Custo diariste https://0libellule0.journalintime.com/ fr 2020-09-10T11:24:05+02:00 https://0libellule0.journalintime.com/3rk5-Mes-premiers-pas Mes premiers pas... A mon arrivée les baies vitrées de ma salle de consultation étaient grandes ouvertes. Danielle à jeté un seau d'eau sur le trottoir et s'est présentée. J'ai pris une grande inspiration en ouvrant cette grosse porte sur laquelle j'ai vu mon nom! Après avoir posé mes affaires dans mon bureau j'ai fait une petite vidéo envoyée à mes proches pour leur partager la visite des lieux. Pas le temps de se laisser impressionner, le téléphone m'a de suite plongé dans la réalité d'action. Dernier tour dans la salle et la sonnette à annoncé mon premier patient. Moi qui pensait A mon arrivée les baies vitrées de ma salle de consultation étaient grandes ouvertes. Danielle à jeté un seau d’eau sur le trottoir et s’est présentée. J’ai pris une grande inspiration en ouvrant cette grosse porte sur laquelle j’ai vu mon nom ! Après avoir posé mes affaires dans mon bureau j’ai fait une petite vidéo envoyée à mes proches pour leur partager la visite des lieux. Pas le temps de se laisser impressionner, le téléphone m’a de suite plongé dans la réalité d’action. Dernier tour dans la salle et la sonnette à annoncé mon premier patient.

Moi qui pensait naivemment assurer une prise de contact, remplir un dossier administratif… j’ai vite réalisé la dimension systémique des prise en charges et le poids du covid qui est venu lester des épaules familiales déjà bien chargées par le handicap. Les pathologies des enfants sont lourdes, tout autant que les attentes des parents qui espèrent de la stabilité dans le suivi. J’ai vite compris les raisons de mon recrutement. Mettre une novice à ce poste lui aurait assuré une méchante claque pour commencer ! Habituée et passionnée par ce milieu je me suis sentie comme un poisson dans l’eau.
Les entretiens et les prises de notes se sont succèdées, montrant des profiles très variés puis j’ai ponctué ma journée par un groupe de petits.
Leur présence est sensée être préventive, éducative mais en réalité elle requière une expertise destinée à les orienter vers de l’individuel. Un des enfants m’a particulièrement touché de par son extrême singularité pathologique. j’ai complètement craqué pour sa joie de vivre, sa témérité, son élan vital. Un préma qui a appris à se battre dès ses premières minutes de vie...
Le dernier enfant parti, je me suis empressée de ranger ma pochette, fermer la salle....et hop à la maison pour voir les filles avant leur coucher. Dans la voiture j’étais encore tout euphorique par la découverte de ce tout premier jour et toute la perspective de réjouissance à venir. Quel bonheur ! C’est le job rêvé et c’est moi qui l’ai.

Dans la journée C (ma nouvelle collègue et binôme en alternance horaire) m’a envoyé un message de sa boss qui a l’intention de soutenir ma candidature au poste d’enseignante ! Hé oui j’ai aussi postulé dans une quinzaine d’écoles ! C étant déjà dans l’une d’elle, elle m’a référé pour une session de cours… C’est palpitant de se mettre ainsi au défi mais si je décroche ces heures je serai morte de trouille ! :D Une classe de 20, que des professionnelles du paramédicales qui sont là pour une spécialisation… et surtout tout un cours à construire en quelques jours car la rentrée c’est maintenant!
A suivre…

Malgré tout ces stimulants professionnels, je n’oublie pas que mon absolue priorité reste de passer un maximum de temps en famille, quelque soit l’éclat et le confort de travail (et je ne parle même pas du salaire qui m’importe peu!)
En partant travailler au matin, je regardais MPL assis devant son ordi, travaillant dans le confort de la maison et je me disais que l’enseignement optimiserait notre temps avec les filles… il faut que je creuse dans cette direction...
En partant j’ai ressenti une immense gratitude à son égare; Ce parcours et cette réalisation épanouissante je lui dois en partie.

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2020-09-10T11:24:05+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Veille-de-rentree Veille de rentrée Moment de bascule entre la détente, le recule des vacances et le renouveau actif qui s'annonce. Une ambiguïté émotionnelle, mélange d'excitation qui me pousse vers l'avant et de craintes qui me retiennent. Le tout couplé à la dimension familiale de ses ressentis, génère une tension croissante. A ce stade elle est juste perceptible et mesurable au rythme des tâches qui s'accélère. MPL à ses attributions pour une fois. Le gros du travail de l'année à déjà été produit cet été et la collaboration avec son nouveau collègue s'est révélé aisée. Ce sont les cours du soir Moment de bascule entre la détente, le recule des vacances et le renouveau actif qui s’annonce. Une ambiguïté émotionnelle, mélange d’excitation qui me pousse vers l’avant et de craintes qui me retiennent. Le tout couplé à la dimension familiale de ses ressentis, génère une tension croissante. A ce stade elle est juste perceptible et mesurable au rythme des tâches qui s’accélère.

MPL à ses attributions pour une fois. Le gros du travail de l’année à déjà été produit cet été et la collaboration avec son nouveau collègue s’est révélé aisée. Ce sont les cours du soir et son examen de cette année qui l’inquiète.
Le hasard aime nous compliquer la vie et pourtant on gagne presque tous ses défis ! Cette année nous seront absent le même soir de la semaine; pas simple pour trouver une nounou de confiance en dehors des temps périscolaires. Et pas question de laisser les filles à une ado greffé à son portable alors que chez nous il n’y a pas d’écrans!
La surprise de résolution est venue de papy qui désormais est à la retraite, il accepte de venir garder les filles ! Ca nous enlève une grosse épine du pied et surtout nous ferons grace à lui une généreuse économie qui boostera notre projet maison…

Ma JJ va faire sa toute première vraie rentrée ! Le covid ayant perturbé ses premier pas en classe d’accueil, elle n’a fait qu’un contact d’à peine trois semaines. Haaa mon petit bébé va à l’école comme une grande!... Elle est encore si petite (fluette avec ses 10Kg tout juste dépassés!). Elle en est pas moins débrouillard et coatchée par sa soeur dans les temps de jeu livre. Depuis quelques temps elle est en phase d’affirmation prononcée et se vie encore dans un conflit interne de fusion/défusion aux extrêmes.
Elle n’a encore pas renoncé à sa têté du soir mais s’en détache progressivement dans les fréquences diurnes. Je vois dans ses comportements et expressions corporelles qu’elle se rempli et s’autostimule par compensation, ce qui est un bon signe de prise d’autonomie. D’un autre côté elle cherche et s’impose dans des états de fusions violents me poussant à me positionner là où elle n’est pas en capacité de le faire.

Anecdote liée à ce propos : alors que nous allions partir de chez Virginie les filles sentaient le départ imminent. Elles courraient frénétiquement en rond dans le salon quand Manue est arrivée de façon impromptue. Elle venait passer la nuit ici ... Ses raisons médicales inquiétantes furent vites évoquées. Lors de cet échange et alors que je continuais de préparer le départ tout le monde était en mouvement, les voix portaient, la tension montait. JJ est venue butter contre moi pour chercher la contenance comme elle peut le faire parfois (elle me rentre littérallement dedans quand elle est éclatée et attend que mes bras se referment sur elle pour la contenir et l’apaiser puis elle repart un peu plus calme. Elle répète l’opération trois ou quatre fois jusqu’à se sentir suffisamment régulée dans sa dynamique tonique). Cette fois la tension était à son apogée et une violente douleur m’a saisit sur la hanche gauche où elle m’avait percuté! ! Elle m’avait mordu !
Gage de fusion extrême.
Dans un mouvement réflex je l’ai évincé de la main. Comme celle ci était à hauteur du visage et à quelques centimètres seulement je lui ai mis une claque ! Rho en le disant je suis encore toute chamboulée viscéralement!
La culpabilité tient très peu de place dans ma vie mais dans ce vécu elle trouve a se loger. On est resté figé, Bibi s’est immobilisée, le silence s’est imposé.
Après ces quelques secondes de suspend où je me suis sentie gagnée par l’effroi, je me suis mise à sa hauteur. En la prenant dans mes bars elle a retrouvé son souffle et s’est mise à pleurer "rho je suis désolée mon petit coeur, je l’ai pas fait exprès, je sais que toi non plus!". Je l’ai consolé pour qu’elle retrouve son calme et avant de la remettre au sol je lui est expliqué qu’elle ne pouvait pas mordre et que je ne lui en voulais pas.
Le haut de ma cuisse porte encore les stigmates de moment!
Je sais que l’allaitement prolongé créer un rapprochement hyper favorable à l’enfant qui vit sa progression d’autorassurance au rythme de sa maturation psychique concernant sa sécurité interne, mais d’un autre côté le détachement est moins simple qu’avec un sevrage précoce.
Avec la reprise du travail et son entrée à l’école j’espère qu’on trouvera de nouveaux moments de partage…

Bibi quant à elle se réjouit de sa seconde année. Elle va retrouver ses copains. Savourer le plaisir de la découverte… elle aimerait apprendre à nager, je vai donc essayer de lui trouver des cours de natation ! J’aurai encore la joie de les véhiculer trois jours par semaine, de les entendre baragouiner dans leur langue sur la banquette arrière pendant qu’elles me laissent l’impression d’être leur chauffeur ! :D

Petit coup de pression : les proprios sont venu réclamer leur droit de visite ! (ici la loi leur permet une à deux par année!)
Ca m’a booster pour tout passer en revu. Depuis je n’arrête plus de faire du tri ! Cette intrusion annoncé nous a laissé un gout amère et nous a poussé à nous projeter dans un future chez nous. Malheureusement la loi vient tout juste de changer ! Fini l’accession facile à la propriété. Désormais 9 prêts sur 10 sont refusés! ! On va donc penser notre projet sur plusieurs années…

Ces derniers jours j’ai fait quelques aller-retours au boulot pour prendre mes marques et ne pas tout faire au dernier moment. Ce qui s’annonce m’enthousiasme : trois jours de travail/semaine dont deux grosses journées avec des alternances de groupes "éducation/prévention" et des consultations thérapeutiques (qui s’annoncent sport ! Que des petits mecs avec des problématiques lourds...) les séances et les suivis ne m’inquiètent pas trop, les à côtés par contre… réclamer les payements, rencontrer tous les parents...le pire est de devoir participer aux fêtes/expo/Stages...qui sont liées à la vie de l’association. J’espère aussi fortement m’en tenir le plus possible à mes heures de travail… même si à priori j’en doute…

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2020-08-25T16:05:37+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Souvenirs-d-enfance Souvenirs d'enfance Ce sont les dernières écritures devant mon bureau provisoire. Il se tient au milieu d’un tableau naturel. L’immense jardin de la propriété décline ses souffrances saisonnières avec son herbe jauni. Je me vois encore dans ce décore à 10 ans ! Courant et grimpant sur ses pins biscornus couchés partiellement. Ils ont ensuite retrouvé leur verticalité lors de leur croissance. La tempête de 99 les à ensuite tous balayé ! L’année suivante alors que je rendais visite à mes parents, j’ai aidé Mick à tronconner les chênes devant la maison et à replanté de suite un Ce sont les dernières écritures devant mon bureau provisoire. Il se tient au milieu d’un tableau naturel. L’immense jardin de la propriété décline ses souffrances saisonnières avec son herbe jauni. Je me vois encore dans ce décore à 10 ans ! Courant et grimpant sur ses pins biscornus couchés partiellement. Ils ont ensuite retrouvé leur verticalité lors de leur croissance. La tempête de 99 les à ensuite tous balayé !
L’année suivante alors que je rendais visite à mes parents, j’ai aidé Mick à tronconner les chênes devant la maison et à replanté de suite un eucalyptus fluet d’à peine deux mètres. J’étais meurtrie par ce désastre. Des monticules de bois se formaient ici et là telle des carcasses qu’on entasse pour avoir une visibilité sur le champ de bataille. Mon terrain de jeu favori était dévasté. Mes souvenirs balayés par l’émotion prégnante du moment. Des tuiles jonchaient le sol, la terrasse était partiellement arrachée, les arbustes dépouillés…

Un petit chêne pris place au milieu du jardin. En le voyant l’été suivant je me suis dis secrètement que mes parents n’avaient pas été très ambitieux en le choisissant, lui qui a une croissance si lente. Des fruitiers, un olivier, un figuier sont venus complèter le fond du terrain.
Je n’y suis pas revenu avant mes trente ans ! Dix ans de construction personnelle éfreinée où j’ai priorisé d’autres lieux de vacances. Lasse de vadrouiller, des itinérances et de leur simprovisations, j’ai décidé d’y emmener mes neuveux Laura et Louis pour un été. J’étais très surprise de voir ce petit gringalet de chêne aussi haut qui nous a offert une grande fraicheur pendant la canicule !
Un tourbillon de vie d’une décénnie plus tard et me revoilà plantée là. Le rouge gorge familiarisé par Mick se pose sur le dossier de la chaise d’à côté pour réclamer ses miettes quotidiennement laissées sur table à son intention. J’ai maintenant l’âge de mes parents, mes filles courent sur la plage où j’ai fait mes premières brasses pour apprendre laborieusement à nager.

J’écris pétrie de nostalgie sur ses lieux dont le paysage décline les marqueurs du temps. Ici je suis toujours dans « l’ici et maintenant » tout en étant témoin du passé. Engluée délicieusement dans une pause de vie. Une succession de moments pleinement choisi dans des contrastes de plein (d’activités) et de vide (détente).

Comme il est étrange d’avoir conscience de la dimension du temps par le biais de ce que la nature offre à regarder. Jamais je n’aurais cru à vingt ans que je serai là pour profiter des biens fait de cet arbre dont j’avais sous estimé la croissance.
Ma préoccupation actuelle est inversée ! Aujourd’hui on se soucis de devoir élaguer pour limiter un entretien qui commence à peser pour mes parents. Que va devenir ce lieu chargé d’histoire, empreint de mes meilleurs souvenirs d’enfance ? En le quittant dans quelques jours je ne pourrai pas occulter la pensée d’une éventuelle dernière fois…tout comme ce sera le cas à chaque fois que je les embrasserai avant de partir.

Je me souviendrai de tous ces moments forts vécus ici : premières vacances en amoureux, première vacances à caractère familiale avec les neveux et nièces, première grosses remise en question de couple, le mariage de NN dans le jardin et sur la plage du village, premières vacances à la mer pour mes petites chéries et…premier job décroché hier en tant que YM ! !
Et oui la nouvelle est tombée par mail. J’avais postulé juste avant de partir en me disant que je m’en voudrais de ne pas le faire et que de toute façon je partirai en vacances quand même ! J’ai fais ma demie journée d’essai en étant bien pessimiste car les job salarié de ce type sont rarissime, la concurrence tout autant et bien souvent le choix est déjà fait… Je crois avoir bénéficié d’un changement récent de direction qui a voulu s’affirmer dans ses propres choix !... Je commencerai donc le 1 er Septembre ! !

C’est une grande aubaine pour deux raisons :
Etre salariée m’évitera de courir après une clientèle et d’avoir un revenu aléatoire la première année (un planning de consultations sera établit par la direction en fonction des besoins des familles et des enfants…)
Grace à ce mi temps je pourrai accèder à mon projet principal d’indépendante mobile…
C’est fou…aussi tôt diplômée et validée pour exercer et aussitôt recrutée ! ! Je suis sous le coup de l’excitation et de la peur face à l’ampleur de la tâche…

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2020-08-21T15:16:47+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Rien-ne-se-passe-comme-prevu Rien ne se passe comme prévu!... Il y a un mois encore on était débordé de travail, on courrait partout sans options pour reprendre notre souffle alors que le covid ne nous à laissé aucun répit! A notre grande surprise Steph m'a proposé le logement d'E et N qui partent en Asie chaque année! On a pas réfléchi longtemps et on a prévenu tout le monde qu'on rentrait au bercail :D Les candidatures on été mises en attente, sans ca pas de vacances! Et pourtant une offre alléchante est passée. De celle qu'on ne voit passer que tous les 3 ans dans mon secteur. Je ne pouvais pas ne pas postuler alors je l'ai fait en Il y a un mois encore on était débordé de travail, on courrait partout sans options pour reprendre notre souffle alors que le covid ne nous à laissé aucun répit ! A notre grande surprise Steph m’a proposé le logement d’E et N qui partent en Asie chaque année ! On a pas réfléchi longtemps et on a prévenu tout le monde qu’on rentrait au bercail :D

Les candidatures on été mises en attente, sans ca pas de vacances ! Et pourtant une offre alléchante est passée. De celle qu’on ne voit passer que tous les 3 ans dans mon secteur. Je ne pouvais pas ne pas postuler alors je l’ai fait en me disant que de toute façon ce type de poste s’obtient au piston et que l’affichage n’est souvent qu’une obligation déguisée de l’employeur.
Quelle surprise d’être immédiatement contactée et d’avoir un entretien ! Il fut express mais soigné. L’austérité de la directrice m’a un peu déconcerté, de ce fait je fus étonnée de la voir ponctuer notre rencontre en me proposant une demie journée de contacte avec l’équipe !

Sortie de là ce fut de nouveau la course pour faire des démarches administratives indispensables pour alimenter les financements de ce poste et répondre aux conditions de subventions...Dans l’intervalle j’ai crains pour les vacances mais elle m’a rassurée en me disant que le fonctionnement d’été étant à part, l’activité ne commencerait qu’en Septembre. C’est un contrat salarié (ce qui est vraiment rare!) renouvelable tous les ans… je fonctionnerais comme en cabinet privé sauf que c’est l’organisme de gestion (jumelé à d’autres lieux ) qui remplirait mon planning de consultation !

Un mi temps comme je le souhaite ! Avec le public que je veux ! Des horaires raisonnables, une bonne équipe mais un travail solo...tout ce qui me permettrait de lancer mon activité d’indépendante en parallèle sans risque pour mon budget familial.
Le seul hic (et pas des moindre) est d’avoir appris qu’une des candidates est une camarade de promo de l’autre professionnelle à qui on demandera l’avis pour faire un choix. Ca me laisse peu de chances mais bon rien n’est joué (sauf si le recrutement n’est qu’un simulacre destiné à donner le change pour le conseil...) La réponse sera donné ces jours ci...je croise les doigts.

MPL pensait mettre un dernier élan pour les examens et cette annonce de vacances lui a redonné du souffle pour la dernière ligne droite. C’était sans voir venir le fait que cette année les dirigeants des établissements se sont fait peur avec le covid ! Au lieu d’attendre Septembre pour convoiter les candidats (qui de toute façon doivent passer par l’équivalent des accadémies) ils l’ont fait en Juin! ! Double coup de pression pour lui car il fait parti des professions en pénuries. L’intérêt pour eux est de cibler en priorité les jeunes prof à l’aise avec l’informatique et le elearning, au cas où on subirait à la rentrée une seconde vague de covid !

Ca a beau être flatteur d’être convoité (pour ne pas dire chasser!) il faut quand même être tactique, et choisir c’est aussi renoncer en investissant pour l’avenir de sa carrière. Il a fait un choix qui est à se stade du positionnement car ils ne peuvent pas s’engager dès à présent. Le voici donc avec une charge de travail en plus du fait de devoir préparer les rattrapages de fin d’année… du boulot pendant les vacances. Des options de décrochage psychologique qui s’envolent au profit d’une pseudo sérénité de projection pour Septembre. Ha j’ai hate qu’il soit titularisé…

On est donc en vacances en France ! La maison est immense, hyper bien située, tout est neuf et très chic. De ce fait c’est un peu flippant ! J’ai retiré tous les crayons que j’ai trouvé en arrivant, inspecté toutes les pièces pour que les filles ne cassent rien...et malgré tout un soir en débarrassant la table je jette un oeil sur elles pendant qu’elles commencaient tout juste à jouer et j’en voit une avec des feutres en main!! ! JJ venait d’en déboucher un et de le poser sur la canapé ! Le temps d’arriver jusqu’à elle le cuire avait bien absorbé le feutre à mine épaisse ! Un canap trois place des années cinquante...irremplaçable…

Le plus stressant ce n’est pourtant pas ca. Cette fois nous avons décidé (aux vues des circonstances un peu particulières du covid) de ne pas courir après les gens pour qu’il n’y ait pas de malaise si ils préfèrent ne pas prendre de risques. On se dit juste que les dates ne coincident pas et voilà. On a fait quelques activités touristiques pour distraire les filles et ce fut bien étrange d’affronter des journées bien ensoleillée en étant masqué. Les filles ont complètement banalisé heureusement. Moi je suis toujours gênée et je préfère éviter de trop croiser de gens alors que mes enfants ne peuvent pas se protéger (impossible pour eux de ne pas toucher le masque...) On s’est donc bien limité. On a vu la famille et quelques amis ciblés en évitant les rapprochements physiques et en se lavant les mains fréquemment.

Bien sur certain semblent vivre dans une autre dimension ! Une amie à qui j’avais pris soin d’exprimer clairement qu’on limitait les contacts avait du monde chez elle à notre arrivée et attendait encore une dizaine d’amis de plus en soirée ! Autant dire qu’on a fuit rapidement!
Le lendemain ma belle mère nous prévenait qu’un signalement précis des fréquentations serait demandé à notre retour.
Hier j’ai appris que face au nombre croissant des nouveaux cas un conseil exceptionnel va donner de nouvelles mesures. Je devais voir mes soeurs toutes en même temps pour un pic nic mais l’une d’elle a été testée positive après s’être fait testé avec des symptômes d’angine !

Ca m’a encore bien refroidit.

La semaine prochaine on a prévu de migrer sur la côte dans une maison de famille reculé pour rester au calme et profiter de la mer avant de rentrer mais on commence à craindre qu’il y ait de nouveau une fermeture des frontières… il se peut qu’on doive rentrer plus tôt. Si c’est le cas je ne verrai pas mes parents qu’on ne peut voir qu’en fin de vacances. Vu leur âge et notre parcours de rencontre il se peut qu’on renonce à les voir pour les épargner de tous risques sanitaires.
Ces perspectives en tête n’aident pas vraiment à profiter des vacances même si on se réjouis d’avoir ce privilège.

La bulle familiale est ma toute première source d’oxygène. Etre ensemble à 4 est un bonheur de chaque instant quelque soit l’endroit où on est. Ce bain d’amour quotidien est mon apport principal d’élan vital et de réjouissance. Ce qui n’est plus le cas pour ma soeur qui m’a annoncé sans ménagement et juste avant notre venue "qu’une pétasse s’était immiscé dans son couple et avait détruit sa famille!" 17 ans de vie commune mise à sac. Deux enfants de 14 et 10 ans engagés dans cette histoire, 4 autres de son côté à elle… Quelle drôle d’histoire : pendant qu’elle faisait des heures sup à profusion pendant le confinement pour compenser son chômage technique à lui, il passait du bon temps sur le net avec elle et préparait sa "sortie"...Pauvre Sab qui n’a jamais connu et aimé que lui. Quand elle sera guérit elle devra en plus repenser sa vie…

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2020-07-27T15:34:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-bout-de-papier-a-encadrer Un bout de papier à encadrer Sur le parking j'en menais pas large! Je suivais les bons conseils de F en enchainant des mouvements activo passifs destinés à détendre ma ceinture scapulaire qui focalise mes crispations. En jetant un oeil aux trois, quatre voitures du parking j'ai réalisé qu'on m'observait dans un rétro. A ce stade de gestion du stress ca m'importait peu. MPL m'attendait plus bas dans la rue. Protocole de m*rde du covid qui ne nous permettait même pas d'être accompagné et soutenu moralement avant le grand saut. Face à l'entrée toute murée et exiguë du petit porche j'attendais l'heure et Sur le parking j’en menais pas large ! Je suivais les bons conseils de F en enchainant des mouvements activo passifs destinés à détendre ma ceinture scapulaire qui focalise mes crispations. En jetant un oeil aux trois, quatre voitures du parking j’ai réalisé qu’on m’observait dans un rétro. A ce stade de gestion du stress ca m’importait peu. MPL m’attendait plus bas dans la rue. Protocole de m*rde du covid qui ne nous permettait même pas d’être accompagné et soutenu moralement avant le grand saut. Face à l’entrée toute murée et exiguë du petit porche j’attendais l’heure et régulais ma respiration par des inspirations profondes.

Une voix se fit entendre au loin. Sarah la candidate précédente était encore là! ! Je me dis alors qu’ils étaient encore en train de la cuisiner et que ca sentait pas bon.
Curieuse je fis quelques pas dans le couloir. Stoppée par un fracas d’applaudissements, j’ai attendu sa sortie pour la faciliter. Toute voilée et masquée elle se précipita vers moi en ouvrant les bras et nos corps marquèrent une hésitation. L’étreinte fut brève et convulsive de soulagement. Intérieurement je vacillais; ayant lu son travail au préalable que j’avais trouvé médiocre j’étais stupéfaite de sa réussite et mon cerveau ne fit qu’un tour en se demandant si ce succès était au non de bon présage pour moi.

Elle est partit rapidement et je me suis avancé doucement ne sachant pas trop si je devais enchainer ou leur laisser une transition ? Entrer ou attendre qu’on m’appelle car la porte était restée entre ouverte. Je m’apprêtais à reculer quand je reconnu la voix de Sophie qui dit "rhooo c’était quand même gênant de devoir faire les questions/réponses pour obtenir ce qu’on voulait entendre ! J’ai eu l’impression d’être à la présentation de Sandra l’année dernière quand on a du lui arracher les mots de la bouche pour obtenir un 50%"

J’ai fais quelques pas en arrière et le directeur venu me chercher. Quelle surprise de les voir atttroupé devant un petit buffet de sandwichs, le masque pendouillant sur une oreille alors que le mien me coupait littéralement la respiration ! "Installe toi, on fait vite".
Mon bloc à gauche, les notes à droite et mon instrument dans le coin de table.
Encore tous mâchouillants ils me lancaient des sourires gênés et le directeur dit avec beaucoup de bienveillance. "Soyez bien à votre aise, je vous propose de l’eau ? Prenez votre temps...je vais vous expliquer le déroulement..."
Face à 7 personnes de renommé dans mon secteur d’activité j’étais quelques peu impressionnée mais pas une seconde je me suis demandée ce que je faisais là ni pourquoi je m’imposais ca.
Pour exercer je n’ai pas besoin de cette validation et pourtant, elle est indispensable pour regarder vers l’avenir de facon plus sereine. C’est un "au cas où" je poursuivrais mes études, "au cas où" ... et c’est surtout un aboutissement, une cloturation définitive après 4 années d’études.

Etrangement je n’ai pas vécu la même pression qu’en début d’année lors de mon examen.Il faut dire qu’à ce moment la les couloirs étaient bondés de monde, on se pressait pour entrer dans les salles et assister à la présentation des candidats...des acclamations retentissaient, on se serait dans les bras et s’embrassait...un tout autre monde...depuis le Corona est passé par la. Désormais c’est en solo, dans une ambiance glauque, bardée de précautions austères qu’il faut présenter son travail.

J’avais volontairement choisi un support rigide pour ne pas avoir de feuilles tremblantes qui trahissent le stress. Bien ancrée j’ai été vigilante à porter mon regard et ma voix au loin (faut dire qu’on était bien distant). Je me sentait toute petite dans cette salle immense justement choisi pour son volume et son aération. Une des Sophie me troubla car elle fit toute son écoute yeux fermés ! Je me suis quand même demandé si l’heure tardive et mon discours soporifique pouvait la faire dormir ! :D
Malgré le fait de m’être préparée à donner une couleur aux mots, à rythmer mon intervention...j’eu l’impression de lire pour la première fois comme en CP ! Je peinais à reprendre mon souffle, j’avais envie d’arracher mon masque ! Les mots s’évaporaient à toute vitesse au point que si je m’arrêtais je n’aurai surement pas pu raccrocher et pourtant j’avais prévu de le faire !

J’ai posé mon bloc, saisi mes baguettes et j’ai fait résonner le hand drum avec une petite musique douce qui a donné une autre dimension au lieu par écho localisation. Une vibration nous a traversé, unifié dans un moment de partage hors du temps. Ce qui a suivi était une explication chargée de sens en ce qui concerne cette action précise en prise en charge dans mon intervention thérapeutique...
Seulement 10 minutes venaient de s’écouler quand j’ai ponctué.

Les sourires étaient figés, neutres. Je ne savais pas quoi penser.
"Très bien, je vais inviter les jurys à s’exprimer d’abord sur votre production écrite"
F prit la parole et commenca par me féliciter sur la qualité de la rédaction, dans le style, dans l’approfondissement de la recherche théorique et dans l’analyse… Comme je sais qu’ils commencent toujours par le meilleur pour nous détendre j’attendais d’entendre les bémols pour me préparer aux questions qui allaient en découler. Le tour de table fut bon. Je fronçais des yeux pour feindre des sourires et me réjouissais de porter un masque protecteur d’émotions !

Ce n’est pas rien de se retrouvé épier par 7 personnes dans des conditions d’examens mais quand en plus ce sont toutes des psy et des spécialistes du langage infra verbal...c’est mieux de ne pas y penser sous peine de perdre tous ses moyens !
Les trois premières questions furent attendues et les réponses ont été volontairement donnée pour faire trainer et limiter le flot d’interrogation.
A mi parcours le vieux dragons s’est réveillé ! Sortie de sa léthargie juste au moment ou les plus jeunes qui étaient la gracieusement et uniquement pour plaire aux anciens, commentaient à devenir incisifs pour faire leurs preuves.
"J"entends bien vos réponses mais ...(elle réfléchit)...pouvez me dire comment concrètement vous accompagnez les enfants dans leur processus de symbolisation au cours de cet atelier?"

La je me suis liquéfiée ! Comme dans les mangas un petit oiseau suivit de petits points m’est passé devant les yeux ! Face à ma perplexité une jeune arrogante entrepris de reformuler pour faussement m’aider. Sa condescendance m’a suffisamment énervé pour me faire changer d’état et je dis "par le jeu". Restée en suspens elle insista" d’accord mais comment concrètement?"
Elle a vu mon désarroi et a ajouté " prend un exemple avec un enfant et dis moi quand tu le visualises". J’ai fait un signe de la tête et elle m’a guidé "présente nous le contexte, ses réactions...." A ce moment j’ai réalisé qu’à travers cette question elle me demandais de présenter une situation clinique et analytique entière spontanément! ! Ce qui prend des heures de préparation pour un élève non expérimenté...
Alors j’ai laissé le souvenir de cet enfant remplir le vide vertigineux qui venait de m’envahir.

"Cathy était là au fond de la petite salle pendant que j’animais le groupe. Dans un dialogue tonico émotionnel, j’ajustais mes mots aux réactions des enfants, à la dynamique du groupe, pourtant une partie de moi était focalisée sur elle. Ce jour la j’appris promptement par l’éducatrice qui l’a déposé que sa maman était décédé dans un accident de voiture quelques jours plus tôt. Arrivée en retard ma collègue n’avait pas eu le temps de me prévenir ! Cathy s’était installée en décubitus semi ventral sur un énorme coussin, tenant fermement son doudou elle semblait ailleurs. Tout d’un coup je fus interpellée par la discordance entre sa situation et ma narration qui parlait indirectement d’abandon d’enfant, de disparition..." ma voix se coupa et mes yeux se sont rempli de larmes ! Un lourd silence s’installa.

Je tentais péniblement de ne pas me laisser submerger par ce souvenir quand j’eu l’aide inattendu d’une Sophie "on voit bien que ce souvenir est encore prégnant, qu’est ce qui te touche particulièrement de ce moment?"
"ho c’est un contre transfert sur la souffrance de cet enfant..."
J’ai décliner mon analyse pratique en décortiquant une remise en question de mes interventions et en déroulant les réactions de l’enfant sur le long terme lorsque je l’ai accompagner dans ce processus de deuil sur plusieurs semaines. Touché, l’auditoire a été compréhensif, je les ai vu hocher de la tête lorsque je présentais et analysais les mises en jeu de la fonction symbolique…

Le directeur a demandé promptement qu’on ponctue cet échange et que je quitte la pièce pour délibérer.
A mon retour il dit quelques phrases que je n’ai pas entendu ! puis "bon je ne vous ménage plus longtemps, vous avez réussi. Nous tenons à vous féliciter pour votre travail...." et il invita chacun à dire un mot.
A mon grand étonnement tous les dragons prirent la parole pour dire unanimement qu’elles voyaient déjà en moi une grande professionnelle pour mes capacités analytiques, critiques, cognitives et émotionnelles. Elles me dirent de continuer à travailler la mise en corps pour unifier le tout et le directeur les a interrompu et m’a mis dehors faute de temps! !

Au bout du parking, à la limite autorisée MPL faisait les cent pas tout inquiet du temps que ca avait pris!
Il a fallu me démasquer pour qu’il puisse voir mon large sourire et souffler de soulagement. Dans la voiture je ne pensais qu’à retrouver les filles gardées par papy et mamy. MPL elle a insisté sur la reconnaissance de mes paires, tardive et surtout inattendue car je n’ai rien fait pour investir le relationnel avec elle dans le but de préserver leur objectivité.
On a pris une petite coupe en rentrant et hop au lit les chéries…

Le lendemain j’ai senti un énorme relâchement corporel. J’ai rien fait de la journée ou presque (ce qui n’arrive jamais!). Le surlendemain on est allé chercher ma nouvelle voiture à l’autre bout du pays. L’occupation de la route, des papiers et autres ne m’ont pas permis de repenser à tout ca. Hier MPL à beaucoup travailler sur ses corrections d’examen et j’ai profité des filles qui m’ont beaucoup manqué en cette première semaine de reprise scolaire; alors aujourd’hui, comme j’ai toujours pas réalisé je me suis dit que j’allais l’écrire pour ancrer ce moment au fer rouge… mais je réalise toujours pas ! Mes émotions sont murées ! Pourquoi?... mystère…

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Ma JJ a fait sa rentrée ce lundi. Ce fut cornélien de savoir si elle allait la faire ou non dans ce contexte sanitaire...comme elle avait bien accroché avec sa maitresse en virtuel et que de toute facon Bibi y va… quand elle a aussi voulu y aller on s’est dit que ca ne pouvait que lui être favorable d’avoir une accroche relationnelle a entretenir jusque Septembre. Ha ce fut une grande étape de laisser mon bébé quitter le nid pour sa première envolée. MPL l’a accompagner le premier jour car je me sentais bien trop fébrile pour ca. Sa fonction paternel et sa position de tiers séparateur fut de rigueur et a suffisamment sécuriser JJ qui n’a pas pleuré.

Le confinement ne nous a pas laissé une minute et nous avons décidé de passer un mois en France cet été pour nous ressourcer. De ce fait je candidate rai un peu partout en rentrant les prochaines semaines me permettrons d’investir notre environnement et mes supports professionnels…

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2020-06-14T15:20:40+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Alors-apres Alors après?... Il parait qu'on a déconfiné!Ici pas de changements majeurs. Après avoir passé une journée en famille je me suis sentie presque euphorique socialement, remplie, joyeuse et agréablement envahie. Ca m'a vite contentée. Puis retour à la réalité. La vie n'est plus comme avant. J'ai pu le constater en choisissant ma première destination de quartier aussi réfléchit qu'un projet vacances! J'ai jeté mon dévolue sur mon fournisseur de tissu à défaut de pouvoir commander sur le net ( Ouverture des sites 8H fermeture des prises de commandes pour la journée 8H01!) puis ce fut Il parait qu’on a déconfiné!Ici pas de changements majeurs. Après avoir passé une journée en famille je me suis sentie presque euphorique socialement, remplie, joyeuse et agréablement envahie. Ca m’a vite contentée. Puis retour à la réalité. La vie n’est plus comme avant. J’ai pu le constater en choisissant ma première destination de quartier aussi réfléchit qu’un projet vacances !
J’ai jeté mon dévolue sur mon fournisseur de tissu à défaut de pouvoir commander sur le net ( Ouverture des sites 8H fermeture des prises de commandes pour la journée 8H01!) puis ce fut l’imprimeur (toujours à deux rues!) pour glâner des plastiques afin de faire des visières… En reprenant la voiture après toutes ces semaines et 2 minutes de conduite, j’étais presque grisée par la vitesse à 60 à l’heure ! :D

Etrangement la fin du confinement devrait générer un besoin de compensation social, mais c’est tout le contraire ! Je sature des gens. Je me sens épuisée après toutes ce temps à être sur tous les fronts : maison/enfant/couture/pression indirect liée au travail exigent de MPL.
On a tous vécu une expérience unique et parfois si contrastée...certains on glandé à se perdre, voire déprimer, d’autres ont doublé leur temps de travail ! Certains se sont vu complètement isolé, délaissé, d’autres ont vécu dans une promiscuité invivable. Certains y ont trouvé des ressources monétaires en se réinventant ou en compensant, d’autres ont pu que subir et tout perdre !
Cette crise a laissé peu de monde indifférent au changement. Et maintenant ?

Maintenant c’est repos pour moi. J’ai besoin un temps off pour me retrouver, me repenser et surtout récupérer.
Hier pendant que je tentais de coudre je pensais au quelques minutes qui restaient avant la préparation du repas que je devais anticiper. Une cliente en réflexion de projet bombardait ma messagerie de suggestions. Ting Ting Ting...Pendant ce temps Bibi entourait ma jambe d’un pansement géant fait d’une écharpe qui désagréablement me tenait super chaud et mobilisait le pied qui ne servait pas à coudre. Quand JJ est arrivé pour réclamer tété en chouinant et en tendant les bras qui parfois m’agrippait. MPL est arrivé en me disant "prends la une minute..." Ma pulsionnalité était à son apogée et ma contenance au plus bas. J’avais la boule dans la gorge, du mal à respirer, j’étais apathique, insensible aux pleures et j’eu envie de me débarrasser de mon autre fille à coup de pied ! C’est ce qu’on appelle des phobies d’impulsions, des pensées violentes inavouables :( ...elles n’ont pas lieu qu’au post partum mais aussi aux limites de la dépression parental !

Il est temps de réagir. Ce matin j’ai enfin pu étendre ma nuit à plus de 6h en dormant un peu et de suite j’ai été plus en empathie, en pleine conscience, en phase avec elles, dispo et ouverte aux échanges avec MPL aussi...On a fait des confitures de cerises… la fatigue psychique est une priorité absolue, un essentiel, une base à préserver.

Ca fait deux semaines qu’on est sous pression, MPL descend juste pour manger, parfois même après ! Il bosse comme un fou et ne s’arrête que pour manger vite fait, dormir peu...on a vraiment besoin de se retrouver tous les 2 et tous les 4. Un comble quand on sait que ca fait des semaines qu’on est en rapport exclusif et en vase clos ! :)

Ma mission de confection se tari et tant mieux, j’en ai marre. Je vais faire des petites robes pour les filles avec les chemises trop petites de papa… et mon tambour zen devrait bientôt arriver ! En Janvier j’avais envie de me mettre au violon mais bon…

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2020-05-20T14:52:24+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-simple-merci Un simple merci Merci, A toutes les petites mains de l’ombre qui ont permis à une partie de la population de s’équiper en protection. Merci d’avoir travaillé sans compter vos heures, ni vos dépenses de matériels sur vos propres deniers pour fournir le personnel soignant démunis et laissé pour compte en ce début de crise. Merci d’avoir bravé le confinement pour aller déposer des masques aux portes des hôpitaux, des hepad, des crèches… Merci d’avoir distribuer toujours gratuitement les oubliés des débuts : éboueurs, postiers, livreurs, magasiniers, caissières… Merci d’avoir Merci,
A toutes les petites mains de l’ombre qui ont permis à une partie de la population de s’équiper en protection.

Merci d’avoir travaillé sans compter vos heures, ni vos dépenses de matériels sur vos propres deniers pour fournir le personnel soignant démunis et laissé pour compte en ce début de crise.

Merci d’avoir bravé le confinement pour aller déposer des masques aux portes des hôpitaux, des hepad, des crèches…

Merci d’avoir distribuer toujours gratuitement les oubliés des débuts : éboueurs, postiers, livreurs, magasiniers, caissières…

Merci d’avoir travaillé parfois plus de 60 hr semaine sans salaire alors qu’il suffisait de regarder la tv et laisser passer les jours du confinement…

Merci d’avoir cru en vos convictions sur la prévention malgré la désinformations, la dénégation de l’utilité des masques les premières semaines.

Merci pour tout ce temps passé à faire savoir que vous en produisez et à lutter contre des géants au points liés ! Marketplace, seconde main, le bon coin, tous sont restés passifs et n’ont été que des freins alors qu’en moins de deux semaines les petites mains de ce pays auraient suffi à équiper tout un pays ! !

Merci d’avoir dépassé courageusement les interdits gouvernementaux qui réservaient la distribution aux pharmaciens alors que leurs masques jetables étaient parfois à 8 E pièce !

Merci d’avoir sacrifié une partie de votre vie de famille, d’avoir veillé jusqu’à pas d’heure pour poster et expédier des masques un peu partout, d’avoir passé des heures à chiner et traquer des options de commandes ; d’avoir désespérément essayé de trouver de l’élastique, d’en avoir commandé à prix d’or parfois sans être livré !…d’avoir alimenter les groupes de débrouilles, d’avoir fait preuve de tant de créativité !

Merci à tous ceux et celles qui continuent d’en produire malgré les insultes des « pauvres d’esprit » qui n’ont rien compris au principe de prévention, ou des assistés qui voudraient tout gratuit ! Pardonner les délateurs qui n’ont pas la capacité de penser par eux même…

Continuez d’ignorer les remarques des simplets formatés par facebook qui n’ont que trois mots à leur actifs et deux neurones passifs pour vous sortir « c’est une honte » quand on leur demande d’au moins payer le matériel ou le timbre pour leur envoyer de quoi se protéger !
Merci à tous de continuer même si vous les vendez faute de pouvoir mettre plus de votre poche après vous êtes déjà tant saigné !
Braver les interdits ! Continuer de résister, de compenser les manques car aujourd’hui moins de la moitié de la population est équipée alors que nous sommes sur le point de déconfiner !
Couturières couturiers, continuer de lutter !

A tous ceux qui voudront aider, partager les initiatives des artisans qui se sont tant sacrifiés plutôt que d’acheter vos prochains masques aux grandes surfaces ( qui se les gardaient au chaud jusqu’à être autorisé à vous les vendre!).

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voilà aujourd’hui ce que j’aimerai publier/crier à tous mes camarades de coutures mais la loi n’étant pas en notre faveur, les délateurs frustrés qui rodent pour se défoulés, les réseaux sociaux qui m’exposent bien trop… je ne peux pas oser et pourtant ce que j’aimerai que ces mots aient une portée pour atteindre les coeurs de ceux qui comme moi ont porté mes croyances dans ce combat…

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2020-05-02T21:58:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-vent-de-folie Un vent de folie... Un jour sans fin. C'est la trame d'un scénario qu'on a tous vu mais cette fois ci on le vit! Bien qu'on ait la possibilité de se projeter sur une date de fin pour relativiser, le temps s'étire autrement parce que le contexte hors norme le pétrie de stress, d'incertitudes, de pessimisme...On va pas se leurer, on est pas en vacances. J'ai l'impression de retenir mon souffle, de le reprendre chaque matin en me réjouissant que tout aille bien, que chacun de nous respire la santé. Le défi de chaque journée est de préserver, d'alimenter ce qu'il y a de réjouissant, d'optimiste en chacun Un jour sans fin. C’est la trame d’un scénario qu’on a tous vu mais cette fois ci on le vit ! Bien qu’on ait la possibilité de se projeter sur une date de fin pour relativiser, le temps s’étire autrement parce que le contexte hors norme le pétrie de stress, d’incertitudes, de pessimisme...On va pas se leurer, on est pas en vacances. J’ai l’impression de retenir mon souffle, de le reprendre chaque matin en me réjouissant que tout aille bien, que chacun de nous respire la santé. Le défi de chaque journée est de préserver, d’alimenter ce qu’il y a de réjouissant, d’optimiste en chacun de nous. En cela les enfants sont une source abondante et sans fin.

Les comportements changent, les natures se révèlent, les petits bobos d’hier qu’on fuyait s’exacerbent pour certains...Ludo qui délivre des soins en vase clos dans une maison de repos me disait hier que son couple est en crise et qu’à côté de cela le boulot c’est rien ! Hôtesse de l’air elle ne faisait que le croiser, aujourd’hui la promiscuité, le changement de rythme, le partage des tâches qui est redistribué font que le rééquilibrage subit du quotidien provoque des tensions difficiles à canaliser. Les gens vont se retrouver face à eux même, à leur obligations, à leur défaut d’investissement dans le couple… Certain se planqueront derrière leur ordi sous prétexte d’y travailler pendant que les gosses se gaveront de tv à s’en abrutir mais là aussi il s’agira en quelques sorte de survie!Celle de la famille. Après cela chacun reprendra son rôle et ca relancera la comédie...
La Chine dénombre de nombreux cas inhabituels de divorces depuis la fin du confinement ! Ils ne seront probablement pas les seuls.

J’ai pris des nouvelles de GG avec qui je reste en contact occasionnellement. Il me confiait que les arrêts maladies pour raisons de risques sont tombé massivement dans son foyer pour personne en situation de handicap ! Tout d’un coup tout le monde est fortement asthmatique ou coincé du dos… pour ceux qui restent il y a des pétages de plombs devant les résidents qui paniquent aussi et passent à l’acte ! Et on est pas encore au pic de la crise. J’ai eu le coeur serré cette semaine en lisant la situation critique de l’Espagne où des personnes agées meurent seules dans leur lit au milieu de maison de repos désertée par le personnel. Ca fait froid dans le dos.

Pour l’instant leur région et celle de L et M sont très épargnées et je m’en réjouit. Pour preuve, j’appelle Steph qui bosse au CHU pour connaitre son état d’esprit en reprenant le travail sur l’équipe volante et elle me raconte comment elle a réussit sa quiche ! Pourtant une unité spéciale ouvre ces jours ci et elle en fera parti ! Des trains commencent à acheminer des patients dont elle devra s’occuper...elle est si détachée que ce doit être défensif.

Ici les universités ont annoncé leur fermeture jusqu’en fin d’année. On attend pour savoir si ce sera le cas pour tout le supérieur car le lieu de travail d’MPL en dépend, tout comme la qualité de sa production car tout doit être fait de la maison. Pour l’instant il est hyper investi et ca lui change les idées vu le contexte. Les vacances arrivent et tout autant de travail l’attend. Les journées comment donc a se ressembler et les tâches qui s’intercallent à tout instant me pèsent ! Pas de ruptures, tout se répète. Petit dej, vaisselle balayage, nettoyage, activité nettoyage, repas vaisselle nettoyage, sieste puis gouter nettoyage et revaisselle, activité, lessive repas...j’ai envie d’aller courir ! De libérer cette boule de retenue qui me pèse parfois sur l’estomac. Ou de m’enfermer dans la salle de bain pendant une heure le temps d’un bain...puis je relativise. On est tous en bonne santé, le reste est accessoire.

Hier Bibi grattait une petite plaie au coin de l’oeil ! MPL me dit remarquer qu’elle en avait une autre dans le cou, on en découvrit une autre derrière l’oreille ! ... Déshabillage express pour constater qu’elles étaient parsemé sur tout le corps. 38,8 de fièvre dans l’heure...Pas question d’aller chez le doc qui est une zone fortement contaminée. Heureusement j’ai toujours tout ce qu’il faut pour elles. Mon père à fait le diagnostique par téléphone : varicelle !
Je me suis alors rappelé une anecdote de sortie d’école où Bibi me disait qu’elle aussi elle voulait des boutons comme Lise, des ROSES ! :) C’est pourtant pas le moment pour avoir son immunité déjà sollicité. Je m’attends à la même chose pour JJ puisse qu’elles partagent tout (elle passe d’un bain à l’autre, l’une fini les assiettes de l’autre...)
Seuls les temps de sieste semblent m’appartenir (hors obligations de travail écrit) le reste du temps je trouve du plaisir à proposer des variations d’activité dans les quelles j’arrive à les rejoindre ou en innovant en cuisine, en couture… On s’est mis comme tout le monde à faire du pain pour éviter de sortir. Le pain cocotte nous régale et désormais je fais aussi mon levain faute de trouver de la levure boulanger. J’ai aussi un brin de plus de temps (et d’envie) de communiquer avec tous ceux qui comptent. Lilou échange un peu plus depuis quelques jour, espérons que ca dure.
On va vite avoir besoin de vacances ! On va tous avoir besoin d’échapatoire pour compenser ce cloisonnement et en prendre le contre pied mais… Ma belle soeur (extrêmement nombriliste) s’inquiète de savoir si elle va pouvoir partir au Japon comme prévu cet été parce que le pays à fermé ses frontières. J’avais vraiment pas envie de la plaindre. D’ici Mai Juin je pense qu’on sortira à peine de la crise. Après cela on craindra une nouvelle vague épidémique et on aura bien du mal à contenir les flux touristiques compensatoires et pourtant...tant que nous ne pourrons pas garantir la sécurité de tous il serait préférable de limiter les mobilisations. Pour que certains privilégiés puissent prendre du bon temps il faudrait risquer la vie de quelques autres ? Les voyages contrôlés, limités aux affaires et au sanitaires seront peut être les seuls autorisés...enfin je l’espère.

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Il m’a fallu quelques jours pour digérer ma colère et me réajuster concernant la confection des masques. Aujourd’hui et en quelques jours seulement l’ensemble de la population pourrait sortir protéger et on oeuvrerait massivement et collectivement de facon préventive pour limiter la propagation. Mais en France on aime polémiquer sur tout avant de savoir et surtout on pense que dans un sens "on n’est pas protéger du virus avec ca" alors que si tout le monde protège les autres on est tous protégé ! L’épidémie de sras en Asie à banalisé le port du masque et il est aussi dans leur culture de respecter les autres et donc de se masquer au moindre doute sur sa santé.
Ici on se crache dessus sans soucis !

La brigade d’incompétents de l’ARS n’a pas su orienter toutes ses petites mains prêtent à aider. Idem pour le ministère qui a d’autres priorités. Plutôt que de permettre à toutes celles qui ne veulent pas être exploitées par des têtes pensantes associatives et réduitent à être de simples exécutantes, de vendre à prix plafonné ou symbolique, les ventes ont été boycotter par les sites de seconde main ! Du coup les gens se fournissent sur un marcher noir qui s’est vite organisé…

Personnellement je n’ai pas pour ambition de gagner de l’argent avec des cousettes à quelques euros mais je ne sacrifierai pas mon temps familiale, le bien être de mes proches et mon argent en fourniture pour distribuer gratuitement des masques qui finiront jeter dans les rues comme des cleenex parce qu’ils n’auront pas de valeur aux yeux des utilisateurs. Je ne les vendrai pas non plus même à tout petit prix car on me reprocherait aisément un manque de solidarité (et oui aujourd’hui chacun enverrait son voisin au charbon pour ne pas y aller ou le mettrait au poteau d’exécution juste pour passer ses frustration!). "personne ne profitera de la crise" entant t on et pourtant… certains obèses de l’industrie s’engraissent déjà mille fois plus !

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2020-03-29T15:54:55+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Les-5-piliers Les 5 piliers. Quel contraste. Le calme est extrême. Le silence est constant alors que nous sommes en pleine ville. Je réalise depuis peu que toutes nos perceptions primaires sont ébralées, qu'elles se rédéfinissent en fonction de la situation atypique. Nous avons nous aussi une belle capacité d'adaptation, de mutation. L'espace: Dans des endroits plus confinés chacun tatonne pour redéfinir ses espaces propres des espaces communs. On redécouvre même des endroits non investi jusqu'ici faute de temps, comme le jardin resté inanimé depuis notre emménagement. Hier on a monté la serre qui Quel contraste. Le calme est extrême. Le silence est constant alors que nous sommes en pleine ville. Je réalise depuis peu que toutes nos perceptions primaires sont ébralées, qu’elles se rédéfinissent en fonction de la situation atypique. Nous avons nous aussi une belle capacité d’adaptation, de mutation.

L’espace : Dans des endroits plus confinés chacun tatonne pour redéfinir ses espaces propres des espaces communs. On redécouvre même des endroits non investi jusqu’ici faute de temps, comme le jardin resté inanimé depuis notre emménagement. Hier on a monté la serre qui m’attendait au garage depuis des semaines. Bibi était super contente de faire une cabane à fleurs, de jouer dans la terre, de sortir ses petits outils...que du bonheur.
Partager le même territoire en permanence créer aussi rapidement des frictions ! Les filles sont toutes deux dans une phase d’affirmation parfois difficile à réguler et qu’il me fatigue d’arbitrer. MPL qui a énormément de travail à trouvé refuge en haut. J’ai hâte que cette phase de rush soit passée. Je ne peux m’empêcher de penser malgré moi qu’à n’importe quel moment tout peut basculer. Chaque moment est est donc précieux et le travail à désormais une tout autre importance même si il n’est pas à négliger parce qu’il y aura un après qu’on se doit aussi de préparer maintenant.

Notre périmètre d’action, de mouvement s’est considérablement restreint. Pendant deux jours ca va mais après cela JJ m’a dit "va pas chez Mili maman?" puis mon beau père m’a annoncé que c’était le bon moment de mettre de l’essence à cause de la chute des prix et de changer les pneus d’hiver parce qu’il fait doux et beau maintenant ! J’ai pensé "pourquoi faire?!" On ne bougera pas pendant des semaines! ! Même dans le quartier c’est exclus. Les filles tendent les mains à l’extérieur des poussettes, veulent parfois en descendre et touchent à tout...Notre rapport à l’espace est menacé et les limites sont renforcées. Dèsormais quand on ouvre la porte on se tient en retrait, quand on va chercher son courrier à quelques mètres on prend des précaustions ! Quand on dépose notre poubelle sur le trottoir on regarde si il n’y a pas quelqu’un susceptible de passer à ce moment la, quand on se promène on change de trottoir…

Le temps : On se vit dans une autre temporalité. On a découpé la journée pour l’adapter aux filles et à leur besoin de développement. Je n’ai pas les compétences d’une maitresse mais d’une YM. De ce fait je profite souvent de leur dynamique du moment et de la mienne en jeu libre pour les orienter sur des découvertes psychocoporelles interessantes pour elles. Le reste du temps c’est lever et petit dej à leur rythme, bricolage jusqu’à la collation, contine/chanson/histoire/ jeu sur table d’apprentissage jusqu’à 11H30 puis petite détente le temps que je prépare le repas. On mange tous ensemble puis c’est la sieste. Au lever c’est gouter dehors ou dedans et on reste un maximum en extérieur. Hier j’ai hésité pour savoir quel jour on était ! D’ici quelques jours on aura encore moins de repères.

Le rapport à l’objet: Là aussi il est plus primaire et redéfini. Il suffit de réfère à tous ceux qui ont fait frénétiquement des réserves en se mettant paradoxalement en danger d’exposition avant le confinement. On stock pour se rassurer. On a aussi peur de ce que l’objet peut transporter. Il n’est plus neutre et anodin de toucher une simple lettre, de poser ses mains partout en extérieur...l’invisible marque peu le perceptible (surtout que notre référence majeure est principalement visuelle), c’est ce qui alimente la paranoia et/ou limite les prises de conscience.

Notre rapport à soi: chacun d’entre nous est destabilisé et doit fournir un effort pour se réadapter. Pour prendre conscience, pour agir et réagir avec les évènements aux quels beaucoup ne sont pas préparés. On est tous confronté à différent degré à un sentiment de peur qui doit être régulé sur du long terme. Et surtout nous ne sommes pas tous "logé" à la même enseigne pour ca. Certains partent tous les jours travailler avec la peur au ventre, rentrent chez eux en étant à risque et n’embrassent plus leurs enfants par sécurité ! D’autres tentent désespérément de donner du sens à leurs actions habituellement dévalorisées (les caissiers, les livreurs, les éboueurs...) en se disant que sans eux le monde actuel s’arrêterait vraiment de tourner. D’autres sont piègés et exploités dans un étaux économique qui les sacrifient en faisant tourner des usines non indispensables et ne peuvent que se servir de cette peur pour se révolter!
Tous les jours, voire à chaque instant, je suis pleinement consciente de vivre de beaux moments et je savoure chacun d’eux comme s’ils pouvaient être les derniers avant qu’une toux apparaisse et vienne nous troubler…

Notre rapport à l’autre : C’est le grand écart ! Il est à la fois plus fort avec les proches (dans tous les sens du terme) et forcément plus distant et méfiant avec tous les autres. Dans l’après de cette situation nous allons devoir réapprendre les uns des autres, nous réapprivoiser. En tant que professionnel nous même nous allons étudier ce phénomène pour aménager notre thérapeutique avec ces effets de claustrophobie de masse, d’agoraphobie...on peut déjà s’y préparer…

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Depuis quelques jours j’ai eu un cas de conscience concernant la fabrication des masques. Ils participent sans nuls doutes à la prévention dans le sens où ils limites les projections et favorise les gestes barrières...mais tout le monde ne peut pas en porter simplement parce qu’il n’y en a pas pour tous!
Avant le confinement j’en ai distribué, aux éboueurs, aux livreurs, aux guichetières et j’en ai gardé pour les caissiers quand j’irai faire mes courses. J’ai été freinée par le fait de mettre une annonce à prix symbolique et de voir des spéculateurs, des grossistes et des profiteurs venir me solliciter sans se cacher de leur intention de revente pour se faire de la marge! ! Je me suis dit que leur fabrication et l’énergie que j’y mettais n’avait de sens dans le don que si ils étaient porté et que de ce fait je ne pouvais pas les donner à des gens qui ne les utiliseraient pas et encore moins à des profiteurs de petites mains généreuses !
De ce fait j’ai modifié mon annonce en montant un chouilla le prix mais en le laissant bas pour tous. Mais il est désormais impossible de diffuser une annonce à ce sujet tant il doit y avoir d’arnaques !
Les couturières amatrices et professionnelles sont sursollicitées pour en confectionner +++ et on a eu des directives officielles pour les fabriquer… mais il faudrait que ce ne soit que bénévolement ! Il n’y a pas de place pour l’entre deux.
Il faudrait aussi que ce soit en prenant le risque de d’autres peu scrupuleux s’enrichissent sous pretexte qu’ils sont probablement minoritaire et que c’est pour le bien de tous. Mon intention n’est pas de faire de l’argent dont je n’ai pas besoin en profitant de la crise mais juste de pouvoir racheter le matériel nécéssaire pour continuer à en faire le temps de cette crise ! Parce qu’une personne qui se protège évite la contamination de dizaines d’autres ! Parce que j’aime coudre et aider les autres...
Du coup dégoutée par tout ca je reste devant mon dernier stock de masques que je vais distribuer et tampi pour la suite. La machine restera en veille et je profiterai de mes proches tant que la vie me le permet.

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2020-03-24T15:05:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/KO KO C'est le combat des extrêmes! Le choc des évolutions! L'infiniment petit nommé "Corona" qui croise la route de l'infiniment grand "l'égo" de l'homme et sa frénétique volonté d'extension, de domination. Le match du siècle dont tout le monde se souviendra. Qui finira Ko? Qui se relèvera après avoir pris une bonne droite? Qui sera projeté dans les cordes sans l'avoir vu venir? La meilleur des options qui s'offre à nous c'est d'avoir l'humilité de déclarer forfait! Descendons du ring avant de prendre une bonne raclé. A deux jours du weekend Martine demande à sa fille si elle C’est le combat des extrêmes ! Le choc des évolutions ! L’infiniment petit nommé "Corona" qui croise la route de l’infiniment grand "l’égo" de l’homme et sa frénétique volonté d’extension, de domination. Le match du siècle dont tout le monde se souviendra. Qui finira Ko ? Qui se relèvera après avoir pris une bonne droite ? Qui sera projeté dans les cordes sans l’avoir vu venir ? La meilleur des options qui s’offre à nous c’est d’avoir l’humilité de déclarer forfait ! Descendons du ring avant de prendre une bonne raclé.

A deux jours du weekend Martine demande à sa fille si elle compte maintenir ses activités du weekend et se mettre en contact malgré les recommandations...Flo acquiesce avec légèreté ! Sa mère lui dit navrée qu’à partir de maintenant elle ne pourront plus se voir car elle est immuno déprimée. Comme ca ne suffit pas à lui faire prendre conscience du danger elle la sensibilise aux risques qu’elle fait courir aux autres et au poids de la culpabilité potentielle qu’elle pourrait être amené à porter, ce à quoi elle répond simplement "M’en fou, j’les connais pas!"
Deux jours passe, le confinement est imposé. Flo se retrouve face à elle même quand elle rentre épuisée de la Pharma où elle n’a pas arrêté de préparer des commandes pour les personnes les plus paniquées...elle appelle sa mère en pleurant "je suis désolée maman, j’avais pas réalisé"
Ha si seulement juste avant de monter sur le ring on pouvait tous se prendre cette petite claque de conscience…

Le chant d’un rossignol m’a réveillé ce matin à 5h30, une petite douceur printanière habituellement couverte par les moteurs des premiers travailleurs matinaux, pas aujourd’hui. C’est un dimanche matin qui se prolonge encore et encore...ca me donne envie de faire des crêpes mais...plus d’oeufs ! Je pense alors machinalement à sortir à l’épicerie de quartier puis le souvenir brutal de la situation, des rayons vides, se rappelle à moi :/ Jamais je n’aurai pu imaginer il y a encore deux mois que je vivrai dans un pays aux frontières closes, que je serai assigné à résidence comme des millions de personnes. Que nous serions emmener à passer tout ce temps ensemble…

Je me dis alors que le monde est en mouvement, que nous sommes dans un pause entre deux respirations. Il est trop tôt pour penser à l’après, pour spéculer sur les changements que cela va occasionner et pourtant...qu’en j’imagine furtivement ce que ca pourrait être je me dis que la première chose à réguler ce sont les hôtes du virus ! Le voyage touristiques deviendra peut être un souvenir privilégié des anciens. Les relations étroites seront désuètes et les confrontations de nos kinésphères étroitement liées à nos degré d’hygiène ! Pourrons nous encore nous "rencontrer" ?
La prévision la pessimiste que je peux faire aujourd’hui concerne l’économie. Pour cela l’homme ne s’adapte pas, il vit crise sur crise quelqu’en soit l’origine, en 29 en 70, en 2008, en 2020...c’est un système pyramidal où ceux qui se tiennent en équilibre au sommet ne peuvent envisager de modifier la base s’en en tomber. Et comme aucun d’eux ne veut en descendre rien ne change.

Aujourd’hui repos. J’ai besoin d’intégrer. De savoir que tout le monde va bien, d’hyper communiquer pour me rassurer, de penser pour me projeter, de me saisir de cette état de pleine conscience facilité par ce monde qui tourne au ralenti… On a tout ce qu’il faut, on est bien, voire même très privilégié comparé à d’autre alors on va sagement attendre, profiter les uns les autres, réorganiser notre quotidien, l’adapter au rythme et au besoin des enfants qui ont une autre temporalité…

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2020-03-19T14:29:33+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Counterpart Counterpart... Mon dernier écrit date de trois semaines, j'écrivais ma peur grandissante face à cette situation inéluctable et mes pires projections se sont réalisées. J'ai l'impression surréaliste d'être plaquée sur un scénario de série fataliste et pourtant...tout est bien réel! Quand un sunami arrive certains sentent le danger presque de façon animal! Leur instinct de survie active l'alerte naturelle et viscérale qu'est la peur ( si on garde son sang froid et que nos réflexes archaïques sont adaptés à la situation les chances de survie sont optimales). D'autres (souvent plus Mon dernier écrit date de trois semaines, j’écrivais ma peur grandissante face à cette situation inéluctable et mes pires projections se sont réalisées. J’ai l’impression surréaliste d’être plaquée sur un scénario de série fataliste et pourtant...tout est bien réel!
Quand un sunami arrive certains sentent le danger presque de façon animal ! Leur instinct de survie active l’alerte naturelle et viscérale qu’est la peur ( si on garde son sang froid et que nos réflexes archaïques sont adaptés à la situation les chances de survie sont optimales). D’autres (souvent plus autocentrés qu’ouverts et à l’écoute de leur environnement) regardent à distance la vague arriver sans anticiper le danger (manque de connection à la réalité du monde). Et puis il y a ceux qui ne la verront que quand le souffle de son imminence les caressera mortellement ! Lorsqu’elle les engloutira. Dès les premiers mouvements terrestres que cette vague à manifester tous mes sens étaient en alerte...mais comme le dit le proverbe : la peur n’évite pas le danger. J’ai juste eu plus de temps pour m’y préparer.

Malgré tout il est impossible de prévoir le déroulement des évènements qui y sont liés, encore moins les réactions d’un collectif à l’échelle mondiale, d’autant plus quand il n’y a aucun précédent auquel se référer.
Plus d’un mois et demie que je regarde cette vague arriver et que ce sentiment d’impuissance m’a frappé. Certain se souviendront du moment fort où "ils ont percutés". Chez nous MPL se baladait encore en fin de semaine en faisant un saut au magasin du coin pour acheter quelques cocos aux filles alors qu’à 25 kilomètres d’ici on annonçait déjà des dizaines de contaminations...C’est en retrant et face à ma réaction "exagérée" que je l’ai invité à consulter les infos, à se poser (il a un tel rythme de dingue depuis des semaines qu’il s’est épargné l’anxiété grandissante de l’inéluctabilité pathologique actuelle). Une courte vidéo montrant les effets d’un confinement imminent lui a mis la claque ! "A partir de maintenant on ne sort que pour l’indispensable".

Depuis c’est la folie! ! Dès l’annonce des premières restrictions (très lentes et softs ici) on a commencé à m’appeler pour fournir des masques ! J’avais mis une annonce complètement oubliée il y a quelques temps que j’avais hésité à retirer parce qu’elle était controversée...Je me suis mise à en faire pensant les distribuer au moins dans le quartier...à partir de la j’ai eu besoin du coup de main d’MPL pour gérer les messages et demandes des personnes forcément ultra pressées et paniquées ! J’ai priorisé (parce qu’il faut bien choisir) les infirmières locales indépendantes sans aucune protection, des tatoueurs, des agents d’entretien sont venus, des soignants on appelés en panique...j’ai même du penser à optimiser mon mode de production et à l’efficacité...pensant un model à insert...Sur trois jours je me suis arrêtée pour manger et dormir, faire le tété… Aujourd’hui juste avant les derniers autorisations de circuler j’ai posté à mes proches les masques gardé pour eux. Jonglant jusqu’à la dernière minute avec les adresses, enveloppes…

En allant à la poste la semaine dernier j’avais été surprise de voir ces guichetières sans protections alors MPL leur en a donné en allant chercher les timbres. L’une d’elle a crier à ses collègues "Un monsieur nous donne des masques!!" Lui qui voulait être discret :D Puis il en a profité pour aller chercher l’essentiel en magasin, là où il n’y avait pas la queue sur le parking ! (espacement oblige : limitation des présences en magasin!) Une vielle dame l’interpèle sans ménagement et lui dit "mais il faut arrêter ! On dit et redit que ca sert à rien de porter des masques ! Vous aller faire paniquer les gens..."
" Mais c’est vous que je protège madame, je suis peut être contagieux sans le savoir".
Comment savoir où est la priorité pour la distribution ? Comment choisir au mieux ? Coudre pour ceux qui sont au front ou miser sur ceux qui seront assez responsable pour protéger les autres en les épargnant de leurs éventuels projections?...

Un climat de guerre s’est imposé. "Restriction, confinement, laisser passer, civisme, fermeture des frontières, ennemi commun"...un champ lexical évocateurs du passé. Nuls doutes qu’on vit un moment important de notre histoire, avec un avant et un après bien marqué.
Dans ces situations extrêmes on pense à qui en premier ? A nos priorités relationnelles. Naturellement elles s’imposent à nous, dépassant toutes les traces du passée...c’est ce qui m’a percuté en choisissant tout à l’heure dans l’urgence les nom et adresse des personnes à qui faire mes envois. C’est aussi une évidence affective quand on prend son téléphone pour prendre des nouvelles de ceux qu’on ne verra plus pendant des semaines.

Une de mes soeurs est caissière, la savoir autant exposée m’inquiète. Mon père est médecin et est ou sera réserviste et donc extrêmement à risque. Ma belle mère est imminent déprimée, mémé J est affreusement seule et ca va durer, ma belle soeur doit choisir entre accoucher maintenant et voir sa fille à risque d’être contaminée ou plus tard et lui faire prendre encore plus de risques chaque jour… seuls ces états d’être face à la difficulté de cette situation compte, le reste est tellement secondaire...
Nous allons forcément nous concentrer sur l’essentiel, cette période à venir va nous y confronter et je ne doute pas que certains vont se retrouver face à eux même et risquent fort de ne pas pouvoir jouer le jeu très longtemps…

Au coucher je berçais JJ en lui chantant son "fait dodo" ritualisé qu’elle aime tant en ce moment, ouaté de cette douceur prénocturne et de la tendresse du moment le reste du monde s’est effacé...un court instant où j’ai cru que tout ca était une projection dans un autre monde, juste une mauvaise impression...mais non. Ce n’est que le début…

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2020-03-18T23:12:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Pas-de-bisous Pas de bisous! Le "terrible two" est bien amorcé et se vit en double à la maison! Les caractères s'affirment, se heurtent, s'émoussent simultanément... Et comme elles ne sont pas particulièrement freinées, sabrées, soumisses à notre autorité mais bien guidées, orientées dans leur vécu émotionnel et canalisées dans ce qui nous semble être les comportements les plus ajustés socialement, ce n'est pas de tous repos! Du coup c'est le grand huit, l'ascenseur des émotions à toutes les étapes de la journée. Bien sûr on pourrait laisser ca à d'autres, à la nounou, à la collectivité Le "terrible two" est bien amorcé et se vit en double à la maison ! Les caractères s’affirment, se heurtent, s’émoussent simultanément… Et comme elles ne sont pas particulièrement freinées, sabrées, soumisses à notre autorité mais bien guidées, orientées dans leur vécu émotionnel et canalisées dans ce qui nous semble être les comportements les plus ajustés socialement, ce n’est pas de tous repos!
Du coup c’est le grand huit, l’ascenseur des émotions à toutes les étapes de la journée. Bien sûr on pourrait laisser ca à d’autres, à la nounou, à la collectivité principalement mais on aurait des enfants un peu trop formatés à notre gout ! Alors on gère tant bien que mal mais au plus près de ce que l’on est et ca me réjouis.

Tout à commencé avec les "nons" bien tranchants pour un oui, pour un non, à tous moments. Il a fallu opter pour des stratégies de contournements évolutives, créatives et surtout se faire une belles réserves de disponibilités et de fraicheur pour ne pas épuiser rapidement notre capital "patience".
Je commencais à avoir hâte que cette phase s’apaise, qu’un équilibre puisse se faire sentir. Ce fut le cas depuis deux semaines chez Bibi qui semble plus apaisée (même si elle régresse en optant pour des cris avec sa soeur plutôt que la parole quand elles sont en conflit).
A 3 ans passé elle a intégré quelques règles essentielles à son bon développement (attendre son tour, respecter les jeux et constructions des autres...) qui constitueront un socle favorable à ses premiers apprentissages scolaires et sa vie en société.
Quelle fut ma surprise quand elle a mis des mots sur ses émotions et à témoigner de ses élans d’amour ! "Moi te t’aime maman" avec ses yeux de tunes elle est à croquer. Je prends aussi très volontiers les énormes câlins qui vont avec et je m’en délecte.

Bibi a été sevré trop tôt et je le regrette car une distance s’est installée quand JJ est née, elle s’est alors rapprochée de son père avec qui elle avait déjà une forte proxémie. Accaparée par l’arrivée de JJ j’ai eu l’impression de subir ce changement et depuis deux ans quelque chose de nous me manquait. Depuis quelques semaines j’ai pu observer un rapprochement qui me réchauffe le coeur et semble rétablir un équilibre satisfaisant. Parfois elle s’autorise même quelques régressions, notamment quand on est que toutes les deux, et demande à être bercée comme JJ, à ce que je lui chante la même chanson…
Avec JJ qui est toujours allaitée c’est un travail de défusionnement progressif qui est à l’oeuvre tant pour elle que pour moi. Quand je la laisse en garde j’ai à chaque fois un pincement au coeur !
Mes Amours...chaque jour elles me comblent de joie. Dans des moments furtifs, quand une nouvelle expression émerge, quand je tâte une petite cuisse dodue en les surprenant, quand une course aux guillis commence promptement… ou dans des moments plus ancrés, quand Bibi joue magistralement la dramaturge en tombant au sol comme la princesse qui s’est piqué le doigt ou quand elle approche furtivement de son père qui s’est endormi d’épuisement sur le canapé pour aller lui pincer le nez !
Chaque jour depuis leur naissance je savoure chaque instant, je grave corporellement nos interractions pour intégrer des éléments de réalité : la douceur et le moelleux de leur joue qui évolue, le poids des corps et leurs dynamiques toniques qui fluctuent et s’identifient de façon plus marquée avec leur prise de maturité, la couleur de leur yeux dont les variations chromatiques se sont modifiées…

Naïvement je vis depuis plus de trois ans ces moments de bonheur sans entraves et depuis un mois une ombre vient ternir cette plénitude. Quotidiennement je regarde les infos et vois évoluer dangereusement le scénario d’une pandémie jusque là digne de bonnes séries. MPL est rassurant et confiant mais moi qui suit du milieu médical je suis plus sceptique et clairvoyante depuis les premiers jours ! En un mois l’évolution de la situation à considérablement évoluée et commence à me faire relativiser sur mes priorités ! Le mois à venir m’inquiète fortement !

J’ai peur. Peur pour mes filles qui sont si petites et vulnérables (d’autant plus qu’elles viennent toutes les deux de vivre la grippe saisonnière consécutivement et qu’on en sort à peine en étant épuisés). Peur de voir notre monde si paisible changer radicalement si une pandémie mondiale venait à se déclencher. Peur d’être en première ligne car avec ma profession initiale je serai réquisitionnée et je deviendrai un vecteur de contamination potentielle pour mes proches :( ... J’aimerai dire que je n’ose y penser car je ne suis pas de nature soucieuse ou pessimiste habituellement mais je doute fort que tout cela retombe comme un soufflé, que ce virus se volatilise avec les mesures de confinement… Si c’est miraculeusement le cas alors je serai ravis de me dire que je me suis simplement fait peur pour rien, que ma nouvelle situation de mère m’a fait extrapoler mes ressentis et mes projections au delà du raisonnable… j’espère juste pouvoir réécrire ici sereinement dans quelques semaines comme d’habitude en déroulant joyeusement l’évolution de mes projets et en teintant ce récit de joyeusetés familiales…

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2020-02-26T22:10:01+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Nouveau-depart Nouveau départ?... Hier encore j'étais un rocher échoué sur le canap sur lequel deux petites huitres étaient greffées! Bibi a commencé à avoir des symptômes grippaux le jour où je suis allée chercher Steph à la gare! Quelques heures plus tard elle commatait sur le canapé avec 40 de fièvre. Les yeux rouge, voire injectés, le teint pâle et surtout l'hypotonie soudaine ont eu raison de sa volonté de jeu et de l'élan vital qui habituellement l'accompagne. Ce fut très soudain. Coupée dans entrain elle s'est assise perplexe "mais pourquoi ca fait ca maman?" me demanda t elle à bout de souffle. Hier encore j’étais un rocher échoué sur le canap sur lequel deux petites huitres étaient greffées ! Bibi a commencé à avoir des symptômes grippaux le jour où je suis allée chercher Steph à la gare ! Quelques heures plus tard elle commatait sur le canapé avec 40 de fièvre. Les yeux rouge, voire injectés, le teint pâle et surtout l’hypotonie soudaine ont eu raison de sa volonté de jeu et de l’élan vital qui habituellement l’accompagne. Ce fut très soudain. Coupée dans entrain elle s’est assise perplexe "mais pourquoi ca fait ca maman?" me demanda t elle à bout de souffle.

Le lendemain matin elle est montée à 41...le médecin de garde, débordé est venu 12h plus tard. Pas question d’aller aux urgences baigner dans les microbes, passer des heures d’inconfort avec un petit poids mort sur des chaise de stade inconfortables d’autant plus qu’il n’y a rien d’autre à faire qu’hydrater et gérer patiemment les prises d’antipyrétique.
Avec sa bonne humeur légendaire et son adaptabilité constante Steph à simplement partagé notre quotidien pendant quelques jours. Avec son immunité boostée par son taf à l’hôpital elle n’avait pas trop de soucis à se faire…

Ca m’a fait un bien fou de la voir ! Une vrai bouffée d’oxygène. Un petit vent frais de vacances, de nostalgie du pays… Ca nous ferait tellement de bien de partir, de faire une coupure, de nous évader quelques temps pour nous ressourcer… En ce début d’année on pourrait s’attendre à ce que ce soit l’heure des bilans et des projections annuels. Comme on n’est plongé depuis 4 ans dans un projet massif qui prend fin, je peine à me détacher de cette vision d’ensemble.

En ce moment, alors même que je devrai signer une fin, marqué un nouveau départ, je me sens engluée, figée, freinée dans mon élan, prise dans un sas dont le passage est incontournable. Du coup je manque d’air, mes frustrations restent en sourdines parce qu’elles sont temporaires mais je bouillonne !
MPL n’a jamais eu autant de travail que ces dernières semaines. Il passe facilement 50h par mois en voiture pour relier ses trois lieux d’exercices. Ses horaires s’étendent de 8h à 21H30 ! Il rentre parfois à 22H pour se lever ensuite à 6...c’est un marathon de quelques semaines seulement qui l’obligent à travailler en continue en ne s’arrêtant que pour manger, se laver et dormir ! Que de sacrifices en attendant…

Ca me donne parfois l’impression d’être mère célibataire ! J’achemine les filles à l’école (à 20min) puis à la garde (30 min dans l’autre sens!) avant de revenir en milieu de matinée ici (encore 20 bonnes min!) et ce 3 jours par semaines ! Le peu de temps restant est consacré aux tâches quotidiennes qui ne manquent pas avec deux petites qui vivent pleinement dans le monde merveilleux du jeu libre. Les situations cocasses sont journalières : JJ qui adore laisser libre cours à sa créativité et qui passe son temps à fouiner discrètement trouve toujours quelque chose à badigeonner ! Hier c’était une douche au lait sur le canapé ! Chaussures, robe et shampoing compris !
Elles sont encore à un âge où l’expérience du plein/vide en alternance est très amusant (vider entièrement une caisse ou un tiroir de linge pour s’y baigner...) où l’expérimentation des textures et de la patouille en tout genre est captivante (JJ adOre faire des soupes/bouillasse dans son goblet dès qu’elle a assez mangé!) où les limites spatiales peinent encore à se dessiner au sens propre comme au figuré (JJ cache des crayons partout qu’elle arrive toujours à retrouver dès que j’ai le dos tourné. Depuis quelques jours elle se contente de sa cabane en carton où tout est permis)...

Paradoxalement je réalise que chaque minute passé avec elle est un luxe, une priorité de vie et que ce beau projet d’être là pour elles deux jusqu’à leur entrée à l’école touche à sa fin. C’est passé en un claquement de doigt ! Ces 5 dernières années ont boulversé ma vie, m’ont projeté dans un tourbillon où le temps à subit une distorsion. On est à une période charnière, une autre et bien qu’on se projète dans nos désirs et que certains aspects semblent inéluctables (la scolarisation et régularisation du rhytme pour les filles avec l’école, la continuité de nos deux voies professionnelles...) cependant on n’a aucune certitude sur là où nous en serons en cette fin d’année tant il y a de scénarios possibles !

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2020-02-17T21:51:14+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Des-idees-plein-la-tete Des idées plein la tête! Les transitions se vivent dans le paradoxe d'une concomitance entre une fin et un début. En l'occurrence une fin d'étude et un début de projet professionnel pour moi. Je n'ai pas les pieds au bord d'une plateforme, prête à sauter dans le vide. Cette phase est prévisible et peut être préparée, investie pour que la bascule se fasse en douceur. J'imagine qu'un étudiant finissant comme un retraité partage avec moi ce sentiment ambigu de peur et d'excitation. Ce métier me plait pour ce qu'il offre en perspective créative et en option d'indépendance. Alors quand je pense à Les transitions se vivent dans le paradoxe d’une concomitance entre une fin et un début. En l’occurrence une fin d’étude et un début de projet professionnel pour moi. Je n’ai pas les pieds au bord d’une plateforme, prête à sauter dans le vide. Cette phase est prévisible et peut être préparée, investie pour que la bascule se fasse en douceur. J’imagine qu’un étudiant finissant comme un retraité partage avec moi ce sentiment ambigu de peur et d’excitation.

Ce métier me plait pour ce qu’il offre en perspective créative et en option d’indépendance. Alors quand je pense à "l’après" il me semble évident que ce sont deux notions fondamentales que je me dois de prioriser. Ici les Ym sont étrangement considérer. En France on entre péniblement dans une école, on fait ses 3 ou 4 ans d’études et avant même d’être diplômé on est sollicité, voire engagé tant la pénurie est grande. C’est tout autre chose ici où tout est compliqué. Cette profession existe à part entière depuis une poignée d’année, de ce fait tous les anciens autres professionnels sont pour la plus par des usurpateurs, d’autres paramédicaux qui se sont autoproclamés Ym en plus de leur profession initiale sous prétexte qu’ils travaillent par exemple auprès d’enfants… Et c’est sans compter tous ceux qui s’octroient le titre abusivement, les enseignants, les kinés, les profs de gym, les psychologues même! ! C’est unique en Europe et c’est assez rageant. J’ai presque envie de faire une campagne de dénonciation ou de sensibilisation pour responsabiliser les parents qui confient leurs gamins à des faux compétents.Ou d’entrer en douce dans les salles d’attente pour placarder un macaron qui dirait "affiche ton dilpôme si t’es cap'!" :D

Bref j’ai un peu l’impression d’être un poisson naissant plongé dans un océan de requins !
La plus part d’entre nous se sont spécialisés et ont déjà une autre profession de sécurité, d’autres ouvriront simplement leur cabinet, et les moins téméraires s’introduiront dans une maison médicale pour s’assurer d’une base de clientèle. (et je ne parle pas des autres : les opportunistes qui s’incrusteront ou voleront les idées/projets des autres en trouvant les moyens de le faire avant eux ! Ceux la, depuis mon vécu avec Diariste je les fuis comme la peste et je les vois venir à des kilomètres!).

Mille pensée me traversent et mon coeur balance. Une option en maison médicale est proposée actuellement mais...ca me donne l’impression d’une maison de passe ! (peut être que je me trompe et que les conditions sont tout autre) A priori en plus de payer son loyer on reverse un pourcentage de ses gains, c’est donc exclus pour le moment...peut être si j’agonise !

Le mieux serait d’être engager dans une structure qui offre des options sécuritaires, enfin c’est ce qu’on vous laisse croire car en réalité elles vous engagent que si vous avez votre statut d’indépendant ! Bien sûr elles vous virent n’importe quand elles veulent et savent jouer de cette menace. Et puis je dois dire qu’après 20 ans d’institution j’en ai ma claque des réunions, des concertations qui n’en finissent plus juste pour lever le petit doigt, des situations sclérosées à cause de décideurs planqués…

Alors il reste la possibilité d’être indépendante.
Et c’est là que tout ce complique et que j’ai l’impression d’avoir les pieds à quelques centimètres du grand plongeon!
Ici ce n’est pas la France où on vous prend par la main, où on vous demande rien, vous signer un document et hop vous êtes auto-entrepreneur en ayant parfois un budget d’assistance pour se lancer!
Non là il faut payer par avance un trimestre de cotisation sociales, prouver qu’on a des compétences comptables, trouver une assurance qui veille bien nous couvrir avec notre spécificité… Avancer sur une année tous les frais inhérents au lancement avant d’espérer les récupérer partiellement sur ses impôts et tout ca sans garantie de trouver des clients!!...en gros une prise de risque énorme!
Alors forcément l’excitation de cette perspective me noue un peu le ventre.

D’abord il faut faire du tri dans ma tête car c’est l’état de fusion et de pression ! Par où commencer ? Dois je me laisser un mois avant de commencer pour faire ma pub, mon site, mon logo, cibler ma clientèle, faire du démarchage pour trouver "des rabatteurs" paramédicaux, rédiger des projets de formation à temps perdu et en bombarder les hôpitaux et différents organismes?...
L’idéal serait de trouver un mi temps de "n’importe quoi" et d’être indépendante le reste du temps pour profiter d’avantage de lancement tout en ayant une sécurité salariale mais malheureusement ce ne sera pas en tant que Ym car le statut d’employé n’existe quasiment pas. ...

Avec tout ca je peine un peu à finaliser les 10 dernières pages (les plus critiques) de mon travail de fin d’étude...il va bien falloir...alors pour me vider la tête j’ai commencer à coudre de nouveau...un petit coin du salon est désormais consacré à mon foutoir et j’ai déjà fait trois mes cadeaux de Noel fait maison ! :D
Bon chaque chose en son temps...tout ca doit cheminer en pensée...Heureusement MPL me rassure "prend ton temps, rien ne presse..."

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2019-11-15T15:39:39+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/3pw1-La-fin-est-proche La fin est proche! Oui bon, dit comme ca c'est un peu cynique! :) A la rentrée je n'aurai plus qu'une journée de cours et un examen et je n'irai plus m'assoir sur les bancs de l'école! *\o/* Bon il me reste quand même le mémoire à rédiger mais c'est en bonne voie. En travaillant uniquement pendant les siestes des filles et quelques heures deux fois par semaine, j'en ai déjà fait la moitié...pfff rien que le fait de penser à la soutenance me rend malade! 7 personnes composeront le jury, que des professionnels expérimentés parfaitement compétents pour venir titiller chacune des phrases d'un rapport Oui bon, dit comme ca c’est un peu cynique ! :) A la rentrée je n’aurai plus qu’une journée de cours et un examen et je n’irai plus m’assoir sur les bancs de l’école ! *\o/* Bon il me reste quand même le mémoire à rédiger mais c’est en bonne voie. En travaillant uniquement pendant les siestes des filles et quelques heures deux fois par semaine, j’en ai déjà fait la moitié...pfff rien que le fait de penser à la soutenance me rend malade ! 7 personnes composeront le jury, que des professionnels expérimentés parfaitement compétents pour venir titiller chacune des phrases d’un rapport d’une cinquantaine de pages qui peut entièrement être jalonné d’ambiguités contestables...
Au delà du stress basique il va falloir penser à une présentation originale (qui est exigée pour ne pas faire une synthèse ennuyante et redondante du contenu du mémoire). J’ai déjà une petite idée, même si je n’aime pas faire le show!...

Idéalement il faudrait que je puisse travailler par tranche de 2 à 3 heures pour garder en mémoire les recherches et lectures du moment, pour les mettre en forme, les personnaliser, les introjecter dans la matière existante adéquatement...mais ce n’est pas le cas. Du coup je m’arrête dans mon travail frustrée, mes ressources restent ouvertes sur mon ordi, mes bouquins son reposés entremêlés sur la bibliothèque qui déborde déjà...et je reste psychiquemment imprégnées des idées fraichement composées et en suspension qui seront très vite supplantées par les nécessitées du quotidien qui me mobilisent en attention.
J’avance, de façon décousue, voire chaotique parfois mais j’avance de quelques lignes à chaque fois… et quand un pleur m’extirpe de ce qui me passionne une part de moi se réjouit de retrouver ma petite douceur qui m’a manqué le temps d’une pause sommeil. Ravie je fait craquer les escaliers qui lui annonce mon arrivée. Des petits jubilatoires me font sourire puis la chaise berçante nous accueille pour un "tété confort" qui lui permet de se réveiller en douceur, je caresse ses petits avant bras dénudés par le pyjamas, nos respirations se synchronisent et je me sens comblée par chaque instant de bonheur que j’ai auprès d’elle...A ce moment de la journée le soleil pénètre facilement l’entrebaillement du volet. Je plonge mes yeux dans le bleu marine des siens et me laisse attendrir par sa petite main qu’elle aime poser sur ma bouche pour sentir des bisous. Le grain de sa peau est tellement fin...Lovée dans le creux de mon bras je palpe doucement toutes ses rondeurs pendant qu’on se berce au rythme de ses généreuses déglutitions. Quel privilège !

Cet fin de parcours qui approche m’a permis de prendre pleinement conscience qu’un de mes souhaits les plus chers était sur le point de se valider : être là, présente, prégnante pour mes filles jusqu’à leur entrée à l’école tout en me réalisant. Il était inenvisageable pour moi (spécialiste du développement psychomoteur et psychoaffectif de l’enfant) qu’elles soient "élevée" et influencer dans leur développement principalement par la collectivité. Je rêvais de pouvoir leur offrir leurs premières traces, de creuser avec elle les sillons de ce qu’elle y feront grandir.

L’avenir se profile tout seul ! Sans que je ne le vois venir et alors que je peinais misérablement depuis des semaines pour obtenir une garde pour JJ pour début Février afin de pouvoir recommencer à travailler et à préparer à son entrée à l’école, son ancienne nounou nous a contacté pour nous en faire la proposition!
Aujourd’hui c’est une amie qui me propose une opportunité de mettre en place une intervention de groupe pile pour cette date auprès du publique que je cible!...Reste à finir ce travail massif pour commencer à rédiger les projets de formation, les ateliers, potasser les statuts possibles, peut être trouver un lieu d’exercice pour les consultations...haaa que c’est stimulant !

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2019-10-28T21:33:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/La-fin-est-proche La fin est proche La rentrée est un moment pivot pour nous où le stress est à son apogée annuelle. Quel contrat va avoir MPL? Combien d'heures et surtout à combien de temps de la maison? Tout c'est joué sur quelques jours comme d'habitude, nous voici rassurés. Ce semestre ci sera atypique dans la façon de dispenser ses cours et c'est pas plus mal. Les deux dernières expériences ont été fastidieuses, il a d'autant plus besoin de contrats pour ne pas réactualiser ses mauvaises traces. J'ai un bon feeling cette fois...l'avenir nous le dira. La petite semaine de vacances de fin Aout nous a permis de La rentrée est un moment pivot pour nous où le stress est à son apogée annuelle. Quel contrat va avoir MPL ? Combien d’heures et surtout à combien de temps de la maison ?
Tout c’est joué sur quelques jours comme d’habitude, nous voici rassurés.
Ce semestre ci sera atypique dans la façon de dispenser ses cours et c’est pas plus mal. Les deux dernières expériences ont été fastidieuses, il a d’autant plus besoin de contrats pour ne pas réactualiser ses mauvaises traces. J’ai un bon feeling cette fois...l’avenir nous le dira.

La petite semaine de vacances de fin Aout nous a permis de ne pas trop y penser par avance. Ce fut court mais intense ! J’étais très heureuse du séjour chez mes parents qui nous à permis de briser la glace. Un climat polaire résiduel persistait depuis la naissance de JJ et l’annulation de leur venue. Cette fois ci les moments passés ensemble furent des plus chaleureux. J’ai retrouvé de la fluidité relationnelle dans des conversations authentiques et spontanées…

On est rentré la veille de la rentrée de Bibi, tout s’est bien passé pour elle qui à gardé un lien avec ses camarades ponctuellement cet été.
La grosse épine dans le pied concernait JJ qui n’avait qu’un jour de garde par semaine sur un jour de cours; je ne n’avais donc pas de temps pour travailler mon mémoire ! La encore on a eu de la chance : Nounou a consenti à prévenir dès qu’une absence est plannifiée pour qu’on puisse en bénéficier. On improvisera donc pendant les prochaines semaines et je m’attellerai à une rédaction assidue et efficace dès qu’il me sera possible de le faire.

L’autre bonne surprise fut de constater un ratio de cours restant amputé de moitié pour ce tout dernier semestre ! Plus qu’un énorme rapport à finaliser, et trois cours à valider avant la Toussaint puis j’aurai deux semaines de repos pour finaliser mon écrit final...quand je pense que j’ai même pas eu le temps de me réjouir d’avoir réussi ma troisième année ! Tout va si vite! ! A la rentrée nous n’étions plus que 8 sur les 42 élèves dès débuts.
J’ai vraiment hâte de finir.

Cet été j’ai appris que la YM était enceinte, elle devrait poser ses congés ces prochaines semaines...j’ai une chance d’avoir son remplacement...
La dernière semaine de stage en milieu hospitalier à aussi fait naitre pas mal d’idée de projet dans ce domaine… difficile de se projeter dans un après diplômation quand on a encore la tête dans le guidon pour tout boucler dans les temps…

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2019-09-17T09:29:26+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/L-eteenfin-c-est-vite-dit L'été...enfin c'est vite dit! La dernière fois que j'ai eu quelques minutes sur cet ïlot d'intimité j'étais en épuisement avancé. Depuis j'ai sevré JJ la nuit, malgré une petite régression ces dernières nuits, je peux enfin avoir des nuits qui commencent à être raisonnables (3, 4 levés quand Bibi ne s'y met pas aussi). La reprise du travail nous l'imposait; en me levant à 5h30 ou en faisant des journées de 11h impossible de ne pas dormir, surtout que je me pose rarement et que j'enchaine les kilomètres pour réaliser les soins... C'est assez étrange d'y retourner et beaucoup moins pénible que l'été La dernière fois que j’ai eu quelques minutes sur cet ïlot d’intimité j’étais en épuisement avancé. Depuis j’ai sevré JJ la nuit, malgré une petite régression ces dernières nuits, je peux enfin avoir des nuits qui commencent à être raisonnables (3, 4 levés quand Bibi ne s’y met pas aussi). La reprise du travail nous l’imposait; en me levant à 5h30 ou en faisant des journées de 11h impossible de ne pas dormir, surtout que je me pose rarement et que j’enchaine les kilomètres pour réaliser les soins…

C’est assez étrange d’y retourner et beaucoup moins pénible que l’été dernier où j’ai mis énormément d’énergie à m’adapter en étant balotter chaque jour dans un service différent ! (imaginez la qualité du soin quand vous n’avez pour seule priorité que de répondre à la tâche en les enchainant faute de temps!...). Bref cette année j’ai le confort d’avoir un planning pour l’été et de rester au même endroit pendant une à trois semaine, c’est "grand luxe" ! Revenir au même endroit un an plus tard force la réflexion d’un bilan annuel.

Scolairemment ca n’a pas été simple. J’ai commencé l’année avec des inquiétudes pour mon stage, un premier trimestre avec des vides de cours qui auraient pu me faire décrocher. La reprise en Janvier à été épouvantable ! Pour cause une prise de tête avec ma responsable de formation qui a le monopole de l’enseignement et s’est placé stratégiquement à toutes les étapes tout en sélectionnant judicieusement que des personnes dévouées et soumises pour gérer les miettes de cours qu’elle leur laisse ... Haaa le pouvoir...même dans un microcosme aussi insignifiant qu’une école, il reste extrêmement avilissant moralement pour ceux qui n’ont pas de garde fou contre les abus inéluctables qu’il génère. Bref j’en ai fait une grosse crise d’urticaire ! Première grosse somatisation de ma vie ! Le fait de la savoir sur le terrain lors de mes pratiques me rendait malade. Elle a se regard vide et diaphane des "marches-mort" et ne semble animé d’aucune empathie. Son surmoi est aussi développé que son égo et en fait une castratrice jubilatoire… bref elle me sortait par la peau ! Malgré tout j’ai essayé d’optimiser cette difficulté, d’être la plus résiliente possible et j’en ai profité pour travailler ma facette sociale dans un jeu de rôle animé d’hypocrisie nécéssaire à ma survie. A vingt ans je serai venu provoquer par conviction la personne qui pointe une arme sur ma tempe mais plus maintenant. Je suis plus outillée qu’elle pour l’amener là où je veux qu’elle aille!..

Cet été Marie m’invitait en Suisse pour fêter nos 40 ans mais… pff 40 quand même ! Ca se fête vraiment? ! Lâcher mes trente ans se fait la mort dans l’âme. Tant qu’on est dans la trentaine on dit encore "la jeune femme", à 40 c’est fini. Heureusement je me sens grandi et pas seulement en âge. Il est vrai que j’ai aussi mûrie...
Si je faisais le bilan de ses dix ans ce serait le vertige!!
J’ai fini mes études à l’univ' puis j’ai trouvé le job idéal en finissant de restaurer ma maison… et dans les cinq dernières années j’ai quitté mon mari, refait ma vie, déménagé à l’étranger, j’ai eu mes deux enfants en faisant une formation de plus de trois ans!... La trentaine à été beaucoup plus fulgurante que la vingtaine qui a été une transition paisible où j’ai eu besoin de me poser, de me connaitre, de me construire, de réfléchir à ce que je voulais et ne voulais pas.
Forcément maintenant que j’ai posé les bases d’une nouvelle vie je me demande ce que me réserve la quarantaine.
Mes souhaits ?
Etre heureuse comme c’est le cas chaque jour en continuant à me vivre dans une extrême simplicité et en affutant mon esprit critique. En mettant les relations vraies au coeur de ma sphère intime.
Trouver un job épanouissant, et ouvrir mon cabinet serait super.
Développer ma conscience écologique en augmentant mes pratiques pour initier mes filles à limiter leur impact sur le monde...
Nous sédentariser un peu en famille : Trouver un chez nous avec un extérieur agréable que je pourrais sur investir pour mon plus grand plaisir…

Et pour un avenir plus proche; je fais parti des heureux élus qui auront la chance de faire leur stage en milieu pédiatrique !
On partira une bonne semaine fin Aout pour faire une coupure avant d’attaquer une rentrée qui s’annonce sportive nerveusement. MPL à postulé dans tout le pays cette année et bien au delàs en traquant toutes les démarches administratives dissimulées de façons dissuasives dans les méandres institutionnels… malgré tout, tout va encore se concentrer et se décider sur quelques jours en semaine début Septembre ! Pile pendant la semaine marathon de mon stage!...D’ici là les vacances devraient être un sas bienfaisant pour ne pas se monter en pression...ensuite nous verrons comment survivre pendant les derniers mois qui me séparent du mémoir et de la soutenance finale…

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2019-07-17T10:12:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/la-funambule la funambule. Enfin une heure de pause! Les filles sont à la sieste et normalement c'est un temps marathon pour écrire mes bilans, m'avancer pour les examens...mais je me sens liquéfiée! Epuisée... Depuis la naissance de JJ il y a plus d'un ans et demi je suis réveillée 6 à 7 fois par nuit sur une période huit heures de sommeil! Je réalise en l'écrivant que c'est fou, insoutenable...l'état fusionnel avec JJ va avoir besoin d'un coup de pouce sans quoi je vais pas tenir cet été. Chaque jour je me traine, depuis plus de trois ans j'erre comme un fantôme à certain moment de la journée quand Enfin une heure de pause ! Les filles sont à la sieste et normalement c’est un temps marathon pour écrire mes bilans, m’avancer pour les examens...mais je me sens liquéfiée ! Epuisée… Depuis la naissance de JJ il y a plus d’un ans et demi je suis réveillée 6 à 7 fois par nuit sur une période huit heures de sommeil ! Je réalise en l’écrivant que c’est fou, insoutenable...l’état fusionnel avec JJ va avoir besoin d’un coup de pouce sans quoi je vais pas tenir cet été. Chaque jour je me traine, depuis plus de trois ans j’erre comme un fantôme à certain moment de la journée quand l’épuisement s’impose comme une claque. Le reste du temps j’ai toujours l’impression d’aller puiser dans des réserves limitées. Quand j’amorce un travail je sais que je vais me sentir drainée par le fond à effort...chaque matin je me réveille et m’extirpe du lit avec les yeux qui piquent comme si on me sortait de mon sommeil au milieu de la nuit. Bien souvent corporellement j’ai l’impression d’être lestée...pour l’instant le sport qui a toujours été une source de plaisir est innenvisageable à cause de cette état constant… je me sens sur un fil...tout me coute et je dois renoncer à la facilité, chaque jour à un cout… ce n’est plus possible…

Un jour nous étions en cours avec Charlotte; elle me demande pourquoi je me tortille sur ma chaise et je lui dit que je cherche une position correcte car celle ci est inconfortable et trop haute pour moi. Elle me fait alors remarquer que la cours a commencé depuis plus de deux heures ! "si c’était moi j’aurai changé de chaise dans les premières minutes!" Ce moment fut marquant et déclancheur d’un questionnement : pourquoi je me contente de l’inconfort et jusqu’où je peux le faire?
L’inconfort m’a toujours accompagné, aussi loin que je me souvienne. La vie n’a jamais été douce, tendre, facile même en tant qu’enfant, surtout pas en tant qu’enfant!... De ce fait le confort n’est pas familier, il ne me manque pas, je le recherche peu. C’est à la fois une contrainte et un atout car je peux me contenter d’une gène en l’accommodant, elle ne me fera pas renoncer à mes entreprises, par contre ne me rendant pas forcement compte de ce dont je peux m’épargner je garde parfois des encombrements inutilement ! Le plus étrange c’est que chasser les inconforts pour plus de confort est assez inconfortable ! :D simplement par manque d’exercice !

Bref tout ca pour dire que je devrais passer plus de temps à résoudre ce qui me draine par le fond, notamment l’origine des nuits difficiles de JJ qui est symptomatique d’un état fusionnel tardif qui ne peut plus durer pour notre bien être commun....le plus ironique c’est que si je devais consulter pour cela c’est à ma profession que je devrai faire appel ! :p
Aller je me remets au boulot...dans deux semaines je dois tout rendre pour les exams de fin d’année…

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2019-05-25T12:50:34+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/ca-sans-la-fin-et-pourtant Ca sent la fin et pourtant... Ecrire est devenu une véritable industrialisation professionnelle! Contrairement à mes camarades qui saturent après la surproduction de ses dernières années, j 'ai l 'impression d 'avoir pris un rythme de croisière, j 'y trouve même un autre versant de satisfaction qui complémente mes productions ici. Ce semestre s 'annonçait tendu! il a débuté dans le stress pour MPL dont la continuité du projet formation dépendait fortement. Quant à moi, j 'abordais péniblement un module majeur avec Annie qui m'avait prise en grippe sous prétexe que j 'avais osé contester son autorité Ecrire est devenu une véritable industrialisation professionnelle ! Contrairement à mes camarades qui saturent après la surproduction de ses dernières années, j 'ai l 'impression d 'avoir pris un rythme de croisière, j 'y trouve même un autre versant de satisfaction qui complémente mes productions ici.

Ce semestre s 'annonçait tendu ! il a débuté dans le stress pour MPL dont la continuité du projet formation dépendait fortement. Quant à moi, j 'abordais péniblement un module majeur avec Annie qui m’avait prise en grippe sous prétexe que j 'avais osé contester son autorité suprême. Me retrouver sur le terrain avec elle a drainé une énergie de fond considérable. Heureusement le petit bilan de mi parcours nous a permis de briser la glace...Il ne me reste qu’une séance avec les enfants, mes bilans étant bien avancés, je suis confiante pour valider ce volet thérapeutique.

Mon sujet de mémoire est une évidence, il fera double, voire triple emploi ! pour le stage, la soutenance et pour moi…
Enfin l’horizon se dégage et je commence à voir la fin.
L’été a pour objectif un travail qui renflouera nos finances pour la dernière ligne droite. Il ne restera qu’un trimestre dont j 'ai déjà travaillé une partie du contenu.
Une fin d’étude et un début pour une autre façon d exercer.
Une fin de privilège maternelle avec mes bébés que j’aurai eu la chance d 'accompagner au de la de ce que j’avais espéré, et un début d’autonomie pour elles deux qui ont bien grandi.

Je vois la fin et pourtant… il y a encore tant d’obstacles, tant de possibles mises en echec d’ici Janvier… les examens parsemés à venir, le travail indispensable de cet été, le stage de début d année pour lequel il faut trouver une garde toute la semaine pour JJ, le mémoire qui reste à rédiger puis sa soutenance…

Et pourtant… je commence déjà à me projeter… j’ai hâte d’avoir mes premières consultations, juste à moi, en individuel de préférance parce que les thérapies de groupe me contentent peu… J’ai posté quelques cv mais j’ai bien conscience que mes chances de trouver un job seront optimisées par mon réseau local. Or étant fraichement arrivée ici et étant acculée à une frontière langagière mes chances sont restreintes.
L’autre option est de créer mon emploi ! Et les idées ne me manques pas ! C’est donc dans ma disponibilité à rédiger et à convaincre sur la mise en place de projets que ca risque de ce jouer…

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2019-05-10T15:16:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-pas-apres-l-autre Un pas après l'autre... Les crocus sont en fleure, les jonquilles en bouton, les bourgeons des magnolias se préparent à éclorent pour annoncer le printemps et ca me réjoui! Dès que les premiers moments de douceur s'imposent avec de belles journées ensoleillées je me sens réénergisée... et ce malgré tous les petits soucis du quotidien. On sort enfin de toutes ces semaines pathos qui nous ont maintenu en vase clos. Plus que jamais on a besoin de se saisir de petit moment pour nous ressourcer et nous sortir de cette petite routine scolaire imposé par le rythme de Bibi et celui d'MPL qui vit maintenant dans Les crocus sont en fleure, les jonquilles en bouton, les bourgeons des magnolias se préparent à éclorent pour annoncer le printemps et ca me réjoui ! Dès que les premiers moments de douceur s’imposent avec de belles journées ensoleillées je me sens réénergisée… et ce malgré tous les petits soucis du quotidien.
On sort enfin de toutes ces semaines pathos qui nous ont maintenu en vase clos. Plus que jamais on a besoin de se saisir de petit moment pour nous ressourcer et nous sortir de cette petite routine scolaire imposé par le rythme de Bibi et celui d’MPL qui vit maintenant dans un carcan d’obligations soutenues.

L’accueil n’a pas été top dans cette équipe de pépettes solidaires et conformistes au possible. Forcement il dénote et son expérience associée à ses performances langagières sont susceptibles de faire de l’ombre aux plus ambitieux qui viennent d’arriver. Par conséquent ils peuvent se sentir menacés, tout comme ceux qui ont déjà une assise et perçoivent une dissonance de positions dans les compétences requises pour enseigner. Comme il a déjà roulé sa bosse ces dernières années et qu’il est désormais bien outillé pour établir des profils type dans les équipes en anticipant leurs approches, il est peu manipulable. Ca pose problème car un bon remplaçant se doit de se soumettre et d’être dupe… Ma compassion et ma compréhension des enjeux est grande car j’ai occupé cette place désagréable pendant des années.

Par la suite j’ai été titulaire de mon poste et de façon très prévisible la solidarité de mes collègues en mon absence s’est manifestée par le dénigrement de ma remplaçante alors qu’elle était très compétente (la preuve en est qu’à l’annonce de ma démission c’est elle qui m’a succédé. Plus on fait de remplacements plus on devient polyvalent et augmente notre degré d’adaptabilité, alors qu’un titulaire optimise ses compétences et les fait évoluer dans un cadre plus étroit. La bienséance, si on ne veut pas prendre de risques, est de ne rien en montrer pour continuer de flatter l’égo des sédentaires. C’est ni plus ni moins qu’un jeu de rôle, tout comme on peut le faire en tant que stagiaire…

Ces 4 prochains mois risque d’être difficiles pour lui car il rencontre une équipe qui pu la perfidie à plein nez ! Ce à quoi il faut ajouter l’éloignement et les contraintes de temps de trajet… chaque semestre est un nouveau défi pour l’un comme pour l’autre depuis bientôt trois ans. J’espère qu’il en sera autrement dans un peu plus d’un an quand il aura trouvé où se poser et que je ponctuerai ma formation.
Pour l’instant je viens d’amorcer un module thérapeutique avec cette formatrice qui me sort par les yeux ! J’espère qu’elle ne sera pas un frein à mon évolution sans quoi je devrais redoubler d’énergie...pour lui passer sur le corps si il le faut ! :D
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Hier la cuisine sentait bon les crêpes faites pour le gouter, j’allaitais June dans le fauteuil près de la bibliothèque, MPL se décidait dans la cuisine sur ce que nous allions préparer pour le soir, et Bibi attendait de participer perchée sur sa chaise à hauteur du comptoir. Je les contemplais en étant dans une bulle de douceur avec JJ quand une pensée me vain : il y a deux ans jour pour jour nous étions dans notre ancien appartement, MPL était sur le canapé à siester quand je l’ai réveillé pour lui tendre une petite boite. "on avait dit qu’on ferait rien pour la St Valentin!" je lui dis d’ouvrir quand même et il découvrit un test de grossesse ! Toute ma vie je me souviendrai de son expression ambivalente, entre étonnement et joie… Et nous sommes là, deux ans plus tard...tout va si vite ! Les moments de bonheur les plus précieux se logent dans le quotidien où nous sommes à quatre, le reste n’est qu’une gravitation du monde autour de notre bulle !

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2019-02-15T13:38:00+01:00