de mon propre enfant!
"Vous comprendrez que c’est mon enfant, que c’est son premier bain de sa vie et que je m’accorde ce privilège ! Déjà que son père n’est pas là vivre ca...."

Le défilé n’a plus cessé de la matinée ! Quinze à vingt personnes minimum : le pédiare, la représentatrice de la PMI, le médecin, la sage femme pour les soins, la gestionnaire pour la facture...et mon sauveur est arrivé ! Quel soulagement se fut de prendre ma fille et mes affaires et de nous sauver de ce qui était un vrai moulin!...
Mais ce répis fut de courte durée…

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2016-05-09T14:28:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Accoucher-a-Saint-Elisabeth Accoucher à Saint Elisabeth ❤ Comme il fut étrange et contre nature de me diriger directement vers le service du bloc d'accouchement avec ma valise. La nuit venait de commencer. Caroline nous a accueilli en début de garde dans ce tout petit service où elle œuvrait seule. J'espérai que le comprimé de prostaglandine agirait avant la relève pour accoucher en tout intimité mais il en fut autrement. Nous nous sommes installé dans cette salle à la déco sommaire mais néanmoins chaleureuse par ses couleurs et son mobilier. J'ai quand même du dormir sur la table faute de lit! Pas top pour passer la nuit qui précède Comme il fut étrange et contre nature de me diriger directement vers le service du bloc d’accouchement avec ma valise. La nuit venait de commencer. Caroline nous a accueilli en début de garde dans ce tout petit service où elle œuvrait seule. J’espérai que le comprimé de prostaglandine agirait avant la relève pour accoucher en tout intimité mais il en fut autrement. Nous nous sommes installé dans cette salle à la déco sommaire mais néanmoins chaleureuse par ses couleurs et son mobilier. J’ai quand même du dormir sur la table faute de lit ! Pas top pour passer la nuit qui précède une longue journée de travail !

A 6h30 alors que MPL m’avait rejoint sur ma paillasse inconfortable pour m’apporter un peu de réconfort, j’ai senti et entendu un bruit sourd dans mon ventre ! J’espérai bien que ce soit le début d’un travail spontané et j’en eu la confirmation en me levant : la poche des eaux venait de rompre naturellement grace à l’ouverture précipitée du col. "Mon Dieu c’est aujourd’hui que nous allons devenir parents!"

Nous étions de toute évidence tant dans l’empressement et la joie que dans l’inquiétude. Au fond de moi et bien que je l’ai accepté par la force des choses, je me disais que je n’avais rien à faire là, que je m’apprêtais surement à vivre tout ce que je ne voulais pas. J’essayais de garder l’esprit positif en me disant que déjà les lieux étaient moins froids que ce que j’avais imaginé, le service ne tournait pas comme une usine au CHU mais avait taille humaine, les SF portait cette bonhomie rassurante si typique des gens d’ici…

Une bonne demie heure après la rupture des membranes des petites contractions sont arrivées. Une heure plus tard on venait me mettre la perf d’ocytocine et la tout s’est accéléré ! La fréquence comme l’intensité. Lorce que l’équipe du matin est venu se présenter, soit deux stagiaires, un professeur et la SF nous avons fait deux demandes :
- préserver notre intimité pour favoriser un travail naturel et ma concentration, de ce fait ne pas avoir de stagiaires ni de professeur
- et espacé les augmentations de dose pour me laisser le temps de gérer la douleur.
Elles ont été entendu mais pas respectées!
A partir de la je n’ai vu la SF que deux fois brièvement lors de sa garde ! La stagiaire, hyper gentille mais trop zélée à passer son temps avec sa main sur mon ventre pour remettre ce foutu monito qui ne tenait pas ! De plus le professeur est intervenu constamment en ne manquant pas de parler en continu. J’ai du leur demander de se taire pendant une contraction où elles ont fini par m’exaspérer ! Toutes deux avaient accoucher à domicile avec ma SF et étaient parfaitement à même comprendre ce que je vivais et ce dont j’avais besoin et pourtant ! Aucune d’elle n’a eu assez d’esprit pour retranscrire leur expérience à ce que je vivais! !

Plus le temps passait et plus je vivais l’intensité des contractions péniblement. J’avais l’impression de devoir partir loin pour rester isolée de tout ce parasitage et MPL me manquait terriblement. Je percevais sa main, sa chaleur, son odeur et entendait à peine ses mots… J’avais tellement souhaité vivre ca avec lui… ca me crève le coeur d’y repenser...dans mes répis je le sentais si loin, si seul et désarmer face a ses femmes qui lui prenaient sa place. J’avais l’impression d’être au fond d’un puit et de ne voir que lui dans le haut. Il était mon seul et unique réconfort, ma seule accroche au monde réel… mais nous étions si loin… je me sentais si seule…

En début d’après midi j’avais des contractions rapprochées depuis six heures déjà et le col n’était ouvert qu’à moitié ! ma concentration fut encore parasitée d’un cran par le changement d’équipe et l’inconfort de voir débarquer une SF bien trop protocolaire qui elle non plus ne respecterait pas nos demandes...alors j’ai laché prise et j’ai demandé la péri. Au moins je pourrai être présente pour reprendre un peu de contrôle et me saisir de ces moments avec MPL, le rejoindre pour vivre ca ensemble.

L’anesthésie fut génial, la pose s’est faite de façon confortable en étant allongée et le dosage fut parfait. Je pouvais me mobiliser et choisir mes positions pour faire avancer le travail tout en étant soulagée et donc de retour à la réalité. J’eu vraiment l’impression avant ca d’être terriblement seule…

L’après midi a été nécessaire pour grappiller péniblement les derniers centimètres(et oui la péri ralentit tout...). Heureusement nous avons au moins réussi à négocier pour que les touchers vaginaux ne se fassent pas au heure comme prévu. C’est vers 18/19h qu’on a vérifié et constaté qu’il ne manquait qu’un demi centimètre ! Je me suis félicité d’avoir pris cette anesthésie car douze heures dans ces conditions la n’auraient jamais été supportables !

J’avais profité de cette acalmie pour dire à la SF que nous avions quelques souhaits pour la naissance et que nous serions reconnaissants qu’elle puisse les respecter.
-A savoir ne pas nous dire le sexe de l’enfant mais nous laisser le découvrir
-ne pas couper le cordon de suite mais après qu’il ait cessé de battre
-prendre le temps
-ne pas accoucher en position gynéco.
Elle fut rassurance et bienveillance. Elle a entendu mais pas écouté !

Vers 19h elle m’a sondé puis m’a demandé de faire un essai de poussée traditionnelle sur les étrillés, ce que j’ai concentis à faire. On a revu ensemble comment bien pousser et on a amorcé la descente. Puis ils ont fait entrer MPL (il a fallu avant cela que je demande à être couvrete!). Bien hésitant en me voyant comme ca il a surpris la SF en lui disant "ca m’étonnait qu’elle ait envie que je la vois comme ca". Résignée et au bord des larmes je lui ai demandé de venir me soutenir dans ce que je subissais ! F avait ruser pour assurer son confort de pratique et était bien misérable pour ca !

Le travail avait été long, le discours de l’équipe laissait penser que face à la moindre difficulté ils se dirigeraient vers une césarienne et je me sentais à bout de force moral pour lutter… Alors c’est la mort dans l’âme et en faisant bonne figure que je me suis laissée manipuler de la sorte. :(

A mi parcours l’obstétricien à qui nous avions aussi exprimé nos souhaits est arrivé (c’est la procédure ici, ce sont eux qui finalisent tous les accouchements) et l’ironie du sort à fait que lui aussi avait sa stagiaire qu’on s’est vu imposé ! Bien oui faut pas imaginer qu’on vous demande votre permission!!
Après une bonne heure de poussés intensives et un gros crac m’indiquant le déplacement du coccyx, j’ai senti la tête de mon bébé arriver ! Il fallait tout donner car elle avait expulsé son méconium et risquait de l’inhaler. Quelques poussées de plus et je senti mon ventre se vider! ! Une seconde plus tard elle était sur moi et je fus prise de spasmes émotifs ! Et tout le monde avait disparu sauf nous trois ! Un instant frappant de vérité. Une claque de la vie qui vous fait passer en une seconde du fantasme à la réalité.

Bébé était là, tout chaud et tout crado ! La SF, surement un peu trop pressée de finir sa garde, le nettoya grossièrement et lui écarta les jambes en nous sommant de regarder ! "ha bin vous voyez?..." Je lui aurais mis une claque si j’avais eu l’énergie pour le faire ! A cette instant on ne pu faire autrement que de sortir de notre bulle d’émotion et de découvrir que nous avions une petite fille ! Le visage d’MPL pencher sur nous était d’une chaleur indescriptible pour moi. Le bonheur dans ses yeux et ses mots de remerciement ont marqués mon âme d’une empreinte ineffaçable. Alors que deux ou trois minutes s’étaient écoulées le doc demanda à couper le cordon en précisant qu’il avait cessé de battre. MPL s’exécuta. Ils me prirent mon bébé dans la foulée et pour l’extraire de sous ma blouse je du manipuler le cordon et voir qu’il n’avait absolument rien d’atrophié ! Encore un souhait non respecté.

Alors qu’MPL ne quittait pas Bibi (diminutif du prénom que nous lui avons donné) la SF vint se positionner près de ma tête et me dit "ne vous inquiétez pas c’est juste pour voir..." une minute plus tard, alors que le doc avait disparu et laissé sa stagiaire attendre le placenta, le SF entrepris de m’appuyer fermement sur le ventre ! Pris d’un excès de colère je dis "ha non F ! Retirer votre main de la ! On n’appuiera pas et ca prendra le temps qu’il faudra!"

On me rendit Bibi langée (heureusement car elle m’avait déjà fait pipi dessus!) et je savais que dès à présent on ne se quitterai plus. Le transfert qui me fit sortir de cet enfer ne tarda pas et ce fut sans ménagement pour la maternité…

J’écris pour oublier. Pour me délester de ces mauvais souvenirs où je me suis sentis plus vulnérable que jamais, victime d’une machinerie où le personnel se vit dans un rôle confortable d’exécutant au point d’en standardiser la clientèle, de la déshumaniser sous couvert de protocoles avec des pratiques destinées à donner bonne conscience.
Rien de ce que nous avons demandé n’a été respecté. On vient en clinique en tant que client, pour recevoir un servir qu’on paie et c’est surement le seul endroit où est prié de le subir.
Alors je décide de me souvenir du meilleur : la présence si réconfortante de mon chéri, tout son amour, sa force et sa patience, le travail commun fait avec mon bébé pour son arrivée, la joie indescriptible de le voir arriver en ce monde, nos premiers instant de bonheur en famille… pour ca j’aurai subis subit bien plus encore !

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2016-05-04T12:14:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Jour-apres-jour Jour après jour ...❤ 21/04: Hier nous sommes allé voir notre SF a son domicile. Elle a commencé comme a son habitude par demander comment on allait depuis la dernière fois. Cette fois et pour la première fois depuis plus de neuf mois mon discours fut loin d'être positif! J'ai été concise sur l'accueil hospitalier que nous avons eu en début de semaine et sur les effets négatifs que ca à produit. On a donc dénoué tout ca et elle fut très compréhensive en m'entendant nous imposer avec fermeté sur le fait que c'est nous et nous seuls qui déciderons de ce que nous vivrons pour l'accouchement. Elle a 21/04 : Hier nous sommes allé voir notre SF a son domicile. Elle a commencé comme a son habitude par demander comment on allait depuis la dernière fois. Cette fois et pour la première fois depuis plus de neuf mois mon discours fut loin d’être positif ! J’ai été concise sur l’accueil hospitalier que nous avons eu en début de semaine et sur les effets négatifs que ca à produit. On a donc dénoué tout ca et elle fut très compréhensive en m’entendant nous imposer avec fermeté sur le fait que c’est nous et nous seuls qui déciderons de ce que nous vivrons pour l’accouchement.

Elle a de son côté sollicité notre compréhension sur le fait que la majorité de la population ne demande qu’à s’abandonner et se laisser porter par les procédures et les équipes (ce que je comprends très bien car j’ai été moi même soignante). Elle a été très efficace en relayant notre demande à la gynéco et en formulant notre désir d’être suivi quotidiennement par un monito à la maison de naissance jusqu’à lundi. Elle s’est aussi renseigné auprès des SF de la maternité qu’elle connait pour savoir si elles travaillaient ce weekend et si elles pouvaient me prendre en charge dans cette démarche spécifique. Puis elle s’est proposé de passer voir les équipes pour les informer de ma venue ce weekend et de nos volontés. Tout ca fut très rassurant.

Cette nuit j’ai rêvé que j’avais perdu les eaux ! Quand je me suis réveillé et que j’ai vu que c’était pas le cas j’étais affreusement décue. Hier le temps fut exceptionnel, on est donc allé profiter du jardin chez les parents de MPL. Nous avons agréablement parler d’un peu et en se rappelant quelques anecdotes sur notre petits squateur, sa mère me fit gentiment remarquer que je peine peut être à le "lâcher", que je souhaite peut être vigoureusement le garder prêt de moi ? C’est peut être le cas ! Je me sais assez forte de convictions pour envisager l’influence de mon esprit sur mon corps. Alors depuis le levé je parle à mon Loulou et lui demande encore un peu plus de bien vouloir sortir, je le rassure, lui dit comme le monde est beau dehors, comme on sera bien à trois, qu’il sera baigné d’amour et que nous serions extrêmement heureux qu’il naisse chez nous.

13H30 : Je pensais passer le reste de la journée concentré de la sorte et surtout tranquile, car à partir de demain nous ferons des monitos tous les jours, mais ce ne sera pas le car ! MPL vient de m’appeler pour me dire que la gyné demande à nous voir vers 17h ! J’espère sincèrement que ce n’est ni pour nous faire peur, ni pour négocier !

14H30 : visite surprise de la SF qui est venu me dire au revoir, me porter les analyses et me tenir informé de sa visite ce matin à l’hôpital. "Tout le monde est bien embeté par la situation et ca a déjà fait le tour de l’hôpital ! ils sont prêts à t’accueillir et sont tous au courant de vos volontés mais le fait que les médecins engagent leur responsabilité en dehors des clous (à 42 semaines + 2jr) les tress beaucoup. Ta gyné ne sera pas de garde et transfert cette situation à ses collègues de gardes qui ne connaissent pas ton dossier… enfin rassure toi, les équipes feront au mieux pour que ca se passe bien." Elle m’a fait un gros bisous et m’a demandé de la tenir informé...
Rappel de ce qui est convenu : dimanche si mon col est mature (effacé) j’irai à l’hôpital le lundi pour recevoir l’ocytocine. Si il n’est pas mature et afin d’être prête pour lundi je devrai y aller dès le dimanche soir pour le faire maturer avec un gel de prostaglandine je suppose...
Aller je vais faire encore un peu de ballon avant le rdv…

19h : Doc B. fut très agréable et surtout bienveillante. Elle n’a pas manqué de vivre la pression de son chef au cours de l’entretien mais est resté professionnelle et juste. Elle a expliqué les raisons de mise en place des protocoles qui optimises les conditions générales d’un accouchement standard et surtout s’est assurée qu’on ne resterait pas à la maison sans cadre médical faut d’aller dans notre sens. Nous l’avons rassuré en lui disant qu’au moindre doute pour moi où le bébé on serait la dans la seconde… Pour se rassurer elle a encore fait une écho ! Bébé fait à peine s’est 4kg malgré son squatage :-) Et toutes les conditions sont favorables pour qu’il reste! ! (assez de liquide, bon placenta… ) c’est peut être ca le souci, il est trop bien ! Sérieusement, pour rassurer tout le monde on fera une radio du bassin demain...en plus du monito ! On aura pas eu une journée sans exam ! Mais on est quand même serein de voir que tout le monde est attentionné et très gentil malgré les circonstances et nos exigences. C’est rassurant pour le grand jour.
En rentrant on se réjouissait en nous disant que ces prochains jours, et quoi qu’il arrive lundi, nous verrons notre petit ! *-*

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2016-04-21T14:40:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Peau-de-chagrin Peau de chagrin...❤ Hier ce fut le coup de massue en allant à la clinique puis en apprenant que la date de mon déclenchement avait été prévue par la sage femme qui me suit et ma gynéco sans m'avoir consulté! La sage femme du service était étonnée que je ne sois pas venue pour une induction (il me semble que c'est le terme qu'elle a employé pour parler du déclenchement!). Il faut croire qu'ils sont tellement conditionné dans leur pratique qu'ils peinent a envisager les choses autrement. ... ils ne conçoivent surtout pas que ce n'est pas eux qui décident! Et ils sont tellement conforter dans la Hier ce fut le coup de massue en allant à la clinique puis en apprenant que la date de mon déclenchement avait été prévue par la sage femme qui me suit et ma gynéco sans m’avoir consulté ! La sage femme du service était étonnée que je ne sois pas venue pour une induction (il me semble que c’est le terme qu’elle a employé pour parler du déclenchement!). Il faut croire qu’ils sont tellement conditionné dans leur pratique qu’ils peinent a envisager les choses autrement. ... ils ne conçoivent surtout pas que ce n’est pas eux qui décident ! Et ils sont tellement conforter dans la soumission acquise des patients qu’ils ne prennent ni la peine de vous expliquer et encore moins de vous consulter!!...

Dans l’après midi je n’ai cessé de penser a cet accouchement forcé auquel je n’adhère pas du tout et qui n’a pas de raisons médicales. La seule convenance que je vois dans cet acte concerne le corps médical et ses allègements d’effectifs et d’intervention prévuesTout ca au détriment du patient bien sûr mais limite on a tous compris que c’est le dernier de leur souci!
Littéralement alarmée par les faits, voire bouleversée par ce qu’on envisage de me faire subir, j’avais peine à émerger. Pourtant il le faut car ces projections négatives me font du tors et tendent à me conduire justement vers ce que je ne veux pas.

Je connais trop les coulisses des maternités et les pratiques hospitalières pour croire naïvement que ca se passera bien pour moi. Pour que ce soit le cas il faudrait que je sois le petit mouton, représentatif de toutes ces femmes qui par confort se laissent porter par le système. C’est tout aussi respectable que les choix opposés que je fais, c’est juste que ces façons de faire sont aux antipodes de ce que je souhaite.
Si nous finissons dans ce cadre en étant contraints et forcés c’est uniquement parce qu’il n’y a aucune autre alternatives possible et sécurisantes pour le bébé qui nous soient proposées. J’ai bien tenté de demander un suivi quotidien mais il m’a été refusé! ! Et accoucher sans aucune assistance médicale serait inconsidérée à ce stade.

De ce fait je ne peux que subir ce simulacre d’accouchement artificiel où on simulera ma participation pour me donner la bonne conscience d’une mère active à la mise au monde de son enfant ... un rôle bien trop théâtrale et surfait pour moi qui n’est pas en mesure de prendre pour argent content le scénario d’une simple exécutante manipuler pour réduire le temps de prise en charge. je préférerai presque une césarienne sans faut semblant sur le fait qu’on me vole mon accouchement plutôt que d’assister à cette mise en scène grossière d’accouchement !

Je dois avouer que je me sens bien seule et incomprise et que ca n’aide pas me disposer pour optimiser les croyances positives que je dois investir dans les 48h qui me reste pour accoucher spontanément. J’en veux déjà au corps médical que j’ai à peine fréquenté en neuf mois et qui s’ingère déjà dans ma vie ! Hier je me demandais en me torturant comment me prépare aux mieux a subir tout ca ? Comment échapper au traumatisme que ca laissera ? Et surtout comment me résoudre une seconde fois à prendre le risque de revivre ca pour avoir un second enfant si ca doit se dérouler ainsi ?
Heureusement j’ai à mes côtés un homme formidable. Il m’impression par sa force de soutien, par sa patience, par son aptitude d’analyse et ses propositions réfléchies… surtout par sa force d’amour qui m’émeut aux larmes !

J’ai eu peine à désamorcer les craintes violentes qu’on lui a infligé en une deux secondes en lui disant qu’on risquait la mort fétale ! Je l’avais pourtant prévenu de ce type d’exagération gratuite, non justifié et sans explications… mais la soumission à l’autorité de la blouse blanche est encré chez presque tout le monde et produit tout le temps cet effet. Heureusement il sait réfléchir par lui même et m’accorder sa confiance.

Bébé est dans les meilleurs conditions qui soient pour l’instant et quelle que soit l’avancement physiologique qui nous sera annoncé demain on a décidé de se donner la semaine au complet malgré le rendez vous de jeudi/vendredi fixé pour le déclenchement en fonction de la maturité de mon col....
Le temps qui nous reste se réduit comme peau de chagrin et le stress occasionné par ses ingérences médicales est contre productif… je dois dire que cette alternative proposée par MPL me touche énormément. Bien sûr au moindre doute nous ferons les trois minutes de route qui nous séparent de la maternité, bien sûr notre priorité est la santé de notre bébé (bien avant la mienne). Ce qui ne doit pas altérer pour autant altérer le respect de nos volontés concernant ce qui doit être un des plus beaux moments de notre vie.
J’essaie au maximum de me concentrer sur le après. De me dire que si tout ca doit arriver ce sera qu’un mauvais moment à passer qu’on s’efforcera d’oublier faute de pouvoir autrement. Et je me dis surtout que nous aurons notre bébé avec lequel on s’empressera de rentrer chez nous pour l’épargner de ce contexte et passer à autre chose au plus vite...
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Un grand merci pour ceux qui des années après nos échanges sur diariste, prennent du temps pour laisser des messages très touchants en privé ! J’en reste souvent bouche bée et agréablement surprise. Merci ^^
Laissez vos mails, je serai ravie de vous répondre après vous avoir lu en fraude sur diariste ;-)

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2016-04-19T14:31:00+02:00
http://0libellule0.journalintime.com/Accouchement-force Accouchement forcé! Notre loulou tarde a venir. Nous sommes dans la 41 ème semaine. A la 42 ème la sage femme qui fait notre accompagnement à domicile nous lâche faute de garantie. Alors dès la fin de la semaine dernière elle a commencé à nous préparer en me rassurant sur le fait que beaucoup de naissance avait lieu normalement cette 41 ème semaine et que plein de petits moyens pouvaient être mis en place pour amorcer le travail. Lors de l'examen de nombreux signes ont montré que mon corps se prépare et à commencé de lui même le processus puisse que le col commence à s'ouvrir. Aujourd'hui pour Notre loulou tarde a venir. Nous sommes dans la 41 ème semaine. A la 42 ème la sage femme qui fait notre accompagnement à domicile nous lâche faute de garantie. Alors dès la fin de la semaine dernière elle a commencé à nous préparer en me rassurant sur le fait que beaucoup de naissance avait lieu normalement cette 41 ème semaine et que plein de petits moyens pouvaient être mis en place pour amorcer le travail. Lors de l’examen de nombreux signes ont montré que mon corps se prépare et à commencé de lui même le processus puisse que le col commence à s’ouvrir.

Aujourd’hui pour nous assurer que tout va bien nous sommes allé à la clinique faire un monito et une écho (ca aura pris plus de trois heures ! Dans une salle d’attente bondée, surchauffée et bruyante...). On a desuite été confronté à la prise en charge en chaine : mis dans une salle double, installée pour une bonne demie heure sur le dos qui est la position la plus inconfortable qui soit pour une femme enceinte...puis on nous a fait changé d’étage. Comme j’avais refusé l’examen génital qui ne se justifiait pas (je venais pas pour accoucher mais pour faire des examens qui justifieraient les prochains jours d’attente) on me l’a reproposé arrivé en bas ! Comme ca se justifiait toujours pas on s’est contenté de l’écho.

Evidement tout va bien (il y a du liquide en quantité, toutes les fonctions du petit sont bonnes, il est tonique...) par conséquent rien ne justifie un déclenchement si ce n’est la rigidité des protocoles hospitaliers!
J’ai stipulé que je ne souhaitais pas de déclenchement ce a quoi on m’a répondu "mais on ne sait pas faire autrement" ! J’ai suggéré une surveillance quotidienne si il le fallait mais ca l’a laissé perplexe et pour se dégager de toute alternative elle a joué la carte maîtresse : celle de la peur "mais après ca il y a un risque de mort fétal" J’y suis restée hermétique mais ca a bien fait écho à MPL qui s’est vu changé de visage. Il se sent tellement démuni dans ce contexte médical dont il ne connait rien…

J’ai verbalisé le fait que finir une grossesse parfaite à l’hôpital serait le pire des scénario pour moi mais le personnel dans ces lieux n’est tellement habilité à réfléchir au dela du cadre qu’ils sont incapables de proposition personnalisée et adaptée.

Arrivée à la maison j’ai rassuré MPL sur le fait que je ne m’obstinerai pas, que je subirai leur accouchement puisse que n’aurai pas le choix mais forcement ce conditionnement qu’il juge négatif l’inquiète et il ne sait comment se positionner. Puis j’ai appelé ma SF pour lui demandé si on se voit mercredi et la ce fut le pompon ! La gyné et elle venait de se parler, elle avait pour consigne de me faire hospitalisé jeudi soir ou vendredi en fonction de la maturité de mon col ! Le rendez étant déjà pris ce vendredi uniquement parce que le personnel ne s’encombre pas de déclencher le weekend! ! Et tout ca sans mon consentement et sans m’avoir consulté bien sur ! Inutile de préciser que ca me met hors de moi et que cette colère n’aide en rien à me disposer pour l’arrivée du bébé...ca me donne juste envie de pleurer!...

Je sais qu’une fois sur place je serai harnachée au monito, que je devrait lutter, qu’une fois l’ocytocine donné je ne pourrai plus gérer la douleur qui arrivera trop vite et de façon trop intense et que j’aurai enclenché un processus de soumission aux pratiques hospitalière qui est a l’opposée de ce que je veux. Alors comment pourrais être disponible pour être joyeuse à l’arrivée de mon enfant ? Comment pourrais je bien le vivre en ayant qu’une envie : lutter et partir au plus vite ?

A ce jour mon enfant est en pleine forme et tout tant a croire que restera le cas quelques jours encore, mais faute d’option d’accompagnement je vais devoir subir tout ca...ca me révolte !

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2016-04-18T18:57:45+02:00