Custo diariste https://0libellule0.journalintime.com/ fr 2021-11-25T08:38:00+01:00 https://0libellule0.journalintime.com/A-la-volee A la volée... Papa recule avec précaution et je devine à travers la buée de la vitre que tu hurles! La fenêtre s'ouvre : "je t'aime de ton coeur maman! Pour toute la vie!" Enroulée dans mon châle de laine sur le perron mes mains se crispent d'émotion sur mon ventre déjà bien rond. Ces premiers mots d'amour en français maladroit me percutent le coeur. J'ai tellement de chance de vous avoir. A chaque instant vous faites mon bonheur. tous les jours je me délecte de petites anecdotes que je note dans un cahier à votre intention future. Bibi parle au bébé tous les soirs à travers "le micro du Papa recule avec précaution et je devine à travers la buée de la vitre que tu hurles ! La fenêtre s’ouvre : "je t’aime de ton coeur maman ! Pour toute la vie!" Enroulée dans mon châle de laine sur le perron mes mains se crispent d’émotion sur mon ventre déjà bien rond. Ces premiers mots d’amour en français maladroit me percutent le coeur. J’ai tellement de chance de vous avoir. A chaque instant vous faites mon bonheur. tous les jours je me délecte de petites anecdotes que je note dans un cahier à votre intention future.
Bibi parle au bébé tous les soirs à travers "le micro du ventre" (le nombril) ! Cette situation à susciter pas mal de questions : "comment il est arrivé là le bébé?" ...histoire de la petite graine… puis le lendemain : "comment elle est arrivée dans le ventre la petite graine?"!... par amour...
Dans quelques semaines nous serons 5. Ils seront en supériorité numérique !

A sept bons mois de grossesse j’arrive encore à faire une heure trente de trajet chaque début de semaine pour me rendre à ma formation et assurer une journée de 12 bonnes heures ! Cet arrêt forcé de travail m’a bien miné le moral ces dernières semaines. Depuis Septembre j’ai vu le fruit de semaines de travail m’échapper. Des postes et belles opportunités me sont passés sous le nez et m’imposent encore d’attendre plusieurs semaines. C’est un tiraillement...même si ma vie de famille reste une absolue priorité. En attendant j’ai pu donner cours et me faire plaisir, je continue de me nourrir de cette formation qui sera un beau tremplin pour enseigner légitimement ensuite.
Avec les enfants et le temps qui passe j’aimerai m’ancrer professionnellement et qu’on puisse enfin choisir où établir notre nid. Mais ici tout est hors de prix...et surtout rien ne me plait.
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8 mois.
Je viens de finir mon stage et d’enchainer mon rapport. Je suis surprise de consonance et l’évidente concruence entre mon parcours et ma place dans l’enseignement spécialisé. Cependant la proxémie des expériences n’est pas suffisamment marqué pour me satisfaire dans le changement. Je garde une préférence pour le fait d’enseigner à mes paires, par les échanges avec les adultes. L’andragogie dépouillé de ses aspects éducatifs est plus satisfaisante. Elle me permet d’être moi même, de parler librement, sans trop d’ajustement de phrasé… Après cette première expérience (qui sera confirmée par une seconde au printemps) je commence à voir cette formation comme un tremplin vers un capaes ! Heureusement celui ci peut se faire en cours d’emploi. Il faut juste trouver le poste pour cela

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2021-11-25T08:38:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/En-route En route... ...vers une nouvelle aventure. Dans trois mois il sera là. L'état de grossesse est peu enviable à mes yeux depuis toujours. La première fois il revêtait le manteau de la nouveauté, était tapissé de curiosité, de sensations nouvelles, d'appréhensions...la seconde fois fut celle de la confirmation et de la différentiation. Désormais je me sens engluée dans une impatience et un sas hors du temps! Je commence à subir les transformations corporelles et un début d'invalidité dû à la fatigue, à la réduction de ma mobilité...alors que je ne suis qu'au commencement du dernier ...vers une nouvelle aventure. Dans trois mois il sera là. L’état de grossesse est peu enviable à mes yeux depuis toujours. La première fois il revêtait le manteau de la nouveauté, était tapissé de curiosité, de sensations nouvelles, d’appréhensions...la seconde fois fut celle de la confirmation et de la différentiation. Désormais je me sens engluée dans une impatience et un sas hors du temps ! Je commence à subir les transformations corporelles et un début d’invalidité dû à la fatigue, à la réduction de ma mobilité...alors que je ne suis qu’au commencement du dernier trimestre. Paradoxalement il est appréciable d’avoir un corps assez expérimenté pour lui offrir à lui une aisance de mouvements que les autres n’ont pas eu. De ce fait on est très vite entré en contact. Il est vif, a une dynamique affirmé...IL…

Cette fois ci on a voulu savoir et on n’en fait pas de secret car les filles avait commandé une petite soeur ! Ne voulant pas qu’elles soient décues mais aussi pour leur proposer le temps de maturé cette notion de sexe différent, on a décidé de leur dire. Et bien sûr dès qu’elles l’ont su la terre entière en a profité !

Les grands parents et surtout papy sont hyper content d’accueillir enfin un petit mec, d’autant plus que ce sera surement le seul. On est encore dans les clichés de la lignée qui est assurée!...

Nous avons vécu ces trois derniers mois en impro. L’objectif était le repos. La crise sanitaire et l’arrivée du bébé nous ont contraint à tout vivre sur le moment. Les filles ont quand meme pu profiter des jeux dans le sable et des baignades, des stages en tous genre : a la ferme, les princesses...
La veille de la rentrée alors que nous semblions apaisés, empreints d’un peu de recule sur la maladie...le stress a rattrapé MPL qui a fait une petite crise. On est toujours dans un dédale médicamenteux, hasardeux, un labyrinthe de diagnostique… On élimine des pistes sans voir le bout de celle sur laquelle on progresse.

Moralement j’ai aussi eu un contre coup la semaine dernière. Epuisée de me sentir en charge depuis des semaines. D’être alerte aux signes de changement, aux sources de stress… J’ai eu du mal à définir mon malaise. Pétrie d’un tiraillement entre volonté d’exercer et sentiment d’insécurité en commençant des projets que je devrais peut être sacrifier.
Cette semaine ma formation hebdomadaire à commencé. J’ai aucune certitude sur son évolution, sur son aboutissement annuel avec l’arrivé de bébé...c’est à 1h20, des journées de 12h…

En parallèle je fais quelques recrutements pour mon groupe, j’m’implique dans une commission de rédaction pour un guide la profession et je passe du temps à conseiller et réorienter certains patients...ca m’occupe et contre mon sentiment d’inutilité du moment. J’ai postulé pour ces prochaines semaines mais avec un ventre bien apparent maintenant j’en espère pas grand chose. Je suis aussi au regret de mettre au panier tous les efforts produits en Mai dont le démarrage des projets de collaboration avec un grand groupe était prévu pour Septembre...j’ai même pas osé les relancer !

Ce temps mort, cette pause carrière imposée m’a sabré ! Stoppé net dans mon élan, démoralisé sur le plan professionnel et pourtant la raison est des plus belle ! Ma vie familiale est une absolue priorité et malgré la passion de mon métier, il reste secondaire. Il suffira de trouver l’énergie de tout recommencer…
En l’attendant tout est déjà prêt pour son arrivée ! Au troisième on est rodé…

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2021-09-10T20:43:39+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/3smn-Surprise Surprise! C'était un matin câlin...un matin de retrouvailles après des épreuves répétées de séparation. L'hospitalisation ne nous a pas épargné émotionnellement... La sonnerie du réveil a écourté une tendresse étirée. - Tu sais parfois je pense au fait qu'on aurait pu avoir un troisième...j'y pense puis je me dis que peut être... Devant son hésitation et sa confusion je ponctue sa phrase: - ...peut être que tu pourrais t'accrocher à cette idée!? Il s'immobilise. Son air interrogateur précède son questionnement: - ha bon! pourquoi? - Parce qu'il est déjà là! Son expression C’était un matin câlin...un matin de retrouvailles après des épreuves répétées de séparation. L’hospitalisation ne nous a pas épargné émotionnellement...
La sonnerie du réveil a écourté une tendresse étirée.
- Tu sais parfois je pense au fait qu’on aurait pu avoir un troisième...j’y pense puis je me dis que peut être...
Devant son hésitation et sa confusion je ponctue sa phrase:
- ...peut être que tu pourrais t’accrocher à cette idée!?
Il s’immobilise. Son air interrogateur précède son questionnement:
- ha bon ! pourquoi?
- Parce qu’il est déjà là!
Son expression fut très fluctuante, piégée entre sourire et incertitude de compréhension.
- quoi ? Mais t’es sûre ? Vraiment?
Nous nous sommes étreint un court moment avant d’entendre l’appel des filles.

Depuis bientôt dix jours je portai le poids de ce secret ! Personne ne devait le savoir avant lui. Son état ne permettant pas d’être pleinement réceptif à cette bonne nouvelle, je ne voulais le priver de se vivre en toute conscience des faits. C’est à peu près le temps qu’il m’a fallu pour le réaliser moi-même !

Tous les évènements liés à sa maladie ont fait que je l’ai priorisé. Les filles devaient être rassurée, sécurisée et garder un rythme de vie serein. De ce fait je me suis un peu oubliée. Allant jusqu’à douter de ce que j’avais pu noter de mon cycle. Pensant que c’était un oubli de ma part...jusqu’à ce que mon corps parle et m’alerte par des perceptions qui ne trompent pas et que je suis en mesure d’identifier facilement grace aux grossesses précédentes.

Nous hésitions, nous avions laissé une porte ouverte en nous disant qu’on était pas assez sûrs pour provoquer l’évènement mais pas assez sûrs non plus pour y renoncer. Nous avions donc décidé que la nature choisirait pour nous en mettant la date buttoir de fin d’année.
Moi qui adore les surprise, celle-ci est de taille.
Dès que je l’ai su la peur est revenue me visiter ! Peur de le perdre, lui qui sera probablement le dernier que je porterai en moi.
Avec toute la mise en place de la prise en soin autour d’MPL j’ai attendu une bonne semaine avant de placer des rdv pour moi...la première écho à révelé un terme pour fin Décembre : déjà trois mois que bébé est là! ! Nous aurons donc d’ici peu les résultats de la prise de sang qui nous dira le sexe.

L’autre grosse surprise concerne mon travail dont j’ai immédiatement été écarté ! Les résultats de ma non-immunité ont conduit le médecin a m’arrêter sur le champ ! (ici on ne plaisante avec les risques pour les femmes enceintes contrairement à la France qui ne teste même pas sur ces pathologies!)

Du jour au lendemain j’ai prévenir des dizaines de familles et annoncer que les suivis thérapeutiques se stoppaient pour au moins trois mois avant que ma remplaçante n’arrive… Ca m’a crevé le coeur. Je me suis tellement investie avec les enfants...
Paradoxalement c’est aussi une libération. Je jonglais depuis des semaines avec les gardes provisoires avec la menace de perdre ce job faut de congés… Alors je souffle. Je profite. Je respire à un rythme raisonnable depuis peu. L’été arrive et est propice à la convalescence d’MPL...nous avons une rentrée mouvementée qui s’annonce, tant en terme de travail qu’en prise de décisions...alors je repos sera le maitre mot de ces prochaines semaines.

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2021-06-26T22:43:17+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Dix-ans Dix ans... Dix ans que j'écris ici!! Quelle surprise de remonter à mes premières traces écrites et de faire ce constat alors que j'avance ici sans me retourner. Aussi longtemps que je me souvienne, écrire a toujours été un exutoire, une prise de recule spontanée, un soupçon de micro nostalgie sur ce qui s'écrit au fur et à mesure des lignes. Une fine empreinte de temps animée d'un élan vital qui se perd et s'évapore dans les méandre du web... Ma première intention en venant ici était d'y perdre des pensées secrètes tout en creusant un sillon de vie. Un drôle de paradoxe! Dix ans que j’écris ici! ! Quelle surprise de remonter à mes premières traces écrites et de faire ce constat alors que j’avance ici sans me retourner. Aussi longtemps que je me souvienne, écrire a toujours été un exutoire, une prise de recule spontanée, un soupçon de micro nostalgie sur ce qui s’écrit au fur et à mesure des lignes. Une fine empreinte de temps animée d’un élan vital qui se perd et s’évapore dans les méandre du web…

Ma première intention en venant ici était d’y perdre des pensées secrètes tout en creusant un sillon de vie. Un drôle de paradoxe ! Journalintime est allé au delà de mes espérances quand en tout anonymat il m’est venu en aide en m’offrant un refuge sécurisant, en me permettant d’échapper à mon persécuteur d’une autre époque.
Aujourd’hui encore, et bien que style ait changé, je viens avec plaisir jongler avec les mots, jouer avec le file de la narration et le sens de la vie.

Un seul mot se détache… merci.

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2021-06-22T22:12:07+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/En-impro En impro Dernièrement tout à basculé. Du jour au lendemain j'ai du porter seule tout ce que nous avions mis en place en sachant que nous serions toujours deux à se le partager. C'était sans compter les surprises impromptues de la vie. Ces dernières semaines on aurait presque pu penser que c'était Noel tant on a du ouvrir de boites! Certaines ont révélées quelques diablotins, d'autres contenaient de grandes émotions... On peut tous s'imaginer un corps qui défaille, un lot de symptômes biologiques. On est tous en mesure de recevoir des résultats d'analyses et de se laisser percuter par Dernièrement tout à basculé. Du jour au lendemain j’ai du porter seule tout ce que nous avions mis en place en sachant que nous serions toujours deux à se le partager. C’était sans compter les surprises impromptues de la vie. Ces dernières semaines on aurait presque pu penser que c’était Noel tant on a du ouvrir de boites ! Certaines ont révélées quelques diablotins, d’autres contenaient de grandes émotions…

On peut tous s’imaginer un corps qui défaille, un lot de symptômes biologiques. On est tous en mesure de recevoir des résultats d’analyses et de se laisser percuter par leurs conséquences… la médecine est lisible, compréhensible quand elle est mesurable, quantifiable, quand on peut voir par des radios, des scanners, des échos...mais quand vous êtes touchés par "un cancer mental" qui remet toute votre réalité en question, c’est autre chose !

Tout d’un coup on bascule dans une autre dimension. On devient trop faible pour s’accrocher à ses perceptions corporelles, trop instable pour se faire confiance, trop émotif pour décrypter toutes les émotions et pouvoir s’y fier comme des états d’alerte appropriés et en phase avec une réalité douteuse. On est alors perdu dans ses propres méandres psychocoporels.
A quoi se fier ? A quoi s’accrocher ? Comment dissocier le délire de la réalité ? Comment lutter sans ressources ? Comment vivre la peur au ventre et renier des mécanismes archaïques destinés à notre survie qui en réalité nous empoisonne ?

Ces questionnements, cette insécurité sont des fléaux qui collent à la peau, des parasites dont il va falloir se défaire.
Après une semaine d’hospitalisation nous avons décidés d’une sortie contre avis médical ! Il est insoutenable de penser qu’on peut offrir une camisole chimique à des gens qu’on laisse déambuler dans des lieux stériles de vie. Comment trouver et s’accrocher à un quelconque élan viral quand on vous prive de tous flux sensoriels, de toutes relations, de tous vecteurs affectif, de toute rythmicité environnementale en percevant à quelle saison nous sommes, en voyant le soleil se lever et se coucher, en étant priver d’objectifs psychomoteurs ? C’était pour moi un non sens : on ne peut faire revivre une personne qui s’éteint en la privant de tout ce qui fait la vie !

Alors il est rentré béquillé et hypothétiquement stabilisé par un traitement chimique. Tous les autres moyens d’étayage psychique ont été mis en place et s’organisent. Depuis quelques jours je le vois remonter en douceur, à pas de fourmis. Les doutes, les angoisses le pétrissent et l’isolent encore mais il adhère sur quelques points à la vie. Ses mises en mouvement sont motivées (en participant au quotidien, en répondant aux sollicitations de ses filles...) même si parfois c’est aussi envahissant, déroutant, voire insécurisant, au moins il est connecté avec une réalité qui est la sienne et qu’il devra retrouver pleinement.

Je me sentais capable de le porter, pendant des semaines si nécessaire (malgré les crises, malgré les fluctuations émotionnelles, la pression de l’entourage...). Alors quand on m’a sommé de "le placer" dans un lieu approprié la colère à pris place ! Motivée par quelles raisons ? Parce que ces lieux existent et qu’ils sont là pour être rempli ? Parce que la norme l’exige ? Parce qu’il serait conforme de l’isoler là bas et de continuer à vivre "normalement"?... Quand on est seul, perdu et que personne n’est là pour vous porter alors oui peut être...mais quand votre plus grande chance de survie est de vous accrocher à ce qui vous anime le plus alors non ! La vie peut être réorganisée par ordre de priorités, même si il faut faire des sacrifices; réduire son temps de travail, trouver des gardes en urgence, s’improviser aidant dans le soin… La famille c’est l’unité ! Il est inconcevable pour moi de confier à d’autres ce que je peux faire, d’autant plus si je suis convaincue que cela répond à besoin viral.

Cette pathologie de la honte est révélé avec surprise par les proches qui jamais ne se seraient dévoilés sur ce vécu si nous n’avions pas été concernés. Des millions de personnes vivent cela et le taisent à jamais tout en apprenant ensuite à vivre plus raisonnablement dans le respect de leur rythme et plus à travers celui que la société leur impose.
Il faudra des semaines, voir des mois pour traverser ce dessert mais nous en sortirons que plus forts!
D’autant plus qu’un récent évènement est venu de nouveau tout bousculer et va nous demander encore une fois d’improviser…

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2021-06-06T22:35:56+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/glissement-de-terrain glissement de terrain! Les yeux fermés, je sens la chaleur du soleil sur ma peau. Une douce lumière me pénètre de toute part. Les rires des filles me rappellent à la réalité et je me mets à les poursuivre, pieds nus dans l'herbe encore fraiche par endroit. MPL lit son livre et semble s'imprégner indirectement de ce parfum de bonheur. Ma petite course folle me fait passer à côté de cette petite vibration au sol. J'attrape l'une d'elle par son petit bras dodu, elle se recroqueville en se laissant hisser vers des bisous ravageurs! L'instant est doux, porteur, rassurant. Alors quand la terre commence à Les yeux fermés, je sens la chaleur du soleil sur ma peau. Une douce lumière me pénètre de toute part. Les rires des filles me rappellent à la réalité et je me mets à les poursuivre, pieds nus dans l’herbe encore fraiche par endroit. MPL lit son livre et semble s’imprégner indirectement de ce parfum de bonheur. Ma petite course folle me fait passer à côté de cette petite vibration au sol. J’attrape l’une d’elle par son petit bras dodu, elle se recroqueville en se laissant hisser vers des bisous ravageurs ! L’instant est doux, porteur, rassurant. Alors quand la terre commence à trembler on ne perçoit pas tout de suite l’avertissement. C’est le fracas du glissement de terrain qui nous propulse dans l’urgence et nous impose de courir !

Hier le sol s’est dérobé sous mes pieds.
Le contraste des filles jouant en toute crédulité dans ce sas d’attente des urgences, et la détresse intérieurement ressentie, était saisissant. Quand on est remonté dans la voiture ma Jiji m’a dit "mais attend papa" !
J’ai réexpliqué qu’il ne rentrait pas, qu’il dormirait pas à la maison ce soir… l’inquiétude dissimulée, face à la nouveauté elle me dit excitée "hoo je peux voir son nouveau lit?"

Le reste de la journée s’est déroulée au plus près des rituels et obligations du quotidien. En préparant le repas je les voyais jouer comme à leurs habitudes. Les émotions vacillantes, bouillonnantes, semblaient soulever par à coup le couvercle de ma contenance.
C’est au moment de montée que l’évidence du vide fut percutante ! L’absence de tout, de brosse à dent, l’histoire improvisée, seule pour les bisous du coucher...
La gorge nouée j’ai appelé Isa. A coeur ouvert j’ai pu mettre des mots sur la situation et commencer à prendre du recule. Comment avais-je pu manquer les signes d’alerte ? Moi qui suis dans le paramédical. Il a décompensé si vite...en quelques jours tout à glissé, on a tenté de s’accrocher mais le sol s’est dérobé sous nos pieds!
Je me suis levée deux fois en début de nuit pour entendre les filles et pallier à cette ambiguïté; une emprunte de présence dans un lit vide.

Nous ne sommes plus que 3, quoi qu’il arrive je ne peux pas m’effondrer car je suis désormais le seul rempart pour mes filles. Quand je suis remontée en voiture après les avoir déposé à l’école ce matin, je n’ai pas pu démarrer. Prise de sanglots profonds, les émotions se sont libérées malgré moi. Depuis l’administratif s’enchaine ainsi que le balayage d’options pour gérer l’urgence que cette nouvelle vie temporaire nous impose.
La crise sanitaire me fait vivre ce que je redoutais le plus : voir un membre de ma famille happé par la machinerie hospitalière, hermétique à tout apport et réconfort affectif des visites.
Il n’est plus là, seule sa voix me réconforte encore un peu quand je me tourne vers le futur nébuleux.
Difficile de savoir de quoi demain sera fait. Retour incertain. Garder mon travail… tant de chose sont remises en question…

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2021-04-29T12:12:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/En-avant En avant! Fermer les yeux. Imaginer qu'on marche. C'est une représentation mentale qui symboliquement est parlante pour tout le monde et pourtant...pourtant les images suscitées par ces mots sont différentes pour chacun de nous. Elles le sont aussi en fonction de nos étapes de vie. Il y a quelques temps je me serai vu probablement seule sur un chemin dégagé en ligne droite, bordé par une campagne vaste, accueillante dont l'horizon se présentait avec une certaine neutralité. Aujourd'hui je vois mon parcours jalonné de galets émergeant de l'eau. J'oscille d'une pierre à l'autre en retombant Fermer les yeux. Imaginer qu’on marche.
C’est une représentation mentale qui symboliquement est parlante pour tout le monde et pourtant...pourtant les images suscitées par ces mots sont différentes pour chacun de nous. Elles le sont aussi en fonction de nos étapes de vie. Il y a quelques temps je me serai vu probablement seule sur un chemin dégagé en ligne droite, bordé par une campagne vaste, accueillante dont l’horizon se présentait avec une certaine neutralité. Aujourd’hui je vois mon parcours jalonné de galets émergeant de l’eau. J’oscille d’une pierre à l’autre en retombant sur chacune d’elle avec plus ou moins de maitrise. A côté de moi mes choupettes jouent dans ces quelques centimètres d’eau chaussées de leurs bottes. MPL nous regarde avec amour et bienveillance sur ce petit pont qui effleure l’eau.
L’équilibre est le défi du moment.

Il y a quelques semaines je ponctuais ces lignes la veille d’un entretien important. Arrivée devant la structure administrative j’ai regardé une dernière mon téléphone : 6 appels en absence ! ... quelques minutes plus tard j’entrais dans une grande salle puant le désinfectant. Attablé en U des grandes pompes souriaient des yeux. J’ai commencé par annoncer que j’avais malheureusement peu de temps à leur accorder à cause des conditions climatiques désastreuses qui m’obligeaient à rentrer au plus vite, suite à une accident dont je venais de prendre connaissance ! Forcément j’étais déjà partie en m’efforçant de me vendre. Je ne pensais déjà plus qu’à ces 90minutes à faire sous et sur la neige pour récupérer mes filles.

Quelques jours plus tard la responsable m’a contacté pour me dire qu’ils avaient choisi une candidate standard pour se remplacement et qu’ils s’étaient accordés sur la nécessité de nous associer dans mon projet d’indépendante ! J’étais à la fois décue de me voir passer sous le nez ce poste confortable et excitée de trouver de tels partenaires pour amorcer mon projet.
La semaine suivante je proposais à un collègue de me rejoindre pour créer un réseau, dans la semaine d’autres ont adhèrés. Le projet est si novateur ici que cette publicité est attractive. Ca a fait le buzz du moment dans ma petite sphère professionnelle de quelques centaines de personnes.

La semaine suivante j’ai vite réalisé la nécessité d’alimenter ce projet et donc d’actionner rapidement un démarchage massif. J’ai alors visé haut, plus haut que ce que je n’aurai fait que pour moi. Je suis allée taper aux portes et quand on ne faisait que les entrouvrir, le poids du groupe finissait de les enfoncer!
A partir de là j’ai rencontré des intouchables, RH, coordinateur de zone, responsable de région, chargé de prévention...J’ai alors réalisé que je venais de créer ma fonction de coordination.

Je suis heureuse de cette fondation parce que je me vis en toute indépendance, j’oeuvre pour moi à mon échelle et pour les autres à une autre. Je travail en solo tout en ayant une équipe. C’est vraiment porteur, motivant. Bien sûr entre ce rythme pour l’instant soutenu et les consult' le reste du temps, je suis un peu sur les rotules...fatiguée mais contente. Maintenant que les filets sont lancés, j’attends le poisson en espérant que la pêche soit bonne et profitable à tous…

Mon équilibre se vit en passant d’une pierre à l’autre. Tous les matins je savoure les moments si précieux lors du réveil des filles, je pause dès la sortie de l’école et leur consacre toute mon attention jusqu’au coucher puis c’est le travail administratif jusqu’à mon coucher. J’ai beau vaciller sur mes appuis, j’en oublies pas pour autant mes priorités de coeur. Chaque pas de fait avec les miens sont précieux, d’autant plus quand on chemine sous un tel orage sanitaire.

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2021-03-23T21:13:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Une-mission-de-coeur Une mission de coeur Depuis quelques jours les paysages sont maculés, ils me laissent penser qu'on est en basse montagne. Sur les hauteurs, à l'entrée du village, les collines dessinent habituellement un horizon verdoyant. Aujourd'hui, le gris, le blanc, tout se confond. Pendant que j'écris ces lignes, j'observe aussi du coin de l'oeil cette poule égarée qui laboure la couverture neigeuse du jardin. J'ai pas eu le coeur de la ramener après avoir constater ces derniers jours ses congénères mortes de froids et de négligence. Elle a une caisse plastifiée, une couverture, des graines sur le côté de la Depuis quelques jours les paysages sont maculés, ils me laissent penser qu’on est en basse montagne. Sur les hauteurs, à l’entrée du village, les collines dessinent habituellement un horizon verdoyant. Aujourd’hui, le gris, le blanc, tout se confond.
Pendant que j’écris ces lignes, j’observe aussi du coin de l’oeil cette poule égarée qui laboure la couverture neigeuse du jardin. J’ai pas eu le coeur de la ramener après avoir constater ces derniers jours ses congénères mortes de froids et de négligence. Elle a une caisse plastifiée, une couverture, des graines sur le côté de la maison. Quand les dernières neiges auront fondu et qu’elle se sera remplumée, je la rapporterai surement… L’Homme ne cessera jamais de m’étonner pour ce qu’il est capable de faire endurer au plus petit que lui.

Dans le même genre de bassesse, j’ai été habitée malgré moi tout le weekend par l’image de ce petit bonhomme apporté à la consultation comme un sac pesant qu’on s’empresse de déposer là ! Sa mère est presque parti en courant pendant qu’il pleurait à plein poumon ! Dix minutes plus tard, je négociais encore avec une grande douceur pour retirer son manteau. Quand il a retrouvé un peu de calme, j’ai pu constater les hématomes, boursoufflures et griffures sur son front, ses pommettes, l’arcade… j’ai eu le coeur serré. Il est vite allé se prostrer dans le coin du petit sas d’accueil, me faisant dos. Avec ruse et n’ayant que le lavabo à proximité, j’ai improvisé de petits jeu d’eau. Attiré par cette dynamique de jeu il est venu se laver les mains. J’ai pu constater que celles-ci n’avaient aucune traces de chute. (Les enfants sont pourtant tous, ou presque, équipés du réflexe parachute...). Quand j’ai questionné la maman lors du départ elle m’a dit avec non challance qu’il était tombé!...

Tout à l’heure et si le temps me le permet j’irai passer mon second entretien au service de protection de l’enfance. L’équipe comme les conditions de travail ont vraiment l’air sympa. Les conditions d’aide et d’intervention correspondent parfaitement à mes éléments habituels de pratique professionnelle. J’espère sincèrement être sélectionnée parce qu’on est nombreuse pour le poste mais aussi parce qu’ils leur faudrait aménager un post à plein en le transformant à mi temps s’ils veulent que ce soit moi...ha dans ce cas, il est toujours difficile de savoir si c’est une sélection intéressée ou si on est outillé pour justifier le travail de la première sélection...
Si la chance est de mon côté je laisserai mon projet d’indépendante en stand by pour 3 mois le temps de faire mes armes dans ce service...dans tous les cas je les aurais démarchés et j’ai trouvé des partenaires qui alimenteront ma clientèle car ils ne font que de la prévention et moi du suivi thérapeutique. J’étais rassurée de l’entendre dire que mon projet répondait parfaitement aux besoins d’une population qu’ils ont à charge...je créer du réseau et me spécialise...aller, je croise les doigts !

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2021-02-08T12:00:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Epuisee Epuisée Un mois de folie s'achève et enfin on commence à souffler. Sur ces quatre dernières semaines on a entièrement vidé la maison et réaménagé le terrain tout en emménageant ici. Dès mes premiers pas dans cette maison je m'y suis sentie bien. Rien d'objectif ne vient justifier cette impression qui s'est confirmée ces deux dernières semaines. Je me sens dans un sas de bien être, de douce neutralité. Tout s'est boutiqué comme on l'avait souhaité où presque...et ce n'a pas été de tout repos. Depuis trois semaines on vit des journées double (pendant une dizaine de jour je suis Un mois de folie s’achève et enfin on commence à souffler. Sur ces quatre dernières semaines on a entièrement vidé la maison et réaménagé le terrain tout en emménageant ici. Dès mes premiers pas dans cette maison je m’y suis sentie bien. Rien d’objectif ne vient justifier cette impression qui s’est confirmée ces deux dernières semaines. Je me sens dans un sas de bien être, de douce neutralité.
Tout s’est boutiqué comme on l’avait souhaité où presque...et ce n’a pas été de tout repos. Depuis trois semaines on vit des journées double (pendant une dizaine de jour je suis allée tous les jours plâtrer, décaper, astiquer, peindre...)puis ca été l’état des lieux (catastrophique, il s’est soldé par une plainte au pénale pour violation de domicile; le conjoint de la proprio ayant forcé la porte pour s’imposer après que je lui ai claqué au nez!...une drôle d’histoire qui je l’espère ne fera pas de rejetons!).
La semaine dernière les filles ont changé d’école. La veille j’étais aussi stressée que pour les miennes ! J’avais quelques craintes sur le trajet quotidien qui se sont vite estompées. C’était drôle de voir les réactions hétéroclites des filles. Bibi était très alerte et ouverte à la rencontre. Elle s’est incrustée auprès des adultes pour leur raconter tout et n’importe quoi et faire du lien. Puis les enfants sont vite venu à elle (d’autant plus qu’elle tenait sa petite soeur inhibée et toute mignonne par la main). Je me suis éclipsée dans l’auto et j’ai pu les observer jusqu’à leur entrée en classe. J’avais le ventre tout noué, surement par évocation d’une réminiscence de ma toute première rentrée en primaire.

Le jour même JJ était toute perdue (heureusement la maitresse parlait français et une des petites filles de sa classe à aussi un parent francophone. Elle l’a chaperonné toute le journée. Le lendemain la séparation fut plus difficile. Elle a régressée toute la semaine (refusant de manger à la cantine, on lui a donné son repas ! Restant devant les wc pantalon au sol et refusant de se rhabiller ! Fâchée et butée contre la maitresse le dernier jour!), son discours est resté oscillant et ambigüe, se levant contrariée d’y retourner et contente d’y être allée une fois rentrée.
Elles ont aussi dû s’adapter à une nouvelle nounou car papy qui retravaille comme un fou pour compenser la perte d’emploi impromptue de mamy, ne vient plus les mercredis.

A côté de tout ca, j’ai finalisé mes démarches, lancé mon projet et reconduit mon contrat à mi temps au cabinet. Alors que je m’apprete à démarcher les médecins, pédiatres… cette semaine j’ai recu une proposition d’emploi pour un remplacement qui serait très formateur pour mon entreprise ! De ce fait je vais attendre de passer l’entretien jeudi.

Mon expérience de prof s’est ponctuée par une période d’examen des plus hasardeuse ! J’ai découverts l’envers du décore et les notations bien subjectives!...
A travers tout ca je continue de m’accorder du temps perso et/où d’effectuer mes démarches quand les filles sont à l’école ou quand elles sont couchées parce qu’elles restent mon absolue priorité. Elles grandissent si vite…

Hier j’étais avec une préado avec un retard de développement. On avait investi la salle en construisant un immense château dans lequel on s’était logé pour gouter à une ambiance de confidence. C’est alors qu’un flot de question est apparu : sur les transgressions (tel que l’alcool et la cigarette) les hormones et les changements corporels à venir, les garçons...puis elle a demandé : "et à 11 ans c’est normal de dire ca ? De faire ca?"... la pensée de mes filles dans 6 ans tenant le même discours m’a saisit ! 4 ans viennent déjà de s’écouler à toute vitesse et Bibi est déjà tellement autonome… je profite de chaque instant, de chaque câlin et de tous les moments qu’on a ensemble de peur qu’ils ne m’échappent.

Chaque matin je me réveille avec les yeux qui piquent. Parfois je rejoins leur chambre en titubant. Dans la semie pénombre je tâtonne dans le lit de Bibi jusqu’à un élément chaud, rond et doux s’impose dans ma main; sa joue, sa cuisse, sa petite boudine… Elle se tortille sous mes caresses et échoue dans mes bras. Le temps se suspend dans une infinie douceur...jusqu’aux premières raleries matinales de JJ qui réclame la même intention, ou celles de Bibi qui revient à la réalité et réclame son autonomie, ses vêtements…

MPL est encore noyé dans les corrections des partiels et bosse jusqu’à 22h tous les jours ! Ca fait des mois que le rythme est effrené. Dans quelques jours et bien qu’on vit sous le même toit on se retrouvera enfin ! Pour des moments simples, des moments rares : prendre le temps de discuter, de se poser devant un écran, de lire un peu…

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2021-01-31T21:19:00+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Demain Demain Demain je fermerai la cabinet pour une petite semaine de vacances et quelles vacances!? Ce sera l'occasion de déménager...pour la 13ème fois! Les filles iront dormir pour la première fois chez papy et mamy. Cette fois ci je n'ai pas fait de cartons! Comme les copains ne peuvent pas venir (covid oblige!) et plutôt que de passer des semaines à tout emballer, vivre une journée à se casser le dos puis de nouveaux quelques semaines à tout remonter et réemmenager, on va tout faire au fur et à mesure sur trois semaines! Pièce par pièce, un peu chaque jour en espérant avoir suffisamment Demain je fermerai la cabinet pour une petite semaine de vacances et quelles vacances! ? Ce sera l’occasion de déménager...pour la 13ème fois ! Les filles iront dormir pour la première fois chez papy et mamy. Cette fois ci je n’ai pas fait de cartons ! Comme les copains ne peuvent pas venir (covid oblige!) et plutôt que de passer des semaines à tout emballer, vivre une journée à se casser le dos puis de nouveaux quelques semaines à tout remonter et réemmenager, on va tout faire au fur et à mesure sur trois semaines!
Pièce par pièce, un peu chaque jour en espérant avoir suffisamment avancé pour faire la bascule le weekend prochain. Le plus dure sera la gestion des filles qui risquent d’être perturbées.

Quand arrive la fin de l’année c’est l’occasion de faire des bilans, de regarder le passer, se questionner sur l’avenir...Mais cette année je n’ai pas ce luxe de prendre du recule, et l’avenir a été préparée ces dernières semaines justement pour passer cette période de rush plus aisément. Mon début d’année se fera surement en Février/Mars quand on pourra commencer à souffler !

Pas le temps de rêvasser ! 40 minutes de trajet pour aller travailler me permettent parfois quelques temps morts pendant lesquels je me suis surprise à penser au bilan. Etrangement et contrairement aux dernières décennies où je me suis prêtée à l’exercice, cette fois ci j’ai eu l’impression de ne pas vouloir me retourner ! 2020 restera une cassure, une rupture de sécurité interne dûe à la pandémie, et 2021 trainera surement ses effets et sa décantation.
A travers ce champ de peur je m’efforce de voir toutes les belles traces du chemin parcouru : le diplôme et la fin des études, ce bel été, mon job au cabinet et celui d’enseignante, la construction de ce nouveau projet à venir que j’espère voir grandir en 2021.

Parfois, j’aimerai que les scénaristes prennent le contre pied des films d’anticipation habituellement catastrophiques pour proposer un avenir rayonnant auquel on n’aurait pas pensé ! J’aimerai pouvoir partager mon optimisme sur un avenir meilleur où j’aurai plaisir à voir grandir mes enfants...en ce moment j’ai besoin de ca pour compenser ce qui vient de se passer.

Alors parfois, tout comme on peut regarder à travers un entrebâillement de fenêtre, je me laisse toucher par ce rayon de soleil qui m’illumine et j’imagine...
J’imagine un monde futur où les hommes produiront sainement une nourriture protéinée sans provoquer la mort. On verrait le peuple d’autre fois comme des barbares aux principes archaiques de consommation animalière qui n’avaient pas d’autre choix.
On se serait sevré du dictat des industries et de notre addiction à la consommation qui y est étroitement liée. Les sciences psychosociales serviraient à prévenir l’activation de cette pompe à satisfaction dans laquelle les consommateurs sont entrainés et englués.
On aurait fait exploser l’uniformisation du à la mondialisation pour revenir à l’essentiel, à des productions locales, des microcosmes sociétaux...et mes enfants pourraient espérer avoir eux même des enfants sans assistance médicale parce qu’on aurait su les préserver de tous les freins à la fécondité et la gestation naturelle. Haaa le monde de demain…

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2020-12-18T14:51:49+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/3rtx-Et-de-deux Et de deux... On se croirait dans un mauvais film "L'armée des zombis 2". Petite phase anxiogène réactivée en écho au trama du dernier confinement qu'on s'est tous pris en pleine g... Cette fois, étrangement j'ai l'impression que rien n'a changé! Pourtant les chiffres sont déjà presqu'au double de morts qu'au dernier pic! On s'est simplement tous familiarisé avec la situation. C'est assez révélateur du système capitaliste dans lequel on est tous englué. Faire du fric même si pour cela on doit mettre une partie de la population sur l'hôtel des sacrifices. Tout le monde se dit naïvement On se croirait dans un mauvais film "L’armée des zombis 2". Petite phase anxiogène réactivée en écho au trama du dernier confinement qu’on s’est tous pris en pleine g… Cette fois, étrangement j’ai l’impression que rien n’a changé ! Pourtant les chiffres sont déjà presqu’au double de morts qu’au dernier pic ! On s’est simplement tous familiarisé avec la situation. C’est assez révélateur du système capitaliste dans lequel on est tous englué. Faire du fric même si pour cela on doit mettre une partie de la population sur l’hôtel des sacrifices. Tout le monde se dit naïvement qu’à cette loterie ca ne sera surement pas lui et pourtant...il faudra bien des perdants ! En réalité on ne s’adapte pas, on est juste incapable de freiner ou de descendre de notre "train de vie" lancé à grande vitesse…

Contrairement à la première vague où personne de notre entourage n’était touché, cette fois nous avons perdu mamy qui a été hospitalisé pour un oedème et qui a attrapé comme maladie nosocomiale le covid. Puis ca été G qui en tant qu’agent de police n’a pas eu le choix d’aller travailler. C sa compagne qui travaille en pouponnière l’a attrapé de G, ils sont donc tous deux confinés. Il y a aussi le cousin… et la maitresse de JJ qui a contraint la petite école des filles à fermer deux jours avant les vacances… les enfants au cabinet décommandent parce qu’ils sont en quatorzaine, ou en attente des résultats du test ou symptomatiques… certains suspendent les séances le temps de la crise et bloquent un créneaux qui est un manque à gagner… c’est un vrai casse tête et un réajustement quotidien qui se moque des pauses weekend et impose une sur-communication sans répit.
Les conséquences sont assez limitées pour moi car j’ai la chance d’être salariée. Cet entre deux est assez contraignant dans le rythme du travail avec des journée parsemée de pauses que je ne sais plus comment occuper tant je me suis avancée sur tout…

Pour l’instant les filles sont à la maison. Je m’émerveille quotidiennement de leur complicité, de leur créativité et des gains en autonomie qu’elles peuvent faire. J’en profite aussi pour les couvrir de bisous, me délecter de câlins… en étant traversée à chaque fois par cette triste pensée : la situation actuelle pourrait me priver de ce contact essentiel. Dans une quinzaine de jour elles iront à l’école, je reprendrai ma pleine activité au cabinet, on aura tous banalisé ce nouveau rythme hivernal marqué par la maladie.... et je commencerai les cartons !

Hé oui on a eu l’énorme chance de voir passer une annonce sur un groupe facebook alors que je regardais tous les jours sur un site ultra connu qui regroupe toutes les offres du secteur ! Comme on a été les premiers (et surtout parce que le dossier est plus que rassurant) on a été choisi. C’est mieux que ce qu’on pouvait espérer, mieux qu’ici ! Dans les offres que j’avais retenue il y avait toujours un petit quelque chose à regretter...là il y a tout : l’espace, la luminosité, les grandes chambre, le bureau, le jardin, le garage, le stationnement, les services, la proximité de l’école pour les filles...
C’est un énorme soulagement ! Une charge mentale en moins car depuis aujourd’hui les visites des agences immobilières ne peuvent plus avoir lieu!
On peut dire qu’on a eu chaud au… :)

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2020-11-02T15:11:43+01:00
https://0libellule0.journalintime.com/Rappel-a-la-realite Rappel à la réalité Quand on a fait la visite de ce logement ma JJ était fraichement née, toute emmitouflée dans son cosy en ce début d'hiver. Tout était neuf, propre et promettait des prestations thermiques confortables pour la famille. Les grandes baies vitrées qui donnent sur le jardin apportaient encore plus d'ampleur à la grande pièce centrale... On n'a donc pas hésité une seconde. Il a bien fallu un ans pour nous installer et prendre nos marques! Arrivée dans le pays depuis tout juste un ans je changeais de nouveau pour une autre région. Les cours et les bébés m'ont tellement occupé que Quand on a fait la visite de ce logement ma JJ était fraichement née, toute emmitouflée dans son cosy en ce début d’hiver. Tout était neuf, propre et promettait des prestations thermiques confortables pour la famille. Les grandes baies vitrées qui donnent sur le jardin apportaient encore plus d’ampleur à la grande pièce centrale… On n’a donc pas hésité une seconde.

Il a bien fallu un ans pour nous installer et prendre nos marques ! Arrivée dans le pays depuis tout juste un ans je changeais de nouveau pour une autre région. Les cours et les bébés m’ont tellement occupé que j’ai vidé les derniers cartons il y a seulement quelques mois!
Le garage - dernier refuge bordelique- à pris forme en fin d’été seulement! !
On se vit en toute simplicité. Notre intérieur nous ressemble : rien d’ostentatoire car on déteste ca. De la récup' (pour notre esprit minimaliste et anti-consummériste), des bibliothèques partout qui accueillent nos centaines de livres et dans le bas de celles ci des caisses de jeux qui débordent d’options créatives pour les filles. Le blanc est resté de mise faute d’appropriation et de projection dans les lieux. Les notes de couleurs sont apportées par les jeux, quelques meubles sympas, les photos et les livres.
On est bien ici, juste bien. On tolère le voisinage à qui on parle peu. On s’autossuffit !

Alors ce fut la grande surprise ce jours ci quand "le boy"de la propriétaire nous a fait part de sa volonté de faire une visite!
Et oui ici les proprios ont le droit d’en faire deux par ans ! Impensable en France où les locataires ont tous les droits et où on le sens du respect de la vie privé surtout !
Savoir qu’on allait devoir supporter cette intrusion nous a révulsé un peu plus de jour en jour. D’autant plus que sa réputation l’a précède ! Elle qui n’a même pas daigné nous rencontrer le jour de la signature du bail, elle qui n’a jamais pris contacte en trois ans et s’est contentée de faire porter ses messages et ses désirs par son homme à tout faire!... Elle qui est venue de façon impromptue réclamer son droit et la preuve de l’entretien de la chaudière !

Bien que je sois formée et expérimentée pour établir des profils, bien que je sois experte du langage non verbal et de l’expression corporelle, les gens m’étonnent encore ! Elle est ce que j’appelle une Sophie. Une cultérreuse à peine instruite qui s’est engraissée sur le dos des autres et joue les nouveaux bourgeois à s’en rendre grotesque faute de maitriser les codes de bonne tenue en société ! Intrusive, maladroite, grossière et marquée par un manque évident de savoir vivre, elle a déboulé comme un chien dans un jeu de quilles ! J’aurai pu simplement attendre qu’elle passe mais son excès d’assurance et surtout sa condescendance ne pouvait pas passer.

Les gens sont si primitifs dans leurs apprioris de communication qu’ils en sont affreusement prévisibles ! Grande, la face plate, les tâches de rousseurs, les cheveux lissés et quelconques, la coupe rose qui traduit malheureusement ses origines rurales et surtout sa voix portante, lui ont fait croire qu’elle pouvait me toiser, passer le doigt sur l’évier comme on relève une trace de poussière et me dire que ca, ca ne lui plaisait pas !
J’ai pris sur moi car toute réaction issue de l’émotion ne peut être qu’inappropriée.

Si j’ai une qualité depuis toujours c’est bien celle de déconcerter les gens par mes choix de communication et mon art d’insulter les gens avec courtoisie ! Et je ne m’en suis pas privé ! Pas question de laisser une psychorigine qui vit depuis toujours sur 15km, qui parce qu’elle est chef d’équipe dans la superette de quartier, se croit la reine du village, me faire ch...
A les Sophies sont partout ! Ce sont les mal Alpha au féminin. Elles ont beau se parer d’artifices, la soif de pouvoir et de domination en font des femmes grotesques la plus part du temps, vide d’interet pour l’essence même de la vie. Dans des priorités pécuniaires et carriéristes qui les rendent creuses et tristement conformistes jusqu’au bout des ongles… tout ce que je déteste!
Bref ce fut jubilatoire de la déconcerter, de la voir se dépatouiller pour se réajuster et de savoir qu’elle est repartie sans ce qu’elle avait espéré et exigé en étant beaucoup plus poser et modeste qu’à son arrivée. De ce fait on s’est mis un coup de pied au c*l pour penser plutôt que prévu à un achat mais il nous faudra malgré tout quelques années car l’accès ici est extrêmement difficile…

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2020-09-25T21:28:36+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/3rk5-Mes-premiers-pas Mes premiers pas... A mon arrivée les baies vitrées de ma salle de consultation étaient grandes ouvertes. Danielle à jeté un seau d'eau sur le trottoir et s'est présentée. J'ai pris une grande inspiration en ouvrant cette grosse porte sur laquelle j'ai vu mon nom! Après avoir posé mes affaires dans mon bureau j'ai fait une petite vidéo envoyée à mes proches pour leur partager la visite des lieux. Pas le temps de se laisser impressionner, le téléphone m'a de suite plongé dans la réalité d'action. Dernier tour dans la salle et la sonnette à annoncé mon premier patient. Moi qui pensait A mon arrivée les baies vitrées de ma salle de consultation étaient grandes ouvertes. Danielle à jeté un seau d’eau sur le trottoir et s’est présentée. J’ai pris une grande inspiration en ouvrant cette grosse porte sur laquelle j’ai vu mon nom ! Après avoir posé mes affaires dans mon bureau j’ai fait une petite vidéo envoyée à mes proches pour leur partager la visite des lieux. Pas le temps de se laisser impressionner, le téléphone m’a de suite plongé dans la réalité d’action. Dernier tour dans la salle et la sonnette à annoncé mon premier patient.

Moi qui pensait naivemment assurer une prise de contact, remplir un dossier administratif… j’ai vite réalisé la dimension systémique des prise en charges et le poids du covid qui est venu lester des épaules familiales déjà bien chargées par le handicap. Les pathologies des enfants sont lourdes, tout autant que les attentes des parents qui espèrent de la stabilité dans le suivi. J’ai vite compris les raisons de mon recrutement. Mettre une novice à ce poste lui aurait assuré une méchante claque pour commencer ! Habituée et passionnée par ce milieu je me suis sentie comme un poisson dans l’eau.
Les entretiens et les prises de notes se sont succèdées, montrant des profiles très variés puis j’ai ponctué ma journée par un groupe de petits.
Leur présence est sensée être préventive, éducative mais en réalité elle requière une expertise destinée à les orienter vers de l’individuel. Un des enfants m’a particulièrement touché de par son extrême singularité pathologique. j’ai complètement craqué pour sa joie de vivre, sa témérité, son élan vital. Un préma qui a appris à se battre dès ses premières minutes de vie...
Le dernier enfant parti, je me suis empressée de ranger ma pochette, fermer la salle....et hop à la maison pour voir les filles avant leur coucher. Dans la voiture j’étais encore tout euphorique par la découverte de ce tout premier jour et toute la perspective de réjouissance à venir. Quel bonheur ! C’est le job rêvé et c’est moi qui l’ai.

Dans la journée C (ma nouvelle collègue et binôme en alternance horaire) m’a envoyé un message de sa boss qui a l’intention de soutenir ma candidature au poste d’enseignante ! Hé oui j’ai aussi postulé dans une quinzaine d’écoles ! C étant déjà dans l’une d’elle, elle m’a référé pour une session de cours… C’est palpitant de se mettre ainsi au défi mais si je décroche ces heures je serai morte de trouille ! :D Une classe de 20, que des professionnelles du paramédicales qui sont là pour une spécialisation… et surtout tout un cours à construire en quelques jours car la rentrée c’est maintenant!
A suivre…

Malgré tout ces stimulants professionnels, je n’oublie pas que mon absolue priorité reste de passer un maximum de temps en famille, quelque soit l’éclat et le confort de travail (et je ne parle même pas du salaire qui m’importe peu!)
En partant travailler au matin, je regardais MPL assis devant son ordi, travaillant dans le confort de la maison et je me disais que l’enseignement optimiserait notre temps avec les filles… il faut que je creuse dans cette direction...
En partant j’ai ressenti une immense gratitude à son égare; Ce parcours et cette réalisation épanouissante je lui dois en partie.

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2020-09-10T11:24:05+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Veille-de-rentree Veille de rentrée Moment de bascule entre la détente, le recule des vacances et le renouveau actif qui s'annonce. Une ambiguïté émotionnelle, mélange d'excitation qui me pousse vers l'avant et de craintes qui me retiennent. Le tout couplé à la dimension familiale de ses ressentis, génère une tension croissante. A ce stade elle est juste perceptible et mesurable au rythme des tâches qui s'accélère. MPL à ses attributions pour une fois. Le gros du travail de l'année à déjà été produit cet été et la collaboration avec son nouveau collègue s'est révélé aisée. Ce sont les cours du soir Moment de bascule entre la détente, le recule des vacances et le renouveau actif qui s’annonce. Une ambiguïté émotionnelle, mélange d’excitation qui me pousse vers l’avant et de craintes qui me retiennent. Le tout couplé à la dimension familiale de ses ressentis, génère une tension croissante. A ce stade elle est juste perceptible et mesurable au rythme des tâches qui s’accélère.

MPL à ses attributions pour une fois. Le gros du travail de l’année à déjà été produit cet été et la collaboration avec son nouveau collègue s’est révélé aisée. Ce sont les cours du soir et son examen de cette année qui l’inquiète.
Le hasard aime nous compliquer la vie et pourtant on gagne presque tous ses défis ! Cette année nous seront absent le même soir de la semaine; pas simple pour trouver une nounou de confiance en dehors des temps périscolaires. Et pas question de laisser les filles à une ado greffé à son portable alors que chez nous il n’y a pas d’écrans!
La surprise de résolution est venue de papy qui désormais est à la retraite, il accepte de venir garder les filles ! Ca nous enlève une grosse épine du pied et surtout nous ferons grace à lui une généreuse économie qui boostera notre projet maison…

Ma JJ va faire sa toute première vraie rentrée ! Le covid ayant perturbé ses premier pas en classe d’accueil, elle n’a fait qu’un contact d’à peine trois semaines. Haaa mon petit bébé va à l’école comme une grande!... Elle est encore si petite (fluette avec ses 10Kg tout juste dépassés!). Elle en est pas moins débrouillard et coatchée par sa soeur dans les temps de jeu livre. Depuis quelques temps elle est en phase d’affirmation prononcée et se vie encore dans un conflit interne de fusion/défusion aux extrêmes.
Elle n’a encore pas renoncé à sa têté du soir mais s’en détache progressivement dans les fréquences diurnes. Je vois dans ses comportements et expressions corporelles qu’elle se rempli et s’autostimule par compensation, ce qui est un bon signe de prise d’autonomie. D’un autre côté elle cherche et s’impose dans des états de fusions violents me poussant à me positionner là où elle n’est pas en capacité de le faire.

Anecdote liée à ce propos : alors que nous allions partir de chez Virginie les filles sentaient le départ imminent. Elles courraient frénétiquement en rond dans le salon quand Manue est arrivée de façon impromptue. Elle venait passer la nuit ici ... Ses raisons médicales inquiétantes furent vites évoquées. Lors de cet échange et alors que je continuais de préparer le départ tout le monde était en mouvement, les voix portaient, la tension montait. JJ est venue butter contre moi pour chercher la contenance comme elle peut le faire parfois (elle me rentre littérallement dedans quand elle est éclatée et attend que mes bras se referment sur elle pour la contenir et l’apaiser puis elle repart un peu plus calme. Elle répète l’opération trois ou quatre fois jusqu’à se sentir suffisamment régulée dans sa dynamique tonique). Cette fois la tension était à son apogée et une violente douleur m’a saisit sur la hanche gauche où elle m’avait percuté! ! Elle m’avait mordu !
Gage de fusion extrême.
Dans un mouvement réflex je l’ai évincé de la main. Comme celle ci était à hauteur du visage et à quelques centimètres seulement je lui ai mis une claque ! Rho en le disant je suis encore toute chamboulée viscéralement!
La culpabilité tient très peu de place dans ma vie mais dans ce vécu elle trouve a se loger. On est resté figé, Bibi s’est immobilisée, le silence s’est imposé.
Après ces quelques secondes de suspend où je me suis sentie gagnée par l’effroi, je me suis mise à sa hauteur. En la prenant dans mes bars elle a retrouvé son souffle et s’est mise à pleurer "rho je suis désolée mon petit coeur, je l’ai pas fait exprès, je sais que toi non plus!". Je l’ai consolé pour qu’elle retrouve son calme et avant de la remettre au sol je lui est expliqué qu’elle ne pouvait pas mordre et que je ne lui en voulais pas.
Le haut de ma cuisse porte encore les stigmates de moment!
Je sais que l’allaitement prolongé créer un rapprochement hyper favorable à l’enfant qui vit sa progression d’autorassurance au rythme de sa maturation psychique concernant sa sécurité interne, mais d’un autre côté le détachement est moins simple qu’avec un sevrage précoce.
Avec la reprise du travail et son entrée à l’école j’espère qu’on trouvera de nouveaux moments de partage…

Bibi quant à elle se réjouit de sa seconde année. Elle va retrouver ses copains. Savourer le plaisir de la découverte… elle aimerait apprendre à nager, je vai donc essayer de lui trouver des cours de natation ! J’aurai encore la joie de les véhiculer trois jours par semaine, de les entendre baragouiner dans leur langue sur la banquette arrière pendant qu’elles me laissent l’impression d’être leur chauffeur ! :D

Petit coup de pression : les proprios sont venu réclamer leur droit de visite ! (ici la loi leur permet une à deux par année!)
Ca m’a booster pour tout passer en revu. Depuis je n’arrête plus de faire du tri ! Cette intrusion annoncé nous a laissé un gout amère et nous a poussé à nous projeter dans un future chez nous. Malheureusement la loi vient tout juste de changer ! Fini l’accession facile à la propriété. Désormais 9 prêts sur 10 sont refusés! ! On va donc penser notre projet sur plusieurs années…

Ces derniers jours j’ai fait quelques aller-retours au boulot pour prendre mes marques et ne pas tout faire au dernier moment. Ce qui s’annonce m’enthousiasme : trois jours de travail/semaine dont deux grosses journées avec des alternances de groupes "éducation/prévention" et des consultations thérapeutiques (qui s’annoncent sport ! Que des petits mecs avec des problématiques lourds...) les séances et les suivis ne m’inquiètent pas trop, les à côtés par contre… réclamer les payements, rencontrer tous les parents...le pire est de devoir participer aux fêtes/expo/Stages...qui sont liées à la vie de l’association. J’espère aussi fortement m’en tenir le plus possible à mes heures de travail… même si à priori j’en doute…

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2020-08-25T16:05:37+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Souvenirs-d-enfance Souvenirs d'enfance Ce sont les dernières écritures devant mon bureau provisoire. Il se tient au milieu d’un tableau naturel. L’immense jardin de la propriété décline ses souffrances saisonnières avec son herbe jauni. Je me vois encore dans ce décore à 10 ans ! Courant et grimpant sur ses pins biscornus couchés partiellement. Ils ont ensuite retrouvé leur verticalité lors de leur croissance. La tempête de 99 les à ensuite tous balayé ! L’année suivante alors que je rendais visite à mes parents, j’ai aidé Mick à tronconner les chênes devant la maison et à replanté de suite un Ce sont les dernières écritures devant mon bureau provisoire. Il se tient au milieu d’un tableau naturel. L’immense jardin de la propriété décline ses souffrances saisonnières avec son herbe jauni. Je me vois encore dans ce décore à 10 ans ! Courant et grimpant sur ses pins biscornus couchés partiellement. Ils ont ensuite retrouvé leur verticalité lors de leur croissance. La tempête de 99 les à ensuite tous balayé !
L’année suivante alors que je rendais visite à mes parents, j’ai aidé Mick à tronconner les chênes devant la maison et à replanté de suite un eucalyptus fluet d’à peine deux mètres. J’étais meurtrie par ce désastre. Des monticules de bois se formaient ici et là telle des carcasses qu’on entasse pour avoir une visibilité sur le champ de bataille. Mon terrain de jeu favori était dévasté. Mes souvenirs balayés par l’émotion prégnante du moment. Des tuiles jonchaient le sol, la terrasse était partiellement arrachée, les arbustes dépouillés…

Un petit chêne pris place au milieu du jardin. En le voyant l’été suivant je me suis dis secrètement que mes parents n’avaient pas été très ambitieux en le choisissant, lui qui a une croissance si lente. Des fruitiers, un olivier, un figuier sont venus complèter le fond du terrain.
Je n’y suis pas revenu avant mes trente ans ! Dix ans de construction personnelle éfreinée où j’ai priorisé d’autres lieux de vacances. Lasse de vadrouiller, des itinérances et de leur simprovisations, j’ai décidé d’y emmener mes neuveux Laura et Louis pour un été. J’étais très surprise de voir ce petit gringalet de chêne aussi haut qui nous a offert une grande fraicheur pendant la canicule !
Un tourbillon de vie d’une décénnie plus tard et me revoilà plantée là. Le rouge gorge familiarisé par Mick se pose sur le dossier de la chaise d’à côté pour réclamer ses miettes quotidiennement laissées sur table à son intention. J’ai maintenant l’âge de mes parents, mes filles courent sur la plage où j’ai fait mes premières brasses pour apprendre laborieusement à nager.

J’écris pétrie de nostalgie sur ses lieux dont le paysage décline les marqueurs du temps. Ici je suis toujours dans « l’ici et maintenant » tout en étant témoin du passé. Engluée délicieusement dans une pause de vie. Une succession de moments pleinement choisi dans des contrastes de plein (d’activités) et de vide (détente).

Comme il est étrange d’avoir conscience de la dimension du temps par le biais de ce que la nature offre à regarder. Jamais je n’aurais cru à vingt ans que je serai là pour profiter des biens fait de cet arbre dont j’avais sous estimé la croissance.
Ma préoccupation actuelle est inversée ! Aujourd’hui on se soucis de devoir élaguer pour limiter un entretien qui commence à peser pour mes parents. Que va devenir ce lieu chargé d’histoire, empreint de mes meilleurs souvenirs d’enfance ? En le quittant dans quelques jours je ne pourrai pas occulter la pensée d’une éventuelle dernière fois…tout comme ce sera le cas à chaque fois que je les embrasserai avant de partir.

Je me souviendrai de tous ces moments forts vécus ici : premières vacances en amoureux, première vacances à caractère familiale avec les neveux et nièces, première grosses remise en question de couple, le mariage de NN dans le jardin et sur la plage du village, premières vacances à la mer pour mes petites chéries et…premier job décroché hier en tant que YM ! !
Et oui la nouvelle est tombée par mail. J’avais postulé juste avant de partir en me disant que je m’en voudrais de ne pas le faire et que de toute façon je partirai en vacances quand même ! J’ai fais ma demie journée d’essai en étant bien pessimiste car les job salarié de ce type sont rarissime, la concurrence tout autant et bien souvent le choix est déjà fait… Je crois avoir bénéficié d’un changement récent de direction qui a voulu s’affirmer dans ses propres choix !... Je commencerai donc le 1 er Septembre ! !

C’est une grande aubaine pour deux raisons :
Etre salariée m’évitera de courir après une clientèle et d’avoir un revenu aléatoire la première année (un planning de consultations sera établit par la direction en fonction des besoins des familles et des enfants…)
Grace à ce mi temps je pourrai accèder à mon projet principal d’indépendante mobile…
C’est fou…aussi tôt diplômée et validée pour exercer et aussitôt recrutée ! ! Je suis sous le coup de l’excitation et de la peur face à l’ampleur de la tâche…

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2020-08-21T15:16:47+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Rien-ne-se-passe-comme-prevu Rien ne se passe comme prévu!... Il y a un mois encore on était débordé de travail, on courrait partout sans options pour reprendre notre souffle alors que le covid ne nous à laissé aucun répit! A notre grande surprise Steph m'a proposé le logement d'E et N qui partent en Asie chaque année! On a pas réfléchi longtemps et on a prévenu tout le monde qu'on rentrait au bercail :D Les candidatures on été mises en attente, sans ca pas de vacances! Et pourtant une offre alléchante est passée. De celle qu'on ne voit passer que tous les 3 ans dans mon secteur. Je ne pouvais pas ne pas postuler alors je l'ai fait en Il y a un mois encore on était débordé de travail, on courrait partout sans options pour reprendre notre souffle alors que le covid ne nous à laissé aucun répit ! A notre grande surprise Steph m’a proposé le logement d’E et N qui partent en Asie chaque année ! On a pas réfléchi longtemps et on a prévenu tout le monde qu’on rentrait au bercail :D

Les candidatures on été mises en attente, sans ca pas de vacances ! Et pourtant une offre alléchante est passée. De celle qu’on ne voit passer que tous les 3 ans dans mon secteur. Je ne pouvais pas ne pas postuler alors je l’ai fait en me disant que de toute façon ce type de poste s’obtient au piston et que l’affichage n’est souvent qu’une obligation déguisée de l’employeur.
Quelle surprise d’être immédiatement contactée et d’avoir un entretien ! Il fut express mais soigné. L’austérité de la directrice m’a un peu déconcerté, de ce fait je fus étonnée de la voir ponctuer notre rencontre en me proposant une demie journée de contacte avec l’équipe !

Sortie de là ce fut de nouveau la course pour faire des démarches administratives indispensables pour alimenter les financements de ce poste et répondre aux conditions de subventions...Dans l’intervalle j’ai crains pour les vacances mais elle m’a rassurée en me disant que le fonctionnement d’été étant à part, l’activité ne commencerait qu’en Septembre. C’est un contrat salarié (ce qui est vraiment rare!) renouvelable tous les ans… je fonctionnerais comme en cabinet privé sauf que c’est l’organisme de gestion (jumelé à d’autres lieux ) qui remplirait mon planning de consultation !

Un mi temps comme je le souhaite ! Avec le public que je veux ! Des horaires raisonnables, une bonne équipe mais un travail solo...tout ce qui me permettrait de lancer mon activité d’indépendante en parallèle sans risque pour mon budget familial.
Le seul hic (et pas des moindre) est d’avoir appris qu’une des candidates est une camarade de promo de l’autre professionnelle à qui on demandera l’avis pour faire un choix. Ca me laisse peu de chances mais bon rien n’est joué (sauf si le recrutement n’est qu’un simulacre destiné à donner le change pour le conseil...) La réponse sera donné ces jours ci...je croise les doigts.

MPL pensait mettre un dernier élan pour les examens et cette annonce de vacances lui a redonné du souffle pour la dernière ligne droite. C’était sans voir venir le fait que cette année les dirigeants des établissements se sont fait peur avec le covid ! Au lieu d’attendre Septembre pour convoiter les candidats (qui de toute façon doivent passer par l’équivalent des accadémies) ils l’ont fait en Juin! ! Double coup de pression pour lui car il fait parti des professions en pénuries. L’intérêt pour eux est de cibler en priorité les jeunes prof à l’aise avec l’informatique et le elearning, au cas où on subirait à la rentrée une seconde vague de covid !

Ca a beau être flatteur d’être convoité (pour ne pas dire chasser!) il faut quand même être tactique, et choisir c’est aussi renoncer en investissant pour l’avenir de sa carrière. Il a fait un choix qui est à se stade du positionnement car ils ne peuvent pas s’engager dès à présent. Le voici donc avec une charge de travail en plus du fait de devoir préparer les rattrapages de fin d’année… du boulot pendant les vacances. Des options de décrochage psychologique qui s’envolent au profit d’une pseudo sérénité de projection pour Septembre. Ha j’ai hate qu’il soit titularisé…

On est donc en vacances en France ! La maison est immense, hyper bien située, tout est neuf et très chic. De ce fait c’est un peu flippant ! J’ai retiré tous les crayons que j’ai trouvé en arrivant, inspecté toutes les pièces pour que les filles ne cassent rien...et malgré tout un soir en débarrassant la table je jette un oeil sur elles pendant qu’elles commencaient tout juste à jouer et j’en voit une avec des feutres en main!! ! JJ venait d’en déboucher un et de le poser sur la canapé ! Le temps d’arriver jusqu’à elle le cuire avait bien absorbé le feutre à mine épaisse ! Un canap trois place des années cinquante...irremplaçable…

Le plus stressant ce n’est pourtant pas ca. Cette fois nous avons décidé (aux vues des circonstances un peu particulières du covid) de ne pas courir après les gens pour qu’il n’y ait pas de malaise si ils préfèrent ne pas prendre de risques. On se dit juste que les dates ne coincident pas et voilà. On a fait quelques activités touristiques pour distraire les filles et ce fut bien étrange d’affronter des journées bien ensoleillée en étant masqué. Les filles ont complètement banalisé heureusement. Moi je suis toujours gênée et je préfère éviter de trop croiser de gens alors que mes enfants ne peuvent pas se protéger (impossible pour eux de ne pas toucher le masque...) On s’est donc bien limité. On a vu la famille et quelques amis ciblés en évitant les rapprochements physiques et en se lavant les mains fréquemment.

Bien sur certain semblent vivre dans une autre dimension ! Une amie à qui j’avais pris soin d’exprimer clairement qu’on limitait les contacts avait du monde chez elle à notre arrivée et attendait encore une dizaine d’amis de plus en soirée ! Autant dire qu’on a fuit rapidement!
Le lendemain ma belle mère nous prévenait qu’un signalement précis des fréquentations serait demandé à notre retour.
Hier j’ai appris que face au nombre croissant des nouveaux cas un conseil exceptionnel va donner de nouvelles mesures. Je devais voir mes soeurs toutes en même temps pour un pic nic mais l’une d’elle a été testée positive après s’être fait testé avec des symptômes d’angine !

Ca m’a encore bien refroidit.

La semaine prochaine on a prévu de migrer sur la côte dans une maison de famille reculé pour rester au calme et profiter de la mer avant de rentrer mais on commence à craindre qu’il y ait de nouveau une fermeture des frontières… il se peut qu’on doive rentrer plus tôt. Si c’est le cas je ne verrai pas mes parents qu’on ne peut voir qu’en fin de vacances. Vu leur âge et notre parcours de rencontre il se peut qu’on renonce à les voir pour les épargner de tous risques sanitaires.
Ces perspectives en tête n’aident pas vraiment à profiter des vacances même si on se réjouis d’avoir ce privilège.

La bulle familiale est ma toute première source d’oxygène. Etre ensemble à 4 est un bonheur de chaque instant quelque soit l’endroit où on est. Ce bain d’amour quotidien est mon apport principal d’élan vital et de réjouissance. Ce qui n’est plus le cas pour ma soeur qui m’a annoncé sans ménagement et juste avant notre venue "qu’une pétasse s’était immiscé dans son couple et avait détruit sa famille!" 17 ans de vie commune mise à sac. Deux enfants de 14 et 10 ans engagés dans cette histoire, 4 autres de son côté à elle… Quelle drôle d’histoire : pendant qu’elle faisait des heures sup à profusion pendant le confinement pour compenser son chômage technique à lui, il passait du bon temps sur le net avec elle et préparait sa "sortie"...Pauvre Sab qui n’a jamais connu et aimé que lui. Quand elle sera guérit elle devra en plus repenser sa vie…

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2020-07-27T15:34:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-bout-de-papier-a-encadrer Un bout de papier à encadrer Sur le parking j'en menais pas large! Je suivais les bons conseils de F en enchainant des mouvements activo passifs destinés à détendre ma ceinture scapulaire qui focalise mes crispations. En jetant un oeil aux trois, quatre voitures du parking j'ai réalisé qu'on m'observait dans un rétro. A ce stade de gestion du stress ca m'importait peu. MPL m'attendait plus bas dans la rue. Protocole de m*rde du covid qui ne nous permettait même pas d'être accompagné et soutenu moralement avant le grand saut. Face à l'entrée toute murée et exiguë du petit porche j'attendais l'heure et Sur le parking j’en menais pas large ! Je suivais les bons conseils de F en enchainant des mouvements activo passifs destinés à détendre ma ceinture scapulaire qui focalise mes crispations. En jetant un oeil aux trois, quatre voitures du parking j’ai réalisé qu’on m’observait dans un rétro. A ce stade de gestion du stress ca m’importait peu. MPL m’attendait plus bas dans la rue. Protocole de m*rde du covid qui ne nous permettait même pas d’être accompagné et soutenu moralement avant le grand saut. Face à l’entrée toute murée et exiguë du petit porche j’attendais l’heure et régulais ma respiration par des inspirations profondes.

Une voix se fit entendre au loin. Sarah la candidate précédente était encore là! ! Je me dis alors qu’ils étaient encore en train de la cuisiner et que ca sentait pas bon.
Curieuse je fis quelques pas dans le couloir. Stoppée par un fracas d’applaudissements, j’ai attendu sa sortie pour la faciliter. Toute voilée et masquée elle se précipita vers moi en ouvrant les bras et nos corps marquèrent une hésitation. L’étreinte fut brève et convulsive de soulagement. Intérieurement je vacillais; ayant lu son travail au préalable que j’avais trouvé médiocre j’étais stupéfaite de sa réussite et mon cerveau ne fit qu’un tour en se demandant si ce succès était au non de bon présage pour moi.

Elle est partit rapidement et je me suis avancé doucement ne sachant pas trop si je devais enchainer ou leur laisser une transition ? Entrer ou attendre qu’on m’appelle car la porte était restée entre ouverte. Je m’apprêtais à reculer quand je reconnu la voix de Sophie qui dit "rhooo c’était quand même gênant de devoir faire les questions/réponses pour obtenir ce qu’on voulait entendre ! J’ai eu l’impression d’être à la présentation de Sandra l’année dernière quand on a du lui arracher les mots de la bouche pour obtenir un 50%"

J’ai fais quelques pas en arrière et le directeur venu me chercher. Quelle surprise de les voir atttroupé devant un petit buffet de sandwichs, le masque pendouillant sur une oreille alors que le mien me coupait littéralement la respiration ! "Installe toi, on fait vite".
Mon bloc à gauche, les notes à droite et mon instrument dans le coin de table.
Encore tous mâchouillants ils me lancaient des sourires gênés et le directeur dit avec beaucoup de bienveillance. "Soyez bien à votre aise, je vous propose de l’eau ? Prenez votre temps...je vais vous expliquer le déroulement..."
Face à 7 personnes de renommé dans mon secteur d’activité j’étais quelques peu impressionnée mais pas une seconde je me suis demandée ce que je faisais là ni pourquoi je m’imposais ca.
Pour exercer je n’ai pas besoin de cette validation et pourtant, elle est indispensable pour regarder vers l’avenir de facon plus sereine. C’est un "au cas où" je poursuivrais mes études, "au cas où" ... et c’est surtout un aboutissement, une cloturation définitive après 4 années d’études.

Etrangement je n’ai pas vécu la même pression qu’en début d’année lors de mon examen.Il faut dire qu’à ce moment la les couloirs étaient bondés de monde, on se pressait pour entrer dans les salles et assister à la présentation des candidats...des acclamations retentissaient, on se serait dans les bras et s’embrassait...un tout autre monde...depuis le Corona est passé par la. Désormais c’est en solo, dans une ambiance glauque, bardée de précautions austères qu’il faut présenter son travail.

J’avais volontairement choisi un support rigide pour ne pas avoir de feuilles tremblantes qui trahissent le stress. Bien ancrée j’ai été vigilante à porter mon regard et ma voix au loin (faut dire qu’on était bien distant). Je me sentait toute petite dans cette salle immense justement choisi pour son volume et son aération. Une des Sophie me troubla car elle fit toute son écoute yeux fermés ! Je me suis quand même demandé si l’heure tardive et mon discours soporifique pouvait la faire dormir ! :D
Malgré le fait de m’être préparée à donner une couleur aux mots, à rythmer mon intervention...j’eu l’impression de lire pour la première fois comme en CP ! Je peinais à reprendre mon souffle, j’avais envie d’arracher mon masque ! Les mots s’évaporaient à toute vitesse au point que si je m’arrêtais je n’aurai surement pas pu raccrocher et pourtant j’avais prévu de le faire !

J’ai posé mon bloc, saisi mes baguettes et j’ai fait résonner le hand drum avec une petite musique douce qui a donné une autre dimension au lieu par écho localisation. Une vibration nous a traversé, unifié dans un moment de partage hors du temps. Ce qui a suivi était une explication chargée de sens en ce qui concerne cette action précise en prise en charge dans mon intervention thérapeutique...
Seulement 10 minutes venaient de s’écouler quand j’ai ponctué.

Les sourires étaient figés, neutres. Je ne savais pas quoi penser.
"Très bien, je vais inviter les jurys à s’exprimer d’abord sur votre production écrite"
F prit la parole et commenca par me féliciter sur la qualité de la rédaction, dans le style, dans l’approfondissement de la recherche théorique et dans l’analyse… Comme je sais qu’ils commencent toujours par le meilleur pour nous détendre j’attendais d’entendre les bémols pour me préparer aux questions qui allaient en découler. Le tour de table fut bon. Je fronçais des yeux pour feindre des sourires et me réjouissais de porter un masque protecteur d’émotions !

Ce n’est pas rien de se retrouvé épier par 7 personnes dans des conditions d’examens mais quand en plus ce sont toutes des psy et des spécialistes du langage infra verbal...c’est mieux de ne pas y penser sous peine de perdre tous ses moyens !
Les trois premières questions furent attendues et les réponses ont été volontairement donnée pour faire trainer et limiter le flot d’interrogation.
A mi parcours le vieux dragons s’est réveillé ! Sortie de sa léthargie juste au moment ou les plus jeunes qui étaient la gracieusement et uniquement pour plaire aux anciens, commentaient à devenir incisifs pour faire leurs preuves.
"J"entends bien vos réponses mais ...(elle réfléchit)...pouvez me dire comment concrètement vous accompagnez les enfants dans leur processus de symbolisation au cours de cet atelier?"

La je me suis liquéfiée ! Comme dans les mangas un petit oiseau suivit de petits points m’est passé devant les yeux ! Face à ma perplexité une jeune arrogante entrepris de reformuler pour faussement m’aider. Sa condescendance m’a suffisamment énervé pour me faire changer d’état et je dis "par le jeu". Restée en suspens elle insista" d’accord mais comment concrètement?"
Elle a vu mon désarroi et a ajouté " prend un exemple avec un enfant et dis moi quand tu le visualises". J’ai fait un signe de la tête et elle m’a guidé "présente nous le contexte, ses réactions...." A ce moment j’ai réalisé qu’à travers cette question elle me demandais de présenter une situation clinique et analytique entière spontanément! ! Ce qui prend des heures de préparation pour un élève non expérimenté...
Alors j’ai laissé le souvenir de cet enfant remplir le vide vertigineux qui venait de m’envahir.

"Cathy était là au fond de la petite salle pendant que j’animais le groupe. Dans un dialogue tonico émotionnel, j’ajustais mes mots aux réactions des enfants, à la dynamique du groupe, pourtant une partie de moi était focalisée sur elle. Ce jour la j’appris promptement par l’éducatrice qui l’a déposé que sa maman était décédé dans un accident de voiture quelques jours plus tôt. Arrivée en retard ma collègue n’avait pas eu le temps de me prévenir ! Cathy s’était installée en décubitus semi ventral sur un énorme coussin, tenant fermement son doudou elle semblait ailleurs. Tout d’un coup je fus interpellée par la discordance entre sa situation et ma narration qui parlait indirectement d’abandon d’enfant, de disparition..." ma voix se coupa et mes yeux se sont rempli de larmes ! Un lourd silence s’installa.

Je tentais péniblement de ne pas me laisser submerger par ce souvenir quand j’eu l’aide inattendu d’une Sophie "on voit bien que ce souvenir est encore prégnant, qu’est ce qui te touche particulièrement de ce moment?"
"ho c’est un contre transfert sur la souffrance de cet enfant..."
J’ai décliner mon analyse pratique en décortiquant une remise en question de mes interventions et en déroulant les réactions de l’enfant sur le long terme lorsque je l’ai accompagner dans ce processus de deuil sur plusieurs semaines. Touché, l’auditoire a été compréhensif, je les ai vu hocher de la tête lorsque je présentais et analysais les mises en jeu de la fonction symbolique…

Le directeur a demandé promptement qu’on ponctue cet échange et que je quitte la pièce pour délibérer.
A mon retour il dit quelques phrases que je n’ai pas entendu ! puis "bon je ne vous ménage plus longtemps, vous avez réussi. Nous tenons à vous féliciter pour votre travail...." et il invita chacun à dire un mot.
A mon grand étonnement tous les dragons prirent la parole pour dire unanimement qu’elles voyaient déjà en moi une grande professionnelle pour mes capacités analytiques, critiques, cognitives et émotionnelles. Elles me dirent de continuer à travailler la mise en corps pour unifier le tout et le directeur les a interrompu et m’a mis dehors faute de temps! !

Au bout du parking, à la limite autorisée MPL faisait les cent pas tout inquiet du temps que ca avait pris!
Il a fallu me démasquer pour qu’il puisse voir mon large sourire et souffler de soulagement. Dans la voiture je ne pensais qu’à retrouver les filles gardées par papy et mamy. MPL elle a insisté sur la reconnaissance de mes paires, tardive et surtout inattendue car je n’ai rien fait pour investir le relationnel avec elle dans le but de préserver leur objectivité.
On a pris une petite coupe en rentrant et hop au lit les chéries…

Le lendemain j’ai senti un énorme relâchement corporel. J’ai rien fait de la journée ou presque (ce qui n’arrive jamais!). Le surlendemain on est allé chercher ma nouvelle voiture à l’autre bout du pays. L’occupation de la route, des papiers et autres ne m’ont pas permis de repenser à tout ca. Hier MPL à beaucoup travailler sur ses corrections d’examen et j’ai profité des filles qui m’ont beaucoup manqué en cette première semaine de reprise scolaire; alors aujourd’hui, comme j’ai toujours pas réalisé je me suis dit que j’allais l’écrire pour ancrer ce moment au fer rouge… mais je réalise toujours pas ! Mes émotions sont murées ! Pourquoi?... mystère…

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Ma JJ a fait sa rentrée ce lundi. Ce fut cornélien de savoir si elle allait la faire ou non dans ce contexte sanitaire...comme elle avait bien accroché avec sa maitresse en virtuel et que de toute facon Bibi y va… quand elle a aussi voulu y aller on s’est dit que ca ne pouvait que lui être favorable d’avoir une accroche relationnelle a entretenir jusque Septembre. Ha ce fut une grande étape de laisser mon bébé quitter le nid pour sa première envolée. MPL l’a accompagner le premier jour car je me sentais bien trop fébrile pour ca. Sa fonction paternel et sa position de tiers séparateur fut de rigueur et a suffisamment sécuriser JJ qui n’a pas pleuré.

Le confinement ne nous a pas laissé une minute et nous avons décidé de passer un mois en France cet été pour nous ressourcer. De ce fait je candidate rai un peu partout en rentrant les prochaines semaines me permettrons d’investir notre environnement et mes supports professionnels…

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2020-06-14T15:20:40+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Alors-apres Alors après?... Il parait qu'on a déconfiné!Ici pas de changements majeurs. Après avoir passé une journée en famille je me suis sentie presque euphorique socialement, remplie, joyeuse et agréablement envahie. Ca m'a vite contentée. Puis retour à la réalité. La vie n'est plus comme avant. J'ai pu le constater en choisissant ma première destination de quartier aussi réfléchit qu'un projet vacances! J'ai jeté mon dévolue sur mon fournisseur de tissu à défaut de pouvoir commander sur le net ( Ouverture des sites 8H fermeture des prises de commandes pour la journée 8H01!) puis ce fut Il parait qu’on a déconfiné!Ici pas de changements majeurs. Après avoir passé une journée en famille je me suis sentie presque euphorique socialement, remplie, joyeuse et agréablement envahie. Ca m’a vite contentée. Puis retour à la réalité. La vie n’est plus comme avant. J’ai pu le constater en choisissant ma première destination de quartier aussi réfléchit qu’un projet vacances !
J’ai jeté mon dévolue sur mon fournisseur de tissu à défaut de pouvoir commander sur le net ( Ouverture des sites 8H fermeture des prises de commandes pour la journée 8H01!) puis ce fut l’imprimeur (toujours à deux rues!) pour glâner des plastiques afin de faire des visières… En reprenant la voiture après toutes ces semaines et 2 minutes de conduite, j’étais presque grisée par la vitesse à 60 à l’heure ! :D

Etrangement la fin du confinement devrait générer un besoin de compensation social, mais c’est tout le contraire ! Je sature des gens. Je me sens épuisée après toutes ce temps à être sur tous les fronts : maison/enfant/couture/pression indirect liée au travail exigent de MPL.
On a tous vécu une expérience unique et parfois si contrastée...certains on glandé à se perdre, voire déprimer, d’autres ont doublé leur temps de travail ! Certains se sont vu complètement isolé, délaissé, d’autres ont vécu dans une promiscuité invivable. Certains y ont trouvé des ressources monétaires en se réinventant ou en compensant, d’autres ont pu que subir et tout perdre !
Cette crise a laissé peu de monde indifférent au changement. Et maintenant ?

Maintenant c’est repos pour moi. J’ai besoin un temps off pour me retrouver, me repenser et surtout récupérer.
Hier pendant que je tentais de coudre je pensais au quelques minutes qui restaient avant la préparation du repas que je devais anticiper. Une cliente en réflexion de projet bombardait ma messagerie de suggestions. Ting Ting Ting...Pendant ce temps Bibi entourait ma jambe d’un pansement géant fait d’une écharpe qui désagréablement me tenait super chaud et mobilisait le pied qui ne servait pas à coudre. Quand JJ est arrivé pour réclamer tété en chouinant et en tendant les bras qui parfois m’agrippait. MPL est arrivé en me disant "prends la une minute..." Ma pulsionnalité était à son apogée et ma contenance au plus bas. J’avais la boule dans la gorge, du mal à respirer, j’étais apathique, insensible aux pleures et j’eu envie de me débarrasser de mon autre fille à coup de pied ! C’est ce qu’on appelle des phobies d’impulsions, des pensées violentes inavouables :( ...elles n’ont pas lieu qu’au post partum mais aussi aux limites de la dépression parental !

Il est temps de réagir. Ce matin j’ai enfin pu étendre ma nuit à plus de 6h en dormant un peu et de suite j’ai été plus en empathie, en pleine conscience, en phase avec elles, dispo et ouverte aux échanges avec MPL aussi...On a fait des confitures de cerises… la fatigue psychique est une priorité absolue, un essentiel, une base à préserver.

Ca fait deux semaines qu’on est sous pression, MPL descend juste pour manger, parfois même après ! Il bosse comme un fou et ne s’arrête que pour manger vite fait, dormir peu...on a vraiment besoin de se retrouver tous les 2 et tous les 4. Un comble quand on sait que ca fait des semaines qu’on est en rapport exclusif et en vase clos ! :)

Ma mission de confection se tari et tant mieux, j’en ai marre. Je vais faire des petites robes pour les filles avec les chemises trop petites de papa… et mon tambour zen devrait bientôt arriver ! En Janvier j’avais envie de me mettre au violon mais bon…

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2020-05-20T14:52:24+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-simple-merci Un simple merci Merci, A toutes les petites mains de l’ombre qui ont permis à une partie de la population de s’équiper en protection. Merci d’avoir travaillé sans compter vos heures, ni vos dépenses de matériels sur vos propres deniers pour fournir le personnel soignant démunis et laissé pour compte en ce début de crise. Merci d’avoir bravé le confinement pour aller déposer des masques aux portes des hôpitaux, des hepad, des crèches… Merci d’avoir distribuer toujours gratuitement les oubliés des débuts : éboueurs, postiers, livreurs, magasiniers, caissières… Merci d’avoir Merci,
A toutes les petites mains de l’ombre qui ont permis à une partie de la population de s’équiper en protection.

Merci d’avoir travaillé sans compter vos heures, ni vos dépenses de matériels sur vos propres deniers pour fournir le personnel soignant démunis et laissé pour compte en ce début de crise.

Merci d’avoir bravé le confinement pour aller déposer des masques aux portes des hôpitaux, des hepad, des crèches…

Merci d’avoir distribuer toujours gratuitement les oubliés des débuts : éboueurs, postiers, livreurs, magasiniers, caissières…

Merci d’avoir travaillé parfois plus de 60 hr semaine sans salaire alors qu’il suffisait de regarder la tv et laisser passer les jours du confinement…

Merci d’avoir cru en vos convictions sur la prévention malgré la désinformations, la dénégation de l’utilité des masques les premières semaines.

Merci pour tout ce temps passé à faire savoir que vous en produisez et à lutter contre des géants au points liés ! Marketplace, seconde main, le bon coin, tous sont restés passifs et n’ont été que des freins alors qu’en moins de deux semaines les petites mains de ce pays auraient suffi à équiper tout un pays ! !

Merci d’avoir dépassé courageusement les interdits gouvernementaux qui réservaient la distribution aux pharmaciens alors que leurs masques jetables étaient parfois à 8 E pièce !

Merci d’avoir sacrifié une partie de votre vie de famille, d’avoir veillé jusqu’à pas d’heure pour poster et expédier des masques un peu partout, d’avoir passé des heures à chiner et traquer des options de commandes ; d’avoir désespérément essayé de trouver de l’élastique, d’en avoir commandé à prix d’or parfois sans être livré !…d’avoir alimenter les groupes de débrouilles, d’avoir fait preuve de tant de créativité !

Merci à tous ceux et celles qui continuent d’en produire malgré les insultes des « pauvres d’esprit » qui n’ont rien compris au principe de prévention, ou des assistés qui voudraient tout gratuit ! Pardonner les délateurs qui n’ont pas la capacité de penser par eux même…

Continuez d’ignorer les remarques des simplets formatés par facebook qui n’ont que trois mots à leur actifs et deux neurones passifs pour vous sortir « c’est une honte » quand on leur demande d’au moins payer le matériel ou le timbre pour leur envoyer de quoi se protéger !
Merci à tous de continuer même si vous les vendez faute de pouvoir mettre plus de votre poche après vous êtes déjà tant saigné !
Braver les interdits ! Continuer de résister, de compenser les manques car aujourd’hui moins de la moitié de la population est équipée alors que nous sommes sur le point de déconfiner !
Couturières couturiers, continuer de lutter !

A tous ceux qui voudront aider, partager les initiatives des artisans qui se sont tant sacrifiés plutôt que d’acheter vos prochains masques aux grandes surfaces ( qui se les gardaient au chaud jusqu’à être autorisé à vous les vendre!).

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voilà aujourd’hui ce que j’aimerai publier/crier à tous mes camarades de coutures mais la loi n’étant pas en notre faveur, les délateurs frustrés qui rodent pour se défoulés, les réseaux sociaux qui m’exposent bien trop… je ne peux pas oser et pourtant ce que j’aimerai que ces mots aient une portée pour atteindre les coeurs de ceux qui comme moi ont porté mes croyances dans ce combat…

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2020-05-02T21:58:00+02:00
https://0libellule0.journalintime.com/Un-vent-de-folie Un vent de folie... Un jour sans fin. C'est la trame d'un scénario qu'on a tous vu mais cette fois ci on le vit! Bien qu'on ait la possibilité de se projeter sur une date de fin pour relativiser, le temps s'étire autrement parce que le contexte hors norme le pétrie de stress, d'incertitudes, de pessimisme...On va pas se leurer, on est pas en vacances. J'ai l'impression de retenir mon souffle, de le reprendre chaque matin en me réjouissant que tout aille bien, que chacun de nous respire la santé. Le défi de chaque journée est de préserver, d'alimenter ce qu'il y a de réjouissant, d'optimiste en chacun Un jour sans fin. C’est la trame d’un scénario qu’on a tous vu mais cette fois ci on le vit ! Bien qu’on ait la possibilité de se projeter sur une date de fin pour relativiser, le temps s’étire autrement parce que le contexte hors norme le pétrie de stress, d’incertitudes, de pessimisme...On va pas se leurer, on est pas en vacances. J’ai l’impression de retenir mon souffle, de le reprendre chaque matin en me réjouissant que tout aille bien, que chacun de nous respire la santé. Le défi de chaque journée est de préserver, d’alimenter ce qu’il y a de réjouissant, d’optimiste en chacun de nous. En cela les enfants sont une source abondante et sans fin.

Les comportements changent, les natures se révèlent, les petits bobos d’hier qu’on fuyait s’exacerbent pour certains...Ludo qui délivre des soins en vase clos dans une maison de repos me disait hier que son couple est en crise et qu’à côté de cela le boulot c’est rien ! Hôtesse de l’air elle ne faisait que le croiser, aujourd’hui la promiscuité, le changement de rythme, le partage des tâches qui est redistribué font que le rééquilibrage subit du quotidien provoque des tensions difficiles à canaliser. Les gens vont se retrouver face à eux même, à leur obligations, à leur défaut d’investissement dans le couple… Certain se planqueront derrière leur ordi sous prétexte d’y travailler pendant que les gosses se gaveront de tv à s’en abrutir mais là aussi il s’agira en quelques sorte de survie!Celle de la famille. Après cela chacun reprendra son rôle et ca relancera la comédie...
La Chine dénombre de nombreux cas inhabituels de divorces depuis la fin du confinement ! Ils ne seront probablement pas les seuls.

J’ai pris des nouvelles de GG avec qui je reste en contact occasionnellement. Il me confiait que les arrêts maladies pour raisons de risques sont tombé massivement dans son foyer pour personne en situation de handicap ! Tout d’un coup tout le monde est fortement asthmatique ou coincé du dos… pour ceux qui restent il y a des pétages de plombs devant les résidents qui paniquent aussi et passent à l’acte ! Et on est pas encore au pic de la crise. J’ai eu le coeur serré cette semaine en lisant la situation critique de l’Espagne où des personnes agées meurent seules dans leur lit au milieu de maison de repos désertée par le personnel. Ca fait froid dans le dos.

Pour l’instant leur région et celle de L et M sont très épargnées et je m’en réjouit. Pour preuve, j’appelle Steph qui bosse au CHU pour connaitre son état d’esprit en reprenant le travail sur l’équipe volante et elle me raconte comment elle a réussit sa quiche ! Pourtant une unité spéciale ouvre ces jours ci et elle en fera parti ! Des trains commencent à acheminer des patients dont elle devra s’occuper...elle est si détachée que ce doit être défensif.

Ici les universités ont annoncé leur fermeture jusqu’en fin d’année. On attend pour savoir si ce sera le cas pour tout le supérieur car le lieu de travail d’MPL en dépend, tout comme la qualité de sa production car tout doit être fait de la maison. Pour l’instant il est hyper investi et ca lui change les idées vu le contexte. Les vacances arrivent et tout autant de travail l’attend. Les journées comment donc a se ressembler et les tâches qui s’intercallent à tout instant me pèsent ! Pas de ruptures, tout se répète. Petit dej, vaisselle balayage, nettoyage, activité nettoyage, repas vaisselle nettoyage, sieste puis gouter nettoyage et revaisselle, activité, lessive repas...j’ai envie d’aller courir ! De libérer cette boule de retenue qui me pèse parfois sur l’estomac. Ou de m’enfermer dans la salle de bain pendant une heure le temps d’un bain...puis je relativise. On est tous en bonne santé, le reste est accessoire.

Hier Bibi grattait une petite plaie au coin de l’oeil ! MPL me dit remarquer qu’elle en avait une autre dans le cou, on en découvrit une autre derrière l’oreille ! ... Déshabillage express pour constater qu’elles étaient parsemé sur tout le corps. 38,8 de fièvre dans l’heure...Pas question d’aller chez le doc qui est une zone fortement contaminée. Heureusement j’ai toujours tout ce qu’il faut pour elles. Mon père à fait le diagnostique par téléphone : varicelle !
Je me suis alors rappelé une anecdote de sortie d’école où Bibi me disait qu’elle aussi elle voulait des boutons comme Lise, des ROSES ! :) C’est pourtant pas le moment pour avoir son immunité déjà sollicité. Je m’attends à la même chose pour JJ puisse qu’elles partagent tout (elle passe d’un bain à l’autre, l’une fini les assiettes de l’autre...)
Seuls les temps de sieste semblent m’appartenir (hors obligations de travail écrit) le reste du temps je trouve du plaisir à proposer des variations d’activité dans les quelles j’arrive à les rejoindre ou en innovant en cuisine, en couture… On s’est mis comme tout le monde à faire du pain pour éviter de sortir. Le pain cocotte nous régale et désormais je fais aussi mon levain faute de trouver de la levure boulanger. J’ai aussi un brin de plus de temps (et d’envie) de communiquer avec tous ceux qui comptent. Lilou échange un peu plus depuis quelques jour, espérons que ca dure.
On va vite avoir besoin de vacances ! On va tous avoir besoin d’échapatoire pour compenser ce cloisonnement et en prendre le contre pied mais… Ma belle soeur (extrêmement nombriliste) s’inquiète de savoir si elle va pouvoir partir au Japon comme prévu cet été parce que le pays à fermé ses frontières. J’avais vraiment pas envie de la plaindre. D’ici Mai Juin je pense qu’on sortira à peine de la crise. Après cela on craindra une nouvelle vague épidémique et on aura bien du mal à contenir les flux touristiques compensatoires et pourtant...tant que nous ne pourrons pas garantir la sécurité de tous il serait préférable de limiter les mobilisations. Pour que certains privilégiés puissent prendre du bon temps il faudrait risquer la vie de quelques autres ? Les voyages contrôlés, limités aux affaires et au sanitaires seront peut être les seuls autorisés...enfin je l’espère.

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Il m’a fallu quelques jours pour digérer ma colère et me réajuster concernant la confection des masques. Aujourd’hui et en quelques jours seulement l’ensemble de la population pourrait sortir protéger et on oeuvrerait massivement et collectivement de facon préventive pour limiter la propagation. Mais en France on aime polémiquer sur tout avant de savoir et surtout on pense que dans un sens "on n’est pas protéger du virus avec ca" alors que si tout le monde protège les autres on est tous protégé ! L’épidémie de sras en Asie à banalisé le port du masque et il est aussi dans leur culture de respecter les autres et donc de se masquer au moindre doute sur sa santé.
Ici on se crache dessus sans soucis !

La brigade d’incompétents de l’ARS n’a pas su orienter toutes ses petites mains prêtent à aider. Idem pour le ministère qui a d’autres priorités. Plutôt que de permettre à toutes celles qui ne veulent pas être exploitées par des têtes pensantes associatives et réduitent à être de simples exécutantes, de vendre à prix plafonné ou symbolique, les ventes ont été boycotter par les sites de seconde main ! Du coup les gens se fournissent sur un marcher noir qui s’est vite organisé…

Personnellement je n’ai pas pour ambition de gagner de l’argent avec des cousettes à quelques euros mais je ne sacrifierai pas mon temps familiale, le bien être de mes proches et mon argent en fourniture pour distribuer gratuitement des masques qui finiront jeter dans les rues comme des cleenex parce qu’ils n’auront pas de valeur aux yeux des utilisateurs. Je ne les vendrai pas non plus même à tout petit prix car on me reprocherait aisément un manque de solidarité (et oui aujourd’hui chacun enverrait son voisin au charbon pour ne pas y aller ou le mettrait au poteau d’exécution juste pour passer ses frustration!). "personne ne profitera de la crise" entant t on et pourtant… certains obèses de l’industrie s’engraissent déjà mille fois plus !

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2020-03-29T15:54:55+02:00