Custo diariste https://0libellule0.journalintime.com/ fr 2019-07-17T10:12:00+02:00 https://0libellule0.journalintime.com/L-eteenfin-c-est-vite-dit L'été...enfin c'est vite dit! La dernière fois que j'ai eu quelques minutes sur cet ïlot d'intimité j'étais en épuisement avancé. Depuis j'ai sevré JJ la nuit, malgré une petite régression ces dernières nuits, je peux enfin avoir des nuits qui commencent à être raisonnables (3, 4 levés quand Bibi ne s'y met pas aussi). La reprise du travail nous l'imposait; en me levant à 5h30 ou en faisant des journées de 11h impossible de ne pas dormir, surtout que je me pose rarement et que j'enchaine les kilomètres pour réaliser les soins... C'est assez étrange d'y retourner et beaucoup moins pénible que l'été La dernière fois que j’ai eu quelques minutes sur cet ïlot d’intimité j’étais en épuisement avancé. Depuis j’ai sevré JJ la nuit, malgré une petite régression ces dernières nuits, je peux enfin avoir des nuits qui commencent à être raisonnables (3, 4 levés quand Bibi ne s’y met pas aussi). La reprise du travail nous l’imposait; en me levant à 5h30 ou en faisant des journées de 11h impossible de ne pas dormir, surtout que je me pose rarement et que j’enchaine les kilomètres pour réaliser les soins…

C’est assez étrange d’y retourner et beaucoup moins pénible que l’été dernier où j’ai mis énormément d’énergie à m’adapter en étant balotter chaque jour dans un service différent ! (imaginez la qualité du soin quand vous n’avez pour seule priorité que de répondre à la tâche en les enchainant faute de temps!...). Bref cette année j’ai le confort d’avoir un planning pour l’été et de rester au même endroit pendant une à trois semaine, c’est "grand luxe" ! Revenir au même endroit un an plus tard force la réflexion d’un bilan annuel.

Scolairemment ca n’a pas été simple. J’ai commencé l’année avec des inquiétudes pour mon stage, un premier trimestre avec des vides de cours qui auraient pu me faire décrocher. La reprise en Janvier à été épouvantable ! Pour cause une prise de tête avec ma responsable de formation qui a le monopole de l’enseignement et s’est placé stratégiquement à toutes les étapes tout en sélectionnant judicieusement que des personnes dévouées et soumises pour gérer les miettes de cours qu’elle leur laisse ... Haaa le pouvoir...même dans un microcosme aussi insignifiant qu’une école, il reste extrêmement avilissant moralement pour ceux qui n’ont pas de garde fou contre les abus inéluctables qu’il génère. Bref j’en ai fait une grosse crise d’urticaire ! Première grosse somatisation de ma vie ! Le fait de la savoir sur le terrain lors de mes pratiques me rendait malade. Elle a se regard vide et diaphane des "marches-mort" et ne semble animé d’aucune empathie. Son surmoi est aussi développé que son égo et en fait une castratrice jubilatoire… bref elle me sortait par la peau ! Malgré tout j’ai essayé d’optimiser cette difficulté, d’être la plus résiliente possible et j’en ai profité pour travailler ma facette sociale dans un jeu de rôle animé d’hypocrisie nécéssaire à ma survie. A vingt ans je serai venu provoquer par conviction la personne qui pointe une arme sur ma tempe mais plus maintenant. Je suis plus outillée qu’elle pour l’amener là où je veux qu’elle aille!..

Cet été Marie m’invitait en Suisse pour fêter nos 40 ans mais… pff 40 quand même ! Ca se fête vraiment? ! Lâcher mes trente ans se fait la mort dans l’âme. Tant qu’on est dans la trentaine on dit encore "la jeune femme", à 40 c’est fini. Heureusement je me sens grandi et pas seulement en âge. Il est vrai que j’ai aussi mûrie...
Si je faisais le bilan de ses dix ans ce serait le vertige!!
J’ai fini mes études à l’univ' puis j’ai trouvé le job idéal en finissant de restaurer ma maison… et dans les cinq dernières années j’ai quitté mon mari, refait ma vie, déménagé à l’étranger, j’ai eu mes deux enfants en faisant une formation de plus de trois ans!... La trentaine à été beaucoup plus fulgurante que la vingtaine qui a été une transition paisible où j’ai eu besoin de me poser, de me connaitre, de me construire, de réfléchir à ce que je voulais et ne voulais pas.
Forcément maintenant que j’ai posé les bases d’une nouvelle vie je me demande ce que me réserve la quarantaine.
Mes souhaits ?
Etre heureuse comme c’est le cas chaque jour en continuant à me vivre dans une extrême simplicité et en affutant mon esprit critique. En mettant les relations vraies au coeur de ma sphère intime.
Trouver un job épanouissant, et ouvrir mon cabinet serait super.
Développer ma conscience écologique en augmentant mes pratiques pour initier mes filles à limiter leur impact sur le monde...
Nous sédentariser un peu en famille : Trouver un chez nous avec un extérieur agréable que je pourrais sur investir pour mon plus grand plaisir…

Et pour un avenir plus proche; je fais parti des heureux élus qui auront la chance de faire leur stage en milieu pédiatrique !
On partira une bonne semaine fin Aout pour faire une coupure avant d’attaquer une rentrée qui s’annonce sportive nerveusement. MPL à postulé dans tout le pays cette année et bien au delàs en traquant toutes les démarches administratives dissimulées de façons dissuasives dans les méandres institutionnels… malgré tout, tout va encore se concentrer et se décider sur quelques jours en semaine début Septembre ! Pile pendant la semaine marathon de mon stage!...D’ici là les vacances devraient être un sas bienfaisant pour ne pas se monter en pression...ensuite nous verrons comment survivre pendant les derniers mois qui me séparent du mémoir et de la soutenance finale…

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2019-07-17T10:12:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/la-funambule la funambule. Enfin une heure de pause! Les filles sont à la sieste et normalement c'est un temps marathon pour écrire mes bilans, m'avancer pour les examens...mais je me sens liquéfiée! Epuisée... Depuis la naissance de JJ il y a plus d'un ans et demi je suis réveillée 6 à 7 fois par nuit sur une période huit heures de sommeil! Je réalise en l'écrivant que c'est fou, insoutenable...l'état fusionnel avec JJ va avoir besoin d'un coup de pouce sans quoi je vais pas tenir cet été. Chaque jour je me traine, depuis plus de trois ans j'erre comme un fantôme à certain moment de la journée quand Enfin une heure de pause ! Les filles sont à la sieste et normalement c’est un temps marathon pour écrire mes bilans, m’avancer pour les examens...mais je me sens liquéfiée ! Epuisée… Depuis la naissance de JJ il y a plus d’un ans et demi je suis réveillée 6 à 7 fois par nuit sur une période huit heures de sommeil ! Je réalise en l’écrivant que c’est fou, insoutenable...l’état fusionnel avec JJ va avoir besoin d’un coup de pouce sans quoi je vais pas tenir cet été. Chaque jour je me traine, depuis plus de trois ans j’erre comme un fantôme à certain moment de la journée quand l’épuisement s’impose comme une claque. Le reste du temps j’ai toujours l’impression d’aller puiser dans des réserves limitées. Quand j’amorce un travail je sais que je vais me sentir drainée par le fond à effort...chaque matin je me réveille et m’extirpe du lit avec les yeux qui piquent comme si on me sortait de mon sommeil au milieu de la nuit. Bien souvent corporellement j’ai l’impression d’être lestée...pour l’instant le sport qui a toujours été une source de plaisir est innenvisageable à cause de cette état constant… je me sens sur un fil...tout me coute et je dois renoncer à la facilité, chaque jour à un cout… ce n’est plus possible…

Un jour nous étions en cours avec Charlotte; elle me demande pourquoi je me tortille sur ma chaise et je lui dit que je cherche une position correcte car celle ci est inconfortable et trop haute pour moi. Elle me fait alors remarquer que la cours a commencé depuis plus de deux heures ! "si c’était moi j’aurai changé de chaise dans les premières minutes!" Ce moment fut marquant et déclancheur d’un questionnement : pourquoi je me contente de l’inconfort et jusqu’où je peux le faire?
L’inconfort m’a toujours accompagné, aussi loin que je me souvienne. La vie n’a jamais été douce, tendre, facile même en tant qu’enfant, surtout pas en tant qu’enfant!... De ce fait le confort n’est pas familier, il ne me manque pas, je le recherche peu. C’est à la fois une contrainte et un atout car je peux me contenter d’une gène en l’accommodant, elle ne me fera pas renoncer à mes entreprises, par contre ne me rendant pas forcement compte de ce dont je peux m’épargner je garde parfois des encombrements inutilement ! Le plus étrange c’est que chasser les inconforts pour plus de confort est assez inconfortable ! :D simplement par manque d’exercice !

Bref tout ca pour dire que je devrais passer plus de temps à résoudre ce qui me draine par le fond, notamment l’origine des nuits difficiles de JJ qui est symptomatique d’un état fusionnel tardif qui ne peut plus durer pour notre bien être commun....le plus ironique c’est que si je devais consulter pour cela c’est à ma profession que je devrai faire appel ! :p
Aller je me remets au boulot...dans deux semaines je dois tout rendre pour les exams de fin d’année…

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2019-05-25T12:50:34+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/ca-sans-la-fin-et-pourtant Ca sent la fin et pourtant... Ecrire est devenu une véritable industrialisation professionnelle! Contrairement à mes camarades qui saturent après la surproduction de ses dernières années, j 'ai l 'impression d 'avoir pris un rythme de croisière, j 'y trouve même un autre versant de satisfaction qui complémente mes productions ici. Ce semestre s 'annonçait tendu! il a débuté dans le stress pour MPL dont la continuité du projet formation dépendait fortement. Quant à moi, j 'abordais péniblement un module majeur avec Annie qui m'avait prise en grippe sous prétexe que j 'avais osé contester son autorité Ecrire est devenu une véritable industrialisation professionnelle ! Contrairement à mes camarades qui saturent après la surproduction de ses dernières années, j 'ai l 'impression d 'avoir pris un rythme de croisière, j 'y trouve même un autre versant de satisfaction qui complémente mes productions ici.

Ce semestre s 'annonçait tendu ! il a débuté dans le stress pour MPL dont la continuité du projet formation dépendait fortement. Quant à moi, j 'abordais péniblement un module majeur avec Annie qui m’avait prise en grippe sous prétexe que j 'avais osé contester son autorité suprême. Me retrouver sur le terrain avec elle a drainé une énergie de fond considérable. Heureusement le petit bilan de mi parcours nous a permis de briser la glace...Il ne me reste qu’une séance avec les enfants, mes bilans étant bien avancés, je suis confiante pour valider ce volet thérapeutique.

Mon sujet de mémoire est une évidence, il fera double, voire triple emploi ! pour le stage, la soutenance et pour moi…
Enfin l’horizon se dégage et je commence à voir la fin.
L’été a pour objectif un travail qui renflouera nos finances pour la dernière ligne droite. Il ne restera qu’un trimestre dont j 'ai déjà travaillé une partie du contenu.
Une fin d’étude et un début pour une autre façon d exercer.
Une fin de privilège maternelle avec mes bébés que j’aurai eu la chance d 'accompagner au de la de ce que j’avais espéré, et un début d’autonomie pour elles deux qui ont bien grandi.

Je vois la fin et pourtant… il y a encore tant d’obstacles, tant de possibles mises en echec d’ici Janvier… les examens parsemés à venir, le travail indispensable de cet été, le stage de début d année pour lequel il faut trouver une garde toute la semaine pour JJ, le mémoire qui reste à rédiger puis sa soutenance…

Et pourtant… je commence déjà à me projeter… j’ai hâte d’avoir mes premières consultations, juste à moi, en individuel de préférance parce que les thérapies de groupe me contentent peu… J’ai posté quelques cv mais j’ai bien conscience que mes chances de trouver un job seront optimisées par mon réseau local. Or étant fraichement arrivée ici et étant acculée à une frontière langagière mes chances sont restreintes.
L’autre option est de créer mon emploi ! Et les idées ne me manques pas ! C’est donc dans ma disponibilité à rédiger et à convaincre sur la mise en place de projets que ca risque de ce jouer…

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2019-05-10T15:16:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-pas-apres-l-autre Un pas après l'autre... Les crocus sont en fleure, les jonquilles en bouton, les bourgeons des magnolias se préparent à éclorent pour annoncer le printemps et ca me réjoui! Dès que les premiers moments de douceur s'imposent avec de belles journées ensoleillées je me sens réénergisée... et ce malgré tous les petits soucis du quotidien. On sort enfin de toutes ces semaines pathos qui nous ont maintenu en vase clos. Plus que jamais on a besoin de se saisir de petit moment pour nous ressourcer et nous sortir de cette petite routine scolaire imposé par le rythme de Bibi et celui d'MPL qui vit maintenant dans Les crocus sont en fleure, les jonquilles en bouton, les bourgeons des magnolias se préparent à éclorent pour annoncer le printemps et ca me réjoui ! Dès que les premiers moments de douceur s’imposent avec de belles journées ensoleillées je me sens réénergisée… et ce malgré tous les petits soucis du quotidien.
On sort enfin de toutes ces semaines pathos qui nous ont maintenu en vase clos. Plus que jamais on a besoin de se saisir de petit moment pour nous ressourcer et nous sortir de cette petite routine scolaire imposé par le rythme de Bibi et celui d’MPL qui vit maintenant dans un carcan d’obligations soutenues.

L’accueil n’a pas été top dans cette équipe de pépettes solidaires et conformistes au possible. Forcement il dénote et son expérience associée à ses performances langagières sont susceptibles de faire de l’ombre aux plus ambitieux qui viennent d’arriver. Par conséquent ils peuvent se sentir menacés, tout comme ceux qui ont déjà une assise et perçoivent une dissonance de positions dans les compétences requises pour enseigner. Comme il a déjà roulé sa bosse ces dernières années et qu’il est désormais bien outillé pour établir des profils type dans les équipes en anticipant leurs approches, il est peu manipulable. Ca pose problème car un bon remplaçant se doit de se soumettre et d’être dupe… Ma compassion et ma compréhension des enjeux est grande car j’ai occupé cette place désagréable pendant des années.

Par la suite j’ai été titulaire de mon poste et de façon très prévisible la solidarité de mes collègues en mon absence s’est manifestée par le dénigrement de ma remplaçante alors qu’elle était très compétente (la preuve en est qu’à l’annonce de ma démission c’est elle qui m’a succédé. Plus on fait de remplacements plus on devient polyvalent et augmente notre degré d’adaptabilité, alors qu’un titulaire optimise ses compétences et les fait évoluer dans un cadre plus étroit. La bienséance, si on ne veut pas prendre de risques, est de ne rien en montrer pour continuer de flatter l’égo des sédentaires. C’est ni plus ni moins qu’un jeu de rôle, tout comme on peut le faire en tant que stagiaire…

Ces 4 prochains mois risque d’être difficiles pour lui car il rencontre une équipe qui pu la perfidie à plein nez ! Ce à quoi il faut ajouter l’éloignement et les contraintes de temps de trajet… chaque semestre est un nouveau défi pour l’un comme pour l’autre depuis bientôt trois ans. J’espère qu’il en sera autrement dans un peu plus d’un an quand il aura trouvé où se poser et que je ponctuerai ma formation.
Pour l’instant je viens d’amorcer un module thérapeutique avec cette formatrice qui me sort par les yeux ! J’espère qu’elle ne sera pas un frein à mon évolution sans quoi je devrais redoubler d’énergie...pour lui passer sur le corps si il le faut ! :D
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Hier la cuisine sentait bon les crêpes faites pour le gouter, j’allaitais June dans le fauteuil près de la bibliothèque, MPL se décidait dans la cuisine sur ce que nous allions préparer pour le soir, et Bibi attendait de participer perchée sur sa chaise à hauteur du comptoir. Je les contemplais en étant dans une bulle de douceur avec JJ quand une pensée me vain : il y a deux ans jour pour jour nous étions dans notre ancien appartement, MPL était sur le canapé à siester quand je l’ai réveillé pour lui tendre une petite boite. "on avait dit qu’on ferait rien pour la St Valentin!" je lui dis d’ouvrir quand même et il découvrit un test de grossesse ! Toute ma vie je me souviendrai de son expression ambivalente, entre étonnement et joie… Et nous sommes là, deux ans plus tard...tout va si vite ! Les moments de bonheur les plus précieux se logent dans le quotidien où nous sommes à quatre, le reste n’est qu’une gravitation du monde autour de notre bulle !

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2019-02-15T13:38:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-pas-de-geant Un pas de géant. Ce matin les paysages enneigés m'ont rappelé les longs hiver au Québec. Tout était couvert de cette neige "des sucres", celle qui charge les arbres, qui est en poids ferme à en figer le paysage, celle qui colle même à la verticale et qui tombe par grosse motte au sol faisant rebondir les branches des sapins...Bibi s'est empressée de mettre des graines pour le petit merle qui nous gratifie de ses visites matinale et qui laisse les empreintes de son passage dans la neige... Puis le médecin est passé, tout le monde est malade depuis la veille du premier de l'an! C'est lécçatomb! Je Ce matin les paysages enneigés m’ont rappelé les longs hiver au Québec. Tout était couvert de cette neige "des sucres", celle qui charge les arbres, qui est en poids ferme à en figer le paysage, celle qui colle même à la verticale et qui tombe par grosse motte au sol faisant rebondir les branches des sapins...Bibi s’est empressée de mettre des graines pour le petit merle qui nous gratifie de ses visites matinale et qui laisse les empreintes de son passage dans la neige…

Puis le médecin est passé, tout le monde est malade depuis la veille du premier de l’an ! C’est lécçatomb ! Je suis la seule a en réchapper, probablement grâce à la décennie passée en milieu hospitalier et à l’allaitement qui boost l’immunité. Je dois dire que j’en ai marre des inquiétudes nocturnes à chaque quinte de toux des filles, des prises de températures, des suppos, des aérosoles qui les placent en opposition, des factures exorbitantes de pharmacie et de toute la paperasse pour les remboursements qui restent eu claires… la fatigue me gagne et se ressent en corps alors que je sors d’une période repos et que ces prochaines semaines vont être particulièrement ardues !

MPL change de travail ! Ca été toute une aventure de vivre le recrutement qui a été fulgurant : plusieurs appels le même jours dans des extrêmes géographiques et des tas d’appels à faire en un temps record pour savoir ce qu’on gagnait ou perdait en fonction du choix qu’il faisait… finalement on a opté pour le travail le plus éloigné mais le plus sûr et le plus interessant. Avec des horaires faites sur mesure car il a des compétences rares (une chance!). On relativise en se disant que ses heures de cours cumulées à celles des transports ne lui prendront pas plus que le temps plein d’un emploi standard. Le hic est que toutes ses heures sont regroupées pour pouvoir dégager un jour et demi pour mon stage et mes cours en semaine ! De ce fait il se peut qu’il dorme parfois sur place...On se dit surtout que ce n’est que quatre mois avec des vacances scolaires !

Comme je viens d’avoir mes examens avec mention on est assez confiant sur ce qui reste à faire pour mener ce projet à terme. Ca y est on commence a décompter les mois qui nous sépare de la présentation du mémoire ! Je commence d’ailleurs mes recherches sur mon temps libre en dégrossissant le thème… je pense travailler sur l’aspect thérapeutique finalement…
Ca y est c’est reparti ! Depuis trois ans on danse avec la vie; un pas en avant puis un de côté, on pause et c’est reparti pour une valse à trois temps...en se disant qu’à tout instant la musique peut s’arrêter ! La fin de la chanson approche et on est toujours en mouvement…

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2019-01-30T13:22:58+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-moment-d-emerveillement Un moment d'émerveillement... La chance nous sourit quand elle nous offre ces petits moments de magie qui nous laissent tout émerveillé. Chaque soir je m'installe sur le marche pied de la chambre de Bibi après les avoir toutes les deux langé et vêtu de leurs pyjamas. Installées chacune sur les cuisses d'MPL, elles se logent sur son bassin, appuis leurs têtes sur son torse pour mieux boire leur biberon. Une certaine frénésie retombe et elles se postent en attente. MPL s'adosse dans le rocking-chair en position antéro médiane et les couvre d'un regard bienveillant. Depuis quelques jours JJ signe le livre et le La chance nous sourit quand elle nous offre ces petits moments de magie qui nous laissent tout émerveillé. Chaque soir je m’installe sur le marche pied de la chambre de Bibi après les avoir toutes les deux langé et vêtu de leurs pyjamas. Installées chacune sur les cuisses d’MPL, elles se logent sur son bassin, appuis leurs têtes sur son torse pour mieux boire leur biberon. Une certaine frénésie retombe et elles se postent en attente. MPL s’adosse dans le rocking-chair en position antéro médiane et les couvre d’un regard bienveillant.
Depuis quelques jours JJ signe le livre et le demande abondamment. Quand MPL s’en saisi pour en faire une énième lecture, ses bras les entourent, les enveloppe. La lumière tamisée cible leurs visages qui semble étinceler. J’ai face à moi, un parfait tableau familiale, peint de douceur, de chaleur et d’amour. Les yeux curieux de mes filles témoignent du degré d’intelligence qui les caractérisent.
La voix chaude et aimante d’MPL déverse ses mots étrangers dont la résonnance se fait familière. Dans des rituels rassurants JJ bisoute le petit chat à la huitième page, Bibi bredouille quelques mots à peine audibles à travers la tétine qui font naitre des sourires et des regards de complicité entre nous. L’émotion me gagne à chaque fois, comme si une fois par jour, juste à ce moment, je m’autorisais à lâcher prise, je me permettais de me glisser avec eux dans ce cocon douillet de prévisibilité. Puis les mots s’éteignent , le livre se ferme, JJ me tend les bras, Bibi prend toute la place sur papa qui la berce et chacune fait sa transition nocturne pour nous laisser un temps rien qu’à nous...
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Depuis quelques jours JJ fait sa familiarisation dans son nouveau milieu d’accueil. Au milieu de la dizaine de petits je l’ai trouvé si petite, si frêle et à la fois si vive et atypique de par sa qualité de présence ! A 15 mois elle s’est entourée de livres qu’elle désignait en signant les animaux qu’elle reconnaissait ! Elle a aussi axé sa découverte des lieux sur du plaisir sensori-moteur en commençant précocement à courir sur les tapis de différentes consistance sans manquer de me regarder occasionnellement. Ha mon petit amour...qui s’accroche encore à moi en tenant fortement mon pull quand elle voit un étranger, qui frappe sa poitrine pour signer "peur" en le verbalisant dès qu’elle entend un bruit inconnu… Je me réjouis qu’on ait trouvé ce lieu que je trouve familial, sain, réfléchi et personnalisé dans l’accompagnement (motricité libre, espace bien agencé, produit bio, soupe à 10h, pas de lingettes...) Ca nous coute une fortune mais je l’a laisse en toute confiance : rien à voir avec le contact effrayant de la nounou rencontrée précédemment.
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Cette fin/début d’année à été mouvementée; après une semaine de travail de 50h (profiter des vacances scolaires pour travailler+++) on est tous tombé malade ! Après mon dernier jour de prestations de soins j’ai eu de la fièvre… 2jours HS puis ca été Bibi avec 40°, des vomissements+++ et quelques heures plus tard JJ est montée jusqu’à 40,5 dans la nuit! ! Angine blanche pour Bibi, foyer pulmonaire infectieux pour JJ qui refusait les aérosoles et se débattait comme une damnée ! Pour couronner le tout MPL à fait une sorte de petite grippe qui l’a mis KO ! Après une énorme semaine de travail et un temps fort de maladie je ne sais pas où j’ai trouvé les ressources pour enchainer les machines, allaiter, dormir avec JJ au pied du lit de Bibi pour que la toux d’MPL ne les réveillent pas!... Au 5 Janvier nous avons émergés de ce temps pathologique en réalisant que nous n’avions même pas eu une minute pour transmettre nos voeux à la famille!
A travers tout ca j’ai du travailler dès que ca été un peu mieux, après avoir couchées les filles j’ai finalisé mes écrits pour rendre mes bilans juste à temps pour cette session d’examen ! Les résultats devraient tomber cette semaine...on verra…

Histoire de nous remettre dans la réalité ce sont des soucis financiers qui sont venu nous alerter et nous questionner sur la nécessité pressante de reprendre une activité… On a longuement discuté sur les différents scénarios possibles qui nous séparent de l’obtention de mon diplôme; à partir de maintenant on peut commencer à décompter les mois de la dernière année civile, le chemin à faire est encore semé d’embuches et on reste estomaqué de tout ce par quoi on est passé pour assuré la continuité de la formation. C’est pourquoi on s’est torturé l’esprit pour la maintenir et chassé l’idée de faire un break, réengranger une somme confortable pour plus d’aisance…
On espérait un peu de chance et on a tout fait pour la provoquer. Hier elle s’est présentée, aujourd’hui MPL est en entretien professionnel à deux pas de la maison ! Demain une autre dynamique nous animera et notre projet commun se poursuivra!...

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2019-01-15T11:08:46+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Une-renaissance Une renaissance Bien souvent Bibi demande "le chapeau" en sortant du bain! Je lui mets la serviette sur la tête (ce qui l'écrase un peu de part son poids" et elle s'affaisse au sol avec satisfaction. Quelques secondes plus tard elle se met en position foetale, face contre le sol, toute enroulée de tissus. La voyant faire pour la seconde fois je me suis dit que ce n'était pas un hasard (ce qui répète se veut symptomatique et ne trouve pas de réponse évolutive). Je m'approche, signifie ma présence d'une voix douce, la touche au lombaire pour contacter son centre et induire un sentiment de sécurité Bien souvent Bibi demande "le chapeau" en sortant du bain ! Je lui mets la serviette sur la tête (ce qui l’écrase un peu de part son poids" et elle s’affaisse au sol avec satisfaction. Quelques secondes plus tard elle se met en position foetale, face contre le sol, toute enroulée de tissus. La voyant faire pour la seconde fois je me suis dit que ce n’était pas un hasard (ce qui répète se veut symptomatique et ne trouve pas de réponse évolutive).

Je m’approche, signifie ma présence d’une voix douce, la touche au lombaire pour contacter son centre et induire un sentiment de sécurité puis je pose une seconde main que je fais aller en circulaire pour lisser son enveloppe corporelle. Elle se laisse faire et se trémousse en riant légèrement. Après une minute ou deux elle s’arc-boute ce que je prends pour une demande de ponctuation du geste. Je retire donc ma main et m’éloigne un peu pour répondre au besoins de sa soeur qui me sollicite.
Quand vient son tour pour se mettre en pyjamas elle rechigne, tarde, se meut mais ne sort pas de son cocon. Pressé par le temps je la prends dans sa serviette comme une petite boule, la rassure et l’emmène sur la table à langer. Ce jour la je ne mesure pas l’importance de ce qui vient de se vivre pour elle. Je l’habille.

Hier elle a rejoué la même scène et de nouveau je suis allée au contact. L’aternance parentale dans la prise en charge a fait qu’MPL m’a demandé "Bibi ne veut pas sortir de sa serviette, tu veux bien venir?". Je la recontacte et elle se meut de la même façon. Ce tissus bordeaux, douillet au toucher et en forme de boule m’évoque une matrice. Je pose ma tête sur ses lombaires et elle s’immobilise. Puis elle induit de petits mouvements comme pour la soulever. Je fais en sorte de mettre une certaine fluidité et de jouer avec le poids de ce segment corporel. En poussant sur son dos elle pousse aussi sur sa tête, mettant sa nuque en flexion, le geste est sans ambiguïté, on dirait un bébé qui cherche à naitre! !
L’accouchement n’a pas été facile, longtemps j’ai porté le sentiment qu’on nous l’avait volé, a t elle besoin de le revivre pour se l’approprier ? Pour nous réunifier dans ce vécu ?

Après quelques coup de dos qui ont fait rebondir ma tête je lui demande "c’est dure?" elle me dit oui puis "encore maman". J’optempère et accompagne ses mouvements d’un son haut et modulable emprunt de jubilation. Puis je lui dit avec douceur et en diminuant les mouvements ainsi que les sons pour finir par la caresser "mon bébé choux". A ce moment la elle s’est déployée, s’est retrouvée toute nue, se tournant face à moi et se jettent dans mes bras ! J’ai explosé de joie, l’ai sérré fort, je l’ai bisouté partout en ayant le sentiment de la voir pour la première fois ! Saisie d’une vive émotion on est resté figé quelques secondes pour savourer le moment.

Le soir au coucher lorsqu’elle a trouvé une nouvelle excuse pour avoir encore un peu d’attention avant de dormir, je lui ai fait son dernier câlin en lui disant "ho ma grande fille..." ce a quoi elle m’a corrigé "non maman, bébé choux" !
Je comprends mieux sa régression du moment.
Attendons de voir de quoi témoignera par la suite ces nouvelles traces corporelles et ce nouveau vécu psychique corrélé ....
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Nounou est enceinte ! Elle a de suite été arrêtée à cause du CMV. Prévenu le lundi pour le jeudi il a fallu être réactif. Sa responsable qui chapeaute son unité est une remplaçante qui est peut réactif et encore moins serviable. Tous les parents ont donc eu la même liste et les temps complets ont été favorisé; Résulats plus de choix. Heureusement l’une d’elle nous a recontacté car une place s’est libérée promptement. Quelle chance !

Nous sommes arrivés chez elle pendant la sieste, assise au salon je constatais avec gène l’aspect sombre des lieu. Elle tenait un enfant dysharmonique corporellement : même assis il semblait atone du bas et tentait de se mettre en posture antéro médiane sans y parvenir. J’essayais de rester concentré sur la dame et de lui poser des questions pour alimenter l’échange afin de dépasser mes préjugés car j’avais constaté à quel point elle faisait négligée ! (cheveux gras et décoiffés, grosse cernes, maquillage qui ne semblait pas du jour, tenue confort...). A côté de moi MPL semblait ne plus respirer, il était tout figé. Bien qu’une envie irrépressible se fit sentir viscéralement je m’efforçais de tenir l’entretien quelques minutes de plus car elle venait de débuter son activité et je ne voulais pas que notre refus la décourage.

Un enfant se fit entendre dans le baby phone et elle finit par se lever, MPL profita de cette rupture pour dire que nous allions la laisser travailler. Elle posa l’enfant au sol et prévint qu’il allait pleurer et ramper pour la retrouver "il fait ca a chaque fois". Estomacquée de voir cette enfant exécuter ses prémonitions je me mis a sa hauteur et lui dit "Helène revient, elle revient t’inquiète pas". Il était animé de ses pleures pétris d’angoisse et se mis a ramper tel un militaire en exercice en focalisant ses actions dans les bras… j’avais le coeur serré de voir cet enfant en détresse psychique et surtout de constater qu’il avait aucun appuis du bas du corps ! Il avait un an passé et était bloqué à ce stade ! Affreuse expérience ! On du partir alors qu’en peu de temps j’aurai pu le prendre en charge…

En sortant de la PML reprit une longue respiration ! "je laisse pas ma fille ici" ! Quelques minutes plus tard alors que nous réfléchissions a une autre option dans un système sclérosé on a appelé par hasard une MAM a deux pas de chez nous, juste pour voir les délais et comment on pourrait faire en attendant; on nous a dit "il y a justement une place qui vient de se libérer mais jusqu’à Mai uniquement." ca tombe bien car après on sera en vacances scolaire...rdv demain, on croise les doigts.

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2018-12-09T18:26:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Quelques-freins Quelques freins... On a des phases de vie où parfois on se dit que la poisse nous colle à la peau! Et bien on est en plein dedans. Disons que la chance s'amuse à nous faire faire les grands écarts depuis le début de l'été. - MPL perds sont taf pour une connerie de document. + je trouve un job dans la foulé, du sur mesure dans un domaine que je connais déjà + on réussi a vendre la vielle voiture à un collectionneur pile au moment où on en a besoin et on en retrouve une super au même prix... - les problèmes de garde remettre en cause la formation d'MPL à laquelle il fini par renoncer tant les On a des phases de vie où parfois on se dit que la poisse nous colle à la peau ! Et bien on est en plein dedans. Disons que la chance s’amuse à nous faire faire les grands écarts depuis le début de l’été.
- MPL perds sont taf pour une connerie de document.
+ je trouve un job dans la foulé, du sur mesure dans un domaine que je connais déjà
+ on réussi a vendre la vielle voiture à un collectionneur pile au moment où on en a besoin et on en retrouve une super au même prix...
- les problèmes de garde remettre en cause la formation d’MPL à laquelle il fini par renoncer tant les solutions trouvées ne sont pas raisonnables.
+ je continue à travailler dans la juste mesure souhaitée et je me fais dispenser d’une grosse partie de mes cours.
- Ma coordonnatrice de cours, toute puissante, me prend en grippe et en arrive à me menacer entre deux portes!
+ JJ monte les escaliers hier et miraculeusement n’est pas tombée!!
- Le frigo de moins d’un an va devoir être réparé...
+ alors que le budget est serré on trouve des pneus d’hiver à moitié prix
- en panne sur le bord de l’autoroute avec les deux petites dans la voiture la veille d’un jour de travail où je me lève à 5h…

Et à travers tout ca:
Bibi vient de faire sa rentrée ! Ma petite poulette nous a fait rire le jour de la prérentrée car elle a été la seule à s’opposer au rangement. Puis lors de l’histoire de la maitresse elle s’est levée pour protester "non pas ca!" parce que la maitresse avait désigner un champignon qui dans sa langue est un petit personnage animé :D
Hier papa l’a emmené seul car après réflexion je craignais qu’elle s’oppose à rester du fait qu’on ait JJ avec nous, qu’on rentre sans elle...
Ma JJ a fêté ses un ans déjà ! Que ca passe vite ! Dans quelques semaines elle marchera...elle est subtile, pleine de vie, posée et toute fine.
Comme on a pas pris de vacances on a eu besoin de souffler. Mon amie d’enfance est passé voir de la famille dans un pays voisin et on l’y a rejoint pour deux jours avec plaisir. Ce fut court mais juste ce qu’il faut pour décrocher et ne plus penser à l’attente des résultats d’examen de ce soir…
On croise les doigts pour ca et pour l’entretien atypique d’MPL...car pour l’un comme pour l’autre si ca ne passe pas on sclérose fortement la situation : pas d’exam pas de stage, pas de poursuite d’année scolaire ! ...

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2018-11-06T10:11:56+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Nouvelle-annee Nouvelle année... Il drache! Cette pluie typiquement bretonne que je détestais me poussait jusqu'ici. Ce temps maussade amorce un calfeutrage tactique dans nos murs; j'aimais tant les douces soirées de fin d'été où je regardais les filles filles jouer dans les derniers rayon de soleil...La j'ai la couverture sur les genoux pendant qu'elles dorment et je pense à mon père dont s'est l'anniversaire, un jour qui n'est plus à fêter à présent... il me manque... L'année scolaire à commencé sans MPL, il a quand même décroché quelques heures qu'on a pris pour qu'il puisse finir sa formation. On attend Il drache ! Cette pluie typiquement bretonne que je détestais me poussait jusqu’ici. Ce temps maussade amorce un calfeutrage tactique dans nos murs; j’aimais tant les douces soirées de fin d’été où je regardais les filles filles jouer dans les derniers rayon de soleil...La j’ai la couverture sur les genoux pendant qu’elles dorment et je pense à mon père dont s’est l’anniversaire, un jour qui n’est plus à fêter à présent… il me manque…

L’année scolaire à commencé sans MPL, il a quand même décroché quelques heures qu’on a pris pour qu’il puisse finir sa formation. On attend qu’une place se libère. J’essaie de l’influencer pour qu’il profite de ses moments privilégiés avec nous car il peuvent s’arrêter à tout instant. Le stress de ne pas être en pleine activité alors que tout le monde a commencé est présent, celui de devoir trouver et se réadapter ailleurs aussi.
On pense aussi à la rentrée de Bibi qui aura lieu après les vacances. Ca va être toute une organisation de récupérer les deux petites sur deux lieux éloignés en étant tous les deux dans le speed du départ et de l’arrivée… Les préavis de garde se donnent demain, il faut faire vite.

Quant à moi ma rentrée commence bien. Je me suis fait dispenser d’une partie de mes cours cette année. Ces derniers préparent à la recherche et au mémoire de fin d’année, comme j’en ai déjà un en psycho… c’est du temps que je devrais mettre a profit pour travailler, rédiger des projets et des programmes de formation, pour investir mes écrits de stage…

Mon stage a commencé avec un groupe d’enfants aux diverses motifs d’orientation (inhibition scolaire, trouble d’opposition à l’autorité, dysplasie et TDAH...), je m’y sens bien et je peux facilement m’y projeter en tant que future professionnelle… j’ai décidé de la commencer plus tôt parce qu’il est dépouillé des vacances scolaires et risque présenter un déficit de crédits en fin d’année...tout avait bien commencé et… comme le travail en séance avec les enfants est suivi d’une bonne heure d’analyse et de prise de note je termine a 18H, or la nounou ne peut excéder cette heure pour garder les filles et comme MPL est en formation jusqu’à 22H...On se retrouve donc a devoir retrouver un mode de garde en moins de deux semaines pour gérer notre chassé croisé de fin de journée de seulement deux heures! ! Quel casse tête.
On a vraiment hâte que cette dernière année se termine pour que je puisse me consacrer au mémoire et enfin être diplômée…

En attendant j’ai vraiment l’impression que tout roule à grande vitesse depuis un long moment et que nous n’avons pas pris assez de temps pour nous poser. C’est une vie tumultueuse mais trépidante, speed mais enrichissante, stimulante et diversifiée et plaisante; on a cette chance extraordinaire d’être là tous les deux dans ce qui nous tient le plus à coeur, être présent pour être pleinement acteur du développement des enfants. Mon projet phare était d’être active en priorité pour eux lors de leur première année au moins et JJ fêtera sa première année dans deux semaines. Je me réjouis de voir qu’on a réussi à aboutir un premier projet tous ensemble et que les autres sont en bonnes voie…

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2018-10-04T10:18:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/La-rentree-aux-entrees-incertaines La rentrée aux entrées incertaines Nous y voilà. C'est probablement la pire période de l'année.MPL a repris les cours il y a plus d'une semaine pour faire passer les rattrapages, participer à des jurys d'examens... et forcément il a croisé ses chefs de secteurs qui ont pour seule préoccupation de trouver du personnel pour assurer tous les cours proposés par l'école. Comme chaque année on lui dit tout et son contraire, on donne et on reprend, on informe et on désinformé, on rassure puis on inquiète... On se croirait sur Koh Lanta tant il y a de revirements et d'éléments fluctuants qui viennent alimenter les Nous y voilà. C’est probablement la pire période de l’année.MPL a repris les cours il y a plus d’une semaine pour faire passer les rattrapages, participer à des jurys d’examens… et forcément il a croisé ses chefs de secteurs qui ont pour seule préoccupation de trouver du personnel pour assurer tous les cours proposés par l’école.
Comme chaque année on lui dit tout et son contraire, on donne et on reprend, on informe et on désinformé, on rassure puis on inquiète… On se croirait sur Koh Lanta tant il y a de revirements et d’éléments fluctuants qui viennent alimenter les stratégies de chacun! !
Le pire dans tout ca c’est qu’MPL ne supporte pas les transitions et se retrouve inéluctablement piégé dans ces méandres décisionnels annuels. Pour pallier au stress que cela génère il s’occupe avec un planning surchargé entre cours privés et examens à faire repasser. Je passe donc mes vacances avec les filles à profiter d’elles et de chaque instant avant que le rythme effréné de cette dernière année ne s’impose.

Je ne suis pas inquiète. Quoi qu’il arrive on a de la ressource. J’ai aussi la possibilité de mettre les cours de côté et d’augmenter mon volume d’heure au travail pour compléter son chômage si on en arrivait la.
Il faut avoir les nerfs solides quand même car même quand les décisions sont prises sur les attributions et qu’il commence à travailler il est encore possible de tout changer et de lui demander d’intervenir sur un autre campus ! (c’est ce qui s’est passé l’année dernière)...il pourra être serein que lorsque qu’il sera nommé officiellement sur des heures vacantes et qu’il commencera à les cumuler en vu d’un temps plein.
Les places sont chères mais cela vaut le coup de s’acharner. Il fait un très beau métier, valorisant, honorable qui est stimulant de par les défis qu’il offre. Ce choix est de plus cohérent avec ses priorités familiales pour les années à venir. Je suis fière de lui et des efforts qu’il produit avec coeur.

----------------quatre jours plus tard-----------------------
Le weekend nous a permis de souffler un peu. Pas le choix d’attendre d’hypothétiques réponses des employeurs ou de nouvelles offres. La pression monte car on vient d’apprendre que pour son lieu de travail actuel il n’y a plus aucune chance. L’entretien de jeudi qui était prometteur à été sabordé par une ingérence de son chef de service… les collèges restent une option… en fait tout ce joue maintenant, dans la ou les deux semaines à venir. S’il accepte une offre trop tôt une meilleure peut venir le lendemain ou plus du tout ! Difficile d’être tactique quand on ne connait la donne par avance...
J’ai quand même hâte que Septembre soit passé car le travail cumulé aux nuits qui ne me laissent rarement des tranches de plus d’une heure de sommeil se font rares et mes humeurs s’en ressentent ! Je n’ai plus de patience avec les filles!...et dans ce jeu d’équilibre entre cours, travail et vie de famille je risque de ne plus trouver de plaisir nul par ...

Note à part; je reste parfois encore sidérée par les aptitudes négatives de l’Homme et de se que la nature humaine est apte à s’infliger entre individus. Pourtant spécialiste en psychologie depuis des années je n’en finie pas d’être surprise par les bassesses de comportement; que ce soit les ex récents au travail d’MPL avec les rumeurs dévastatrices de B, le comportement manipulateur de son chef qui agite une carotte pour assurer les fins de contrat...ou l’extrême vulgarité de certain de mes collègues dont je suis presque honteuse de rapporter les propos… tout ca me conforte dans mon choix d’être indépendante par la suite…

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2018-08-31T16:40:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/un-instant-vole un instant volé Le soleil plombe de nouveau dans la chambre des filles. La sieste se fait en décalée aujourd'hui à cause de la nuit orageuse qui les a complètement perturbée. Alors que nous dégoulinions tous en début de nuit la pluie est enfin tombée après six semaines d'absence! Du jamais vu, même ici dans le Nord... Habituellement je ne dors que 4à 6h entre coupées 4 à 6 fois par les réveilles alternés des filles (hé oui encore une à deux fois pour Bibi! De ce fait cela fait 2ans et demi que je n'ai pas fait une nuit complète!!) malgré tout je suis toujours allée en cours et cet été Le soleil plombe de nouveau dans la chambre des filles. La sieste se fait en décalée aujourd’hui à cause de la nuit orageuse qui les a complètement perturbée. Alors que nous dégoulinions tous en début de nuit la pluie est enfin tombée après six semaines d’absence ! Du jamais vu, même ici dans le Nord… Habituellement je ne dors que 4à 6h entre coupées 4 à 6 fois par les réveilles alternés des filles (hé oui encore une à deux fois pour Bibi ! De ce fait cela fait 2ans et demi que je n’ai pas fait une nuit complète!!) malgré tout je suis toujours allée en cours et cet été j’assume mes journées de travail.

La fatigue est devenue une compagne, une ombre qui ne me quitte plus et dont j’ai banalisé la présence. Cependant elle fait de moi une funambule dont la chute pourrait être lourde de conséquence. C’est pourquoi depuis quelques jours j’ai commencé à donné le bib à JJ. Etant épuisée il se peut que le lait se tarisse et que ces levés fréquents y soient corrélés. Il était important pour moi de ne pas lui donné de lait épaissi avant qu’elle soit en âge de se réguler, sans quoi je considère que c’est un gavage uniquement profitable aux parents. Pour l’instant elle boit 10cc et le repousse ! Et parfois elle prend 120 en milieu ou fin de nuit…

Ce matin, après une nuit blanche où elle s’est réveillée sous les coups de tonner tous les trente à quarante cinq minutes, j’ai décidé de renoncer à ma journée de 10h de travail ! On a tous nos limites.
Et depuis le début de l’été on ne fait que le grand 8 en alternant les très bonnes et très mauvaises nouvelles, allant de la réussite des examens, à la perte et le gain d’un emploi, la mort soudaine de mon père...tout ca est épuisant.
Hier je parlais à un camarade de formation qui est déjà sur les starting blocks pour la rentrée et qui continue de maintenir le niveau de stress scolaire. Personnellement je dois dire que tous ces évènements ont au moins eu le bénéfice de me faire décrocher des deux premières années de cours qui m’ont mises sous pression. C’est donc fatiguée mais paradoxalement toute fraiche psychologiquement que je vais bientôt reprendre les cours.

Retravailler m’a permis de me conforter dans mon projet d’étude. C’est en étant de passage en unité psy que j’ai réalisé que j’avais fait le tour du handicap, que ce soit physique où mental. J’ai envie de plus de légèreté, c’est pourquoi je pense me diriger vers les nourrissons, les très jeunes enfants et surement faire de la formation ou de la prévention, au pire de l’éducation mais pas du thérapeutique, en tous cas pas à plein temps et pas dès le début...on verra...c’est justement cette année que ca va se décider et finalement ce sera peut être juste une question d’opportunité.

Pour l’instant je profite de chaque seconde avec les filles et je me délecte de chaque instant. Bibi commencera sa vie de grande et prendra un début d’autonomie cette année en commençant l’école ! Je ne suis pas prête mais elle oui alors...
Il y a quelques minutes encore je les voyais rire aux éclats toutes les deux, Bibi venait de réaliser que ses gestes brusques faisaient rire JJ et qu’elle avait ce pouvoir de grande soeur bienveillante.
Et mon petit bouchon est encore au sein. On commence à me demander avec précaution et curiosité jusqu’à quand je vais l’allaiter ? Ce à quoi je réponds "surement jusqu’à sa majorité, après c’est elle qui décidera!" :D
Bien sur cette ironie précède et contre l’évidence; c’est elle qui en décidera. Tant qu’elle a besoin de sein elle est dans une recherche de réassurance, ces moments de constructions cumulés renforcent notre lien et la consolide pour la suite, ils sont essentiels. *

On vit des moments tellement doux grâce à cela. Il y a quelques minutes alors qu’elle têtait juste avant la sieste, je savourais l’instant en ayant l’impression que ces premières succions étaient collées sur mon rythme cardiaque. En syncinésie elle mobilise toujours son bras en agitant son doudou, le faisant échouer sur sa tête, elle l' étire ensuite sur son visage comme une caresse de plus. Pendant que toutes ces minutes s’écoulent il m’arrive de rêvasser mais je m’efforce toujours dans ce cas de maintenir ma qualité de présence pour préserver la préciosité de ses instants éphémères à l’échelle d’une vie. Mon regard parcours alors son visage que je connais dans le moindre détail et bien mieux que le mien !

Je peux à loisir scruter la base de ses cils broussailleux, son grain de peau infiniment doux, tous les arrondis généreux de son front, de son petit nez, de ses paupières diaphanes, de son petit menton identique au mien, de ses joues de baudruches qui se gonflent rythmiquement à chaque gorgée. Mon regard attendri fini souvent sur ce qui m’appelle tendrement à la bisouter; les petits plis de son cou sont ma faiblesse, tout autant que ceux de ses poignets, ses poplités, ceux de ses chevilles… et le plus savoureux, ces petits centièmes carrés de peau que je jalouse et revendique sont ceux de sa nuque, juste à la racine de ses cheveux, ce petit endroit dodu qui ne le restera pas et qui pour l’instant épouse parfaitement mes lèvres avec une infinie douceur. Ha mes filles, je les aime tellement. Elles sont mon, notre plus beau projet, mon plus beau vécu…

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Fin du visionnaire de la servante écarlate : j’avais regardé le premier épisode en début de grossesse mais c’était trop violent émottement pour moi ! Désormais, malgré le fait d’avoir retrouvé mon contrôle hormonal, presque chaque épisode m’a donné mal au ventre et a mentent mon souffle en suspend!...trop d’identification surement :)

*http://www.mere-nature.com/humains/mere_enfant/sevrage_chez_humain.php

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2018-08-08T17:14:42+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Bien-a-toi Bien à toi... Deux ans et demi que nous ne nous sommes pas vu. Quand je pense à lui j'entends sa voix, je peux sentir le contact doux de son regard bleu sur moi, percevoir l'écho de son rire timoré. Je connais chaque détail de sa personne, ou presque. Il a la même peau que moi, fine, mouchetée, roussette, laiteuse et fragile. C'est de lui que je la tiens. Depuis hier son souvenir abonde sans que je n'y mette de retenue. C'est avec réjouissance que j'accueille les images, aussi lointaines soient elles, elles émergent et sont toutes empruntes de douceur, de gentillesse, d'affection, de tendresse, de Deux ans et demi que nous ne nous sommes pas vu. Quand je pense à lui j’entends sa voix, je peux sentir le contact doux de son regard bleu sur moi, percevoir l’écho de son rire timoré. Je connais chaque détail de sa personne, ou presque. Il a la même peau que moi, fine, mouchetée, roussette, laiteuse et fragile. C’est de lui que je la tiens.
Depuis hier son souvenir abonde sans que je n’y mette de retenue. C’est avec réjouissance que j’accueille les images, aussi lointaines soient elles, elles émergent et sont toutes empruntes de douceur, de gentillesse, d’affection, de tendresse, de bienveillance réciproque. J’ai toujours été sa préférée, sa fièreté.

Cette complicité nous avons du la mériter, user de stratégies pour contourner l’obstacle de rajoutie maternelle, contrer sa perversité… C’est au matin que je venais le visiter, quand elle dormait. L’opposition de leur rythme nycthéméral lui offrait des répis d’autorité, des moments de calme et d’autonomie qu’il aimait me faire partager.
Quand je pense à nous, j’entends les longs récits des moments enfantins qui l’ont marqués, ou le son de la radio qui résonne alors qu’on bricole, nichés, réfugiés tous deux sous la voiture, ou le doux son du vent, proche du silence si précieux alors qu’il m’initiait à la pêche. Je me souviens d’un matin où je m’étais levée avant lui, déterminée à l’accompagner pour comprendre ce qu’il aimait tant dans ces moments de tueries dominicales. Les chiens hurlaient d’excitation pendant que je l’attendais pétrie de froid sur le bas de la porte. Les clicquetis des armes sécurisées me faisaient le même effet. Quelques heures plus tard il écoutait mes discours écolo en tenant son gobelet de café chaud. Il avait laissé passer le gibier et je m’étais saisi des meilleurs moments en l’immortalisant dans un champ brumeux et ensoleillé entouré de ses chiens.

Sa gourmandise m’a toujours fait rire. Lors de la confection de mes premières pâtisserie lors de mes dix ans, il attendait dernière le four en fin de cuisson tant il était empressé de gouter le gâteau. Parfois il restait avec moi pendant plus d’une heure, attendant sa madeleine de Proust. Garant de l’alternance du tour de crêpe pour les petites, attendant que j’annonce l’avant dernière louche de pâte pour qu’il fasse son beignet aux pommes.
Depuis toujours la nature l’inspire, c’est un homme d’extérieur… c’était un homme simple, qui se levait tôt pour apprécier les beautés du monde. Je sais qu’il n’aurait pu vivre enfermé, hospitalisé, dépendant, c’est pourquoi je trouve une mince consolation au choix que la mort à fait pour me l’enlever même en étant aussi brutal.
C’est inondée de lumière de l’entrée où je m’étais réfugiée pour m’épargner des cris des enfants que j’ai appris l’urgence de la situation. Une heure plus tard la voix de S prononçait les mots tranchants de "mort cérébrale" suivit de "je vais lui dire au revoir avant qu’on éteigne les appareils, veux tu que je lui dise quelque chose pour toi?".

La prise de conscience de ne plus jamais le revoir m’a glacé le sang, m’a immobilisé et laissé inerte après qu’on ait raccroché. Mon petit papa...je sens encore la douceur de sa peau sous mes lèvres lorsque je l’embrassais, je peux encore sentir la finesse de ses cheveux que je passais entre mes doigts quand je lui faisais sa coupe, j’entends encore son coeur quand il résonnait dans mon oreille posée sur sa poitrine, ce coeur qui si lâchement l’a trahit en un instant.
Il n’est plus là et c’est avec cette idée qui devra se substituer à la douleur que je vais devoir vivre… Pour l’instant les souvenirs arrivent comme des offrandes tardives que j’emballe de douceur pour pouvoir les choyer le plus longtemps possibles… tout en sachant que je jusqu’à la fin de mes jours il me manquera…

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2018-07-29T11:04:38+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Et-de-2 Et de 2!!! Faire une heure de route pour aller chercher des résultats qu'on est pas sûre d'avoir ne donne pas trop envie d'y aller seule. De ce fait et comme les grands parents sont juste à côté j'ai emmené toute ma smala. Bien qu'on soit parti en avance et qu'à chaque fois c'est toute une préparation pour une grande expédition, on est arrivé en retard! Après une fastidieuse pérégrination dans les couloirs frais du vieux couvent, on a enfin abouti dans la salle principale. Ici on a revisité le concept moyenâgeux de l'annonce en place publique, "les hoyé hoyé citoyens" se sont Faire une heure de route pour aller chercher des résultats qu’on est pas sûre d’avoir ne donne pas trop envie d’y aller seule. De ce fait et comme les grands parents sont juste à côté j’ai emmené toute ma smala. Bien qu’on soit parti en avance et qu’à chaque fois c’est toute une préparation pour une grande expédition, on est arrivé en retard ! Après une fastidieuse pérégrination dans les couloirs frais du vieux couvent, on a enfin abouti dans la salle principale.
Ici on a revisité le concept moyenâgeux de l’annonce en place publique, "les hoyé hoyé citoyens" se sont modernisés. C’est désormais le directeur qui clame la liste des réussites face à une foule qui ne cesse de s’autocongratuler avec des applaudissements. C’est donc à travers ce brouhaha que j’ai cherché un visage familier. Julia qui s’était endimanchée d’une belle robe d’été bleue s’est tournée vers moi : "ton nom est passé...". Pas le temps de retenir mon souffle ni de deviner son expression positive ou non qu’elle a enchainé : "tu as réussi avec distinction si j’ai bien entendu". Je suis restée perplexe et j’ai demandé "tu es sûre? ! Mais c’est pour quoi ? La pratique ? Le stage?..." Elle sourit et me dit : "mais non pour toute l’année" !

Une partie de moi n’y croyait pas, j’ai eu besoin d’aller chercher mes attestations et de voir mes notes pour le réaliser. C’était bien le cas. Même avec deux jours de recule j’en reste très étonnée. J’ai quand même commencé l’année à terme de ma grossesse et j’ai mis JJ au monde au milieu de premier trimestre!
Je crois que je peine à réaliser parce qu’on est pris en ce moment dans un nouveau tourbillon d’événements effrénés.

La fin de l’année s’est vécue dans la surcharge des examens et la préparation de l’été. J’avais prévu de travailler cet été pour compenser le cout des inscriptions à nos deux écoles en Septembre, j’ai donc passé un peu de temps à postuler dès début Juin. Seulement j’ignorais que la procédure pour obtenir un permis d’exercice en tant que paramédicale me prendrait autant de temps. Il a donc fallu que je me réajuste et que je cible un autre corps de métier en fonction de mon niveau d’étude…

Les équivalences sont toujours difficiles malgré le fait qu’on soit en Europe, que ce soit auprès des employeurs pour qui s’est un prétexte pour nous exploiter qu’avec les écoles qui limitent ainsi l’attrait considérable des étrangers qui n’ont pas d’obstacles de concours d’entrée… Bref j’avais trouvé un poste très attrayant, le directeur avait déjà planifié mon accueil pour me montrer les lieux...on était emballé réciproquement par ce qu’on s’apporterait, il ne restait que le service administratif à contacter pour les documents. Je suis donc rentrée satisfaite d’avoir un job compatible avec mes études, à long terme et dans une structure énorme qui me laissait voir des tas de possibilités quand il m’a annoncé que la reconnaissance coinsait ! Stratégie d’exploitation ou non je n’ai rien caché de ma déception et je lui ai dit que je prenais le weekend pour y réfléchir… je dois d’ailleurs le rappeler pour lui dire que je refuse le poste !

En rentrant de cette journée où j’ai fais le grand huit des émotions : trouver un job le matin, le perdre en début d’après midi puis avoir mes résultats d’examens positifs, j’ai encore été surprise qu’une autre structure me contact pour commencer au plus vite ! J’irai donc à l’entretien tout à l’heure…

Il est d’autant plus important d’apporter ma pierre à l’édifice parce qu’MPL à eu de sérieuse déconvenues au travail ! Chaque jour il reçoit des dizaines de mail, d’autant plus en période d’examen car tout se passe sur des plateformes maintenant et les élèves échangent à loisir avec les enseignants… à travers ses mails un formulaire de candidature à son propre poste est passé à la trappe! ! De ce fait, et il a fallu du temps pour trouver l’info concernant les conséquences que ca aurait. Puis on a apprit qu’il ne peut plus l’occuper et ses heures sont redistribuées aux petits requins qui viennent d’arriver! ! Stupéfaits tous deux on s’est soutenu moralement pour qu’il se batte afin de corriger cette erreur.

De la à commencé un scénario digne d’une série B au sein de l’école. Sans le vouloir il est devenu un enjeu de distraction avant l’été pour certains, un enjeu de placements stratégiques pour d’autres, la cible de jalousie jusqu’ici dissimulée pour l’une, un pion encombrant pour d’autres, un potentiel d’affirmation pour quelques uns qui on décidé de se battre à ses côtés pour défendre leur travail et projet commun… et forcement toute cette histoire fut incroyablement énergivore et forte de conséquences puisse que concrètement son travail est en jeu!
Heureusement il a eu la joie de voir son travail d’étude gratifié d’une belle réussite. La moitié de sa formation est donc validé et on se réjouis ensemble d’avoir nos examens.

Après avoir sollicité tout le monde, rédigé des tas de mails...c’est finalement le grand directeur qui le reçoit tout à l’heure. On imagine bien qu’il s’agit surement d’un simulacre d’entretien destiné à faire croire qu’il a pris connaissance de l’affaire et qu’il daigne enfin répondre à des sollicitations qui jusqu’ici le laissaient indifférents… Tout ca fait qu’on recommence tout à zéro puisse que même son ancienneté est perdue ! Il faudra se battre avec les syndicats pour la récupérer...et forcement de telle histoire laisse des traces et bien des déceptions quand on est aussi investi et impliqué dans ce qu’on fait…

Cet été tout comme Septembre est de nouveau une grande page blanche…

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2018-07-02T10:34:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Au-coeur-de-la-meute Au coeur de la meute! Avec un peu de chance j'ai quelques dizaines de minutes devant moi. Bibi est à la sieste et JJ fait ses mantras qui précèdes ses rares phases de sommeil dans son transat...Elle se passe doudou sur le visage et me laisse espérer un court temps de repos concomitant avec celui de sa soeur. Hé oui les moments pour écrire sont devenu très épisodiques en cette année de folie. La période scolaire touche à sa fin et je n'arrive pas à le croire. J'ai l'impression d'être à mi chemin de l'Everest ! Et je me demande comment je vais faire pour gravir le reste en manquant déjà d'oxygène. Avec un peu de chance j’ai quelques dizaines de minutes devant moi. Bibi est à la sieste et JJ fait ses mantras qui précèdes ses rares phases de sommeil dans son transat...Elle se passe doudou sur le visage et me laisse espérer un court temps de repos concomitant avec celui de sa soeur.
Hé oui les moments pour écrire sont devenu très épisodiques en cette année de folie. La période scolaire touche à sa fin et je n’arrive pas à le croire. J’ai l’impression d’être à mi chemin de l’Everest ! Et je me demande comment je vais faire pour gravir le reste en manquant déjà d’oxygène.
On aurait aimé avoir des bébés standars qui dorment bien, mangent toutes les quatre heures, font des siestes de plus de deux heures...ca n’a jamais été le cas malgré tout ce qu’on a mis en place pour les cadrer, les sécuriser… et ce n’est pas faute d’être spécialisé dans la prise en charge des tous petits ! ...

En abordant cette année on s’était dit que la priorité était le travail de MPL et que si je mettais notre enfant au monde en réussissant a valider mon année de formation en Décembre ce serait déjà super. Non seulement j’ai réussi mais j’ai aussi validé mes examens de Janvier ! Le second semestre c’était donc du bonus et on s’était dit que si je faisait au moins le stage ce serait déjà super. Je suis en train de valider le travail de fin d’année après avoir fait deux stages juxtaposés et passé mes examens avec l’école ! Alors que je ne suis pas du tout allée à certains cours dont j’avais déjà un savoir de base. Les résultats sont le 29...
On est a trois semaines de la clôture et des nominations de fin de cycle...j’ai encore beaucoup de travail et j’espère bien tout finir pour prétendre à valider cette deuxième année au complet. Ce serait un petit miracle très encourageant pour la dernière année qui promet d’être tout aussi difficile.

Si ca se fait malgré les difficultés c’est principalement parce que ce métier me passionne. Je vis, je dors, je m’alimente de Ymot et mes stages me donnent des tas d’idées pour la suite. Enfin je peux me projeter, en consultation dans ma salle, en création de statut d’assos, en partenariat avec quelques uns de mes camarades avec qui on a tissé des liens mais aussi en idées de formation qu’il n’y a encore pas sur le marché !
Cependant j’ai bien conscience que même dans un métier comme le mien où on travail principalement avec des valeurs humaines prégnantes et indispensables telle que l’empathie, les avidités et les angoisses liées au devenir de chacun sont déjà palpables. J’ai l’impression parfois d’être à côté de jeunes loups attentifs à tout ce qu’ils pourraient bien se mettre sous la dent!. Certain cherche déjà de futures alliances faute d’avoir suffisamment d’envies ou d’idées pour leur orientation et leur création de post qui est un passage incontournable pour travailler et exploiter la formation qui sans cela tombera aux oubliettes.

Alors il y a plusieurs techniques pour ces petits arrivistes stratégiques; certains se positionnent dans le cadre de leur stage en faisant du lechcutage auprès de leur tuteurs âgés en espérant prendre leur place sous peu ! D’autres le font auprès des profs et formateurs qui sont tous de la même générations des baby-boomers et vont partir sous peu. D’autres bien naïfs regardent les trains passer en se disant qu’ils improviseront et certains jouent de leurs relations pour être au bon endroit quand un autre laissera tomber un morceau d’idée qu’ils pourront exploiter.
Ma malheureuse expérience avec diariste m’a servi de leçon ! Plus question qu’on me vole ou qu’on s’approprie quoi que soit de mon temps, de mes idées ou de ma créativité ! De ce fait je reste sur mes gardes et ne dévoile rien de mes ambitions, de mes envies et de mes projets en cours.

Comme une piqure de rappel la maitre de stage du second lieu où je consulte m’a confié son malaise; elle a créé son poste dans un lieu vraiment unique et est passée par l’association de sa meilleure amie pour lui faire bénéficier des prestations… elle a décroché un projet de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour les années à venir… et depuis son amie tente bassement de la virer de son poste pour s’y mettre et récolter les fruits et la gloire de son travail ! L’avidité de gloire et d’argent met en balance 20 ans d’amitié et entame une procédure juridique qui les fait passer un point de non retour… c’est toujours aussi déplorable de voir ce que la nature de certain peut faire prévaloir en l’absence de morale.
Il y a que deux profiles qui donnent accès à la nouveauté : les créateurs et les arrivistes. La seule chose qui complexifie cette base c’est le degré de véracité de l’un et la vulnérabilité de l’autres.

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2018-05-28T14:19:33+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Maman-est-morte Maman est morte? C'est l'information qu'est venu chercher ma filleul ce matin en me disant "désolée de te demander cela de façon si impromptue marraine mais maman à vu dans les rubriques nécrologiques le nom de ta mère... elle est dévastée depuis...je lui ai dis que je te contacterai pour en savoir plus et prendre de tes nouvelles...". A cette lecture en messagerie Facebook je n'ai pu dire qu'un "ha bon" pétri d'une neutralité déconcertante, ce à quoi j'ai ajouté avec la même froideur "je pense qu'une de mes soeurs m'en aurait informé si c'était le cas, ne serait ce que pour s'assurer que C’est l’information qu’est venu chercher ma filleul ce matin en me disant "désolée de te demander cela de façon si impromptue marraine mais maman à vu dans les rubriques nécrologiques le nom de ta mère… elle est dévastée depuis...je lui ai dis que je te contacterai pour en savoir plus et prendre de tes nouvelles...". A cette lecture en messagerie Facebook je n’ai pu dire qu’un "ha bon" pétri d’une neutralité déconcertante, ce à quoi j’ai ajouté avec la même froideur "je pense qu’une de mes soeurs m’en aurait informé si c’était le cas, ne serait ce que pour s’assurer que quelqu’un règle la facture des funérailles!" Je n’ai pas eu plus d’émotions que si on m’avait annoncé la fermeture de mon magasin de bricolage préféré fermé le seul jour du mois où j’ai le loisir de pouvoir y aller !

Ayant eu un petit soucis de confusion d’identité avec une de mes cousines qui porte le même nom qu’elle et qui est née la même année, je me suis doutée qu’il ne s’agissait pas d’elle.
L’anecdote du jour qui ne fait même pas sourire… Ça va faire plus de deux ans que je n’ai pas vu mes parents biologiques, ils ne connaissent donc pas mes filles et ne s’en soucis guerre. Si l’un d’eux décedait ce ne serait qu’une source d’ennuis à gérer et probablement plus encore en ne sachant pas la M’rde qu’ils laisseraient derrière eux sans qu’aucune de mes soeurs ne soit en mesure de s’en occuper!...

Aujourd’hui est une journée pluvieuse et bien maussade. Je viens de déposer les filles chez la nounou où elles se sont bien acclimatées. Malheureusement celle ci m’a annoncé hier matin en coup de vent qu’elle cessait son activité alors qu’elle vient tout juste de s’installer ! "je préfère arrêter en m’apercevant que ce n’est pas fait pour moi qu’insister et être mal avec les enfants..." PFFFFfffff ça été tellement compliqué de la trouver. On en était très content, c’est une belle personne, douce, patiente, compétente et Bibi l’aime bien, JJ a profité de sa disponibilité pour s’adapter au biberon et compenser ses résistances au sommeil. On lui disait régulièrement que c’était une chance de l’avoir et bim !

Le premier semestre de cette année s’est ponctué avec succès pour moi ! Me demandez pas comment j’ai réussi le miracle d’avoir tous mes examens en mettant au monde mon bébé, en faisant mes cours pratiques, en bilantant toute une année de corpo...c’est passé au raz des pâquerettes mais j’ai tout validé ! J’ai donc pu continuer les cours du second semestre et commencer mon stage sur deux lieux différents et complémentaires. Seul le mois de Mars juxtapose les deux et précède une période qui s’annonçait plus calme dès le mois prochain…
C’était sans compter cette mauvaise nouvelle ! Ma formation dépend de la garde des filles. La complication vient du fait qu’il y a peu d’options de garde ici (petit village acculé à la frontière) et je veux les mettre que deux jours pour qu’elles ne soient pas élevées par la collectivité (c’est un peu comme mettre un de nos vieux en maison de retraite, il ne faut vraiment pas avoir d’autres choix!). Trouver deux places au même endroit va être un défi… et j’avoue que ça me souci parce que ça met mes projets en péril ainsi que tous les sacrifices qu’on fait en famille pour y arriver…

aller je profite de l’annulation de mes obligations de stage pour m’avancer sur mes bilans… et prendre enfin un peu de temps pour moi sans sollicitations "Mamannesques" :p… et la je lutte pour ne pas céder à la tentation… d’aller me coucher !

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2018-03-08T12:24:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/3l1c-chez-nous chez nous... Enfin presque! Ça reste une location et nous y sommes probablement pour quelques années avant de nous installer dans un vrai chez nous, bien à nous. Cette perspective est réconfortante après ces dernières années de pérégrinations et d'incertitudes de lieux de vie. Comme il est étrange d'être arrivé dans une ville depuis deux semaines et d'en connaitre que les grands axes sur une carte ou le rond point à 200m d'ici! Depuis le jour de l'emménagement je ne fais que jongler avec les filles en défaisant des boites, en travaillant à ce que notre nid soit le plus vite possible Enfin presque ! Ça reste une location et nous y sommes probablement pour quelques années avant de nous installer dans un vrai chez nous, bien à nous. Cette perspective est réconfortante après ces dernières années de pérégrinations et d’incertitudes de lieux de vie.
Comme il est étrange d’être arrivé dans une ville depuis deux semaines et d’en connaitre que les grands axes sur une carte ou le rond point à 200m d’ici ! Depuis le jour de l’emménagement je ne fais que jongler avec les filles en défaisant des boites, en travaillant à ce que notre nid soit le plus vite possible fonctionnel et agréable tout en répondant aux exigences du contexte scolaire.
Les examens ont eu leur lot de surprises; trois de mes formateurs avaient égaré les travaux que je leur avait pourtant remis par avance ! Résultats : un ajournement très impromptu et déconcertant pour moi. J’ai pas décoléré de devoir gérer ce sac de noeds si mal venu à cause de leurs négligences. Dans la foulée on a du gérer un pneu crevé au petit matin et tout un tas d’empressement administratifs, un ordi qui me lâche en pleine période d’exam… La poisse nous a collé à la peau en plein rush avec des désistements pour le jour du déménagement, la perte de la recharge du mac et donc une absence de consultation de mail qui a aussi eu ses conséquences…

A travers ça et dès mon arrivée j’ai commencé mon second stage pour boucler l’acquisition de toutes mes périodes cette année. Heureusement j’ai validé (sans grand succès car je me suis distinguée par mes absences de fin d’année dues à l’accouchement) mon année au centre de formation. J’attends donc les dernier résultats de la grande école qui me permettrons de poursuivre mes apprentissages ou qui me stopperont là pour cette année. Tout ça avec le mail de mon maître de stage qui demande a évaluer l’acquisition de compétences de terrain pendant ma seule semaine de vacances pendant laquelle je pensais décompresser…

Et pour couronner le tout mon référent vient de remettre en doute la poursuite et l’acquisition de mon stage faute d’avoir pu venir aux supervisions du soir ! tout va donc se jouer ces prochains jours...
Et sait sans compter des petites affaires familiales peu réjouissantes qui entourent la mort imminente du grand père de MPL...
En attendant on reprend notre premier souffle avec une semaine de vacances que je n’ai même pas vu venir ! Je rêve de pouvoir me détendre en alternance d’activité de bricolage et de lecture mais la liste des impératifs que je viens de faire va surement faire autrement....
je dois avouer qu’en ce moment le fait de courir partout depuis des semaines, le faite de négliger les temps de familles, les temps de couple, mes travaux et surtout le fait de ne pas dormir suffisamment...ca me mine le moral considérablement en m’imposant des sauts d’humeur qui font que je me reconnais à peine parfois ! Il est temps de trouver un autre rythme, d’assainir tout ça, de revenir à la normal, au supportable, à un bon équilibre de vie pour savourer ce bonheur qui est là.

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2018-02-14T09:30:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Folie-douce Folie douce. Nous sommes a quelques jours de déménagement, j'ai miraculeusement quelques minutes devant moi parce que Bibi est malade et dort exceptionnellement plus qu'à son habitude. L'octroi de cette mini pause est une aération neuronale essentiel à mon bien être psychique. Je dois dire que de ma vie je n'ai jamais vécu une telle intensité! Depuis la naissance de JJ c'est la folie. Dans un premier temps je ne dormais que 4 a 5 heures par nuit en deux voire trois fois! Pour compenser je micro siestais à toutes les occasions dans la journée mais je me sentais toujours au bord de l'épuisement Nous sommes a quelques jours de déménagement, j’ai miraculeusement quelques minutes devant moi parce que Bibi est malade et dort exceptionnellement plus qu’à son habitude. L’octroi de cette mini pause est une aération neuronale essentiel à mon bien être psychique. Je dois dire que de ma vie je n’ai jamais vécu une telle intensité !

Depuis la naissance de JJ c’est la folie. Dans un premier temps je ne dormais que 4 a 5 heures par nuit en deux voire trois fois ! Pour compenser je micro siestais à toutes les occasions dans la journée mais je me sentais toujours au bord de l’épuisement en devant gérer les demandes des deux bébés qui, du fait de ne pas avoir le même âge, sont dans des sollicitations différentes encore plus énergivores.

Cela fait maintenant trois semaines que JJ dort plus de 4 heures consécutives pour mon plus grand bonheur. Le plus ironique c’est que si elle n’était pas réveillée par BB, qui ne fait toujours pas ses nuits à 20 mois, elle ferait surement plus!
La fin d’année a été tout aussi speed ! Alors que je ne croyais déjà au rythme le plus soutenu la vitesse est encore montée d’un cran ! J’ai du trouver faire tous mes bilans de corpo et de didactique pour la rentrée : adieu les vacances de Noel pour récupérer. C’était déjà miraculeux d’avoir pu honorer mes cours pendant le trimestre de mon accouchement et de reprendre une activité physique trois semaines après !

Depuis la reprise nous avons été dans les allers retours pour les visites et maintenant nous sommes dans les cartons, les démarches administratives pour tout régler avant le départ… tout ca sans compter qu MPL a commencé une formation intensive...qu’on tous deux en période d’examen et qu’il faut jongler entre les modes de gardes sur deux lieux ainsi que les stages...
On s’efforce d’être solidaire et de puiser nos forces dans le couple tout en visant la finalité et la récompense d’une amélioration de vie… ca nous fait garder le cap… mais ce n’est pas sans conflits bénins tant la pression est a son apogée… dans quelques jours elle devrait enfin retomber… j’ai hâte...en attendant faut tout boucler… et passer chez le doc car l’hivers ne nous a pas épargner avec son lot de maladie pour Bibi qui va a la crèche ...

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2018-01-15T08:43:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/parce-que-ca-ne-s-oublie-pas ...parce que ca ne s'oublie pas! Quatre ans aujourd'hui que mon journal est pris en otage sur diariste! S'il ne faisait pas le récit de notre histoire intime j'y aurai surement encore accès...et il n'aurait pas fait disparaître tout un pan de ma vie pour camoufler ses méfaits... Quatre ans aujourd’hui que mon journal est pris en otage sur diariste ! S’il ne faisait pas le récit de notre histoire intime j’y aurai surement encore accès...et il n’aurait pas fait disparaître tout un pan de ma vie pour camoufler ses méfaits…

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2017-11-28T12:25:14+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/La-saint-des-seins Le saint des seins!... Jamais je n'oublierai ce moment où Bibi, fraîchement -ou plutôt-chaudement- sortie de mon ventre a poussé sur ses pieds, a agité sa tête sur mon buste pour trouver instinctivement ce qui allait satisfaire son besoin archaïque de succion et répondre son élan vital. La toute première tétée est pleine de sensations qu'il est difficile de qualifier d'agréables tant on ne peut faire abstraction de la douleur étrange qu'elle suscite. C'est cependant un instant magique, un tout premier amarrage parfaitement orchestré par la nature, entre soi et une une autre partie de soi qu'on Jamais je n’oublierai ce moment où Bibi, fraîchement -ou plutôt-chaudement- sortie de mon ventre a poussé sur ses pieds, a agité sa tête sur mon buste pour trouver instinctivement ce qui allait satisfaire son besoin archaïque de succion et répondre son élan vital. La toute première tétée est pleine de sensations qu’il est difficile de qualifier d’agréables tant on ne peut faire abstraction de la douleur étrange qu’elle suscite. C’est cependant un instant magique, un tout premier amarrage parfaitement orchestré par la nature, entre soi et une une autre partie de soi qu’on retrouve quelques secondes seulement après la toute première séparation; un grand moment de réassurance tant pour l’enfant que pour la mère.

Pour moi il n’y avait pas de doute sur ma volonté d’allaiter. La proximité relationnelle et le lien n’en est que plus fort. C’est d’ailleurs étrange de se dire et de voir que son enfant grandi uniquement grâce à ce qui provient de nous et rien d’autre ! Je comprends tout fois qu’on puisse être rebuté par le côté primaire de cette pratique. "Me traire comme une vache , ca non!" m’a dit une amie adepte du biberon qui voulait surtout ne pas voir sa plastique altérée.

JJ est née en ce début d’hiver, depuis ces 5 premières semaines Bibi qui fréquente la crèche depuis mon retour en formation récent, est tombée malade deux fois une semaine (fièvre, vomissements...la totale!) et MPL deux ou trois fois ! Avec JJ nous avons été épargnées alors que nous baignons incontestablement dans les microbes tant il est difficile de moucher un bébé d’à peine deux ans qui s’étale considérablement dans notre environnement quotidien. J’imagine que l’allaitement participe à protéger JJ de tous ces petits bobos hivernaux qui seraient très contraignants pour elle si elle les attrapait. C’est aussi en partie pour leur offrir cette immunité complète que j’allaite.

Je dois avouer que ce n’est pas choisir la facilité. Pour beaucoup de femme adhérente à cette pratique, elles répondent temporairement à la pression du moment qui prône l’allaitement pour éviter la culpabilité qui y est souvent associé si on y renonce. Surtout qu’il n’est pas rare de tomber sur des professionnels un peu drastique; pour Bibi ma sage femme m’avait très fortement déconseillé d’utiliser le biberon ne serait ce qu’une fois de peur que Bibi ne veille plus du sein ensuite car la succion est plus facile, j’y avais presque cru ! :D De ce fait nous avions donné le lait à la petite cuillère! ! (en attendant que les montées de lait soient plus fortes...).

Pas facile du tout, aussi et surtout, parce qu’en plus de nous inciter a donner le sein la tendance précise "la tetée à la demande" ! Bébé est donc roi et nous devons être à sa disposition à tout moment ! Dans ce cas impossible de travailler ! Je fonctionne ainsi parce que je peux le faire la plupart du temps mais il n’est pas rare de devoir la faire attendre pour m’occuper de sa soeur…

Après quelques semaine de vie le bilan allaitement est mitigé. JJ est moins vite rassasiée, elle prend du temps à têter, ce qui est bon pour créer du lien mais bien contraignant pour mes débuts de nuit qui vont aussi de paire avec un coucher difficile et extrêment long. Une nuit, complètement à bout après 4semaines consécutives à ne dormir que 4heures sur 24 de facon parsemée, je me dit que j’allais lui donner le biberon pour qu’on puisse enfin dormir ! Mais je n’ai pu m’y résoudre car pour moi à ce stade de vie cela s’apparente à de la maltraitance !

Le mot est peut être fort mais il représente mon ressenti. Je ne pense pas qu’en bébé de cet age puisse etre en capacité de s’arreter avant d’atteindre une surdose de lait (il répond avnat tout à un refelxe de succion jumelé à un besoin de réconfort qu’il trouve pas la succion et ensuite pas le gavage. Ne produisons nous pas un terrain favorable à de futures troubles alimentaires en agissant ainsi?!). Bien sur, après cela il est épuisé et son organisme réclame réparation, c’est pourquoi il dort de longues heures qu’il offre en confort à ses parents. Passé quelques mois l’enfant est habitué au comportement de son organismes et à ses sensations et il est en mesure de se réguler et de le faire savoir. Bibi repoussait de la main le complément de lait donné au biberon le soir par exemple à six mois à peine, j’espère donc tenir jusque la!...
Ce discours ne trouve pas d’écho dans la société tant il est culpabilisant pour bons nombres de parents qui se défendraient surement "de na pas pouvoir faire autrement".

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https://www.alice-miller.com/articles/
https://www.youtube.com/watch?v=fl-65RPE41Y .............(M Rosenberge)

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2017-11-23T16:41:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Mode-d-emploi Mode d'emploi! Ils sont livrés sans les petits chenapans! A un mois de vie je me suis vue dans la nécessité de prendre du recule sur moi même pour ne pas sombrer! Assise sur le bord du lit je la tenait, toute chaude et serrée contre mon sein, elle tétait désespérément comme si sa vie en dépendait alors qu'elle était surement repue. Elle luttait de toute évidence contre le sommeil, contre le fait répétitif et inéluctable qu'elle serait déposée à nouveau dans son lit, seule et séparée de son élément vital, moi. Jamais je n'avais vécu un tel état d'épuisement physique et un tel écart Ils sont livrés sans les petits chenapans ! A un mois de vie je me suis vue dans la nécessité de prendre du recule sur moi même pour ne pas sombrer ! Assise sur le bord du lit je la tenait, toute chaude et serrée contre mon sein, elle tétait désespérément comme si sa vie en dépendait alors qu’elle était surement repue. Elle luttait de toute évidence contre le sommeil, contre le fait répétitif et inéluctable qu’elle serait déposée à nouveau dans son lit, seule et séparée de son élément vital, moi.
Jamais je n’avais vécu un tel état d’épuisement physique et un tel écart entre celui ci qui était au plus bas et l’immense joie qui m’emplissait le coeur à chaque regard posé sur elle.
On nous dit "dormez en même temps que votre bébé", "c’est un sommeil parsemé mais c’est déjà ca"... encore faudrait il qu’il dort ! Encore faudrait il qu’il ne soit pas inversé entre le jour et la nuit et que lorsqu il récupère de sa java nocturne Bibi prend un relais diurne! !

Lors de ma dernière visite avec la sage femme (rencontre bien émouvante après tout ces mois d’accompagnement et la force émotionnelle partagée lors de ce grand événement de vie), jlui dis que JJ ne dort qu’en fin de nuit puis jusqu’à midi… "Ho une vraie ado" me dit elle ! Avec l’acné disgracieux du nourrissant il n’y a pas de doute ! :D
C’est drôle et anecdotique mais ca n’en est pas moins crevant.
Cette nuit là, je me demandais comment il était humainement possible de dormir 4h par nuit depuis un moins en donnant autant le reste du temps ? Nos petits angelots sont aussi de petits vampires qui répondent à leurs instincts de survie quitte à mettre le votre en gage ! On commence à parler de burn out parental...je comprends mieux pourquoi en constatant sur quel terrain de fragilité il peut s’enraciner insidieusement.

L’hiver est déjà bien présent, il limite les sorties et les cantonne aux fréquentes visites chez le médecins (car Bibi vient de changer de milieu de garde et chope tout ce qui traine!), les démarches administratives dues à naissance principalement, quelques visites de famille occasionnelles… et mes journées en formation. En m’occupant des enfants 20h sur 24 (car JJ ne reste pas posée qq par sans pleurer, ce qui la place en écharpe ou dans mes bras pour téter) je dois avouer que retourner en cours trois semaines après l’accouchement m’a fait du bien. Mon corps n’était pas pret et j’ai du findre le fait que tout allait bien (alors que j’avais les seins au bord de l’explosion et qu’un simple éfleurage lors des contacts en séance avec les enfants m’aurait fait pleurer de mal!!).

Ce semestre est vraiment décisif pour l’année de pratique qui vient de s écouler- il validera la pratique- mais aussi pour poursuivre au second semestre sur la théorie. MPL est à 125% de son temps de travail, ce à quoi il cumule un temps fou dans les transport… c’est épuisé et un peu paniqué :p qu’il à gardé JJ à trois semaines de vie ! Heureusement sa mère qui est en arrêt lui à proposé de venir la garder chez eux pour le rassurer et le conseiller au besoin. C’est l’occasion aussi pour eux de passer un bon moment, et pour elle de briser la solitude inhérente à son long arrêt.

Nous avons donné le préavis de départ pour l’appart, les visites vont commencer et nous cherchons chaque jour un appart plus au Nord pour nous rapprocher de la frontière et mettre les enfants à l’école làbas pour qu’ils puissent pratiquer la langue… mais les offres sont rares et des sacrifices se profilent… d’ici peu il faudra en plus du reste se mettre dans les cartons…

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2017-11-21T15:48:00+01:00