Custo diariste https://0libellule0.journalintime.com/ fr 2022-06-07T11:08:00+02:00 https://0libellule0.journalintime.com/Sur-les-chapeaux-de-roue Sur les chapeaux de roue! Les deux premiers rdv de ce matin sont annulés et me laissent seule au cabinet. Enfin un peu de temps pour écrire. Depuis la naissance de mon Lili début Janvier le temps passe à la vitesse de l'éclaire. Janvier fut un mois tellement éprouvant...les nuits blanches, la convalescence et l'imposition de mon statut d'entreprise à temps plein m'imputant d'énorme charge sociales en étant en congé mat' m'a complètement plombé! De plus MPL était au plus mal à nouveau après avoir traficotté son traitement...Ca faisait tout juste un an que nous avions emménagé et j'avais la Les deux premiers rdv de ce matin sont annulés et me laissent seule au cabinet. Enfin un peu de temps pour écrire. Depuis la naissance de mon Lili début Janvier le temps passe à la vitesse de l’éclaire. Janvier fut un mois tellement éprouvant...les nuits blanches, la convalescence et l’imposition de mon statut d’entreprise à temps plein m’imputant d’énorme charge sociales en étant en congé mat' m’a complètement plombé ! De plus MPL était au plus mal à nouveau après avoir traficotté son traitement...Ca faisait tout juste un an que nous avions emménagé et j’avais la désagréable impression que rien n’était encore en place.
Février à été une reprise de souffle, un temps mis à profit pour profiter de la semaine de vacances et retrouver les filles avec qui mes rapports avaient radicalement changé. Avant la naissance ma JJ était encore très bébé, très souvent portée, câlinée...et l’arrivée de son frère, le manque de sommeil, l’aspect contre nature d’avoir trois enfants de moins de 6 ans (alors que biologiquement on devrait en avoir 1 tous les six ans!!) les a rendu insupportables. Le côté narcissique des filles m’exaspérait ! Je me sentais épuisée, pulsionnelle, détestable, toujours dans la fermeté, seule à l’être, parfois démunie et souvent culpabilisée de l’être autant alors que je suis sensée avoir tous les outils pour vivre ca.

Mars m’a fait monté d’un cran en pression. Grace au congé mat j’ai réussi à me faire exonérer des charges sociales pour ce premier trimestre mais il fallait absolument trouver du taf pour la suite pour ne pas être endettée. L’enjeu étant de trouver un mi temps pour avoir le statut souhaité; une perle tellement rare que toute la profession en rêve et seulement quelques chanceux y arrivent. La peur est toujours motrice en ce qui me concerne. Faut dire que j’avais jalonné mon parcours au préalable. De ce fait un directeur m’a contacté pendant mon congé en insistant pour que je rencontre ses équipes dès mes premiers jours d’activité ! Entre temps une amie m’a proposé son contrat de location au cabinet. Quelques calcules plus tard j’acceptait en espérant pouvoir au moins maintenir mon statut. Ce qui se révèle plutôt sympa car j’ai presque que des enfants et la secrétaire d’ici joue bien son rôle de rabatteuse pour la moitié de ma patientèle.

La rencontre prévue en équipe était détendue, conviviale et à révélé une disponibilité de poste pour un départ en retraite juste à côté de chez moi. On en a plaisanté et j’ai placé le fait que j’avais déjà candidaté et rencontré la directrice a un conseil d’information il y a quelques mois. En rentrant j’ai écrit au président directeur général du groupe qui était un ancien prof. Dans l’heure j’ai eu un rdv pour un entretien...dix jours plus tard j’apprenais que j’avais le poste de rêve ! :D On me proposait même plus d’heures que je ne le voulais mais j’ai gouté à l’indépendance et à ses options financières avec des tarifs horaires avantageux : doublé pour mes cours au lycée (en attendant le début de mon poste), triplé pour une consultation, quadruplé quand je me déplace et jusqu’à 6 fois plus de l’heure pour mes formations et les cours que je donne dans les grandes écoles !
La semaine dernière j’ai cloturé ma première année de formation pédagogique. L’année prochaine je devrait faire la seconde année ailleurs et je tenais à me garder un jours pour le faire. C’est le plan C au cas où je devrais opter pour une autre option de fin carrière. C’est pourquoi je dois la terminer.

Plus que jamais je me sens comblée ! Heureuse, épanouie, à ma place. Tout me sourit, j’aime ce que je fais, la dynamique et la variété de mon travail. Ma famille est au complet et tout le monde ou presque est en santé. Le seul hic est peut être le décalage de perception et de ressenti avec MPL qui lutte pour contrer la maladie. J’aimerai tellement qu’on soit sur la même longueur d’onde pour ca...l’été arrive, j’ai négocié deux semaines de vacances ! On ira présenter bébé à nos proches et faire un retour aux sources. J’espère que ca lui sera profitable
Désormais je n’aspire qu’à une chose (et je pensais jamais dire ca) : trouver une routine qui nous permettra de nous reposer après ces six dernières années mouvementées avec ses trois enfants, ses quatre déménagements...
Ca nous laissera le temps de penser à la mise en place d’un projet d’installation...il faudra bien qu’on fasse notre nid…

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2022-06-07T11:08:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Il-dort Il dort... Emmitouflé dans mon châle rose poudré, il dort, seul pour la première fois depuis des semaines! On a bien essayé le cododo dans un premier temps mais tout comme ses soeurs avant lui, dès que je le posais il m'était ses alarmes en route! J'ai bien cru que j'allais revivre ces mois de pénibilité où je subirait mon enfant tout autant que je saurai apprécier sa présence et sa force vital dans ces actions. J'ai été un vrai zombi pendant quelques semaines en dormant quelques heures (souvent pas plus de deux consécutives), repérant mon seuil de tolérence à 5h. En dessa j'étais Emmitouflé dans mon châle rose poudré, il dort, seul pour la première fois depuis des semaines ! On a bien essayé le cododo dans un premier temps mais tout comme ses soeurs avant lui, dès que je le posais il m’était ses alarmes en route ! J’ai bien cru que j’allais revivre ces mois de pénibilité où je subirait mon enfant tout autant que je saurai apprécier sa présence et sa force vital dans ces actions. J’ai été un vrai zombi pendant quelques semaines en dormant quelques heures (souvent pas plus de deux consécutives), repérant mon seuil de tolérence à 5h. En dessa j’étais exécrable, impulsive, impatiente, démunie et sans ressources pour gérer les trois, au delà je me sentais forte et plus sereine.

De ce fait papa (expatrié dans la chambre des enfants) à laissé place à bébé qui dort contre moi, oui oui qui DORT contre le sein tant convoité, chaud, rassurant, nourrissant… Ainsi MPL peut aussi avoir son quota de sommeil qui malgré tout ne suffit pas dans ce contexte pathologique si énergivore.
Le rélexe de moro encore bien présent il sursaute au moindre bruit. Je passe à une brève inspection pendant laquelle je retiens mon souffle avant qu’il ne referme les yeux ! ouf…

Comme il est aisé d’avoir ses deux mains pour écrire ! Il y a peu je tapais des dossiers à bout de bras pendant qu’il tétait et m’en mobilisait un ! Frustré d’avoir les idées plus vives que ma motricité, il a fallu que MPL me rappelle ma priorité maternelle ! Trop de pression à préparer ma reprise d’activité je l’avais perdu de vu.!..
Dans peu de temps je pars pour mon dernier jour de formation pédagogique avant les vacances de pâques puis il ne restera que la période d’examen en Mai.
Dans trois semaines je devrai confier Lili à une étrangère deux jours par semaines et ca me prend les tripes d’y penser. Il est si petit...(facon de parler parce qu’en réalité c’est un grand bébé de 4 mois qui n’en a que deux!!)
Une place en cabinet s’est libéré au centre ville. Une journée de consultation (charge déduite) suffit à couvrir mes obligations de cotisations sociales, de ce fait je n’ai pas hésité longtemps. Idéalement j’aimerai que les trois autres jours soient réservé à l’enseignement mais ca ne dépend pas que de moi...une reprise en douceur me permettra de profiter de mon petit homme jusqu’au rush de la rentrée où il aura presque ses six mois.

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2022-03-28T09:06:53+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/et-de-4 et de 4... C'est étrange de vivre une sorte de déni d'évidence lors des derniers jours de grossesse. La réflexion nous impose la logique de l'inéluctable: il faudra bien qu'il sorte! Et d'un autre côté on est tellement englué dans cet état qu'on a l'impression que ca ne va jamais finir! Après l'accouchement je me suis retrouvé au milieu de la nuit dans une chambre et un service de soin post op. On m'a bombardé d'information médicales auquel j'ai coupé court "vous étiez là à mon arrivée?" La sage femme acquiesce un peu surprise de cet interruption. "Alors raconter svp" Face à sa C’est étrange de vivre une sorte de déni d’évidence lors des derniers jours de grossesse. La réflexion nous impose la logique de l’inéluctable : il faudra bien qu’il sorte ! Et d’un autre côté on est tellement englué dans cet état qu’on a l’impression que ca ne va jamais finir!
Après l’accouchement je me suis retrouvé au milieu de la nuit dans une chambre et un service de soin post op. On m’a bombardé d’information médicales auquel j’ai coupé court "vous étiez là à mon arrivée?" La sage femme acquiesce un peu surprise de cet interruption. "Alors raconter svp" Face à sa perplexité j’ai ajouté " dans les 72h qui arrivent je vais avoir besoin de reconstituer ce qui s’est passé, de croiser les données, de formuler mes ressentis, d’être entendu et surtout de comprendre. Tout ca pour éviter un traumatisme et entrer rapidement sur le chemin de la résilience. Je veux être sereine et disponible pour rencontrer mon bébé". Elle a pris le temps de me raconter l’intervention de son point de vu et à spécifier qu’elle demanderai la gyné qui a fait l’intervention de venir me voir".

Après son départ j’ai constaté que j’étais ficelée de partout à mon lit ! Un sentiment de privation de liberté s’est imposé désagréablement. Sondée, perfusée, drainée!...Je me sentais vide, vide de lui, vide de tout...J’ai demandé à voir mon bébé et pour se faire on m’a transféré à la maternité. MPL est apparu dans le couloir comme le messie ! J’étais si émue de le voir.
Puis mon Lili est arrivé, coiffé d’électrodes et burlesque en étant éméché d’un nez de boxer ! Il était si beau, si petit, si courageux d’avoir endurer tout ce forcing imposé par mon corps alors qu’il était coincé là, en train de se déformer le crâne sous les poussées… imaginer les minutes de souffrance de mon bébé m’a transpercé le coeur et me fait encore pleurer.

Les sourirs d’MPL et ses mots rassurants sur la finalité m’ont apaisé. On était mal en point mais on était en vie ! Epuisés tous deux on a confié Lili à la néonat le temps de réaliser ses analyses et finir ses examens. La pédiatre à été très rassurante. Mon choix extrême pour la césarienne s’est fait en un éclair et pas de facon anodine. Depuis vingt je travail dans le secteur du handicap, avec des adultes, des ados, des enfants, des bébés… je dirai à la louche q’un tiers des dossiers évoquants les causes de handicap son lié à ce moment de transition qu’est l’accouchement. Bien souvent l’ignorance des diagnostiques finissent par l’imposition de mots comme "anoxie néonatale"... Intuitivement je savais, je ressentais en corps que ca ne passerait pas. De ce fait mon sacrifice m’est apparu bien secondaire pour sauver mon bébé.

La césarienne est aujourd’hui banalisée tant elle est pratiquée et pourtant, il s’agit bien d’une éventration ! Une ouverture cutanée, des facias, de la couche musculaire et de l’utérus ! Le tout réagrafé. Et pourtant l’arrivée de bébé nécéssite qu’on s’en occupe alors même qu’on est incapable de se mobiliser seule dans son lit ! Cette situation créer les premières heures un fort sentiment d’impuissance. Heureusement on a se cordon de secours qui nous relie au personnel.
A mon réveil ca été le grand défilé dès 6h du mat !

La gyné est venu me parler de l’intervention avant de quitter sa garde. Ses mots m’ont permi de comprendre pourquoi on m’avait imposé tout ca avant de m’endormir : la mère recoie l’anesthésie générale qu’à la dernière minute car ils lancent de suite le chrono pour sortir bébé avant qu’il ne soit atteint par le produit. Elle m’a expliqué sa position dans le bassin, sa venue "en front" qui l’a acculé au moment où il aurait pu sortir.
Puis les sage sont passées, la secrétaire, la dame pour le carnet de santé, la pédiatre...je me foutais de tout ca, je voulais juste mon bébé ! A chaque passage je les pressai en ce sens. mpl a pressé le personnel pour qu’ils me l’amènent plus tôt. il a dormi 2h parce qu’on l’avait gavé avec un biberon malgré nos consignes de le nourrir qu’à la seringue ou à la cup ! Ce fait m' à imposé de tirer mon tirer mon lait pour le rejoindre au plus vite sur ses besoins en quantité.

Dès le lendemain on vous demande un levé au fauteuil avec tout votre barda ! Alors même que vous avez l’impression que sans tenir votre ventre flasque, vos viscères vont se percé le seul obstacle cutané restant ! Le mystère reste entier sur ce qu’il reste de votre ceinture abdominale!
Le sur lendemain on commence à vous débrancher, l’hyper vigilance, le manque de sommeil, les douleurs de toute part provoque un peu plus déguisement. Il faut bien se rendre compte de l’ensemble des dégâts : une éventration, des agrafes qui tirailles, une plaie de dix centimètre en interne dûe au détachement placentaire, des appuis fessiers dérangeant, un mal de gorge du à l’intubation, la privation de sommeil après des jours intenses de travail et post opératoire, un bouleversement hormonal, une sur sollicitation hospitalière nycthémérale, un bébé affamé et enfin des seins glorieusement congestionnés par des montées de lait tant désirées !

Quand on m' a retiré la sonde les wc à 4mètres me paraissaient à l’autre bout du monde ! Je rêvais d’une douche, d' un shampoing mais ca me semblait impossible. Encore une fois on subit la brutalité du rétablissement imposé!
A J3 ma sortie était programmée alors que je tenai à peine debout ! Aller jusqu’à parking en me tenant le ventre à été un effort épuisant pour la journée. On a recupéré les filles restées chez papy et mamy qui ont fait de leur mieux pour s 'occuper d 'elles. Malgré mon état ils ne m’ont pas épargné des questions survenues pendant le séjour : "pourquoi tu veux pas qu’elle face de la danse classique?" Pourquoi pas de Mac Do ? C’est pourtant pratique avec les jeux..."
Et toujours avec une petite ingérence j’ai appris sur le chemin du retour que la dissuasion du quatrième avait été évoqué avec mpl en mon absence !

Une fois à la maison, dans notre cocon j 'ai scruté chacun d 'eux et un fort sentiment de complétude m’a animé ! On était au complet, notre famille, ma tribu ! j’étais émue aux larmes !

Le 4ème trimestre à commencé…

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2022-01-20T10:24:02+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Il-arrive Il arrive... Des crampes au milieu de la nuit! C'est ce que je redoutais, que le travail s'amorce en nocturne...j 'hésite...je le réveille. "A ce stade de la grossesse ca ne peut être que ca!" On réveille les filles, 3h on arrive à la maison de naissance où Mel nous attend toute endormi sur le canap'. Papy récupère les filles sur le parking. On s'installe dans la chambre et se recouche. 11h les contractions s'intensifient, je me mets dans ma bulle quand elles s'imposent et je laisse passer la vague. 13 h je perds les eaux et je m'attends à ce que tout s'accélère mais seule la douleur monte Des crampes au milieu de la nuit ! C’est ce que je redoutais, que le travail s’amorce en nocturne...j 'hésite...je le réveille. "A ce stade de la grossesse ca ne peut être que ca!" On réveille les filles, 3h on arrive à la maison de naissance où Mel nous attend toute endormi sur le canap'. Papy récupère les filles sur le parking. On s’installe dans la chambre et se recouche.
11h les contractions s’intensifient, je me mets dans ma bulle quand elles s’imposent et je laisse passer la vague.
13 h je perds les eaux et je m’attends à ce que tout s’accélère mais seule la douleur monte d’un cran. MLP m’aide à changer de position, fait des impositions manuelles, surveille mon hydratation, m’encourage. Sa présence me réchauffe comme une bulle de protection, je peux me vivre sereinement malgré l’effort. Je le sens prendre sur lui, me soutenir corporellement, endurer des positions inconfortables...On accouche ensemble !

Après une bonne heure j’ai des doutes, les images mentales qui m’animent et mes sensations corporelles sont différentes de mes ressentis avec JJ pour qui des images de glissades me venaient. Cette fois j’ai une impression "coudée", "buttoir". Je fais confiance à ma sage femme qui m’encourage, me repositionne...Le temps passe, la souffrance grignotte mon énergie. Quand elle me propose de m’allonger pour favoriser l’écartement du bassin je sens que je m’épuise. Les contractions toutes les 3 à 5 minutes ne me donnent presque plus de répi et sont difficiles à gérer. La nuit est tombée depuis longtemps quand Mel revient, me donne l’heure, me dit que ca n’avance plus et que ce n’est pas normal, qu’il faut me transférer.

L’hôpital tant redouté, tant détesté et si traumatique s’impose encore à moi!
Dans ma tête et sans aucun préalable de réflexion je lui dis "pas de forceps, pas de ventouses, pas question d’acharnement par voix basse, je veux une césarienne!"
A genoux devant moi elle m’aide à enfiler un pantalon qu’on a découpé à la ceinture pour qu’il soit supportable. Je l’entends me dire " S, c’est un peu radical, il y a d’autres options tu sais...". "Non une cesarienne, il doit sortir au plus vite".
Le trajet à été des plus pénible. Arrivée aux urgences, je n’avais pour repère que l’activité sonore. Les yeux fermés je tentais de gérer l’insupportable. Le stress étant un inhibiteur de morphine autoproduite j’étais à l’apogée de ma souffrance et au bord de l’épuisement.
On m’a ausculté alors que j’étais en boule, en complaintes. Mel et Anth ont transmis mes volontés alors que je n’étais plus en mesure de parler… Si j’avais eu connaissance de la suite j’aurais peut être fait d’autres choix, des choix qui auraient été moins favorables pour mon bébé.

Le lit s’est mobilisé à grande vitesse "vite on l’emmène" et le vide de voix familières s’est imposé. Les rôles se répartissaient parmi le personnel. Une lumière éclatante me traversait les paupières toujours closes "on transfert". J’ai volé sur un plan dure. On m’a saisi les bras pour les écarteler "je pose la perf", en concomitance chaque soignant s’est jeté en pâture sur une partie de mon corps mi à nu sans ménagement ! L’un à jeté un champ sur mon ventre pendant que l’autre tentait de m’écarter les jambes de force à l’aide des coudes, l’autre m’imposait un masque étroit irrespirable pendant qu’un autre m’appuyait sur la trachée fortement provoquant une suffocation insoutenable. "Elle résiste à tout!" Tout ca sans un mot à mon intention, j’étais réduite à l’état d’objet à traiter. Une voix s’est détachée des autres "dans une minute c’est terminé madame" et j’ai sombré!
Après cet acte d’une extrême violence je me suis réveillée dans une grande salle vide et froide. J’ai cru entendre ou rêver la voix d’MPL "comment tu te sens?" Une seule pensée m’a animé : "Il va bien ? Tu l’as vu ? J’ai du mal à respirer!..." J’ai cligné des yeux il n’était plus là. Le personnel est venu me chercher pour aller en salle de soin....

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2022-01-20T09:10:27+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/tic-tac tic tac... Nous attendons encore notre plus gros cadeau de Noël. Bibi l'a dessiné sur son calendrier et si son petit frère est en retard où qu'il joue les prolongations comme elle, elle risque d'être décue! Ici les cours ont cessés il y a déjà deux semaines et je m'en suis réjouis parce que mes mains ne passaient plus sous le volant! Les travaux se font donc à distance. C'est aussi la période des bilans compta, des corrections d'examens de mes élèves...J'espère avoir le temps de boucler tout ca ces jours ci. En attendant on est dans une bulle (la plus stérile possible vue les Nous attendons encore notre plus gros cadeau de Noël. Bibi l’a dessiné sur son calendrier et si son petit frère est en retard où qu’il joue les prolongations comme elle, elle risque d’être décue !
Ici les cours ont cessés il y a déjà deux semaines et je m’en suis réjouis parce que mes mains ne passaient plus sous le volant ! Les travaux se font donc à distance. C’est aussi la période des bilans compta, des corrections d’examens de mes élèves...J’espère avoir le temps de boucler tout ca ces jours ci. En attendant on est dans une bulle (la plus stérile possible vue les circonstances!), on profite du cocon familiale pour favoriser le bien être, la détente...tout ce qui sera favorable à la production d’ocytocine bénéfique pour l’accouchement.

Je me demande si je me souviendrai de ce contexte si spécial qui entour sa naissance. A ce jour on ne sait pas encore où l’accouchement aura lieu ! Les sage-femmes nous conseillent de soit rester à la maison soit venir jusqu’à la maison de naissance mais en étant sûre de pouvoir y arriver car la pire des situations serait que bébé arrive sur le trajet. Sa température corporelle doit être préservée quoi qu’il arrive… Est ce que je me souviendrai qu’à ce stade je ne tiens pas debout une journée entière, que les acidités gastriques me pourrissent la vie, que mon estomac est limité et indétectable tellement bébé prend de place, que les nuits sont déjà découpées...que la maladie de MPL est encore bien présente et que le contexte psychologique et notre sérénité en sont perturbés.

Ma seule inquiétude concerne les filles et le fait de les confier. Entre le covid, le temps de trajet de 50 minutes, le moment des fêtes où les amis sont absents...ce n’est pas simple de concilier la potentiel rapidité de son arrivée et l’occupation des filles pour que MPL soit soutenant et bien présent. C’est indispensable pour compenser le sentiment de vulnérabilité extrême de ce moment la.

Mes beaux parents sont théoriquement présent pour "compenser la pénibilité" potentielle et éventuellement accueillir les filles (en dehors des heures de travail, de prises de somnifères...donc quelques heures par jours!) et c’est une vraie déception. Si ils s’étaient interessés à la démarche et qu’ils étaient en mesure de sortir des conventions (se rendre dispo pour le projet plutôt que de consommer en cette période qui n’appelle qu’à ca...) alors jour et nuit ils pourraient être là dans les premières minutes de vie de leur petit fils ! Simplement parce que cette maison d’accueil est faite pour ca. La famille au sens large y a sa place, au salon pour s’y détendre et se relayer, en cuisine pour se restaurer, au jardin… J’espère qu’en tant que grand parent je serai aussi heureuse et investi que pour mes propres enfants.

Quand Bibi me dit "tu partageras ta maison maman ? Tu t’occuperas aussi de mes enfants avec moi?....Tu seras pas encore squelette quand je serai grande hein?!" j’ai le coeur qui se gonfle d’espoir sur le fait que j’aurai une place dans leur vie...à chacun sa perception du monde et surtout sa définition de ses priorités ! C’est une petite morale pour moi : le mieux est encore de ne rien attendre des autres pour s’épargner toute déception…

J’ai vraiment hâte de le voir.
Etrangement les perspectives de projections d’un enfant à l’autre sont vraiment différentes, que ce soit pendant la grossesse tout comme dans l’idée qu’on peut se faire des mois et des années à venir. Ici Il vient se greffer à une réalité familiale déjà bien construite. Pour Bibi tout était une découverte, pour ma JJ tout était comparaison et confirmation et pour mon Lili se sera encore bien différent. On sait où on va, ce qui nous attend, on se laisse vivre et on s’appuie avec conviction sur l’expérience déjà acquise…

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2021-12-27T11:09:22+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/A-la-volee A la volée... Papa recule avec précaution et je devine à travers la buée de la vitre que tu hurles! La fenêtre s'ouvre : "je t'aime de ton coeur maman! Pour toute la vie!" Enroulée dans mon châle de laine sur le perron mes mains se crispent d'émotion sur mon ventre déjà bien rond. Ces premiers mots d'amour en français maladroit me percutent le coeur. J'ai tellement de chance de vous avoir. A chaque instant vous faites mon bonheur. tous les jours je me délecte de petites anecdotes que je note dans un cahier à votre intention future. Bibi parle au bébé tous les soirs à travers "le micro du Papa recule avec précaution et je devine à travers la buée de la vitre que tu hurles ! La fenêtre s’ouvre : "je t’aime de ton coeur maman ! Pour toute la vie!" Enroulée dans mon châle de laine sur le perron mes mains se crispent d’émotion sur mon ventre déjà bien rond. Ces premiers mots d’amour en français maladroit me percutent le coeur. J’ai tellement de chance de vous avoir. A chaque instant vous faites mon bonheur. tous les jours je me délecte de petites anecdotes que je note dans un cahier à votre intention future.
Bibi parle au bébé tous les soirs à travers "le micro du ventre" (le nombril) ! Cette situation à susciter pas mal de questions : "comment il est arrivé là le bébé?" ...histoire de la petite graine… puis le lendemain : "comment elle est arrivée dans le ventre la petite graine?"!... par amour...
Dans quelques semaines nous serons 5. Ils seront en supériorité numérique !

A sept bons mois de grossesse j’arrive encore à faire une heure trente de trajet chaque début de semaine pour me rendre à ma formation et assurer une journée de 12 bonnes heures ! Cet arrêt forcé de travail m’a bien miné le moral ces dernières semaines. Depuis Septembre j’ai vu le fruit de semaines de travail m’échapper. Des postes et belles opportunités me sont passés sous le nez et m’imposent encore d’attendre plusieurs semaines. C’est un tiraillement...même si ma vie de famille reste une absolue priorité. En attendant j’ai pu donner cours et me faire plaisir, je continue de me nourrir de cette formation qui sera un beau tremplin pour enseigner légitimement ensuite.
Avec les enfants et le temps qui passe j’aimerai m’ancrer professionnellement et qu’on puisse enfin choisir où établir notre nid. Mais ici tout est hors de prix...et surtout rien ne me plait.
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8 mois.
Je viens de finir mon stage et d’enchainer mon rapport. Je suis surprise de consonance et l’évidente concruence entre mon parcours et ma place dans l’enseignement spécialisé. Cependant la proxémie des expériences n’est pas suffisamment marqué pour me satisfaire dans le changement. Je garde une préférence pour le fait d’enseigner à mes paires, par les échanges avec les adultes. L’andragogie dépouillé de ses aspects éducatifs est plus satisfaisante. Elle me permet d’être moi même, de parler librement, sans trop d’ajustement de phrasé… Après cette première expérience (qui sera confirmée par une seconde au printemps) je commence à voir cette formation comme un tremplin vers un capaes ! Heureusement celui ci peut se faire en cours d’emploi. Il faut juste trouver le poste pour cela

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2021-11-25T08:38:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/En-route En route... ...vers une nouvelle aventure. Dans trois mois il sera là. L'état de grossesse est peu enviable à mes yeux depuis toujours. La première fois il revêtait le manteau de la nouveauté, était tapissé de curiosité, de sensations nouvelles, d'appréhensions...la seconde fois fut celle de la confirmation et de la différentiation. Désormais je me sens engluée dans une impatience et un sas hors du temps! Je commence à subir les transformations corporelles et un début d'invalidité dû à la fatigue, à la réduction de ma mobilité...alors que je ne suis qu'au commencement du dernier ...vers une nouvelle aventure. Dans trois mois il sera là. L’état de grossesse est peu enviable à mes yeux depuis toujours. La première fois il revêtait le manteau de la nouveauté, était tapissé de curiosité, de sensations nouvelles, d’appréhensions...la seconde fois fut celle de la confirmation et de la différentiation. Désormais je me sens engluée dans une impatience et un sas hors du temps ! Je commence à subir les transformations corporelles et un début d’invalidité dû à la fatigue, à la réduction de ma mobilité...alors que je ne suis qu’au commencement du dernier trimestre. Paradoxalement il est appréciable d’avoir un corps assez expérimenté pour lui offrir à lui une aisance de mouvements que les autres n’ont pas eu. De ce fait on est très vite entré en contact. Il est vif, a une dynamique affirmé...IL…

Cette fois ci on a voulu savoir et on n’en fait pas de secret car les filles avait commandé une petite soeur ! Ne voulant pas qu’elles soient décues mais aussi pour leur proposer le temps de maturé cette notion de sexe différent, on a décidé de leur dire. Et bien sûr dès qu’elles l’ont su la terre entière en a profité !

Les grands parents et surtout papy sont hyper content d’accueillir enfin un petit mec, d’autant plus que ce sera surement le seul. On est encore dans les clichés de la lignée qui est assurée!...

Nous avons vécu ces trois derniers mois en impro. L’objectif était le repos. La crise sanitaire et l’arrivée du bébé nous ont contraint à tout vivre sur le moment. Les filles ont quand meme pu profiter des jeux dans le sable et des baignades, des stages en tous genre : a la ferme, les princesses...
La veille de la rentrée alors que nous semblions apaisés, empreints d’un peu de recule sur la maladie...le stress a rattrapé MPL qui a fait une petite crise. On est toujours dans un dédale médicamenteux, hasardeux, un labyrinthe de diagnostique… On élimine des pistes sans voir le bout de celle sur laquelle on progresse.

Moralement j’ai aussi eu un contre coup la semaine dernière. Epuisée de me sentir en charge depuis des semaines. D’être alerte aux signes de changement, aux sources de stress… J’ai eu du mal à définir mon malaise. Pétrie d’un tiraillement entre volonté d’exercer et sentiment d’insécurité en commençant des projets que je devrais peut être sacrifier.
Cette semaine ma formation hebdomadaire à commencé. J’ai aucune certitude sur son évolution, sur son aboutissement annuel avec l’arrivé de bébé...c’est à 1h20, des journées de 12h…

En parallèle je fais quelques recrutements pour mon groupe, j’m’implique dans une commission de rédaction pour un guide la profession et je passe du temps à conseiller et réorienter certains patients...ca m’occupe et contre mon sentiment d’inutilité du moment. J’ai postulé pour ces prochaines semaines mais avec un ventre bien apparent maintenant j’en espère pas grand chose. Je suis aussi au regret de mettre au panier tous les efforts produits en Mai dont le démarrage des projets de collaboration avec un grand groupe était prévu pour Septembre...j’ai même pas osé les relancer !

Ce temps mort, cette pause carrière imposée m’a sabré ! Stoppé net dans mon élan, démoralisé sur le plan professionnel et pourtant la raison est des plus belle ! Ma vie familiale est une absolue priorité et malgré la passion de mon métier, il reste secondaire. Il suffira de trouver l’énergie de tout recommencer…
En l’attendant tout est déjà prêt pour son arrivée ! Au troisième on est rodé…

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2021-09-10T20:43:39+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/3smn-Surprise Surprise! C'était un matin câlin...un matin de retrouvailles après des épreuves répétées de séparation. L'hospitalisation ne nous a pas épargné émotionnellement... La sonnerie du réveil a écourté une tendresse étirée. - Tu sais parfois je pense au fait qu'on aurait pu avoir un troisième...j'y pense puis je me dis que peut être... Devant son hésitation et sa confusion je ponctue sa phrase: - ...peut être que tu pourrais t'accrocher à cette idée!? Il s'immobilise. Son air interrogateur précède son questionnement: - ha bon! pourquoi? - Parce qu'il est déjà là! Son expression C’était un matin câlin...un matin de retrouvailles après des épreuves répétées de séparation. L’hospitalisation ne nous a pas épargné émotionnellement...
La sonnerie du réveil a écourté une tendresse étirée.
- Tu sais parfois je pense au fait qu’on aurait pu avoir un troisième...j’y pense puis je me dis que peut être...
Devant son hésitation et sa confusion je ponctue sa phrase:
- ...peut être que tu pourrais t’accrocher à cette idée!?
Il s’immobilise. Son air interrogateur précède son questionnement:
- ha bon ! pourquoi?
- Parce qu’il est déjà là!
Son expression fut très fluctuante, piégée entre sourire et incertitude de compréhension.
- quoi ? Mais t’es sûre ? Vraiment?
Nous nous sommes étreint un court moment avant d’entendre l’appel des filles.

Depuis bientôt dix jours je portai le poids de ce secret ! Personne ne devait le savoir avant lui. Son état ne permettant pas d’être pleinement réceptif à cette bonne nouvelle, je ne voulais le priver de se vivre en toute conscience des faits. C’est à peu près le temps qu’il m’a fallu pour le réaliser moi-même !

Tous les évènements liés à sa maladie ont fait que je l’ai priorisé. Les filles devaient être rassurée, sécurisée et garder un rythme de vie serein. De ce fait je me suis un peu oubliée. Allant jusqu’à douter de ce que j’avais pu noter de mon cycle. Pensant que c’était un oubli de ma part...jusqu’à ce que mon corps parle et m’alerte par des perceptions qui ne trompent pas et que je suis en mesure d’identifier facilement grace aux grossesses précédentes.

Nous hésitions, nous avions laissé une porte ouverte en nous disant qu’on était pas assez sûrs pour provoquer l’évènement mais pas assez sûrs non plus pour y renoncer. Nous avions donc décidé que la nature choisirait pour nous en mettant la date buttoir de fin d’année.
Moi qui adore les surprise, celle-ci est de taille.
Dès que je l’ai su la peur est revenue me visiter ! Peur de le perdre, lui qui sera probablement le dernier que je porterai en moi.
Avec toute la mise en place de la prise en soin autour d’MPL j’ai attendu une bonne semaine avant de placer des rdv pour moi...la première écho à révelé un terme pour fin Décembre : déjà trois mois que bébé est là! ! Nous aurons donc d’ici peu les résultats de la prise de sang qui nous dira le sexe.

L’autre grosse surprise concerne mon travail dont j’ai immédiatement été écarté ! Les résultats de ma non-immunité ont conduit le médecin a m’arrêter sur le champ ! (ici on ne plaisante avec les risques pour les femmes enceintes contrairement à la France qui ne teste même pas sur ces pathologies!)

Du jour au lendemain j’ai prévenir des dizaines de familles et annoncer que les suivis thérapeutiques se stoppaient pour au moins trois mois avant que ma remplaçante n’arrive… Ca m’a crevé le coeur. Je me suis tellement investie avec les enfants...
Paradoxalement c’est aussi une libération. Je jonglais depuis des semaines avec les gardes provisoires avec la menace de perdre ce job faut de congés… Alors je souffle. Je profite. Je respire à un rythme raisonnable depuis peu. L’été arrive et est propice à la convalescence d’MPL...nous avons une rentrée mouvementée qui s’annonce, tant en terme de travail qu’en prise de décisions...alors je repos sera le maitre mot de ces prochaines semaines.

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2021-06-26T22:43:17+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Dix-ans Dix ans... Dix ans que j'écris ici!! Quelle surprise de remonter à mes premières traces écrites et de faire ce constat alors que j'avance ici sans me retourner. Aussi longtemps que je me souvienne, écrire a toujours été un exutoire, une prise de recule spontanée, un soupçon de micro nostalgie sur ce qui s'écrit au fur et à mesure des lignes. Une fine empreinte de temps animée d'un élan vital qui se perd et s'évapore dans les méandre du web... Ma première intention en venant ici était d'y perdre des pensées secrètes tout en creusant un sillon de vie. Un drôle de paradoxe! Dix ans que j’écris ici! ! Quelle surprise de remonter à mes premières traces écrites et de faire ce constat alors que j’avance ici sans me retourner. Aussi longtemps que je me souvienne, écrire a toujours été un exutoire, une prise de recule spontanée, un soupçon de micro nostalgie sur ce qui s’écrit au fur et à mesure des lignes. Une fine empreinte de temps animée d’un élan vital qui se perd et s’évapore dans les méandre du web…

Ma première intention en venant ici était d’y perdre des pensées secrètes tout en creusant un sillon de vie. Un drôle de paradoxe ! Journalintime est allé au delà de mes espérances quand en tout anonymat il m’est venu en aide en m’offrant un refuge sécurisant, en me permettant d’échapper à mon persécuteur d’une autre époque.
Aujourd’hui encore, et bien que style ait changé, je viens avec plaisir jongler avec les mots, jouer avec le file de la narration et le sens de la vie.

Un seul mot se détache… merci.

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2021-06-22T22:12:07+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/En-impro En impro Dernièrement tout à basculé. Du jour au lendemain j'ai du porter seule tout ce que nous avions mis en place en sachant que nous serions toujours deux à se le partager. C'était sans compter les surprises impromptues de la vie. Ces dernières semaines on aurait presque pu penser que c'était Noel tant on a du ouvrir de boites! Certaines ont révélées quelques diablotins, d'autres contenaient de grandes émotions... On peut tous s'imaginer un corps qui défaille, un lot de symptômes biologiques. On est tous en mesure de recevoir des résultats d'analyses et de se laisser percuter par Dernièrement tout à basculé. Du jour au lendemain j’ai du porter seule tout ce que nous avions mis en place en sachant que nous serions toujours deux à se le partager. C’était sans compter les surprises impromptues de la vie. Ces dernières semaines on aurait presque pu penser que c’était Noel tant on a du ouvrir de boites ! Certaines ont révélées quelques diablotins, d’autres contenaient de grandes émotions…

On peut tous s’imaginer un corps qui défaille, un lot de symptômes biologiques. On est tous en mesure de recevoir des résultats d’analyses et de se laisser percuter par leurs conséquences… la médecine est lisible, compréhensible quand elle est mesurable, quantifiable, quand on peut voir par des radios, des scanners, des échos...mais quand vous êtes touchés par "un cancer mental" qui remet toute votre réalité en question, c’est autre chose !

Tout d’un coup on bascule dans une autre dimension. On devient trop faible pour s’accrocher à ses perceptions corporelles, trop instable pour se faire confiance, trop émotif pour décrypter toutes les émotions et pouvoir s’y fier comme des états d’alerte appropriés et en phase avec une réalité douteuse. On est alors perdu dans ses propres méandres psychocoporels.
A quoi se fier ? A quoi s’accrocher ? Comment dissocier le délire de la réalité ? Comment lutter sans ressources ? Comment vivre la peur au ventre et renier des mécanismes archaïques destinés à notre survie qui en réalité nous empoisonne ?

Ces questionnements, cette insécurité sont des fléaux qui collent à la peau, des parasites dont il va falloir se défaire.
Après une semaine d’hospitalisation nous avons décidés d’une sortie contre avis médical ! Il est insoutenable de penser qu’on peut offrir une camisole chimique à des gens qu’on laisse déambuler dans des lieux stériles de vie. Comment trouver et s’accrocher à un quelconque élan viral quand on vous prive de tous flux sensoriels, de toutes relations, de tous vecteurs affectif, de toute rythmicité environnementale en percevant à quelle saison nous sommes, en voyant le soleil se lever et se coucher, en étant priver d’objectifs psychomoteurs ? C’était pour moi un non sens : on ne peut faire revivre une personne qui s’éteint en la privant de tout ce qui fait la vie !

Alors il est rentré béquillé et hypothétiquement stabilisé par un traitement chimique. Tous les autres moyens d’étayage psychique ont été mis en place et s’organisent. Depuis quelques jours je le vois remonter en douceur, à pas de fourmis. Les doutes, les angoisses le pétrissent et l’isolent encore mais il adhère sur quelques points à la vie. Ses mises en mouvement sont motivées (en participant au quotidien, en répondant aux sollicitations de ses filles...) même si parfois c’est aussi envahissant, déroutant, voire insécurisant, au moins il est connecté avec une réalité qui est la sienne et qu’il devra retrouver pleinement.

Je me sentais capable de le porter, pendant des semaines si nécessaire (malgré les crises, malgré les fluctuations émotionnelles, la pression de l’entourage...). Alors quand on m’a sommé de "le placer" dans un lieu approprié la colère à pris place ! Motivée par quelles raisons ? Parce que ces lieux existent et qu’ils sont là pour être rempli ? Parce que la norme l’exige ? Parce qu’il serait conforme de l’isoler là bas et de continuer à vivre "normalement"?... Quand on est seul, perdu et que personne n’est là pour vous porter alors oui peut être...mais quand votre plus grande chance de survie est de vous accrocher à ce qui vous anime le plus alors non ! La vie peut être réorganisée par ordre de priorités, même si il faut faire des sacrifices; réduire son temps de travail, trouver des gardes en urgence, s’improviser aidant dans le soin… La famille c’est l’unité ! Il est inconcevable pour moi de confier à d’autres ce que je peux faire, d’autant plus si je suis convaincue que cela répond à besoin viral.

Cette pathologie de la honte est révélé avec surprise par les proches qui jamais ne se seraient dévoilés sur ce vécu si nous n’avions pas été concernés. Des millions de personnes vivent cela et le taisent à jamais tout en apprenant ensuite à vivre plus raisonnablement dans le respect de leur rythme et plus à travers celui que la société leur impose.
Il faudra des semaines, voir des mois pour traverser ce dessert mais nous en sortirons que plus forts!
D’autant plus qu’un récent évènement est venu de nouveau tout bousculer et va nous demander encore une fois d’improviser…

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2021-06-06T22:35:56+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/glissement-de-terrain glissement de terrain! Les yeux fermés, je sens la chaleur du soleil sur ma peau. Une douce lumière me pénètre de toute part. Les rires des filles me rappellent à la réalité et je me mets à les poursuivre, pieds nus dans l'herbe encore fraiche par endroit. MPL lit son livre et semble s'imprégner indirectement de ce parfum de bonheur. Ma petite course folle me fait passer à côté de cette petite vibration au sol. J'attrape l'une d'elle par son petit bras dodu, elle se recroqueville en se laissant hisser vers des bisous ravageurs! L'instant est doux, porteur, rassurant. Alors quand la terre commence à Les yeux fermés, je sens la chaleur du soleil sur ma peau. Une douce lumière me pénètre de toute part. Les rires des filles me rappellent à la réalité et je me mets à les poursuivre, pieds nus dans l’herbe encore fraiche par endroit. MPL lit son livre et semble s’imprégner indirectement de ce parfum de bonheur. Ma petite course folle me fait passer à côté de cette petite vibration au sol. J’attrape l’une d’elle par son petit bras dodu, elle se recroqueville en se laissant hisser vers des bisous ravageurs ! L’instant est doux, porteur, rassurant. Alors quand la terre commence à trembler on ne perçoit pas tout de suite l’avertissement. C’est le fracas du glissement de terrain qui nous propulse dans l’urgence et nous impose de courir !

Hier le sol s’est dérobé sous mes pieds.
Le contraste des filles jouant en toute crédulité dans ce sas d’attente des urgences, et la détresse intérieurement ressentie, était saisissant. Quand on est remonté dans la voiture ma Jiji m’a dit "mais attend papa" !
J’ai réexpliqué qu’il ne rentrait pas, qu’il dormirait pas à la maison ce soir… l’inquiétude dissimulée, face à la nouveauté elle me dit excitée "hoo je peux voir son nouveau lit?"

Le reste de la journée s’est déroulée au plus près des rituels et obligations du quotidien. En préparant le repas je les voyais jouer comme à leurs habitudes. Les émotions vacillantes, bouillonnantes, semblaient soulever par à coup le couvercle de ma contenance.
C’est au moment de montée que l’évidence du vide fut percutante ! L’absence de tout, de brosse à dent, l’histoire improvisée, seule pour les bisous du coucher...
La gorge nouée j’ai appelé Isa. A coeur ouvert j’ai pu mettre des mots sur la situation et commencer à prendre du recule. Comment avais-je pu manquer les signes d’alerte ? Moi qui suis dans le paramédical. Il a décompensé si vite...en quelques jours tout à glissé, on a tenté de s’accrocher mais le sol s’est dérobé sous nos pieds!
Je me suis levée deux fois en début de nuit pour entendre les filles et pallier à cette ambiguïté; une emprunte de présence dans un lit vide.

Nous ne sommes plus que 3, quoi qu’il arrive je ne peux pas m’effondrer car je suis désormais le seul rempart pour mes filles. Quand je suis remontée en voiture après les avoir déposé à l’école ce matin, je n’ai pas pu démarrer. Prise de sanglots profonds, les émotions se sont libérées malgré moi. Depuis l’administratif s’enchaine ainsi que le balayage d’options pour gérer l’urgence que cette nouvelle vie temporaire nous impose.
La crise sanitaire me fait vivre ce que je redoutais le plus : voir un membre de ma famille happé par la machinerie hospitalière, hermétique à tout apport et réconfort affectif des visites.
Il n’est plus là, seule sa voix me réconforte encore un peu quand je me tourne vers le futur nébuleux.
Difficile de savoir de quoi demain sera fait. Retour incertain. Garder mon travail… tant de chose sont remises en question…

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2021-04-29T12:12:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/En-avant En avant! Fermer les yeux. Imaginer qu'on marche. C'est une représentation mentale qui symboliquement est parlante pour tout le monde et pourtant...pourtant les images suscitées par ces mots sont différentes pour chacun de nous. Elles le sont aussi en fonction de nos étapes de vie. Il y a quelques temps je me serai vu probablement seule sur un chemin dégagé en ligne droite, bordé par une campagne vaste, accueillante dont l'horizon se présentait avec une certaine neutralité. Aujourd'hui je vois mon parcours jalonné de galets émergeant de l'eau. J'oscille d'une pierre à l'autre en retombant Fermer les yeux. Imaginer qu’on marche.
C’est une représentation mentale qui symboliquement est parlante pour tout le monde et pourtant...pourtant les images suscitées par ces mots sont différentes pour chacun de nous. Elles le sont aussi en fonction de nos étapes de vie. Il y a quelques temps je me serai vu probablement seule sur un chemin dégagé en ligne droite, bordé par une campagne vaste, accueillante dont l’horizon se présentait avec une certaine neutralité. Aujourd’hui je vois mon parcours jalonné de galets émergeant de l’eau. J’oscille d’une pierre à l’autre en retombant sur chacune d’elle avec plus ou moins de maitrise. A côté de moi mes choupettes jouent dans ces quelques centimètres d’eau chaussées de leurs bottes. MPL nous regarde avec amour et bienveillance sur ce petit pont qui effleure l’eau.
L’équilibre est le défi du moment.

Il y a quelques semaines je ponctuais ces lignes la veille d’un entretien important. Arrivée devant la structure administrative j’ai regardé une dernière mon téléphone : 6 appels en absence ! ... quelques minutes plus tard j’entrais dans une grande salle puant le désinfectant. Attablé en U des grandes pompes souriaient des yeux. J’ai commencé par annoncer que j’avais malheureusement peu de temps à leur accorder à cause des conditions climatiques désastreuses qui m’obligeaient à rentrer au plus vite, suite à une accident dont je venais de prendre connaissance ! Forcément j’étais déjà partie en m’efforçant de me vendre. Je ne pensais déjà plus qu’à ces 90minutes à faire sous et sur la neige pour récupérer mes filles.

Quelques jours plus tard la responsable m’a contacté pour me dire qu’ils avaient choisi une candidate standard pour se remplacement et qu’ils s’étaient accordés sur la nécessité de nous associer dans mon projet d’indépendante ! J’étais à la fois décue de me voir passer sous le nez ce poste confortable et excitée de trouver de tels partenaires pour amorcer mon projet.
La semaine suivante je proposais à un collègue de me rejoindre pour créer un réseau, dans la semaine d’autres ont adhèrés. Le projet est si novateur ici que cette publicité est attractive. Ca a fait le buzz du moment dans ma petite sphère professionnelle de quelques centaines de personnes.

La semaine suivante j’ai vite réalisé la nécessité d’alimenter ce projet et donc d’actionner rapidement un démarchage massif. J’ai alors visé haut, plus haut que ce que je n’aurai fait que pour moi. Je suis allée taper aux portes et quand on ne faisait que les entrouvrir, le poids du groupe finissait de les enfoncer!
A partir de là j’ai rencontré des intouchables, RH, coordinateur de zone, responsable de région, chargé de prévention...J’ai alors réalisé que je venais de créer ma fonction de coordination.

Je suis heureuse de cette fondation parce que je me vis en toute indépendance, j’oeuvre pour moi à mon échelle et pour les autres à une autre. Je travail en solo tout en ayant une équipe. C’est vraiment porteur, motivant. Bien sûr entre ce rythme pour l’instant soutenu et les consult' le reste du temps, je suis un peu sur les rotules...fatiguée mais contente. Maintenant que les filets sont lancés, j’attends le poisson en espérant que la pêche soit bonne et profitable à tous…

Mon équilibre se vit en passant d’une pierre à l’autre. Tous les matins je savoure les moments si précieux lors du réveil des filles, je pause dès la sortie de l’école et leur consacre toute mon attention jusqu’au coucher puis c’est le travail administratif jusqu’à mon coucher. J’ai beau vaciller sur mes appuis, j’en oublies pas pour autant mes priorités de coeur. Chaque pas de fait avec les miens sont précieux, d’autant plus quand on chemine sous un tel orage sanitaire.

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2021-03-23T21:13:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Une-mission-de-coeur Une mission de coeur Depuis quelques jours les paysages sont maculés, ils me laissent penser qu'on est en basse montagne. Sur les hauteurs, à l'entrée du village, les collines dessinent habituellement un horizon verdoyant. Aujourd'hui, le gris, le blanc, tout se confond. Pendant que j'écris ces lignes, j'observe aussi du coin de l'oeil cette poule égarée qui laboure la couverture neigeuse du jardin. J'ai pas eu le coeur de la ramener après avoir constater ces derniers jours ses congénères mortes de froids et de négligence. Elle a une caisse plastifiée, une couverture, des graines sur le côté de la Depuis quelques jours les paysages sont maculés, ils me laissent penser qu’on est en basse montagne. Sur les hauteurs, à l’entrée du village, les collines dessinent habituellement un horizon verdoyant. Aujourd’hui, le gris, le blanc, tout se confond.
Pendant que j’écris ces lignes, j’observe aussi du coin de l’oeil cette poule égarée qui laboure la couverture neigeuse du jardin. J’ai pas eu le coeur de la ramener après avoir constater ces derniers jours ses congénères mortes de froids et de négligence. Elle a une caisse plastifiée, une couverture, des graines sur le côté de la maison. Quand les dernières neiges auront fondu et qu’elle se sera remplumée, je la rapporterai surement… L’Homme ne cessera jamais de m’étonner pour ce qu’il est capable de faire endurer au plus petit que lui.

Dans le même genre de bassesse, j’ai été habitée malgré moi tout le weekend par l’image de ce petit bonhomme apporté à la consultation comme un sac pesant qu’on s’empresse de déposer là ! Sa mère est presque parti en courant pendant qu’il pleurait à plein poumon ! Dix minutes plus tard, je négociais encore avec une grande douceur pour retirer son manteau. Quand il a retrouvé un peu de calme, j’ai pu constater les hématomes, boursoufflures et griffures sur son front, ses pommettes, l’arcade… j’ai eu le coeur serré. Il est vite allé se prostrer dans le coin du petit sas d’accueil, me faisant dos. Avec ruse et n’ayant que le lavabo à proximité, j’ai improvisé de petits jeu d’eau. Attiré par cette dynamique de jeu il est venu se laver les mains. J’ai pu constater que celles-ci n’avaient aucune traces de chute. (Les enfants sont pourtant tous, ou presque, équipés du réflexe parachute...). Quand j’ai questionné la maman lors du départ elle m’a dit avec non challance qu’il était tombé!...

Tout à l’heure et si le temps me le permet j’irai passer mon second entretien au service de protection de l’enfance. L’équipe comme les conditions de travail ont vraiment l’air sympa. Les conditions d’aide et d’intervention correspondent parfaitement à mes éléments habituels de pratique professionnelle. J’espère sincèrement être sélectionnée parce qu’on est nombreuse pour le poste mais aussi parce qu’ils leur faudrait aménager un post à plein en le transformant à mi temps s’ils veulent que ce soit moi...ha dans ce cas, il est toujours difficile de savoir si c’est une sélection intéressée ou si on est outillé pour justifier le travail de la première sélection...
Si la chance est de mon côté je laisserai mon projet d’indépendante en stand by pour 3 mois le temps de faire mes armes dans ce service...dans tous les cas je les aurais démarchés et j’ai trouvé des partenaires qui alimenteront ma clientèle car ils ne font que de la prévention et moi du suivi thérapeutique. J’étais rassurée de l’entendre dire que mon projet répondait parfaitement aux besoins d’une population qu’ils ont à charge...je créer du réseau et me spécialise...aller, je croise les doigts !

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2021-02-08T12:00:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Epuisee Epuisée Un mois de folie s'achève et enfin on commence à souffler. Sur ces quatre dernières semaines on a entièrement vidé la maison et réaménagé le terrain tout en emménageant ici. Dès mes premiers pas dans cette maison je m'y suis sentie bien. Rien d'objectif ne vient justifier cette impression qui s'est confirmée ces deux dernières semaines. Je me sens dans un sas de bien être, de douce neutralité. Tout s'est boutiqué comme on l'avait souhaité où presque...et ce n'a pas été de tout repos. Depuis trois semaines on vit des journées double (pendant une dizaine de jour je suis Un mois de folie s’achève et enfin on commence à souffler. Sur ces quatre dernières semaines on a entièrement vidé la maison et réaménagé le terrain tout en emménageant ici. Dès mes premiers pas dans cette maison je m’y suis sentie bien. Rien d’objectif ne vient justifier cette impression qui s’est confirmée ces deux dernières semaines. Je me sens dans un sas de bien être, de douce neutralité.
Tout s’est boutiqué comme on l’avait souhaité où presque...et ce n’a pas été de tout repos. Depuis trois semaines on vit des journées double (pendant une dizaine de jour je suis allée tous les jours plâtrer, décaper, astiquer, peindre...)puis ca été l’état des lieux (catastrophique, il s’est soldé par une plainte au pénale pour violation de domicile; le conjoint de la proprio ayant forcé la porte pour s’imposer après que je lui ai claqué au nez!...une drôle d’histoire qui je l’espère ne fera pas de rejetons!).
La semaine dernière les filles ont changé d’école. La veille j’étais aussi stressée que pour les miennes ! J’avais quelques craintes sur le trajet quotidien qui se sont vite estompées. C’était drôle de voir les réactions hétéroclites des filles. Bibi était très alerte et ouverte à la rencontre. Elle s’est incrustée auprès des adultes pour leur raconter tout et n’importe quoi et faire du lien. Puis les enfants sont vite venu à elle (d’autant plus qu’elle tenait sa petite soeur inhibée et toute mignonne par la main). Je me suis éclipsée dans l’auto et j’ai pu les observer jusqu’à leur entrée en classe. J’avais le ventre tout noué, surement par évocation d’une réminiscence de ma toute première rentrée en primaire.

Le jour même JJ était toute perdue (heureusement la maitresse parlait français et une des petites filles de sa classe à aussi un parent francophone. Elle l’a chaperonné toute le journée. Le lendemain la séparation fut plus difficile. Elle a régressée toute la semaine (refusant de manger à la cantine, on lui a donné son repas ! Restant devant les wc pantalon au sol et refusant de se rhabiller ! Fâchée et butée contre la maitresse le dernier jour!), son discours est resté oscillant et ambigüe, se levant contrariée d’y retourner et contente d’y être allée une fois rentrée.
Elles ont aussi dû s’adapter à une nouvelle nounou car papy qui retravaille comme un fou pour compenser la perte d’emploi impromptue de mamy, ne vient plus les mercredis.

A côté de tout ca, j’ai finalisé mes démarches, lancé mon projet et reconduit mon contrat à mi temps au cabinet. Alors que je m’apprete à démarcher les médecins, pédiatres… cette semaine j’ai recu une proposition d’emploi pour un remplacement qui serait très formateur pour mon entreprise ! De ce fait je vais attendre de passer l’entretien jeudi.

Mon expérience de prof s’est ponctuée par une période d’examen des plus hasardeuse ! J’ai découverts l’envers du décore et les notations bien subjectives!...
A travers tout ca je continue de m’accorder du temps perso et/où d’effectuer mes démarches quand les filles sont à l’école ou quand elles sont couchées parce qu’elles restent mon absolue priorité. Elles grandissent si vite…

Hier j’étais avec une préado avec un retard de développement. On avait investi la salle en construisant un immense château dans lequel on s’était logé pour gouter à une ambiance de confidence. C’est alors qu’un flot de question est apparu : sur les transgressions (tel que l’alcool et la cigarette) les hormones et les changements corporels à venir, les garçons...puis elle a demandé : "et à 11 ans c’est normal de dire ca ? De faire ca?"... la pensée de mes filles dans 6 ans tenant le même discours m’a saisit ! 4 ans viennent déjà de s’écouler à toute vitesse et Bibi est déjà tellement autonome… je profite de chaque instant, de chaque câlin et de tous les moments qu’on a ensemble de peur qu’ils ne m’échappent.

Chaque matin je me réveille avec les yeux qui piquent. Parfois je rejoins leur chambre en titubant. Dans la semie pénombre je tâtonne dans le lit de Bibi jusqu’à un élément chaud, rond et doux s’impose dans ma main; sa joue, sa cuisse, sa petite boudine… Elle se tortille sous mes caresses et échoue dans mes bras. Le temps se suspend dans une infinie douceur...jusqu’aux premières raleries matinales de JJ qui réclame la même intention, ou celles de Bibi qui revient à la réalité et réclame son autonomie, ses vêtements…

MPL est encore noyé dans les corrections des partiels et bosse jusqu’à 22h tous les jours ! Ca fait des mois que le rythme est effrené. Dans quelques jours et bien qu’on vit sous le même toit on se retrouvera enfin ! Pour des moments simples, des moments rares : prendre le temps de discuter, de se poser devant un écran, de lire un peu…

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2021-01-31T21:19:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Demain Demain Demain je fermerai la cabinet pour une petite semaine de vacances et quelles vacances!? Ce sera l'occasion de déménager...pour la 13ème fois! Les filles iront dormir pour la première fois chez papy et mamy. Cette fois ci je n'ai pas fait de cartons! Comme les copains ne peuvent pas venir (covid oblige!) et plutôt que de passer des semaines à tout emballer, vivre une journée à se casser le dos puis de nouveaux quelques semaines à tout remonter et réemmenager, on va tout faire au fur et à mesure sur trois semaines! Pièce par pièce, un peu chaque jour en espérant avoir suffisamment Demain je fermerai la cabinet pour une petite semaine de vacances et quelles vacances! ? Ce sera l’occasion de déménager...pour la 13ème fois ! Les filles iront dormir pour la première fois chez papy et mamy. Cette fois ci je n’ai pas fait de cartons ! Comme les copains ne peuvent pas venir (covid oblige!) et plutôt que de passer des semaines à tout emballer, vivre une journée à se casser le dos puis de nouveaux quelques semaines à tout remonter et réemmenager, on va tout faire au fur et à mesure sur trois semaines!
Pièce par pièce, un peu chaque jour en espérant avoir suffisamment avancé pour faire la bascule le weekend prochain. Le plus dure sera la gestion des filles qui risquent d’être perturbées.

Quand arrive la fin de l’année c’est l’occasion de faire des bilans, de regarder le passer, se questionner sur l’avenir...Mais cette année je n’ai pas ce luxe de prendre du recule, et l’avenir a été préparée ces dernières semaines justement pour passer cette période de rush plus aisément. Mon début d’année se fera surement en Février/Mars quand on pourra commencer à souffler !

Pas le temps de rêvasser ! 40 minutes de trajet pour aller travailler me permettent parfois quelques temps morts pendant lesquels je me suis surprise à penser au bilan. Etrangement et contrairement aux dernières décennies où je me suis prêtée à l’exercice, cette fois ci j’ai eu l’impression de ne pas vouloir me retourner ! 2020 restera une cassure, une rupture de sécurité interne dûe à la pandémie, et 2021 trainera surement ses effets et sa décantation.
A travers ce champ de peur je m’efforce de voir toutes les belles traces du chemin parcouru : le diplôme et la fin des études, ce bel été, mon job au cabinet et celui d’enseignante, la construction de ce nouveau projet à venir que j’espère voir grandir en 2021.

Parfois, j’aimerai que les scénaristes prennent le contre pied des films d’anticipation habituellement catastrophiques pour proposer un avenir rayonnant auquel on n’aurait pas pensé ! J’aimerai pouvoir partager mon optimisme sur un avenir meilleur où j’aurai plaisir à voir grandir mes enfants...en ce moment j’ai besoin de ca pour compenser ce qui vient de se passer.

Alors parfois, tout comme on peut regarder à travers un entrebâillement de fenêtre, je me laisse toucher par ce rayon de soleil qui m’illumine et j’imagine...
J’imagine un monde futur où les hommes produiront sainement une nourriture protéinée sans provoquer la mort. On verrait le peuple d’autre fois comme des barbares aux principes archaiques de consommation animalière qui n’avaient pas d’autre choix.
On se serait sevré du dictat des industries et de notre addiction à la consommation qui y est étroitement liée. Les sciences psychosociales serviraient à prévenir l’activation de cette pompe à satisfaction dans laquelle les consommateurs sont entrainés et englués.
On aurait fait exploser l’uniformisation du à la mondialisation pour revenir à l’essentiel, à des productions locales, des microcosmes sociétaux...et mes enfants pourraient espérer avoir eux même des enfants sans assistance médicale parce qu’on aurait su les préserver de tous les freins à la fécondité et la gestation naturelle. Haaa le monde de demain…

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2020-12-18T14:51:49+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/3rtx-Et-de-deux Et de deux... On se croirait dans un mauvais film "L'armée des zombis 2". Petite phase anxiogène réactivée en écho au trama du dernier confinement qu'on s'est tous pris en pleine g... Cette fois, étrangement j'ai l'impression que rien n'a changé! Pourtant les chiffres sont déjà presqu'au double de morts qu'au dernier pic! On s'est simplement tous familiarisé avec la situation. C'est assez révélateur du système capitaliste dans lequel on est tous englué. Faire du fric même si pour cela on doit mettre une partie de la population sur l'hôtel des sacrifices. Tout le monde se dit naïvement On se croirait dans un mauvais film "L’armée des zombis 2". Petite phase anxiogène réactivée en écho au trama du dernier confinement qu’on s’est tous pris en pleine g… Cette fois, étrangement j’ai l’impression que rien n’a changé ! Pourtant les chiffres sont déjà presqu’au double de morts qu’au dernier pic ! On s’est simplement tous familiarisé avec la situation. C’est assez révélateur du système capitaliste dans lequel on est tous englué. Faire du fric même si pour cela on doit mettre une partie de la population sur l’hôtel des sacrifices. Tout le monde se dit naïvement qu’à cette loterie ca ne sera surement pas lui et pourtant...il faudra bien des perdants ! En réalité on ne s’adapte pas, on est juste incapable de freiner ou de descendre de notre "train de vie" lancé à grande vitesse…

Contrairement à la première vague où personne de notre entourage n’était touché, cette fois nous avons perdu mamy qui a été hospitalisé pour un oedème et qui a attrapé comme maladie nosocomiale le covid. Puis ca été G qui en tant qu’agent de police n’a pas eu le choix d’aller travailler. C sa compagne qui travaille en pouponnière l’a attrapé de G, ils sont donc tous deux confinés. Il y a aussi le cousin… et la maitresse de JJ qui a contraint la petite école des filles à fermer deux jours avant les vacances… les enfants au cabinet décommandent parce qu’ils sont en quatorzaine, ou en attente des résultats du test ou symptomatiques… certains suspendent les séances le temps de la crise et bloquent un créneaux qui est un manque à gagner… c’est un vrai casse tête et un réajustement quotidien qui se moque des pauses weekend et impose une sur-communication sans répit.
Les conséquences sont assez limitées pour moi car j’ai la chance d’être salariée. Cet entre deux est assez contraignant dans le rythme du travail avec des journée parsemée de pauses que je ne sais plus comment occuper tant je me suis avancée sur tout…

Pour l’instant les filles sont à la maison. Je m’émerveille quotidiennement de leur complicité, de leur créativité et des gains en autonomie qu’elles peuvent faire. J’en profite aussi pour les couvrir de bisous, me délecter de câlins… en étant traversée à chaque fois par cette triste pensée : la situation actuelle pourrait me priver de ce contact essentiel. Dans une quinzaine de jour elles iront à l’école, je reprendrai ma pleine activité au cabinet, on aura tous banalisé ce nouveau rythme hivernal marqué par la maladie.... et je commencerai les cartons !

Hé oui on a eu l’énorme chance de voir passer une annonce sur un groupe facebook alors que je regardais tous les jours sur un site ultra connu qui regroupe toutes les offres du secteur ! Comme on a été les premiers (et surtout parce que le dossier est plus que rassurant) on a été choisi. C’est mieux que ce qu’on pouvait espérer, mieux qu’ici ! Dans les offres que j’avais retenue il y avait toujours un petit quelque chose à regretter...là il y a tout : l’espace, la luminosité, les grandes chambre, le bureau, le jardin, le garage, le stationnement, les services, la proximité de l’école pour les filles...
C’est un énorme soulagement ! Une charge mentale en moins car depuis aujourd’hui les visites des agences immobilières ne peuvent plus avoir lieu!
On peut dire qu’on a eu chaud au… :)

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2020-11-02T15:11:43+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Rappel-a-la-realite Rappel à la réalité Quand on a fait la visite de ce logement ma JJ était fraichement née, toute emmitouflée dans son cosy en ce début d'hiver. Tout était neuf, propre et promettait des prestations thermiques confortables pour la famille. Les grandes baies vitrées qui donnent sur le jardin apportaient encore plus d'ampleur à la grande pièce centrale... On n'a donc pas hésité une seconde. Il a bien fallu un ans pour nous installer et prendre nos marques! Arrivée dans le pays depuis tout juste un ans je changeais de nouveau pour une autre région. Les cours et les bébés m'ont tellement occupé que Quand on a fait la visite de ce logement ma JJ était fraichement née, toute emmitouflée dans son cosy en ce début d’hiver. Tout était neuf, propre et promettait des prestations thermiques confortables pour la famille. Les grandes baies vitrées qui donnent sur le jardin apportaient encore plus d’ampleur à la grande pièce centrale… On n’a donc pas hésité une seconde.

Il a bien fallu un ans pour nous installer et prendre nos marques ! Arrivée dans le pays depuis tout juste un ans je changeais de nouveau pour une autre région. Les cours et les bébés m’ont tellement occupé que j’ai vidé les derniers cartons il y a seulement quelques mois!
Le garage - dernier refuge bordelique- à pris forme en fin d’été seulement! !
On se vit en toute simplicité. Notre intérieur nous ressemble : rien d’ostentatoire car on déteste ca. De la récup' (pour notre esprit minimaliste et anti-consummériste), des bibliothèques partout qui accueillent nos centaines de livres et dans le bas de celles ci des caisses de jeux qui débordent d’options créatives pour les filles. Le blanc est resté de mise faute d’appropriation et de projection dans les lieux. Les notes de couleurs sont apportées par les jeux, quelques meubles sympas, les photos et les livres.
On est bien ici, juste bien. On tolère le voisinage à qui on parle peu. On s’autossuffit !

Alors ce fut la grande surprise ce jours ci quand "le boy"de la propriétaire nous a fait part de sa volonté de faire une visite!
Et oui ici les proprios ont le droit d’en faire deux par ans ! Impensable en France où les locataires ont tous les droits et où on le sens du respect de la vie privé surtout !
Savoir qu’on allait devoir supporter cette intrusion nous a révulsé un peu plus de jour en jour. D’autant plus que sa réputation l’a précède ! Elle qui n’a même pas daigné nous rencontrer le jour de la signature du bail, elle qui n’a jamais pris contacte en trois ans et s’est contentée de faire porter ses messages et ses désirs par son homme à tout faire!... Elle qui est venue de façon impromptue réclamer son droit et la preuve de l’entretien de la chaudière !

Bien que je sois formée et expérimentée pour établir des profils, bien que je sois experte du langage non verbal et de l’expression corporelle, les gens m’étonnent encore ! Elle est ce que j’appelle une Sophie. Une cultérreuse à peine instruite qui s’est engraissée sur le dos des autres et joue les nouveaux bourgeois à s’en rendre grotesque faute de maitriser les codes de bonne tenue en société ! Intrusive, maladroite, grossière et marquée par un manque évident de savoir vivre, elle a déboulé comme un chien dans un jeu de quilles ! J’aurai pu simplement attendre qu’elle passe mais son excès d’assurance et surtout sa condescendance ne pouvait pas passer.

Les gens sont si primitifs dans leurs apprioris de communication qu’ils en sont affreusement prévisibles ! Grande, la face plate, les tâches de rousseurs, les cheveux lissés et quelconques, la coupe rose qui traduit malheureusement ses origines rurales et surtout sa voix portante, lui ont fait croire qu’elle pouvait me toiser, passer le doigt sur l’évier comme on relève une trace de poussière et me dire que ca, ca ne lui plaisait pas !
J’ai pris sur moi car toute réaction issue de l’émotion ne peut être qu’inappropriée.

Si j’ai une qualité depuis toujours c’est bien celle de déconcerter les gens par mes choix de communication et mon art d’insulter les gens avec courtoisie ! Et je ne m’en suis pas privé ! Pas question de laisser une psychorigine qui vit depuis toujours sur 15km, qui parce qu’elle est chef d’équipe dans la superette de quartier, se croit la reine du village, me faire ch...
A les Sophies sont partout ! Ce sont les mal Alpha au féminin. Elles ont beau se parer d’artifices, la soif de pouvoir et de domination en font des femmes grotesques la plus part du temps, vide d’interet pour l’essence même de la vie. Dans des priorités pécuniaires et carriéristes qui les rendent creuses et tristement conformistes jusqu’au bout des ongles… tout ce que je déteste!
Bref ce fut jubilatoire de la déconcerter, de la voir se dépatouiller pour se réajuster et de savoir qu’elle est repartie sans ce qu’elle avait espéré et exigé en étant beaucoup plus poser et modeste qu’à son arrivée. De ce fait on s’est mis un coup de pied au c*l pour penser plutôt que prévu à un achat mais il nous faudra malgré tout quelques années car l’accès ici est extrêmement difficile…

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2020-09-25T21:28:36+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/3rk5-Mes-premiers-pas Mes premiers pas... A mon arrivée les baies vitrées de ma salle de consultation étaient grandes ouvertes. Danielle à jeté un seau d'eau sur le trottoir et s'est présentée. J'ai pris une grande inspiration en ouvrant cette grosse porte sur laquelle j'ai vu mon nom! Après avoir posé mes affaires dans mon bureau j'ai fait une petite vidéo envoyée à mes proches pour leur partager la visite des lieux. Pas le temps de se laisser impressionner, le téléphone m'a de suite plongé dans la réalité d'action. Dernier tour dans la salle et la sonnette à annoncé mon premier patient. Moi qui pensait A mon arrivée les baies vitrées de ma salle de consultation étaient grandes ouvertes. Danielle à jeté un seau d’eau sur le trottoir et s’est présentée. J’ai pris une grande inspiration en ouvrant cette grosse porte sur laquelle j’ai vu mon nom ! Après avoir posé mes affaires dans mon bureau j’ai fait une petite vidéo envoyée à mes proches pour leur partager la visite des lieux. Pas le temps de se laisser impressionner, le téléphone m’a de suite plongé dans la réalité d’action. Dernier tour dans la salle et la sonnette à annoncé mon premier patient.

Moi qui pensait naivemment assurer une prise de contact, remplir un dossier administratif… j’ai vite réalisé la dimension systémique des prise en charges et le poids du covid qui est venu lester des épaules familiales déjà bien chargées par le handicap. Les pathologies des enfants sont lourdes, tout autant que les attentes des parents qui espèrent de la stabilité dans le suivi. J’ai vite compris les raisons de mon recrutement. Mettre une novice à ce poste lui aurait assuré une méchante claque pour commencer ! Habituée et passionnée par ce milieu je me suis sentie comme un poisson dans l’eau.
Les entretiens et les prises de notes se sont succèdées, montrant des profiles très variés puis j’ai ponctué ma journée par un groupe de petits.
Leur présence est sensée être préventive, éducative mais en réalité elle requière une expertise destinée à les orienter vers de l’individuel. Un des enfants m’a particulièrement touché de par son extrême singularité pathologique. j’ai complètement craqué pour sa joie de vivre, sa témérité, son élan vital. Un préma qui a appris à se battre dès ses premières minutes de vie...
Le dernier enfant parti, je me suis empressée de ranger ma pochette, fermer la salle....et hop à la maison pour voir les filles avant leur coucher. Dans la voiture j’étais encore tout euphorique par la découverte de ce tout premier jour et toute la perspective de réjouissance à venir. Quel bonheur ! C’est le job rêvé et c’est moi qui l’ai.

Dans la journée C (ma nouvelle collègue et binôme en alternance horaire) m’a envoyé un message de sa boss qui a l’intention de soutenir ma candidature au poste d’enseignante ! Hé oui j’ai aussi postulé dans une quinzaine d’écoles ! C étant déjà dans l’une d’elle, elle m’a référé pour une session de cours… C’est palpitant de se mettre ainsi au défi mais si je décroche ces heures je serai morte de trouille ! :D Une classe de 20, que des professionnelles du paramédicales qui sont là pour une spécialisation… et surtout tout un cours à construire en quelques jours car la rentrée c’est maintenant!
A suivre…

Malgré tout ces stimulants professionnels, je n’oublie pas que mon absolue priorité reste de passer un maximum de temps en famille, quelque soit l’éclat et le confort de travail (et je ne parle même pas du salaire qui m’importe peu!)
En partant travailler au matin, je regardais MPL assis devant son ordi, travaillant dans le confort de la maison et je me disais que l’enseignement optimiserait notre temps avec les filles… il faut que je creuse dans cette direction...
En partant j’ai ressenti une immense gratitude à son égare; Ce parcours et cette réalisation épanouissante je lui dois en partie.

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2020-09-10T11:24:05+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Veille-de-rentree Veille de rentrée Moment de bascule entre la détente, le recule des vacances et le renouveau actif qui s'annonce. Une ambiguïté émotionnelle, mélange d'excitation qui me pousse vers l'avant et de craintes qui me retiennent. Le tout couplé à la dimension familiale de ses ressentis, génère une tension croissante. A ce stade elle est juste perceptible et mesurable au rythme des tâches qui s'accélère. MPL à ses attributions pour une fois. Le gros du travail de l'année à déjà été produit cet été et la collaboration avec son nouveau collègue s'est révélé aisée. Ce sont les cours du soir Moment de bascule entre la détente, le recule des vacances et le renouveau actif qui s’annonce. Une ambiguïté émotionnelle, mélange d’excitation qui me pousse vers l’avant et de craintes qui me retiennent. Le tout couplé à la dimension familiale de ses ressentis, génère une tension croissante. A ce stade elle est juste perceptible et mesurable au rythme des tâches qui s’accélère.

MPL à ses attributions pour une fois. Le gros du travail de l’année à déjà été produit cet été et la collaboration avec son nouveau collègue s’est révélé aisée. Ce sont les cours du soir et son examen de cette année qui l’inquiète.
Le hasard aime nous compliquer la vie et pourtant on gagne presque tous ses défis ! Cette année nous seront absent le même soir de la semaine; pas simple pour trouver une nounou de confiance en dehors des temps périscolaires. Et pas question de laisser les filles à une ado greffé à son portable alors que chez nous il n’y a pas d’écrans!
La surprise de résolution est venue de papy qui désormais est à la retraite, il accepte de venir garder les filles ! Ca nous enlève une grosse épine du pied et surtout nous ferons grace à lui une généreuse économie qui boostera notre projet maison…

Ma JJ va faire sa toute première vraie rentrée ! Le covid ayant perturbé ses premier pas en classe d’accueil, elle n’a fait qu’un contact d’à peine trois semaines. Haaa mon petit bébé va à l’école comme une grande!... Elle est encore si petite (fluette avec ses 10Kg tout juste dépassés!). Elle en est pas moins débrouillard et coatchée par sa soeur dans les temps de jeu livre. Depuis quelques temps elle est en phase d’affirmation prononcée et se vie encore dans un conflit interne de fusion/défusion aux extrêmes.
Elle n’a encore pas renoncé à sa têté du soir mais s’en détache progressivement dans les fréquences diurnes. Je vois dans ses comportements et expressions corporelles qu’elle se rempli et s’autostimule par compensation, ce qui est un bon signe de prise d’autonomie. D’un autre côté elle cherche et s’impose dans des états de fusions violents me poussant à me positionner là où elle n’est pas en capacité de le faire.

Anecdote liée à ce propos : alors que nous allions partir de chez Virginie les filles sentaient le départ imminent. Elles courraient frénétiquement en rond dans le salon quand Manue est arrivée de façon impromptue. Elle venait passer la nuit ici ... Ses raisons médicales inquiétantes furent vites évoquées. Lors de cet échange et alors que je continuais de préparer le départ tout le monde était en mouvement, les voix portaient, la tension montait. JJ est venue butter contre moi pour chercher la contenance comme elle peut le faire parfois (elle me rentre littérallement dedans quand elle est éclatée et attend que mes bras se referment sur elle pour la contenir et l’apaiser puis elle repart un peu plus calme. Elle répète l’opération trois ou quatre fois jusqu’à se sentir suffisamment régulée dans sa dynamique tonique). Cette fois la tension était à son apogée et une violente douleur m’a saisit sur la hanche gauche où elle m’avait percuté! ! Elle m’avait mordu !
Gage de fusion extrême.
Dans un mouvement réflex je l’ai évincé de la main. Comme celle ci était à hauteur du visage et à quelques centimètres seulement je lui ai mis une claque ! Rho en le disant je suis encore toute chamboulée viscéralement!
La culpabilité tient très peu de place dans ma vie mais dans ce vécu elle trouve a se loger. On est resté figé, Bibi s’est immobilisée, le silence s’est imposé.
Après ces quelques secondes de suspend où je me suis sentie gagnée par l’effroi, je me suis mise à sa hauteur. En la prenant dans mes bars elle a retrouvé son souffle et s’est mise à pleurer "rho je suis désolée mon petit coeur, je l’ai pas fait exprès, je sais que toi non plus!". Je l’ai consolé pour qu’elle retrouve son calme et avant de la remettre au sol je lui est expliqué qu’elle ne pouvait pas mordre et que je ne lui en voulais pas.
Le haut de ma cuisse porte encore les stigmates de moment!
Je sais que l’allaitement prolongé créer un rapprochement hyper favorable à l’enfant qui vit sa progression d’autorassurance au rythme de sa maturation psychique concernant sa sécurité interne, mais d’un autre côté le détachement est moins simple qu’avec un sevrage précoce.
Avec la reprise du travail et son entrée à l’école j’espère qu’on trouvera de nouveaux moments de partage…

Bibi quant à elle se réjouit de sa seconde année. Elle va retrouver ses copains. Savourer le plaisir de la découverte… elle aimerait apprendre à nager, je vai donc essayer de lui trouver des cours de natation ! J’aurai encore la joie de les véhiculer trois jours par semaine, de les entendre baragouiner dans leur langue sur la banquette arrière pendant qu’elles me laissent l’impression d’être leur chauffeur ! :D

Petit coup de pression : les proprios sont venu réclamer leur droit de visite ! (ici la loi leur permet une à deux par année!)
Ca m’a booster pour tout passer en revu. Depuis je n’arrête plus de faire du tri ! Cette intrusion annoncé nous a laissé un gout amère et nous a poussé à nous projeter dans un future chez nous. Malheureusement la loi vient tout juste de changer ! Fini l’accession facile à la propriété. Désormais 9 prêts sur 10 sont refusés! ! On va donc penser notre projet sur plusieurs années…

Ces derniers jours j’ai fait quelques aller-retours au boulot pour prendre mes marques et ne pas tout faire au dernier moment. Ce qui s’annonce m’enthousiasme : trois jours de travail/semaine dont deux grosses journées avec des alternances de groupes "éducation/prévention" et des consultations thérapeutiques (qui s’annoncent sport ! Que des petits mecs avec des problématiques lourds...) les séances et les suivis ne m’inquiètent pas trop, les à côtés par contre… réclamer les payements, rencontrer tous les parents...le pire est de devoir participer aux fêtes/expo/Stages...qui sont liées à la vie de l’association. J’espère aussi fortement m’en tenir le plus possible à mes heures de travail… même si à priori j’en doute…

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2020-08-25T16:05:37+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Souvenirs-d-enfance Souvenirs d'enfance Ce sont les dernières écritures devant mon bureau provisoire. Il se tient au milieu d’un tableau naturel. L’immense jardin de la propriété décline ses souffrances saisonnières avec son herbe jauni. Je me vois encore dans ce décore à 10 ans ! Courant et grimpant sur ses pins biscornus couchés partiellement. Ils ont ensuite retrouvé leur verticalité lors de leur croissance. La tempête de 99 les à ensuite tous balayé ! L’année suivante alors que je rendais visite à mes parents, j’ai aidé Mick à tronconner les chênes devant la maison et à replanté de suite un Ce sont les dernières écritures devant mon bureau provisoire. Il se tient au milieu d’un tableau naturel. L’immense jardin de la propriété décline ses souffrances saisonnières avec son herbe jauni. Je me vois encore dans ce décore à 10 ans ! Courant et grimpant sur ses pins biscornus couchés partiellement. Ils ont ensuite retrouvé leur verticalité lors de leur croissance. La tempête de 99 les à ensuite tous balayé !
L’année suivante alors que je rendais visite à mes parents, j’ai aidé Mick à tronconner les chênes devant la maison et à replanté de suite un eucalyptus fluet d’à peine deux mètres. J’étais meurtrie par ce désastre. Des monticules de bois se formaient ici et là telle des carcasses qu’on entasse pour avoir une visibilité sur le champ de bataille. Mon terrain de jeu favori était dévasté. Mes souvenirs balayés par l’émotion prégnante du moment. Des tuiles jonchaient le sol, la terrasse était partiellement arrachée, les arbustes dépouillés…

Un petit chêne pris place au milieu du jardin. En le voyant l’été suivant je me suis dis secrètement que mes parents n’avaient pas été très ambitieux en le choisissant, lui qui a une croissance si lente. Des fruitiers, un olivier, un figuier sont venus complèter le fond du terrain.
Je n’y suis pas revenu avant mes trente ans ! Dix ans de construction personnelle éfreinée où j’ai priorisé d’autres lieux de vacances. Lasse de vadrouiller, des itinérances et de leur simprovisations, j’ai décidé d’y emmener mes neuveux Laura et Louis pour un été. J’étais très surprise de voir ce petit gringalet de chêne aussi haut qui nous a offert une grande fraicheur pendant la canicule !
Un tourbillon de vie d’une décénnie plus tard et me revoilà plantée là. Le rouge gorge familiarisé par Mick se pose sur le dossier de la chaise d’à côté pour réclamer ses miettes quotidiennement laissées sur table à son intention. J’ai maintenant l’âge de mes parents, mes filles courent sur la plage où j’ai fait mes premières brasses pour apprendre laborieusement à nager.

J’écris pétrie de nostalgie sur ses lieux dont le paysage décline les marqueurs du temps. Ici je suis toujours dans « l’ici et maintenant » tout en étant témoin du passé. Engluée délicieusement dans une pause de vie. Une succession de moments pleinement choisi dans des contrastes de plein (d’activités) et de vide (détente).

Comme il est étrange d’avoir conscience de la dimension du temps par le biais de ce que la nature offre à regarder. Jamais je n’aurais cru à vingt ans que je serai là pour profiter des biens fait de cet arbre dont j’avais sous estimé la croissance.
Ma préoccupation actuelle est inversée ! Aujourd’hui on se soucis de devoir élaguer pour limiter un entretien qui commence à peser pour mes parents. Que va devenir ce lieu chargé d’histoire, empreint de mes meilleurs souvenirs d’enfance ? En le quittant dans quelques jours je ne pourrai pas occulter la pensée d’une éventuelle dernière fois…tout comme ce sera le cas à chaque fois que je les embrasserai avant de partir.

Je me souviendrai de tous ces moments forts vécus ici : premières vacances en amoureux, première vacances à caractère familiale avec les neveux et nièces, première grosses remise en question de couple, le mariage de NN dans le jardin et sur la plage du village, premières vacances à la mer pour mes petites chéries et…premier job décroché hier en tant que YM ! !
Et oui la nouvelle est tombée par mail. J’avais postulé juste avant de partir en me disant que je m’en voudrais de ne pas le faire et que de toute façon je partirai en vacances quand même ! J’ai fais ma demie journée d’essai en étant bien pessimiste car les job salarié de ce type sont rarissime, la concurrence tout autant et bien souvent le choix est déjà fait… Je crois avoir bénéficié d’un changement récent de direction qui a voulu s’affirmer dans ses propres choix !... Je commencerai donc le 1 er Septembre ! !

C’est une grande aubaine pour deux raisons :
Etre salariée m’évitera de courir après une clientèle et d’avoir un revenu aléatoire la première année (un planning de consultations sera établit par la direction en fonction des besoins des familles et des enfants…)
Grace à ce mi temps je pourrai accèder à mon projet principal d’indépendante mobile…
C’est fou…aussi tôt diplômée et validée pour exercer et aussitôt recrutée ! ! Je suis sous le coup de l’excitation et de la peur face à l’ampleur de la tâche…

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2020-08-21T15:16:47+02:00